Le plus vieux métier du monde
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gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 août 2011
Je ne suis pas très fan des films à sketch, surtout lorsqu'ils sont réalisés par différents auteurs plus ou moins bons/réputés, en effet la qualité s'en trouve alors bien souvent très variable et il manque surtout une unité au film.
Mais c'est très confiant que je lance ce film, qui après tout a un titre bien marrant et Godard a réalisé un des segments.
On retrace donc l'histoire de la prostitution au travers de différentes époques, alors le film est assez drôle (sauf la dernière partie, j'y reviendrai), en effet, malgré les 6 réalisateurs les 5 premières parties tombent toutes dans la comédie, pas forcément des plus inspirée mais réjouissante, ça me ferait penser à la trilogie de Pasolini, mais en "moins bon", surtout pour le premier segment où les hommes préhistoriques s'accouplent à tout va juste pour le plaisir.
Le film dans sa globalité dis pas mal de choses assez vraies sur la femme (on va me taxer de mysogine, mais bon), surtout pour le segment préhistorique. Bon ça reste assez divertissant et plutôt léger. Globalement j'ai eu une préférence pour le segment sur la préhistoire, et celui avec Jeanne Moreau à la révolution française. Les autres pas qu'ils étaient nuls restaient un peu en dessous.
Puis vient le Godard, qui lui a droit à un plus qu'un intertitre avec le titre du film et son nom, il a droit à une petite phrase d'introduction… ça annonce la rupture. En effet si les autres films sont drôles, Godard réinvente le film de science fiction dans un aéroport et dans un motel qui sont tout à fait contemporain, juste en mettant un noir et blanc sur l'image. L'idée de cinéma de proposer un tel univers à partir de rien m'a vraiment séduit. C'est le genre d'idées que j'aime. Il instaure une atmosphère un peu inquiétante, faites de voix off répétitive, ça m'a fait penser à Alphaville (pour le côté SF bien sûr). Le ton de la rupture de l'unité du film est donné.
On retrouve la magnifique Anna Karina (comme quoi Godard avait très bon goût en matière de femme (et de cinéma)), en prostitué, mais en prostitué un peu spéciale, et c'est là que c'est vraiment beau. Ce jeu sur la couleur, ce final, je trouve ça splendide, il fallait y penser, j'ai vraiment aimé ce segment, parce que non seulement il met dans une ambiance avec trois fois rien, mais parce qu'il réinvente l'amour par le biais du cinéma. Et ça c'est beau.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 décembre 2019
De cet ensemble filmé avec une platitude consternante, seul le dernier sketch de Jean-Luc Godard mérite d’être vu. Filmé en monochrome, entrecoupé de plans d’aéroport et avec constamment une voix off, il fait penser à ALPHAVILLE que Godard avait réalisé deux ans plus tôt. Pour le reste il est regrettable que de telles stars (Michelle Mercier, Elsa Martinelli, Jeanne Moreau, Jean-Claude Brialy, Raquel Welch) soient « gâchées » dans un tel navet. Le film termine toutefois sur une séquence émouvante, le baiser de Jacques Charrier à la merveilleuse Anna Karina, évitant à ce film un zéro pointé.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2025
La prostitution à travers l'Histoire. Cinq sketches la faisant aller de l'ère préhistorique à nos jours. Et le dernier, imaginant la prostitution futuriste. Ce "Plus vieux métier du monde", c'est un catalogue des incongruités. Notamment de par la présence de certains acteurs. En effet, qui aurait pu imaginer retrouver un jour Michèle Mercier et Jeanne Moreau là-dedans ? Si des mecs ont parié là-dessus à l'époque, ils ont fini plein aux as. Bon, pour ce qui est du film en lui-même, et c'est mon avis, il ne mérite pas une note aussi basse. Parce que si trois des sketches sont tout à fait anecdotiques, (incluant celui de Bolognini, un comble, quand on connaît la maîtrise des Italiens) les trois autres sont sacrément sympas. Avec mention pour les deux derniers. Et d'ailleurs, le dernier... quand je parlais d'incongruités, v'là la plus belle de toutes. Parce que signé Godard, dont la présence dans pareil projet a tout d'intruse. Lui qui crachait son fiel au visage du cinéma populaire de l'époque, (dont De Broca et Autant-Lara ici présents, étaient des noms associés) nous écrit un truc qui invente l'amour du futur. Dans un univers qui reprend les codes de celui de "Alphaville", mais en mieux, puisque (ouf !) sur ce coup là, il nous dispense de sa loghorrée faussement philosophique et de sa pédanterie légendaire. Et même mieux que ça, la dernière scène est même sacrément chouette, faisant presque écho avec ce que l'on voit de nos jours. Je vais vous dire les choses franchement les mecs : si vous faites l'impasse sur ce film, (je veux dire en cela si vous ne faites pas l'effort de le dégoter) personne ne vous en fera le reproche, en revanche, s'il vous tombe entre les pognes, je peux vous garantir que le moment est loin d'être aussi désagréable à passer.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 229 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2024
Trouver un court-métrage de Godard dans ce film trivial et hors d'âge est une incongruité; découvrir son nom au générique au côté de Claude Autant-Lara, qui fut un des souffre-douleur des jeunes turcs de la Nouvelle vague, en est une autre.
Des six sketches qui composent cette chose disparate et grossière, sous-titrée "l'amour à travers les âges", je sauverai ce petit film d'anticipation bien à la façon de Godard, intrigant et surprenant, évoquant la relation future entre l'homme et la femme. En dessous, je place le sujet de Philippe de Broca, grâce en grande partie au numéro de charme de Jeanne Moreau. Pour le reste...
Les deux premiers sketches, italiens, sont nuls. Je n'en retiens que la beauté de Michèle Mercier, malgré son très kitsch bikini de femme pré-historique. Le sujet allemand, en dépit de ses intérieurs Belle Epoque et Art Nouveau, présente une Raquel Welsh sculpturale, mais comédienne limitée, sans charme ni grace. Enfin, l'histoire d'Autant-Lara, c'est l'humour et le cinéma de papa, ringard.
Il ressort de cette comédie généralement stupide, donc, que la femme est vénale et que c'est elle qui a inventé la prostitution. C'est assez peu respectueux et c'est énoncé à travers des histoires anecdotiques et imagées, dissemblables comme rarement dans le genre des films à sketches.
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