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Philippe C
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3,0
Publiée le 13 mars 2023
un film d'angoisse en 3 parties, qui date de 3/4 de siècle et n'a pas très ben supporté le passage du temps. La première partie (Monte-Carlo), celle de la rencontre, est polluée par le jeu trop exagéré de l'insupportable douairière, les 2 tourtereaux se contentant, eux de surjouer. Dans la deuxième partie, c'est la jeune mariée qui exagère son jeu, n'ayant pas compris que l'ère du muet, c'était terminé en 1947, la musique, exagérée elle -aussi, en rajoutant une couche pour ceux qui n'auraient pas compris le côté inquiétant de ce château aux domestiques nostalgiques de l'ex épouse noyée. Jusque là, on s'ennuie devant les longueurs en se disant que cela va mal finir, mais comment ? Vient alors, à partir du bal, la dernière partie, que j'ai trouvée très réussie, qui bouleverse nos attentes et préjugés et nous fait comprendre que même si c'était pénible, les deux parties précédentes étaient nécessaires
J'aime beaucoup l'ambiance et le thème du film. Les 40 premières minutes sont excellentes côté suspens. Ensuite qqs rebondissements, peut-être trop. 3,6/5
J'ai trouvé ce film somme toute assez moyen. Je m'attendais à du Hitchcock et je n'en ai point eu en fin de compte. Il n'y a pas de tension dans le film. Il y a une certaine ambiance bien sur mais ça n'a pas suffit à mon goût. Le film a vieilli. La mise en scène faisait probablement appel à l'époque à des techniques de pointe mais aujourd'hui même si cela donne un certain charme au film, cela donne un côté vieillissant au film. A noter que c'est le 1e film américain de Hitchcock et qu'on voit G. Sanders plutôt jeune dans ce film.
Passablement déçu par ce Hitchcock, le seul oscarisé de surcroit. La toute première scène laissait pourtant présager d'une atmosphère incroyable avec la découverte du château de Manderley, immense et inquiétant, et puis sans transition on rencontre nos deux personnages principaux, l'un mystérieux et l'autre ingénue et agaçante durant les 3/4 du film. En deux minutes, coup de foudre, démission, mariage et arrivée au château ! Et là c'est l'ennui pendant plus d'une heure, aucun rebondissement si ce n'est les mesquineries de la bonne, très bien interprétée au demeurant. Point d'ambiance et un infime suspens jusqu'à ce qu'enfin, dans la dernière partie, les masques tombent et les motivations de chacun éclatent au grand jour. Cette dernière partie est par contre excellente, la tension monte en même temps que l'enquête avance et on ressent enfin quelque chose pour nos protagonistes. En outre la morale est intéressante et mise à mal mais quelle patience pour en arriver là ! Reste une imagerie parfaite et un scénario finalement prenant mais l'ensemble manque cruellement de souffle, d'ambiance et s'avère beaucoup trop long. Une oeuvre pour ma part mineure du grand Hitchcock et largement sur-évaluée.
Le scénario est assez habile pour être un film de maison hanté sans en avoir l'air, la présence de la défunte Rebecca hante ce château, on a l'impression qu'elle est dans tous les plans, Hitchcock s'amusant même à la suivre à travers l'œil de sa caméra le temps de deux scènes intenses. Le film est quand même trop long, les révélations sont trop espacées pour maintenir l'intention du spectateur. Hitchcock fait trop d'effort pour nous faire ressentir la présence de Rebbeca et le malaise des lieux alors qu'il a déjà réussi son pari en un quart d'heure, ce film étant le premier américain du maitre peut-être manquait-il d'assurance. Un bon film d'ambiance un peu trop soporifique.
