Les Fraises sauvages
Note moyenne
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85 critiques spectateurs

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TUTUR29
TUTUR29

51 abonnés 1 355 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2025
J’ai vu 2 films d’Ingmar Bergman jusqu’à maintenant et je m’attaquais ce soir aux Fraises Sauvages, et c’est clairement celui que j’ai le plus apprécié. Pourquoi ? Car certes nous avons ce personnage très froid d’Isaac, qui comme les autres films de Bergman, est peu empathique, et peut vite nous ennuyer tellement on n’est pas intéressé par lui. Sauf que : ici, on perçoit des sentiments à travers ses rêves, ses souvenirs, qui sonnent comme un déferlement de tendresse, de regrets et de mélancolie qui donnent un cachet au film que je n’avais pas du tout ressenti dans les autres films de Bergman. La musique du film y est pour beaucoup aussi, d’une tendresse folle. J’ai vraiment été conquis, un très bon film !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 août 2012
Réalisation captivante avec un art du montage pointu, un noir et blanc immaculé. Une histoire à la fois mélancolique (souvenir d'un vieillard) et simple (malgré des flash-backs et des scènes oniriques). Tous les acteurs sont convaincants, pas le meilleur Bergman mais c'est du tout grand cinéma.
Jean-luc G
Jean-luc G

90 abonnés 905 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 novembre 2025
Revu en grand écran, il faut rester attentif pour ne pas se perdre entre les différentes belles blondes de la famille!...
A noter surtout la scène d'introduction, osée et morbide, quand le Professeur voit en rêve son propre corbillard passer et même chuter à terre et s'entrouvrir!
Le ton est donnée d'entrée, on ouvre un bout de testament.
FESTIVAL LUMIERE 2025

du Bergman, c'est pas en général très rose, en plus tourné en N&B... Comment un vieux misanthrope maniaque, mal marié jeune, va se dérider le temps d'un voyage en compagnie d'autostoppeurs et de sa bru? La nostalgie va faire son effet, lieu d'enfance, passage chez sa mère, c'est lent, c'est joué nordique, plein de cette violence retenue, mais prête à exploser à tout moment ( les deux autostoppeurs à propos de la religion, ou le fils et sa femme qui lui annonce être enceinte) que l'on retrouve dans Festen.
le héros a l'âge de Eastwood quand il tournait Gran Torino: le moment de faire le point sur sa vie? A méditer.
sans oublier le testament de Houston dans les Gens de Dublin
TV1 -juin 10
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 novembre 2011
Derrière l'aspect austère et déprimant (qu'on aime ou qu'on n'aime pas), les films de Bergman se révèlent souvent être d'une belle modernité. Dans "Les Fraises sauvages", il raconte l'histoire d'un vieux médecin, qui à la veille de recevoir une récompense pour sa carrière, fait la point sur sa vie. Entre scènes de vie banales et rêves inquiétants (le premier rêve est sublime), Bergman ne choisit pas la façon la plus évidente de raconter l'histoire de cette homme, mais il ne perd pourtant jamais le film, chaque scène creusant un peu plus la psychologie du personnage, incarné avec beaucoup de justesse par l'ancien réalisateur suédois Victor Sjöström. Regarder un film de Bergman, c'est de toute façon toujours enrichissant : au niveau du cinéma, et au niveau de la vie.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 octobre 2018
Si, année après année, visionnement après visionnement, Les fraises sauvages d’Ingmar Bergman conserve toujours ses mêmes et nombreuses saveurs c’est avant tout lié au caractère atemporel et intemporel donc impérissable du film. Ici, le cinéaste suédois se plait à brouiller puis effacer l’espace-temps.
L’itinéraire emprunté par le personnage principal (Victor Sjöström) accompagné par sa belle-fille (Bibi Andersson) est rétrospectif. Il déroule avec une grande subtilité une large gamme de tonalités. Ce parcours d’un homme âgé et usé peut être perçu rétrospectivement comme un autoportrait anticipé du cinéaste suédois.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

37 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 août 2007
Un voyage touchant qui doit beaucoup au jeu très juste de V.Sjöstrom. I.Bergman, à son habitude, use sagement du temps et des silences.
Nico2
Nico2

