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3,5
Publiée le 20 mai 2012
L'immense Paul Newman s'ètait intèressè tôt à la mise en scène, puisque dès 1959 il tourna son premier court-mètrage: "On the Harmfulness of Tobacco". Mais il lui faudra attendre 1968 pour que son film, "Rachel, Rachel", soit connu du grand public! Avec cette comèdie / dramatique, Newman se rèvèle alors comme un cinèaste intimiste et tendre amer, centrè sur le portrait de femme! Et pas n'importe laquelle puisque cette institutrice d'ècole cèlibataire qui cherche à s'èmanticiper n'est autre que son èpouse à la ville, l'excellente Joanne Woodward, qui trouve en Rachel un rôle de caractère! Ce premier long-mètrage va à l'essentiel, sans forcer les zones d'ombre en captant en douceur un joli portrait d'une femme au milieu de sa vie! La mise en scène de Newman, maîtrisèe et dèlicate, est toute entière au service de Joanne Woodward...
Belle surprise ce p'tit film de Paul Newman. Complétement inattendu. J'ai adoré la complexité du personnage principal, interprété par Joanne Woodward, prisonnière de sa maison familiale morbide et de sa mère étouffante et en manque d'amour. Les dialogues sont pertinents et soignés et la direction des acteurs est parfaite. Seul bémol: on reste un peu sur sa faim. Les névroses de Rachel restent mystérieuses et presques inexpliquées. Mais cela reste un film très intéressant.
Après « Luke la main froide », énorme succès de l’année 1967 aux Etats-Unis qui lui vaut sa quatrième nomination à l’Oscar du meilleur acteur, Paul Newman s’installe pour plusieurs années, indétrônable au sommet du cinéma hollywoodien. Joanne Woodward, son épouse dont la carrière est un peu en sommeil depuis qu’elle a décidé de pleinement se consacrer à son rôle de mère auprès de ses trois filles, s’est engagée avec le scénariste Stewart Stern dans l’adaptation d’un roman de Margaret Laurence (A Jest of God) paru en 1966 qui évoque le réveil émotionnel de Rachel, jeune institutrice de 35 ans en poste dans sa petite ville natale du Connecticut. Proposant un film intimiste par excellence, le projet se heurte très vite à un scepticisme des producteurs un peu frileux face à une histoire s’intéressant prosaïquement aux interrogations existentielles d’une jeune femme spoiler: encore vierge dont l’épanouissement sensoriel a été influencé et entravé par son père, « croque-mort » indépendant qui exerçant sa profession au sein de la demeure familiale a sans doute surprotégé sa fille. Très conscient de ce qu’il doit au dévouement de son épouse, actrice très talentueuse oscarisée dès sa troisième apparition sur grand écran (« Les trois visages d’Eve » de Nunnally Johnson en 1957), Paul Newman s’investit pleinement dans le projet pour l’aider à se concrétiser tout en passant pour la première fois derrière la caméra, envie qui le taraudait depuis ses débuts. Admiratif du talent instinctif de Joanne Woodward qui au contraire de lui n’a jamais eu à tâtonner ou à surjouer pour trouver la bonne « méthode » (Paul Newman est un pur produit de l’Actors Studio) dans l’approche d’un rôle, le réalisateur néophyte va se jeter corps et âme dans ce premier travail durant un tournage de cinq semaines. Période de travail intense tout au long de laquelle il va se montrer très imaginatif, filmant avec la plus grande sincérité spoiler: une sorte de période d’adolescence accélérée résultat de la quête d’elle-même vécue par Rachel sans qu'elle ne se départisse complètement de la réserve qui est la sienne depuis l’enfance. En quelques semaines, sentant peut-être que le temps ne joue plus en sa faveur, Rachel franchit une à une les étapes pour accéder enfin à son indépendance sans toutefois renier son passé auprès de sa mère devenue une veuve égoïste et exigeante.
Rachel c’est bien sûr Joanne Woodward ici en totale apesanteur, actrice d’un naturel confondant car nullement entravé par quelque tabou que ce soit et jamais prise en défaut de décalage par rapport à l’humeur d’une scène. Sans doute ravie et flattée d’être dirigée par celui qu’elle aime et qui lui offrira quatre ans plus tard un autre rôle magnifique dans «De l’influence des rayons gamme sur le comportement des marguerites », Joanne Woodward qui ne tournera plus énormément par la suite (13 longs métrages), se réalise pleinement dans ce film qui parvient à être très émouvant drôle parfois tout en dégageant une belle sérénité à travers le portrait d’une Rachel, souvent apeurée par ses souvenirs d’enfance venant hanter ses nuits mais aussi radieuse quand elle découvre le plaisir des sens. Joli papillon sortant de sa chrysalide, magnifié par un Paul Newman sans aucun doute mis en confiance par le très grand professionnalisme de Miss Woodward avec laquelle il a déjà partagé l’affiche à cinq reprises (10 au total) sachant exactement sous quel angle filmer celle qu’il connaît si bien. Le résultat sera gratifiant, le film étant rentable et reconnu par la critique mais aussi récompensé par quatre nominations aux Oscars de 1969 dont celui du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour Joanne Woodward.
Pour sa première réalisation, Paul Newman signe le récit d’émancipation sensible, troublant mais pas palpitant d’une trentenaire névrosée, prenant conscience du vide de sa vie, portée par l’interprétation pleine de justesse de (son épouse dans la vie) Johanne Woodward. 2,75
Sa grande carrière d'acteur a occulté celle de réalisateur, mais Paul Newman a réalisé 5 films dans sa vie. "Rachel, Rachel" est son premier et son héroïne est sa femme dans la vie, Joanne Woodward et la petite fille qui joue son rôle enfant est une de leur propre fille. Partant de ce constat, on aurait pu craindre un film familiale complaisant envers sa femme de la part de Newman. Il n'en est rien. Joanne Woodward y joue un rôle particulièrement complexe d'une fille névrosée, qui ne la flatte pas beaucoup, mais qui lui vaudra un Golden Globe. Quant à la mise en scène de Newman, elle reflète bien son époque et l'émergence de ce qu'on appellera le Nouvel Hollywood. Des plans osés à la limite de l'expérimental, tel les visions phobiques de Rachel, tournées en 8 mm. Mais aussi des plans magistrales comme le plan d'ouverture dont la fluide simplicité cache une complexité technique digne de Fritz Lang. Quant au sujet, là aussi, Newman ne fait pas dans la facilité d'un film populaire, "Rachel, Rachel" est un vrai film d'auteur américain, traitant de sujets encore peu vu à Hollywood, l'émancipation, la psychologie féminine, les frustrations sexuelles, les désirs inavouables, l'homosexualité féminine et une vision déjà lucide des dérives religieuses des reborns américains. Tout ça dans le même film... wouaw !
Joanne Woodward ne trouvant pas d’aide financière pour son projet, son mari Paul Newman décide de produire et de réaliser son premier film en adaptant le roman de Margaret Laurence. Le résultat est assez surprenant, Rachel, Rachel est très féministe. Si au début j’ai eu du mal à rentrer dans le film, j’ai trouvé ça pas mal au final. Rachel, Rachel raconte l’histoire d’une fille paumé de 35 ans qui va peu à peu commencer à s’affirmer et avoir confiance en elle. Une jolie histoire, mais qui ne m’a pas passionné non plus, peut être que je suis un gros con, je vais de ce pas regarder Terminator, non je plaisante.