Que d'enthousiasme pour un classique du cinéma qui ne se réduit pourtant qu'à bien peu de chose. Premier long-métrage tourné sur le sol américain par le maître du suspens, "Rebecca" n'est pas à proprement parler un "Hitchcock" mais un conte pour adulte à la sauce cinématographique. Car effectivement, bien peu de place sera consacrée aux interrogations durant les quelques deux heures de film qui nous sont proposées ici. Se concentrant sur une romance jeune et encore fragile, le récit de "Rebecca" se noue rapidement dans une spirale de répétitions fort désagréables qui vaporisent l'air d'une sombre odeur d'ennui. Outre le fait de voir une succession d'interactions peu variées, voire carrément vues et revues, le public en vient également à maudire le duo d'acteurs présents devant eux. Tous deux nominés aux Oscars de 1940 pour leur interprétation du couple des de Winter, Joan Fontaine et Laurence Olivier ne font malheureusement état que d'un couple fade et sans saveur dont l'intérêt à l'écran est aussi inexistant qu'une goutte d'eau en plein désert. Belle à croquer dans un premier temps puis incroyablement niaise et stupide dans une seconde partie, Fontaine exaspère tout autant que son opposante qui répond au nom de Judith Anderson. Incarnant la célèbre gouvernante Mrs. Danvers, l'actrice fige ses traits avec brio mais ne parvient à donner la profondeur adéquate à son personnage. De son côté, le mystiquement surestimé Sir Laurence Olivier continue son parcours de Lord british sur grand écran en nous dévoilant une prestation nuancée où une flagrante absence de charisme et de travail nuira à toute authenticité du film. Continuant dans la série des défauts sans fin, "Rebecca" peut également se vanter de disposer d'un des pires montages du grand cinéma. Entre grosses erreurs et bels oublis il ne manque pas d'ingrédients pour susciter l'étonnement dans l'esprit du spectateur. Par chance, il peut s'avérer que ce-dernier se soit déjà endormi préalablement grâce à une bande sonore sans âme et, qui plus est, omniprésente qui ne représente là que le manque total de conviction de "Rebecca". Au final, le patron des Oscars de 1940 se voit aujourd'hui vêtu d'un lourd manteau de médiocrités qui ne reflète plus la grandeur qu'il a pu connaître par le passé. Bien que l'on retrouve le touché de Hitchcock derrière la caméra, on ne parvient à dénicher qu’occasionnellement l'essence même du maître qui fera le succès de ses chefs-d’œuvre futurs.
Le seul film du maître du suspense ayant reçu l'oscar du meilleur film... Mwouais... Décu quand-même. Certes, tout n'est pas mauvais dans ce film, la photo, les décors, et la performance de deux seconds rôles : celui de Judith Anderson en gouvernante maléfique et, surtout, celle, impeccable, de George Sanders en cousin Favell. Ce qui m'a le plus déplu, c'est le jeu de Joan Fontaine. En effet, plutôt que de vibrer pour elle, on est partagé entre l'envie de pouffer de rire et celle de lui foutre des baffes. Ses roulements d'yeux, son regard vide, ses larmoiements, sa propension à ramper ou à se confondre en excuses, non ! Après dix minutes, c'est trop ! Faisons un petit exercice : regardons Rebecca, puis regardons juste après Mulholland Drive de David Lynch. Réfléchissons et comparons le jeu de Joan Fontaine et celui de Naomi Watts dans le dernier film cité, c'est le jour et la nuit !!!
J'ai été très déçu par ce film qui s'annonçait vraiment bien (l'objet étant le fantasme d'une morte comme dans "Sueurs Froides"). Mais je me suis assez vite demandé ce qu'Hitchcock avait avoir avec ce projet réalisé sobrement mais sans aucune inventivité. L'histoire traîne horriblement en longueur, sans réelle intrigue (c'est-à-dire qu'on se fout de ce qui est arrivée à la morte, on préférerait en savoir plus sur ce que ressent Joan Fontaine et la pression autour d'elle). L'ensemble peine à trouver son rythme et la musique n'est malheureusement pas là pour émouvoir le spectateur. Quand aux acteurs, ils ne sont pas mauvais, Fontaine a toujours ces regards incroyables dans le vide, mais c'est joué sans grande conviction, ou plutôt sans grande expression. De plus, il manque la scène qui aurait fait décoller l'oeuvre. Ca traîne encore et toujours avec un montage on ne peut plus classique et un style incroyablement académique. Mais bon, c'est sobre, et même si ça l'est parfois trop, c'est appliqué et l'équipe a un sacré métier. Ce n'est pas un mauvais film, mais pour le seul oscarisé du maître, on était en droit de s'attendre à mieux.
