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Un visiteur
5,0
Publiée le 2 février 2008
Un chef d'oeuvre magnifique. Il pourrait bien être le précurseur de beaucoup d'idée d'un futur peut être proche. C'est un film éblouissant, James Caan y est grandiose. On est bien loin ici de la "bouse" de McTiernan qui a fais le remake de ce film. A regarder sans cesse, tant ce film est prenant et d'une qualité de plans incroyables.
Un film de science-fiction avant-gardiste et visionnaire tant pour ses critiques envers la médiatisation et l’ultra-violence du sport portée par les sportifs et spectateurs mais aussi les manigances politiques. Si les scènes de Rollerball dans les arènes sont prenantes et rythmés, le reste du film est peu consistant, voir certains passages trop superficiels.
La force de Rollerball tient essentiellement dans les scènes de sport fulgurant de violence, entre les match l'intrigue est intéressante et décrit un futur tout à fait plausible mais ça manque de suspense. Sinon à part le look et l'ambiance très seventies, Rollerball a plutôt bien vieilli.
Une comète dans l'histoire du cinéma américain ! Rollerball ne ressemble à aucun film. A mi-chemin entre le Prisonnier et Orange mécanique, ce film demeure un constant exercice d'équilibre. Violent, désabusé, mélancolique, inquiétant, le film colleà l'image de son personnage principal interprété par James Caan, plus habité que jamais. Il y a quelque chose de Kafkaien dans cette vision du monde absurde, violente et désenchantée que décrit Norman Jewison. Sans jamais s'engluer dans un sermon moralisateur, l'oeuvre prend au contraire sa force dans la simple démonstration d'un monde qui oublie jusqu'à son histoire. La scène de l'ordinateur perdant l'histoire du XIIIe siècle est tout simplement inouïe. Une oeuvre majeure du cinéma des années 70.
Rollerball (1975) est un film d’anticipation futuristico/sportif à mi chemin entre le derby et le hockey et où le monde est contrôlé par des corporations économiques. En reprenant les éléments d'une nouvelle datant de 1973 : "Rollerball Murder" de William Harrison, Norman Jewison passe à côté de ce qui aurait pu être un thriller politique passionnant. Mais faute d’une mise en scène complètement amorphe, avec un surplus de dialogues (inutiles) et très peu de scènes d’actions (alors que l’univers sportif est au centre de l’intrigue), on finit rapidement par trouver le temps long, d’autant plus que le film flirt avec les 120 minutes. Plus de 35 ans après, il faut avouer que le film a rudement mal vieillit, accusant le coup des années, James Caan et ses acolytes peinent clairement à nous tenir en haleine, faute à des chorégraphies pataudes et un univers kitchissime. Quant au remake éponyme qui a été réalisé en 2002 par John McTiernan, on espère qu’il aura su corriger les erreurs du passé. Mais dans le même registre, on préfèrera amplement garder en mémoire le jouissif La Course à la mort de l'an 2000 (1975), de Paul Bartel avec David Carradine & Sylvester Stallone.
Un bon film d'anticipation. James Caan incarne un champion d'un sport dangereux pour divertir la population américaine. Une réflexion pertinente de l'utopie de l'action et du divertissement. Le réalisateur dénonce la banalisation de la violence.
Sans doute vieillot à notre époque , rollerball n'en fut pas moins un authentique choc lors de sa sortie . En revanche , fuir son remake avec jean reno , petite plaie cinématographique.
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1,0
Publiée le 1 mai 2021
James Caan est absent dans le rôle central d'un joueur de Rollerball célèbre à qui des entités corporatives obscures qui semblent tout diriger et qui sont représentées par John Houseman qui demande de se retirer parce qu'il est devenu trop célèbre et qu'il donne le mauvais exemple d'un individu qui devient plus puissant que les masses. L'individualité est à éviter à tout prix dans ce monde orwellien. Si Caan donnait au personnage principal quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une personnalité cette histoire pourrait être plus convaincante. Lui et ses copains de l'entreprise sont censés être effrayants mais ils ne le sont pas vraiment car lorsque Caan refuse de prendre sa retraite ils semblent n'avoir aucune sorte de plan de secours pour l'éventualité qu'il refuse tout simplement. La torpeur laconique du film est quelque peu atténuée de temps en temps par des scènes de parties de Rollerball mais celles-ci ne font pas grand-chose pour susciter notre intérêt car nous ne savons pas ce qui se passe pendant ces parties. Il y a une balle et des gars sur des patins à roulettes d'autres sur des petites trottinettes et ils tournent autour d'un anneau circulaire ils sont censés faire entrer la balle dans une cible mais au-delà de ça nous n'avons rien. Rollerball est un exemple de ce qui arrive quand absolument rien dans un film ne fonctionne...
