La Dernière tentation du Christ
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144 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2020
En France, quand le cinéma fait scandale, cela se résume généralement à des demandes d’interdiction plus élevée et cela s’arrête là. Et pourtant, il y eut un film où cela s’est transformé en violence avec plusieurs incendies de cinéma et de multiples blessés (14 dont 4 graves lors de l’incendie de l’Espace Saint-Michel à Paris). Ce film, c’est La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese.
Il faut dire que cette adaptation du roman de Níkos Kazantzákis s’éloigne des traditionnelles retranscriptions de la vie du Christ. spoiler: Elle débute avec un Jésus haï par les juifs car il fabrique des croix pour les romains dans le but de ne pas être aimé de Dieu. On l’aperçoit également observer la prostituée Marie-Madeleine en pleine action avec ses clients avant d’apprendre que ces deux personnages ont une relation affectueuse depuis leurs enfances même si celle-ci n’a jamais eu de concrétisation charnelle.
Mais surtout, c’est la fameuse "Tentation" qui déclencha la furie des mouvements intégristes. spoiler: Celle-ci consiste à un rêve de Jésus agonisant sur sa croix. Dans celui-ci, il met enceinte une Marie-Madeleine qui décède. Devenu veuf, il épouse Marie, sœur de Lazare, qu’il trompera avec une de ses amies. On y découvre ensuite une discussion entre Jésus et Saint Paul qui explique l’importance que représente la crucifixion et la résurrection pour la foi des chrétiens même si celles-ci seraient au final fausses ! Pour conclure le tout, une fois vieux, le Christ découvre que l’ange qui l’avait décroché de la croix était en réalité Satan, ce qui l’amène à accepter son sort véritable à savoir celui de crucifié !
Un Jésus en proie aux doutes et ses pulsions causées par son humanité, cela ne pouvait que choquer les intégristes qui condamnait déjà l’œuvre avant même de l’avoir vue.
En outre, d’un point de vue visuel, Scorsese n’hésite pas à montrer fugacement des seins et des femmes nues sans oublier de montrer que la crucifixion était associée à la nudité dans la Rome antique (ce qui est une réalité historique).
Mais une fois passés ces aspects qui concerne les croyances religieuses de chacun, qu’en est-il réellement du film en lui-même. Le résultat est un film emprunt du mysticisme propre au cinéaste (qui rappelons-le avait pensé devenir prêtre dans sa jeunesse) et de son sens de la mise en scène (même si, paradoxalement, elle est moins audacieuse que dans la majorité de ses productions).
D’un point de vue narratif, Paul Schrader (déjà scénariste de Taxi driver et de Raging Bull) arrive à condenser en deux heures la vie du Christ (la dernière demi-heure étant consacrée à la "Tentation") en intégrant des aspects complètement absents des Évangiles. S’appuyant déjà sur un récit fort, le film ne peut qu’être intéressant à suivre.
Du point de vue de l’interprétation, Willem Dafoe traduit parfaitement la difficile acceptation par son personnage de sa mission et de son côté messianique, révélant donc totalement ses contradictions humaines. Harvey Keitel, quant à lui, incarne un Judas beaucoup moins manichéen qu’habituellement en adoptant une version proche de L’Évangile de Judas (qui a pourtant été redécouvert dans les années 1970 alors que le roman de Kazantzákis date de 1954) spoiler: où la trahison de Judas fait suite à une demande de Jésus lui-même
.
En outre, le tout est servi par un beau travail de restitution de l’Israël de cette époque rendant le tout plus réaliste que dans la majorité des grosses productions bibliques hollywoodiennes notamment grâce à des costumes rappelant les tenues berbères dans les séquences de mariages et par la musique très mystique de Peter Gabriel mélangeant instruments traditionnels et synthétiseurs.