98 abonnés 939 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 septembre 2007
Une réflexion sur la vieilleisse onirique et nébuleuse, mais aussi attirante et envoûtante. Bergman nous emmène faire un voyage avec son héros dont la destination finale, sans mauvais jeu de mots, est inéluctable. Intrigant mais passionnant, avec une réalisation brillante et des acteurs excellents de sobriété dont la magnifique Ingrid Thulin. On ne voit pas un film comme ça tous les jours et c'est tant mieux.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juin 2018
Le grand cinéaste suédois Victor Sjöström (auteur des chefs d’œuvre du muet que sont La Charrette Fantôme 1921 et Le Vent 1923) joue le rôle du Professeur Isaac Borg , 75 ans, qui va de chez lui à Lund en voiture recevoir son diplôme de doctorat jubilaire marquant ses 50 ans de médecine. Sa bru Marianne l’accompagne, illuminant tout le film, comme le fait toujours Ingrid Thülin, par sa beauté éclatante, son expressivité et la question qu’elle porte : avoir un enfant alors que son mari Evald (Gunnar Björnstrand qui joue souvent des rôles tourmentés chez Bergman) n’en veut pas. Ils prennent en stop trois jeunes gens dont Sara (Bibi Anderson, toujours pétillante) rappelle au professeur Borg sa cousine Sara qu’il a aimée. Le film est alors entrecoupé des rêves de Borg qui reconstitue le temps de sa jeunesse et de son enfance vers 1917, à l’époque où, près du fjord, il cueillait des fraises des bois avec sa cousine. Enfin, après plusieurs péripéties et explications, on arrive à Lund chez Evald que Marianne avait quitté après une crise. Le père et le fils se rendent compte qu’ils ont été gagnés par la froideur de la mort, et, juste à temps, arrivent peut-être à exprimer leurs sentiments. Dans la dernière scène Ingrid Thulin resplendit comme une étoile dans sa robe de bal et embrasse le professeur qui s’endort.
Sjöström 79 ans, joue excellemment la fatigue de cet âge, car justement, il la ressentait pendant le tournage, Bibi Anderson qui terminait sa relation avec Bergman éclate de dynamisme et d’amour un peu ironique, Ingrid Thulin (1926-2004) qui était une immense actrice qui ne s’est pas mise en avant mais reste la plus grande comédienne suédoise transforme le film autour de la question vivre ou pas, qui ressurgit dans tous les films de Bergman. La beauté de la photo noir et blanc s’exprime à la fois dans les visages et la paysages et les cadrages souvent complexes ne le sont jamais inutilement. Comme tsouvent chez Bergman on pense qu’il s’agit d’une pièce de Tchékhov déjà jouée maintes fois, au découpage rodé, qu’il ne s’agissait plus que filmer en extérieur.
Les Fraises Sauvages a toujours été un des mes trois films préférés, je n’en n’ai pas honte car je partage cet avis avec beaucoup d'autres cinéphiles, Stanley Kubrick, notamment.
Spiriel
Spiriel

44 abonnés 318 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2008
On peut légitimement penser que Tarkovsky avait ce film en tête lorsqu'il a lancé le projet Zerkalo. Bien sûr, le film de Bergman est plus simple, plus parlant, plus ludique et moins puissant au niveau de l'imagerie et du propos même s'il excelle sur ces deux points. Un vieux médecin fait preuve d'une grande rigueur morale et l'applique à ceux qui l'entourent. Dans un rêve, il découvre son propre corps dans un cercueil. Inquiet de cette vision, il s'interrogera sur son passé et ses principes lors d'un voyage pendant lequel il cotoiera sa bru, qui veut sauver sa relation avec son mari, une jeune fille pour laquelle se battent un apprenti prêtre et un scientifique et un couple déchiré. Ce voyage aura une incidence sur son comportement par la suite. Moins puissant et génial que Le spetième sceau, mais sans doute plus abouti, personnel, et doté d'un humanisme profond et intelligent, ce film est une perle d'émotion. Quelques séquences sont inoubliables. Encore un incontournable de Bergman.
titusdu59
titusdu59

87 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2012
Voyage à tous les sens du terme pour un homme au bout de sa vie, qui reconsidère à l'aide de sa belle-fille sa position et son attitude vis-à-vis des personnes qu'il a côtoyées. L'introspection est crédible, et plutôt profonde et intelligente, mais malgré l'indéniable qualité du traitement, le film peine à décoller et est à vrai dire franchement ennuyeux. D'autant plus que l'ensemble est assez inégal: une scène sur deux est merveilleuse de beauté, de poésie et de modernité, et l'autre moitié est soit terne, soit trop exubérante, soit a un peu vieilli. C'était mon premier Bergman: le type a clairement la capacité de me transcender et de me faire rêver. Mais "Les fraises sauvages" est clairement trop peu équilibré pour me convaincre totalement.
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 746 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2023
Sorti en 1957, ce film d’Ingmar Bergman dépeint un vieil homme jugé égoïste (Victor Sjöstrom) qui se remémore les souvenirs ayant marqué sa vie. Les récits oniriques de son vécu sont réalisés avec beaucoup de tendresse et parfois du suspense hitchcockien. Malheureusement, l’œuvre comporte trop de bavardages et des scènes futiles qui n’apportent pas grand-chose (les séquences avec les trois auto-stoppeurs dont Bibi Andersson par exemple). Bref, du cinéma d’auteur néanmoins accessible.
SebD31
SebD31

