Afin d'accompagner la danseuse Marie-Claude Pietragalla, Jacques Cortal a dû effectuer une sélection musicale particulière qui puisse souligner les sentiments du personnage. Ainsi, on retrouve des classiques de Gioacchino Rossini, Luigi Bartolini, Wolfang Amadeus Mozart, Gianfranco Ferre et des extraits composés par de jeunes compositeurs à l'instar de Daran, Nicolas Jorelle, Laurent Bertaud, Christian Lafon.
Compte tenu du temps de tournage extrêmement réduit (pas plus de 30 jours), un maximum de plans ont été tourné "caméra à l'épaule". Ce moyen à la base économique est finalement un avantage pour le cinéaste qui a pu ainsi être au plus près des acteurs et des personnages qu'ils interprètent.
La lumière joue un rôle particulier dans le film puisqu'elle reflète l'ambiance des scènes. Par exemple, lorsque le thème de la maladie de la femme est mise en scène, la lumière est blanche ou encore lors de la scène du mariage, l'image est complètement brûlée. Ce travail formel a été fait en post-production.
L'histoire du film possède une résonance particulière pour le cinéaste qui s'est inspiré d'un drame qu'il a lui-même vécu pour écrire le script. Ce scénario, tiré de faits réels, est extrêmement lourd et conséquent pour Jacques Cortal qui avoue, à cette occasion, avoir eu le sentiment "d'avoir vendu son âme au diable".
A la base, Quand je vois le soleil est né d'un pari entre un producteur et des réalisateurs. En fait, l'idée de départ était de faire pour Canal+ cinq films à petit budget avec peu de jours de tournage (entre 28 et 30 jours maximum) dont la ligne directrice commune est: "tout ce que la télévision refuserait...". Chaque réalisateur partage à l'exception du chef-opérateur et du premier assistant la même équipe technique.