Le tout est donc de bonne qualité même si on sent que le poids que représente la vie de Jésus pour un catholique comme Scorsese empêche ce dernier de laisser libre court aux audaces formelles dont il a l’habitude. La Dernière Tentation du Christ est donc un très bon film même s’il n’atteint les sommets de meilleurs films de Scorsese et mérite d’être revu en mettant de côté les polémiques religieuses ayant exagérées son discours.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2020
La dernière Tentation du Christ est un film inabouti, inspiré et balourd, intéressant et décousu.Martin Scorsese met en scène un Christ, faillible, doutant, mais qui sait galvaniser les foules et porter son message d'amour. Scorsese est davantage douée pour traduire les tourments et les états d'ame, que l'aspiration à la paix interieure. Il faut dire que l'époque ne s'y prétait guère avec les romains à chasser et Ponce Pilate qui s'agite en coulisse. Les scènes de foules et dans Jérusalem sont ratés quand certaines visions de Jesus impriment. Le retournement final est la meilleure partie du film, s'avèrant audacieux proposant le choix ente une vie accompli et un destin transcendant.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2019
La réflexion sur la tension entre aspirations divines et tentations terrestres s'incarne absolument dans la figure de Jésus mais devrait interpeller tout homme au-delà des considérations religieuses. Cependant, malgré la prestation magistrale d'un Willem Dafoe habité et un scénario solide, l'émotion n'affleure jamais, la faute aux diverses longueurs (notamment dans la dernière partie) et au traitement finalement trop intellectuel de la question. Dommage...
Rebiahi Kev
Rebiahi Kev

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 septembre 2019
Avec les témoignages et les illuminés avec les croix dans les églises et autres, sacrifié un homme pure qui était un menuisé et qui fabriquait des croix pour la légion romaine, assassiné pour ses bonnes paroles et trahit par son peuple par empereur césar, ils croyaient que jésus laveraient tout leurs péchés, imaginez pour les pédophiles, violeurs et psychopathes, un bon paradis, si sa existent par exemples, : tu débarques au paradis avec des haches dans la main et des tarés du genre, je pense qu'ils devraient se faire voir en enfer pour pensé à celà et de un peu se cultivé car ils l'ont sacrifié par jalousie et s'était un rois comme était alexandre en plus soft, ce sont des psychopathes qu'ils l'ont tué..

Pauvre jésus,il est mort comme dans le film, qu'ils se fassent tous stigmatisé comme patricia arquette bande de dégénéré mental pour aimé Jésus christ sur une croix et sous le sapin avec des cadeaux en plein gueule et joyeux noel..
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juin 2019
Pas aidé par un matériau source bêtement littéral, Scorsese donne une relecture du Nouveau Testament décevante, notamment à cause d'une esthétique années 80 assez laide et d'une direction d'acteurs largement dénuée de subtilité. Difficile, donc, de sauver quoi que ce soit, si ce n'est quelques belles scènes dans le désert.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2019
Le très croyant Scorsese montre sa vision de Jesus et le film fit scandale. Scandale car il montre notamment un Judas comme un de ses plus fidèle apôtre mais surtout un Jesus très humain, en proie au doute et qui sur la croix se demande quasiment jusqu’au bout s’il ne ferait pas mieux de vivre une vie classique et de refuser son rôle. Au vue de mes convictions religieuses proche du néant cette vision aurait du m’attirer mais ce film ne l’a pas vraiment fait. Malgré quelques plans iconiques très réussis je dois le reconnaître je me suis plutôt ennuyé en le regardant, son côté subversif me passant comme je le disais complètement par dessus. Sûrement car il est finalement bien trop religieux et faisant preuve de trop de prosélytisme pour moi.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2019
Un excellent film de Martin Scorsese sur les dernières heures de Jésus Christ selon la Bible avec William Dafoe brillant dans le rôle du fils de Dieu .