104 abonnés 553 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2008
Un vieil homme, ancien médecin, se remémore en une journée, les faits marquants de sa vie. Même le plus inhumain des Hommes, égoïste et froide, peut avoir un semblant d'humanité. Un grand Bergman. Somptueux.
Tanezir
Tanezir

46 abonnés 583 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2010
Franchement rien à redire, Bergman au sommet de son art, on reconnaît vraiment bien son style que j'aime beaucoup. Victor Sjoström est parfait dans le rôle du vieux monsieur froid qui veut se repentir. Un délice.
Anaxagore
Anaxagore

150 abonnés 135 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2007
Isak Borg, un vieux professeur de médecine de 78 ans, doit se rendre à l'université de Lund pour son éméritat. Et le voyage qui l'y conduit est l'occasion pour le vieil homme d'un autre voyage, introspectif celui-là, qui va le mener à récapituler son existence pour en faire le bilan. L'autre chef-d'oeuvre, avec "Le septième sceau", de la seconde manière de Bergman (celle où il affirme sa personnalité propre et qui laissera la place au début des années 60 à un style plus dépouillé et austère avec la trilogie sur Dieu), "Les fraises sauvages" constitue aussi l'un des films les plus oniriques de son réalisateur. On y observe une imbrication mutuelle du rêve, ou plutôt du cauchemar, et de la réalité qu'on ne retrouvera avec cette intensité que dans "L'heure du loup". Deux prodigieux morceaux d'anthologie sont à cet égard à évoquer: le cauchemar initial où Isak se découvre dans son propre cercueil et la scène centrale où le tribunal de sa conscience se matérialise en une sorte d'examen de médecine fantastique. On a en effet rarement été aussi loin dans l'incarnation cinématographique du rêve. Méditation sur les thèmes de la mémoire et de la culpabilité, "Les fraises sauvages" participe par ailleurs du même style fantasmatique et modérément baroque que "Le septième sceau", et il jouit, comme ce dernier, d'une photographie splendide, faisant notamment un usage étonnant de la surexposition lumineuse. Je n'insisterai pas davantage, "Les fraises sauvages" constitue à nouveau un chef-d'oeuvre absolu de Bergman (un de plus!) et une pièce majeure de mon panthéon cinématographique subjectif.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 août 2008
Pourvoyeur d'images de génie, Ingmar Bergman tient aujourd'hui, dans l'univers cinématographique, une des toute première place. La force de son oeuvre, ses réflexions austères mais d'une portée universelle, son originalité, son style qui est celui d'un créateur et innovateur à part entière, son écriture si particulière ont fait de chacun de ses films un événement justifié. Aussi comment entrer dans cette vaste filmographie sans être désorienté ? Il me semble que " Les fraises sauvages" peuvent être une introduction valable à une oeuvre dense et difficile qui se nourrit d'humanité, mais qui a toujours intimidé le néophyte.
Bergamn est l'auteur de la solitude et ce film aborde le sujet à travers le personnage d'un vieil homme qui vient de recevoir une distiction honorifique, couronnant sa carrière de médecin. A la suite d'un rêve, il bouscule ses plans et décide de se rendre en voiture à Lund avec sa belle-fille, ce qui lui permettra de croiser des lieux chargés d'évocations et de souvenirs.Ce sera également l'occasion de revivre certains d'entre eux et de faire le bilan de sa longue existence. Mais heureusement des personnes rencontrées vont l'aider à se réconcilier avec un passé chargé d'échecs sentimentaux et d'éclairer ses vieux jours d'une lueur de tendresse. En effet, une fois arrivé à Lund pour y recevoir sa récompense, le vieil homme, ébranlé dans ses convictions, prend la résolution de tenter d'agir de façon à entretenir désormais des rapports moins formel avec son entourage. Un film d'une grande rigueur esthétique, admirablement interprété par Ingrid Thulin, Bibi Andersen et Victor Sjöström, où rêve et réalité, passé et présent sont sans cesse confondus dans une orchestration symphonique d'une poignante beauté.
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