Surprenant de voir Gregory Peck et Lee Remick dans un film de ce genre car pas du tout leurs registres habituels mais comme l'un et l'autre font partie des acteurs les plus talentueux et charismatiques qui soient on ne va pas s'en plaindre. Et on ne va pas se plaindre non plus de voir parmi les seconds rôles David Warner ou encore Martin Benson. Donc pour l'interprétation, "La Malédiction" est déjà une belle réussite. Mais pour ce qui est de la mise en scène aussi car Richard Donner prend le parti plutôt que traiter son sujet uniquement par son côté fantastique de faire ressortir le côté thriller de l'histoire. En ressort, un film diablement efficace sans mauvais jeu de mots auquel l'aspect sataniste achève de chambouler le spectateur. Une petite perle du genre (merci à C. pour le DVD !!!).
Alors que L'Exorciste reste encore gravé dans les mémoires comme un véritable traumatisme visuel pour les cinéphiles, le thème du satanisme s'exploite de plus en plus à la fin des années 70. Entre groupes de musique extrêmes et multitude de films du genre, on peut aisément constater qu'un seul véritable long-métrage se démarque des nombreux ersatz. Réalisé par un jeune inconnu dont c'est la troisième réalisation, un dénommé Richard Donner, La Malédiction bouleversera à nouveau les mœurs avec son histoire sombre, originale et réaliste, cette histoire de gamin haut comme trois pommes mais qui fout définitivement une frousse à se hérisser les poils... Incarné par le tout jeune Harvey Stephens, Damien restera dans les annales comme l'incarnation la plus effrayante du diable, avec son regard glauque, vide mais possédant néanmoins ce visage angélique face aux atrocités qui l'entourent. Une œuvre culte qui garde encore aujourd'hui toute sa saveur d'antan.
Définitivement, les films abordant le thème de la possession comme "La malédiction" ou "L'Exorciste", ne me font pas plus d'effet que cela. Ça parait tellement surréaliste. Cependant, la dernière partie sous forme d'enquête est passionnante. Les photos sont justes hallucinantes et on se demande comment les "maudits" vont périr. Le petit Damien est excellent acteur surtout qu'à l'époque, il n'a que 6 ans. C'est son seul film d'ailleurs, il ne fera qu'une apparition dans le remake. La femme de chambre est vraiment pas mal aussi dans le genre angoissée angoissante. Sympathique mais pas de quoi se relever la nuit !
Encore un film d’épouvante des années 70, qui a voulu s’inspirer de L’Exorciste je pense…Encore un enfant possédé mais celui-là serait possédé par l’antéchrist. Le film paraît interminable, 1h51 est un temps beaucoup trop long je pense, il y a des moments où on s’ennuie ferme. Et ce que je dis là entraîne un défaut au niveau scénario, les paroles donnent envi e de bailler. Bref, c’est un vieux film certes mais il n’est pas génial. Il aurait pu être bien mieux si le scénario aurait été plus cherché. En tout cas on a quand même des scènes sympas, le gamin fait bien flipper quand même, il tue sa nounou par la pensée (enfin de ce que je me souviens) etc… Sinon les acteurs sont un peu lents, pas très crédibles, le scénario assez lent, et puis l’histoire en général est assez ennuyante. Cependant c’est peut-être moi qui critique négativement car l’ensemble des critiques sont plutôt bonnes mais pour ma part les films où on s’ennuie ( a par quelques passages évidemment) je ne les aime pas beaucoup. Je met une étoile pour le gamin qui fait flipper de temps en temps.
bien filmé, bien écrit et bien joué. rien de trancendant mais le film vaut surtout pour son interet historique, comme une grande date du cinéma d'horreur made in USA. a recommandé donc.
Un bon thriller horrifique, qui a énormément inspiré le genre . La musique est sensationnelle et augmente le climat d angoisse autour de l enfant: est ce oui ou non l Antéchrist ? Certaines scènes ont un peu vieilli mais ne gâchent que sommairement l impression générale que laisse le film.
L’un des rares points positifs de La Malédiction est qu’il a été réalisé dans l’air du temps, à une époque où les histoires d’enfants diaboliques et malsains fleurissaient sur le marché du film d’épouvante (Le Village des Damnés, Rosemary’s Baby, L’Exorciste). Malheureusement, même si la figure de l’enfant diabolique inspire toujours autant les scénaristes, le film a terriblement mal vieilli. Et ce n’est pas le remake de 2006 (n’apportant d’ailleurs rien à l’original, mais rien de rien) qui nous dira le contraire. Le scénario de base est grotesque et le film pâtit de certaines longueurs. Les acteurs jouent un peu mieux que ceux du remake (qui sont, pour le coup, vraiment mauvais) mais les morts sont toujours assez risibles. Par contre, autre point plutôt positif, le film de 1976 aborde quand même une question d’actualité importante que le remake s’est empressé de relayer au second plan (si ce n’est supprimer ?) : la question de l’avortement. Peu répandu et accepté à l’époque, il se heurte au domaine de la religion, ce qui donne au film une dimension politique qui lui apporte un peu d’épaisseur. Pour le reste, on peut s’en passer.
Après toutes ses années La Malédiction garde toujours de son impact, je trouve qu'il a mieux vieilli que L'Exorciste d'ailleurs il découle du film de Friedkin mais je préfère nettement La Malédiction. Richard Donner réalise le meilleur film de sa carrière, il a eu l'intelligence de surtout travailler son atmosphère et ne pas tomber dans le grand guignolesque sanglant mais cela ne l'a pas empêché de mettre en scène plusieurs séquences marquantes comme celle du meurtre du prêtre, le cimetière, la décapitation et j'en passe. Tout le long du film l'ambiance est sinistre et inquiétante renforcée par la belle musique de Jerry Godlsmith et ce qui est fort c'est que La Malédiction rend crédible cette histoire d'antéchrist de plus les acteurs sont bons (un beau casting avec Peck, Remick, Warner) et le gamin fout parfois les boules. Du très bon cinéma fantastique qui donne ses lettres de noblesse au genre et c'est clairement un de mes films d'épouvante préférés.
Film d'épouvante des années 70, La Malédiction souffre de sa comparaison avec L'Exorciste. Si le début du film se laisse regarder, la seconde moitié du film est une belle arnaque, un genre de freestyle religieux et ronflant qui dénature toute l'aura mystérieuse de cet enfant maléfique. Un film qui a finalement mal vieilli.