Mafoipourquoipas
Mafoipourquoipas

13 abonnés 732 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2018
2 étoiles - La Dernière tentation du Christ

Film réflexif qui est inabouti. Le scénario est d'un intello chichiteux et Willem Dafoe, avec sa belle permanente blonde, est un Jésus déguisé en illuminé hippie (exception faite des 20 dernières minutes, qui dénotent par rapport au reste du film). De plus, les figurants ne sont pas crédibles et, surtout, il y a une overdose de musique transe. Mon ressenti a balancé entre agacement et intérêt : j'ai trouvé qu'il y avait un travail de l'image plutôt talentueux.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 avril 2018
C’était trop long pour rien, un film qui a du sens, et qui constitue une forme de transfiguration de La passion du christ de Gibson, mais de manière plus allégée et plus proche de la biographie. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2018
Les années 1980 sont difficiles pour Scorsese qui peine à séduire le public. « La valse des pantins », critique du show-business avec le duo De Niro/Jerry Lewis, est un échec cuisant. « After hours », Prix de la mise en scène cannoise en 1986, permet à Marty d’être reconsidéré. Une seconde rédemption (après « Raging bull ») qui lui permettra d’enchaîner avec un film plus commercial : « La couleur de l’argent ». Paul Newman glanera ainsi le seul Oscar de sa carrière. 1988 approche et Scorsese de terminer le film que je vais tenter de critiquer : « La Dernière tentation du Christ ». Assurément ma deuxième claque 2018 !
L’argument : Jésus Christ est-il un simple mortel ou prêche-t-il la ‘parole de Dieu’ ?
Réalisé avec les moyens du bord (avec un budget en-dessous des autres productions tels « Ben Hur » ou « Les dix commandements » pour comparer), Scorsese s’adapte en embaumant son histoire dans l’Histoire, le plus simplement possible avec des décors réducteurs néanmoins fulgurants, le moins de figurants possibles, un nombre minimum de costumes d’époque pourtant bien réalisés... . Ce qui en ressort ? Un effet ‘historique’ auquel on ne s’attendait pas : un effet ‘vite-fait’ qui nous surprend et nous amène à comprendre/analyser les motivations du personnage principal. De même, les effets spéciaux (lorsque Jésus est dans le Désert, les apparitions des serpents, de Satan, du feu…), kitsch à souhait, renforcent cet aspect ‘soudain’ du métrage, cette force d’envoûtement dans laquelle Scorsese nous plonge de manière totalement impromptue. Cette force d’enchantement est totalement soulignée par les paysages proposés par le regretté chef opérateur allemand Michael Ballhaus (collaborateur scorsesien : « After hours », « Les affranchis », « Gangs of New York ») qui nous offre des vues à couper le souffle, le tout en des couleurs tantôt épiques, tantôt qui se transforment en de noirs desseins (violence, cauchemars, la Croix du Christ, final totalement sombre). L’on suit ainsi Jésus Christ, ses apôtres et proches dans une histoire biblique faite de bric et de broc. Un effet finalement de style qui nous rapproche de la personnalité du Christ, chose voulue par Scorsese. Un manque de moyens certes, mais pour le plus grand bonheur du metteur en scène. Bravo, Scorsese. Le montage en est d’autant plus fluide, plus limpide. Et Thelma Schoonmaker, monteuse scorsesienne (récompensée par le Bafta du meilleur montage pour « Raging bull », Les affranchis », et de l’Oscar pour « Aviator » et « Les infiltrés » : rien que ça !), de répondre présente. Un style à la Scorsese bien défini pour une œuvre envoûtante.
Envoûtante, la musique l’est également. Mixée de la plus belle des manières, elle nous laisse sur place, sans voix. Elle permet de nous élever et de nous adresser à Jésus le plus simplement possible. Le compositeur n’est autre que Peter Gabriel. Les voix qui s’élèvent dans le ciel, les flûtes accompagnées de musique africaine, tout cela nous prend au cœur et c’est avec enchantement que l’un des membres fondateurs de Genesis nous emmène vers les cieux. Sublime !, Monsieur Gabriel.
