Un film controversé qui bien évidemment choqua l’Amérique puritaine lors de sa sortie en salle, tout comme la version de Mel Gibson avec La Passion du Christ (2004). Martin Scorsese réalise ici un très beau film, de part sa mise en scène, la beauté des images, la B.O et ses acteurs, dont Willem Dafoe (premier rôle et véritablement, la révélation du film). Avec à ses côtés : Harvey Keitel & David Bowie. Que l’on soit Chrétien ou athée, reconnaissons au moins une chose, que ce film là est une véritable œuvre d’Art, l’osmose qui s’en dégage, les couleurs (il ne manque plus que les odeurs !). A la fois sensible et libre d’interprétation, La Dernière tentation du Christ (1988), inspiré du roman de Nikos Kazantzakis recèle aussi quelques séquences inventés de toutes pièces, mais cela ne dénature pas le film et le rend encore plus intéressant !
Ce film est intéressant de part la polémique qu'il a pu susciter et qui nous fait comprendre l'influence du lobby chrétien sur Hollywood. En effet les studios américains s'attendait à une vision des dernières minutes de leur prophète qui soit aussi proche des évangile que l'avait fait Pasolini avec L'EVANGILE SELON SAINT MATHIEU mais, en attendant Mel Gibson, ils ont dû voir Scorcese, un fidèle catholique pourtant, donner une mentalité humaine -et donc faible- à Jésus.
Un film grotesque. Improbable. Il faut voir la scène ou un lion en peluche arrive a coté de Jésus, c'est a hurler de rire. Franchement, incompréhension totale pour ce navet.
J'ai adoré ce film. Scorcese fait de Jesus une véritable icône pop sur une musique de Peter Gabriel et avec David Bowie en Ponce Pilate. "The last temptation of Christ" est un film malade, qui ne ressemble à rien et surtout pas aux adaptations hollywoodiennes du nouveau testament. Cependant Scorcese est un homme de foi et son film n'est pas blasphématoire (bien au contraire) mais hérétique. En effet le Jesus de Scorcese correspond au Jesus de la Gnose (une secte chrétienne contemporaine des premiers chrétiens orthodoxes). La complicité entre Jesus et Judas ainsi que la relation de Jesus avec Marie-Madeleine sont des croyances gnostiques. Pas étonnant que les cathos ont eu du mal à avaler la pillule! Un film à voir!
Infiniment meilleur que l'opus-Gibson, le film, de toute façon bien + riche en détails & davantage crédible, nous fait tout de suite ressentir ce qui a pu être la Passion ; et le fait que Scorcese joue sur les tentations de J-C et sur une lutte divine en effet très inégale à la base apparaît donc très normale et infiniment logique, - loin bien sûr de toute polémique déplacée & hors-propos. -
Le sujet imposerait de la mesure, de la sagesse, mais avec ce film on a droit au contraire. Tout est lourdeur, tout est surfait, tout est longueur : des plans à la musique en passant par les acteurs, qui s'écoutent jouer et ne transmettent pour toute émotion qu'un violent désir de voir arriver la fin, et ce dès la première demi-heure. Ou alors peut-être que je n'ai rien compris, peut-être que ce film est une fine allégorie, qui impose au spectateur terrassé par tant de niaiserie un chemin de croix comparable à celui que Jésus dut parcourir. Je ne pensais pas que Scorsese pouvait faire quelque chose d'aussi mauvais.
juste une etoile et demi pour ce film !! c pas beaucoup je sais mais je ne suis pas deja pas friand de ces histoires racontant des fresques religieuses c souvent la meme histoire remanier a la sauce de chacun donc l histoire donc tout le monde la connait avant d'avoir vu le film mais ici on sinterresse a la quete de jesus le parcours vers la foie passant par toutes les temptations luxure chair pouvoir diable. on montre un homme qui ne veut pas forcement mourrir qui doute et demande a chaque fois ma foi un film sympa avec un bon dafoe ps de souci un tres bon harvey keitel une bande son bonne et une qualite de mise en scene plutot bonne il n'empeche que j'ai pas tellement accroche mais je concois que sa puisse etre un tres bon film pour certaine personne il y a les qualites pour en faire un mais pour ma part le sujet etait deja vu a l'avance voila !! a chacun d'apprecier
Il faut être réceptif au sujet du film car l'histoire se révèle assez opaque pour celui qui cherche le spectacle historique. La démarche de Scorsese s'inscrit comme une réflexion personnelle sur la vie du Christ qui se révèle au final assez proche de ce que l'on connait déjà. Les libertés prises par le réalisateur s'expriment autours des choix faciles qu'auraient pu prendre Jesus (Willem Defoe) au lieu de s'investir dans sa mission. Un homme tourmenté soudain chargé de délivrer un message d'amour à son peuple, voilà le problème posé par Scorsese dans son oeuvre. Un tableau religieux intelligent sur lequel viennent s'ajouter une honnête reconstitution d'époque et une musique habitée de Peter Gabriel.
