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Un visiteur
4,0
Publiée le 6 décembre 2013
Henri Verneuil signe un très bon film de guerre, à la reconstitution historique de qualité et au casting 3 étoiles. Bon moment de ciné, à voir au moins une fois !
Ce film aurait pu être un chef-d'oeuvre... Musique exceptionnelle, très bonne mise en scène, superbes scènes de guerre, super thème: en l'occurence, la plage de Zuydcoote. Mais, malgré cela, le film patauge dans l'ennui, à cause du fait que les personnages ne sont pas assez travaillés, à cause du fait que l'actrice Catherine Spaak a dû apprendre à jouer dans une poubelle, mais surtout à cause du fait que les dialogues, trop beaux, sont des dialogues de roman et pas de film. Il semble en effet que Robert Merle, écrivain habitué de la guerre ("La mort est mon métier", "Week-end à Zuydcoote"), qui s'occupait des dialogues, n'ait pas réussi à se mettre dans la peau du cinéaste, mais ait gardé son profil d'homme de lettres.
J'ai vu un film... L'un des plus grands films de guerre du cinéma français... Un chef-d'oeuvre d'Henri Verneuil, tiré du roman de Robert Merle... qui tournera tant avec Belmondo (Un singe en hiver en 1962, Cent mille dollars au soleil en 1964, Le Casse en 1971, Peur sur la ville, en 1975, Le Corps de mon ennemi en 1976, enfin pour Les Morfalous en 1984)... Parlons du casting... La fine fleur du cinéma français ( Jean-Paul Belmondo, Jean-Pierre Marielle, Pierre Mondy, François Périer et tant d'autres). Ce week-end à Zuydcoote, c'est la débandade des armées françaises et anglaises face à la Blitzkrieg des Panzers Allemands et de l'aviation allemande... La guerre moderne face à la piétaille... On suit, pendant 3 jours (entre le 1er et le 3 juin 1940), un groupe de militaires, survivants de ce qui reste de la glorieuse armée française... Belmondo est toujours ce héros magnifique dans un monde en déroute. Les moyens mis en place sont extraordinaires (rien de numérique, hein ?). Il y a des milliers de figurants, de tanks abandonnés, de canons inutilisés... Les attaques d'avions sont spectaculaires, angoissantes, pesantes... On voit tout ce matériel abandonné, enfoui sous le sable, détruit, sous les coups de boutoirs allemands... Et petit à petit, la guerre se fait plus réelle, plus violente, plus meurtrière... Le rythme irrégulier du film montre qu'entre deux attaques, tout se ralentit... Mais, malgré la guerre, une vie se met en place, des normes, des règles, des histoires d'hommes, d'amour, de mort... La société se reconstitue, avec une poésie funeste... C'est admirablement bien fait... - Dunkerque a duré 9 jours du 26 mai au 4 juin 1940. Cette bataille a fait 40 000 morts (20 000 de chaque côté). 370 "petits bateaux" anglais ont rapatriés 100 000 soldats (en majorité des Anglais). il y eut au total plus de 338 000 rescapés. Près de 200 000 Britanniques, dont 13 000 blessés, et presque 140 000 Français et autres alliés (dont Belges et Canadiens) parviennent à franchir la Manche sous le feu de l'ennemi – l'état-major anglais espérait sauver 45 000 hommes tout au plus. 40 000 soldats français furent faits prisonniers.
Ce film rend hommage à cette défaite, avec d'un côté, l'Histoire (avec Churchill qui dira : "Nous combattrons sur les plages [...] dans les champs et dans les rues, nous combattrons dans les collines, jamais nous ne nous rendrons.") et de l'autre, l'histoire des hommes qui vivent, qui aiment, qui pleurent, qui meurent...
Un très bon film de guerre signé Henri Verneuil. On voie la guerre vue d’un soldat. On s’attache très vite aux personnages, le casting est excellent : Jean-Paul Belmondo, Catherine Spaak, François Périer, Georges Géret, Jean-Pierre Marielle et Pierre Mondy. La musique de Maurice Jarre est magnifique. On y voit le courage, l’amitié, l’aspect humain et la lâcheté de certains soldats. Et on voie bien sur les atrocités de la guerre.
Très bon film. Je m'attendais à un film d'aventure avec Belmondo (une 'belmondieuserie' quoi! ...) alors que c'est un film bien plus original (mais pas une 'distraction'), avec des personnages marquants, tous les acteurs masculins sont excellents. Un drame humain plus le côté historique. Excellent jusqu'à la fin. A ne pas rater, y compris pour ceux qui n'aimeraient pas Belmondo dans sa période grand succès.
Ce mélange entre film de guerre et romance pâtit d'un manque de rythme assez flagrant, malgré l'abattage de Belmondo. Finalement il ne se passe pas grand chose, et la légèreté de l'ensemble n'aide pas, bien qu'une certaine forme de poésie mélancolique émane par moments. Le film a même tendance à s'étirer sur la fin. Mais il s'agit quand même là d'un classique du genre, à voir une fois.