De plus, le casting n’est pas en reste et Scorsese en reste digne. Amen. Willem Dafoe (acteur qui passe du cinéma d’auteur au blockbuster : « Platoon », « Sailor et Lula », et vu dernièrement dans « Seven sisters »), incarnant un Jésus Christ convaincant à souhait, forme avec l’exceptionnel Harvey Keitel (qu’on ne présente plus : « La mort en direct », « Reservoir dogs », « Copland »…) dans la peau de Judas un duo d’enfer et d’émotions. A leurs côtés, seuls le regretté David Bowie (la star de « Furyo » au cinéma), charismatique en Ponce Pilate et Tomas Arana (pointure des seconds rôles : « L.A. confidential », « Gladiator », « La mort dans la peau »), un inquiétant Lazare, tirent leur épingle du jeu. On peut néanmoins noter la présence de Verna Bloom, Barbara Hershey, Harry Dean Stanton et Juliette Caton (voir leur filmo respective !) dans des rôles oubliables, pour ma part. C’est dire la part de prestige que s’est offert le réalisateur. Une part de lion non négligeable. Bravo, Monsieur Scorsese.
« La dernière tentation du Christ » montre donc un Jésus-Christ tiraillé entre sa vie humaine et sa divinité. Scorsese joue ainsi sur tous les tableaux jusqu’à prendre parti, notamment pour la dernière heure du métrage. Le scénario de Paul Schrader, l’explorateur des tabous (réalisateur de « Blue collar », « La féline »), se basant sur l’œuvre de Nikos Kazantzakis, allant aussi dans ce sens. Ainsi, le duo qui avait travaillé sur « Taxi driver » et « Raging bull » se confronte ici au fondamentalisme primaire. Qui est Dieu, qui est Jésus-Christ, pourquoi vit-on et qui nous a donné vie. Toutes ces questions nous emportent au gré de l’histoire de Jésus-Christ et par-delà toutes les conventions. Marty, qui avait un temps pensé devenir prêtre, embrase ici sa cause perdue. La religion, remise au centre de son cinéma, atteint un paroxysme rarement atteint au cinéma. Divinité, subversion, humanité… tous les thèmes relatifs à la religion nous maintiennent dubitatifs une fois le film terminé. Et maître Scorsese de nous faire réfléchir à notre existence, notre place sur Terre… .
Deuxième chef d’œuvre pour un Martin Scorsese au sommet de son art, « The Last Temptation of Christ », film biblique, fait indéniablement partie d’un monument de cinéma.
Spectateurs, pendant le visionnage… ‘silence’ !
Interdit aux moins de 15 ans.
Notes : Tout d’abord, c’est Barbara Hershey qui a donné le livre de Kazantzakis à Scorsese sur le tournage de « Bertha Boxcar »
Ensuite, Universal a accepté de produire « La dernière tentation du Christ » si le réalisateur tournait un film plus commercial pour eux : « Les nerfs à vif » pouvait voir le jour.
Pour terminer, considéré comme un sacrilège absolu par les croyants, « La dernière tentation du Christ » a été classé sixième sur les vingt-cinq films les plus controversés de tous les temps.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 mars 2017
La dernière tentation du Christ est un film sujet à controverse de la part de Martin Scorsese, qui ne m'as pas complètement satisfait.
L'histoire est plutôt intéressante, offrant une lecture alternative aux derniers instants de Jésus que celle de la Bible. D'ailleurs, à ceux qui penseraient que le film est inspiré de la Bible, il est en réalité inspiré du livre portant le même nom écrit par Níkos Kazantzákis, donc ne vous attendez pas à voir une retranscription exacte de la Bible. Le film est déjà beaucoup trop long. Je sais que l'on traite d'une histoire très importante, mais de là à faire 2h45 de film, c'est trop, et il y a des longs moment d'ennui (notamment au milieu). spoiler: En revanche, le final sauve le tout, avec une révélation totalement inattendue.

