A Stepford, une petite bourgade du Connecticut, Joanna et son amie Bobbie constatent avec agacement à quel point les femmes sont entièrement soumises à leurs maris. Elles font toutes les tâches ménagères, récurent du sol au plafond, s’occupent des gosses et cuisinent toute la journée et le pire, c’est qu’elles y prennent même du plaisir et en redemandent. S’inquiétant de cette situation pour le moins étrange, elles commencent à s’inquiéter et décident de comprendre ce qu’il se passe…
Bryan Forbes adapte le roman éponyme d’Ira Levin, véritable satire féministe qui devient ici un thriller psychologique où les femmes au foyer deviennent volontairement des caricatures d’elles-mêmes. La femme au foyer devient l’archétype de la femme idéale, prête à tout pour satisfaire son mari, dans une ambiance pensante, montant crescendo.
Les Femmes de Stepford (1975) met en lumière la condition (si ce n’est, l’exploitation) de la femme dans cet american way of life dominée par la gent masculine, seul regret et pas des moindre, une mise en scène bien trop amorphe, si bien que le film a tendance à s’éterniser sur près de 2 longues heures alors qu’un bon 90min aurait pu suffire.
Une adaptation qui connaîtra trois suites sous la forme de téléfilms avec La Revanche des épouses de Stepford (1980), Les Enfants de Stepford (1987) & Les Maris de Stepford (1996), ainsi qu’un remake de l’œuvre originale avec Et l'homme créa la femme (2004) avec Nicole Kidman & Matthew Broderick.
Bien meilleur que le ridicule remake avec Nicole Kidman, on s'intéresse ici beaucoup plus aux personnages et à décrire le changement du rôle des femmes dans la société. Il aurait fallu un peu plus de rythme et une fin plus intéressante pour améliorer l'expérience mais le film a plutôt bien traversé le temps, tout comme le jeu de l'actrice principale.
Un couple quitte la ville et son stress pour vivre dans une bourgade tranquille. Mais les femmes de la ville ont un comportement étrange. Les années 70 ont su cultiver la paranoïa et l'angoisse dans un certain cinéma de genre. Adapté d'un roman d'Ira Levin, auteur de "Rosmary's Baby", "The Stepford Wives" se place dans la même veine que le film de Polanski. Avec une dimension politique plus nette. Car le film est clairement féministe: Stepford se révèle être une ville patriarcale et archaïque tenue par des hommes faibles en manque de virilité. Le scénario est très bien construit et mène crescendo le suspense jusqu'à la fin vraiment terrifiante. Katharine Ross excelle en femme peu sûre d'elle puis revendicatrice. Un vrai thriller qui n'a rien à voir avec le calamiteux remake sorti en 2004.
Quelques mots sur ce classique trop méconnu des 70's à qui "Le Village" de M. Night Shyamalan doit beaucoup... Mise en scène ample et élégante d'un réalisateur éminemment britannique pour un film éminemment américain, repli communautaire, refonte morbide de la cité, paranoia galopante, scénario implacable et glaçant, enfin, chapeau bas à Paula Prentiss et Katharine Ross pour leurs jeux inspirés... Autant de points intéressants qui incitent à voir ce long métrage. Merci d'éviter le remake avec la Kidman, préférez l'original!!!
Pas mal du tout. Au début j'étais sceptique mais en fin de compte je suis resté jusqu'au bout et j'ai apprécié sa fraicheur. Certes certaines scènes sont un peu longues mais le tout reste d'actualité et se laisse facilement regarder.
Le propos est très intéressant (surtout pour l'époque !) mais c'est un peu longuet. Beaucoup de scènes qui ne servent pas à grand chose et 1h30 aurait été amplement suffisant au lieu de 1h55. C'est aussi et surtout une critique acerbe des banlieues américaines qui vous rendent un brin écervelé. Le côté SF est excessivement léger également. (on passe 1h40 avec 0 SF)
Un film très réussi, bien meilleur que l’adaptation plus comique avec Nicole Kidman. Suspense, action, bon jeu d’acteurs. J’ai vraiment passé un bon moment avec ce film !