Critiqué, salles de cinéma visées par des bombes, la dernière tentation du Christ dérange. En effet, Scorcese essaie de nous montrer que le sauveur peut avoir été tenté zet écarté de sa mission. Un film intelligent, en aucun cas provocateur, montrant un Willem Dafoe comme on ne l'a jamais vu encore. Il est transcendé sous la patte de Scorcese qui nous montre une vision de la fin du Christ dont personne n'aurait pu imaginer. Reste qu'il y parvient sans jamais une seule fois insulter la mémoire du prophète. Un exploit. Alors pourquoi pas 4 étoiles ? Parce qu'après avoir vu La Passion du Christ de Mel Gibson, cette dernière tentation me parait un peu fade, quoique grandiose.
N'étant pas un inconditionnel des fresques historiques, c'est avec méfiance que j'entame le visionnage de La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese. Arrivé à terme de la projection, je me suis dit : bluffant ! Le scénario ( adapté d'un roman ) est diablement efficace et les acteurs principaux jouent parfaitement leur rôles respectifs. Willem Dafoe, Harvey Keitel, Harry Dean Stanton et j'en passe ( seul un ou deux figurants semblent parfois surjouer, mais cela se remarque à peine ). Martin Scorsese a pris d'énormes risques en réalisant cette variation apparemment blasphématoire ( mais qui ne l'est pas du tout en réalité, encore faut-il un minimum d'honnêteté pour pouvoir l'affirmer ! ) de la vie de Jésus ( magnifique Willem Dafoe ), qu'il présente comme un homme simple et pêcheur, et donc tenté ! Le personnage de Judas ( joué par Harvey Keitel ) semble a contrario digne de confiance, et c'est très certainement cette inversion des rôles qui donne toute son ampleur au film. Comme le dit Martin Scorsese lui-même : " ce film n'a pas été fait pour prouver quoi que ce soit à qui que ce soit ". Un très bon film, malheureusement desservi par la musique ringarde de Peter Gabriel et par quelques images criardes. Presque un sans faute...
je n'ai trouvé aucun interet à ce film..autant le sujet m'interesse mais là sincèrement je n'accroche pas du tout...Dommage parce que Mr Scorses nous avait tellment habitué à mieux (Casino, Mean streets, Les Infiltrés, Taxi Driver...)
Le film par qui le scandale est arrivé. J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi tant la vision est au final très flatteuse pour le Christ. Scorsese réussi ici un excellent film, servi par de très bons acteurs
Quelle déception !!! Mais que vient donc faire ce pauvre Jésus Christ dans cette galère ? Une fois n'est pas coutume, Martin Scorsese se complaît dans la médiocrité. Certes le scandale était inévitable au regard de la fin du film, mais "l'acide sulfurique spirituel" n'a pas toujours nuis aux chefs-d'oeuvres. Ici, le spectateur, comme le Christ cherchant des réponses à ses questions, se trouve plongé dans le désert. Mise en scène épouvantable (les scènes de crucifiction filmées quelques années plus tôt par Kubrick dans "Spartacus" avaient une autre dimension), plans au ras des paquerettes, images moyennes, scénario bâclé, manque crucial d'imagination... N'en jetez plus. Seigneur, pardonnez-lui, il ne savait pas trop ce qu'il faisait. Comment le génial réalisateur de Casino, Raging Bull, Aviator ou des "Affranchis" a-t-il pu se perdre dans une telle mièvrerie ? De leur côté, les acteurs font ce qu'ils peuvent, mais apparemment, hélas, ils avaient également lu le scénario. Au final, peu d'entre eux se sentent vraiment investis d'une mission divine. W. Defoe fait un pâle Jésus et les autres à l'unisson. A croire que Martin Scorsese a perdu là tout son talent. Enfin, reste une étoile pour l'idée de départ de la tentation, qui, quoi qu'on en dise, figure bien dans la bible, lorsque Jésus s'en va dans le désert. L'idée d'un Judas complice pour l'accomplissement divin me paraît également très juste... Mais tout cela est bien peu pour sauver le film de la nullité.