Les acteurs sont très bon. Willem Dafoe est extrêmement juste dans un rôle pourtant très complexe. Harvey Keitel est lui aussi excellent en Judas.
C'est intéressant, même s'il vaut mieux éviter de se dire que c'est une version cinématographique du nouveau testament.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2016
J'ai regardé les trois quarts du film d'un œil distrait ayant du mal à m'intéresser à ce que je voyais à l'écran (heureusement il y a la très jolie Barbara Hershey). C'est même assez lourd, les tentations dans le désert sont mauvaises et l'éviction des marchand du temple peu convaincante…  Mais voilà qu'on crucifie Jésus et voilà que l'histoire devient intéressante. Et c'est effectivement assez astucieux, puisque Jésus n'a "sauvé" personne, il fallait réécrire l'histoire et Paul s'en est chargé en fondant le christianisme sur une légende. Le dernier plan pose néanmoins problème, est-ce un retour à la réalité ou un délire précédant la mort ? La dernière hypothèse semble la plus probable, sinon comment Jésus aurait-il pu être au courant de la conversion de Paul sur le chemin de Damas. Le rôle de Judas est également assez bien vu même si ni Scorsese, ni Kazantzakis n'ont inventé cette thèse fort ancienne. Defoe n'est pas mal sans être exceptionnel et Keitel n'a pas la grande forme. Ce n'est pas du grand Scorsese mais ça vaut le coup d'être vu pour la dernière demi-heure (et la musique n'est pas non plus). Remercions néanmoins Scorsese d'avoir osé faire ce film, malgré une campagne outrée de quelques calotins peu pacifiques, et cela même si le résultat n'est pas au niveau de l'attente.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2016
Beaucoup se sont plaints de "La Passion du Christ" de Mel Gibson, pourtant, presque 20 ans auparavant Martin Scorsese en nous livrant certainement son film le plus personnel n'était pas beaucoup plus condescendant ni avec les romains ni avec les hébreux. Il nous présente cependant un Jésus sous un jour nouveau, bien plus humain et assez loin du modèle que l'on loue sans cesse, ce qui le rend attachant, d'autant que la prestation de Willem Dafoe est à souligner, Harvey Keitel n'est pas en reste avec un Judas beaucoup lus nuancé et humainement intéressant, le reste du casting assure avec notamment une apparition du regretté David Bowie en Ponce Pilate. Le cheminement du Christ surprend et se fait parfois long mais la beauté des paysages et la musique envoutante constituent un bon remède à l'ennui qui pourrait s'installer. Ce n'est pas LE chef d'oeuvre du maitre Scorsese mais il présente beaucoup d'intérêts à être vu notamment l'intimité dévoilée du réalisateur à travers son film qui s'est battu contre vents et marrées pour aller au bout (tournage compliqué, post-production, producteurs frileux ...). Malgré la longueur, l'oeil moderne, différent des saintes écritures, est sympa à découvrir, pour peu que l'on accepte qu'un hébreux puisse avoir les cheveux blonds et les yeux bleus ...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 février 2016
Une adaptation etrange sur la vie de Jesus. Ce n'est absolument pas les evangiles et c'est bel et bien un scenario, mais ce film reste tres interessant, on y voit le coté humain de Jesus combattre a tout pris la responsabilité de son coté Divin.
Il faut regarder le film jusqu'a la derniere minute sinon on croit que c'est un film cherchant a rabaissé le message du Christ. En tout cas c'était merveilleux d'adopter ce point de vue la, car il est vrai que l'étre humain pense souvent a sa propre vie plutot qu'a la destiné de l'humanité !
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2016
Film intéressant uniquement pour son final qui a le mérite d'inviter à la réflexion à savoir : la dernière tentation de Jésus spoiler: vivre comme un Homme tout simplement
. Pour le reste c'est du Scorsese hyper-esthétisé dégoulinant de niaiserie avec des scènes ressemblant à du spectacle façon tourisme de masse.
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