Film dont on se souvient très peu et pourtant un film magnifique à la réalisation magistrale. Des milliers de figurants, des explosions, une reconstitution étonnante de Juin 1940 : c'est la guerre vue du simple soldat. La jeunesse perdue et pourtant un désir d'innocence permanent. Film absolument à redécouvrir pour voir Bébel tout juste 30 ans et sa bande de copains Marielle-Mondy-Périer, un film magnifique que j'aime beaucoup.
Si Week-end à Zuydcoote a un aspect dramatique que je ne lui soupçonnais pas, par contre je suis surpris par le manque de dynamisme de la mise en scène d'Henri Verneuil. L'histoire est certes intéressante mais je trouve tout de même le scénario mal écrit (les situations s'enchaînent de manière maladroite), c'est pour cette raison entre autres que Week-end à Zuydcoote ne m'a guère passionné bien que Belmondo fasse partie du casting. Pas mauvais en soi mais rien d'extra non plus. Les Morfalous du même réalisateur (et toujours avec Bébel) est un film plus léger mais surtout plus prenant.
Sur la plage abandonnée, non il y à bien du monde et pour cause, c'est la guerre de '40. Henri Verneuil réalisateur du merveilleux Un singe en hiver ne m'emballe pas énormément pour ce long-métrage qui ne manque pas certes de dialogues légèrement savoureux à la surface du sable de Dunkerque, je continue ma balade et petit à petit je n'y trouve pas plus de grains brillants. Reconstitution soigner, bombardements, mais pour y voir tout le long des troupes de soldats en ligne ou éparpillés avec une histoire d'amourette entre une jeune femme et Belmondo dont j'en ai pas strictement mais tristement rien à grenader. Week-end à tourner en rond pour ma part.
L'un des meilleurs films d'Henri Verneuil qui ne s'en laisse pas compter par les grosses productions américaines de son époque, loin s'en faut. La mise en scène est rigoureuse bien qu'un peu trop classique, rétrospectivement parlant. On ferait de nos jours quelque chose de bien plus spectaculaire mais de certainement pas aussi poignant.
Le film demeure pourtant d'une sobriété remarquable dans sa peinture de la débâcle de 1940 et du sauve-qui-peut des deux armées alliées en déroute à Dunkerque... et Zuydcoote. C'est aussi par son réalisme des situations que ce Week-end (dont l'ironie du titre ne vous a sans doute pas échappé) impose lentement mais sûrement son empreinte dans nos coeurs, allant droit à l'essentiel à savoir l'humain accablé par des évènements qui le dépassent totalement.
Verneuil nous dresse toute une galerie de personnages incarnés par les meilleurs acteurs français de l'époque, Bébel en tête, ainsi que la délicieuse Catherine Spaak dans son rôle de capricieuse cocotte immature dont elle a le secret. Autant de portraits et de tempéraments différents dans la débâcle, d'amitiés et de désillusions.
Maurice Jarre signe une musique fidèle à son style inimitable mais loin du lyrisme de Laurence d'Arabie ; il délivre une partition à la fois mélancolique et désabusée qui appuie grandement le ton général du film désabusé également et néanmoins drolatique à certains moments.
Un film assurément triste parce qu'on s'attache aux personnages et qu'on s'émeut de ce qu'il leur arrive et en même temps, on est comme Henri Verneuil, comme ce sentiment qu'il a réussi à faire passer : on est en colère, révolté par tant de malheur et d'absurdité. Un beau et grand film.
Entre film de guerre et comédie dramatique, il y a "Week-end à Zuydcoote", un film âpre qui dénonce certains actes commis en temps de guerre (tueries, lâcheté, viols, collaboration,...).
Un chef d'oeuvre ,à voir et à revoir ! Un immense Belmondo très bien épaulé par les autres acteurs . A une année lumière du navet de Nolan " Dunkerque " !
Soudain, au milieu d'une reconstitution historique soignée, de l'attention portée aux décors ou costumes, de l'atmosphère de mort imminente ressentie dans cette poche militaire, surgit Belmondo et ce qui s'annonçait comme un récit de guerre à fort potentiel émotionnel ou haletant devient une nouvelle aventure de Bébel! Ehontément valorisé, cabotinant à souhait, d'un air goguenard assez inattendu, ce baroudeur s'embarque dans des péripéties peu vraisemblables, avec des camarades enjoués et des officiers optimistes, offrant une image fort déplorable de l'armée française! Aux éléments ridicules s'ajoute une bluette d'autant plus ennuyeuse que Catherine Spaak joue terriblement faux! Vers la moitié du film arrive un basculement narratif qui transforme le ton burlesque en drame, renforcé par l'élégante subtilité de Jean-Pierre Marielle mais gâté par des dialogues bien peu naturels. Une variation de registres empêchant toute émotion ou consistance.