Franchement déçu. Une histoire d'amour peu intéressante durant les trois-quarts du film, puis on arrive sur la pointe des pieds à la partie enquête. Et là encore, rien de palpitant. Le tout en quasiment 2h tout de même. Le comble, c'est de devoir supporter le personnage de la fille, niaise comme pas deux, gaffeuse, brune mais blonde dans sa tête, une perdante quoi. On aurait presque envie de lui en coller une.
Quel monument ! La mise en scène et les acteurs sont magnifiques. L"intrigue est passionnante. Même si aujourd'hui, le film parait avoir des longueurs et l'attitude des personnages désuète, il faut rester focalisé sur l'époque du tournage et les usages cinématographiques
“Rebecca” est l’adaptation du roman de Daphne du Maurier publié en 1938. Le film décrit l’emprise d’une morte sur celui que fut son mari, ainsi que sur sa nouvelle femme et leur gouvernante, un an après sa mort. La nouvelle épouse qui n’a pas de nom, qui est un peu naïve, très amoureuse et qui découvre la vie mondaine de Monte Carlo va finir par comprendre l’emprise que “Rebecca” avait sur son mari. Celle qu’on ne verra jamais est omniprésente dans l’intrigue et c’est cette torture psychologique qui va mettre la gentillesse de la jeune femme à rude épreuve. Oscar du Meilleur film en 1941, “Rebecca” est un drame qui nous envoûte. La subtilité de l’écriture et la juste mesure des dialogues rendent l’intrigue à la fois angoissante et pleine d’espoir. Le mélodrame n’a jamais été aussi fascinant. En effet, derrière toute la faiblesse du personnage principal, se dégage la force d’être une Madame de Winter unique et non de substitution. Un thriller qui cache une sublime oeuvre sur l’identité. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Une jeune femme inexpérimentée se laisse séduire par un riche veuf, qui l'emmène vivre dans son château anglais. Sauf que le spectre de la première épouse semble planer en permanence... Pour son premier film américain, Alfred Hitchcock nous livre une œuvre intelligente et profonde, qui oscille assez brillamment entre plusieurs genres. "Rebecca" est en effet de premier abord un drame, fort bien joué et filmé avec soin. Puis, l'ambiance malaisante et pesante du château laisse presque place à un film d'horreur ! Une Joan Fontaine excellente en nouvelle maîtresse de maison qui n'ose pas assumer ses fonctions ; des décors à la fois massifs, vides et imposants, qui écrasent cette protagoniste ; une photographie soignée avec des éclairages contrastés à souhait ; et une mise en scène qui joue à merveille avec la tension, et le personnage ambigu de Judith Anderson. Tandis que le dernier acte s'oriente vers le thriller que l'on pourrait qualifier aujourd'hui de typiquement hitchcockien : un suspense très efficace, des rebondissements en série, et un George Sanders qui semble beaucoup s'amuser en jouant une belle ordure cynique. "Rebecca" est donc un film complet, qui n'a rien perdu de sa force malgré son âge. Même s'il on atteint pas les sommets du cinéma de Hitchcock, c'est tout de même une réussite.
Premier film américain d’Hitchcock, un conte de fée cruel et ambigu somptueusement mis en scène, où brille la terrifiante gouvernante Judith Anderson. La force du film est d’installer l’angoisse et de bâtir le suspense sur un vide, une absence. Oscar du Meilleur film en 1941, le seul étrangement obtenu par Hitchcock.