Ce film est d’une extrême lenteur. J’ai failli m’endormir à plusieurs reprises. Les seuls points forts du film sont les parties de Rollerball, qui sont très réussies.
Bien plus que le sport inventé à l’occasion, un mélange ultra-violent de hockey, de patins à roulettes et de football américain, servant de métaphore tant à l’uniformisation des attentes du public que des jeux du cirque antique et pretexte à des scènes d’action et des cascades brillamment filmées, c’est surtout le contexte de ce film d’anticipation qui en fait une œuvre culte et impérissable. Dans son univers où les nations ont disparu, n’étant que le vague souvenir de certains, pour laisser place à une mainmise totalitaire des corporations sur le pouvoir et, à travers ce sport justement, des médias de masse, Rollerball est incontestablement le premier film de science-fiction appartenant à la mouvance du cyberpunk. Dans le rôle principal, celui d’un champion de rollerball qui découvre que ses sponsors utilisent son image contre son gré et truquent les matchs, James Caan est comme à son habitude extrêmement charismatique et sert de support à une intrigue bien ficelé dont enjeux se révèleront plus politiques que sportifs.
Je me rappelle très bien avoir découvert « Rollerball » à sa sortie dans les années 1970. A l'époque je n'étais qu'un gamin mais j'avais été impressionné (et passionné) par son extrême violence et son côté futuriste particulièrement réussi. Aujourd'hui, je constate que les images ont un peu vieilli mais que le message politique et sociologique, que je n'avais pas décelé à l'époque, est toujours d'une étonnante justesse. Le scénario nous dévoile une vision du futur où les multinationales ont remplacé les nations et où l'argent est la seule valeur qui ait une quelconque importance. Pour assouvir les vils instincts du « petit peuple », les dirigeants froids et calculateurs ont créé un sport ultra-violent... Le rollerball, abondamment diffusé sur les écrans du monde entier. Évidemment, la théorie « du pain et des jeux » n'est pas nouvelle, c'est le moins qu'on puisse dire, mais le traitement qui lui est donné ici lui donne un réel coup de jeune. Les séances de rollerball sont particulièrement prenantes et d'une grande violence graphique et psychologique... qui n'a rien à envier aux gladiateurs de l'antiquité. Quant au fond, il reste d'une grande actualité et nous pousse à réfléchir sur l'avenir de notre pauvre société... Un très bon film, signé Norman Jewison, que j'ai pris un vrai plaisir à redécouvrir.
Un film d'action/SF d'une violence rare et au contenu politique très riche,qui fit sensation en 1975."Rollerball",c'est un sport inventé par Norman Jewison et ses scénaristes,à partir d'une nouvelle d'anticipation.Sport mixant le patin à roulettes,le hockey sur glace,le football américain et le motocross.Sport qui se déroule dans une arène pentue,où le but est de palcer une balle chromée dans un orifice,plagiant ouvertement les jeux du cirque,avec les joueurs faisant office de gladiateur.Les matchs tournent au pugilat dans un climat d'extrême virilité.Tous les coups sont permis,les règles sont évolutives,et la mort est une forte probabilité.Ces scènes sont frissonnantes,mêmes 35 ans après.James Caan est Jonathan E.,capitaine et star de Houston,qu'une corporation monopolisante veut pousser vers la sortie.Jewison instaure une ambiance paranoïaque,où l'individu vit dans une société totalitaire,savamment camouflée sous une opulence apparente.Plus de Nations.Plus d'Etats.Une paix factice qui fait de cette société aseptisée le repère des frustrations qui explosent dans l'arène.Le tout étonne par la radicalité et la lucidité de son propos.