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Eowyn Cwper
167 abonnés
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3,5
Publiée le 18 février 2015
Un magnifique film de science-fiction sans moyens où ne percent qu'à peine les manœuvres optiques mis en oeuvre pour les illusions de petitesse. Bien qu'assez lent, et pour un film de cette époque, le message est assez clair quant aux difficultés qu'on peut rencontrer dans ce cas invraisemblable. La fin est des plus étonnantes : en pleine explosion historique du happy end classique, on trouve ici une fin très triste mais philosophique et scientifique.
Adapté du roman de Richard Matheson et écrit par ce dernier "l'homme qui rétrécit" est un classique du fantastique des années 50, mais reste un sacré bon film aujourd'hui encore par la qualité de ses effets spéciaux aussi variés qu'inventifs. Mais également par la qualité de sa narration qui suit l'évolution psychologique du personnage condamné à voir le monde de plus en plus grand, trop grand pour lui. La première moitié se suit déjà avec intérêt mais la seconde est une grosse surprise qui relance tout l'intérêt d'un script déjà bon. On change carrément de genre, pour virer au pur survival et qui dit survival dit leçon existentielle. Une pépite, un classique pour tout fantasticophile.
Sur un scénario simple voire dépouillé, voici un film intéressant qui, loin de nous donner des explications, s'attache surtout à nous montrer le cheminement intellectuel d'un homme sortant de sa condition d'être humain "normal" et devant sans cesse s'adapter à cette situation tragique. Les effets spéciaux sont d'époque, donc plus franchement crédibles mais l'illusion est tout de même joliment entretenue. Le film n'en fait pas des tonnes, d'autant qu'il est court, et est très largement porté par son interprète principal.
Je suis très heureux d'avoir vu ce chef d'oeuvre. Film assez court (1h17) mais on ne perd pas une minute. Plusieurs surprises, réalisation impeccable. On se met vraiment à la place de ce gars et on se dit "qu'est-ce que je ferais si j'étais à sa place ?".
Il y a des chefs d'oeuvre du cinéma qui vieillissent bien, d'autres plutôt mal... c'est le cas de ce film culte avec des effets spéciaux inventifs en 1957, qui paraissent puérils et mal fagotés en 2014. Film de SF au départ, puis d'épouvante (la plus belle scène est à mon avis celle du chat qui veut croquer le héros devenu grand comme une souris) et certains disent, film philosophique : l'homme est petit devant l'univers, mais il ne sera jamais zéro, car Dieu ne connait pas le zéro....
Comme Almodovar qui y rend hommage dans "parle avec elle" en plaçant une scène muette ou un homme tout petit danse sur le ventre d'une femme avant de disparaitre dans son sexe, j'aurais sans doute aimé être émerveillé et avoir peur en regardant ce film à sa sortie...
A replacer donc dans le contexte historique, comme un écho dees rumeurs de l'époque sur l'invasions de soucoupes volantes et ses craintes d'attaques de l'URSS....
Une excellente histoire servie par d'excellents effets spéciaux (pour l'époque bien entendu) font de "L'Homme qui rétrécit" un incontournable du cinéma fantastique. A voir et à revoir.
"Vers l'infini et au delà", cette maxime de Buzz l'Eclair sied idéalement à ce film de 1957. Mais ici il s'agit d'infiniment petit. Il y a quelque chose de vertigineux dans ce destin d'homme voué à disparaitre. Il y a du Kafka dans ce destin absurde et pourtant inéluctable. Le héros était "petit" par ses actes et son comportement puis il le devient au sens propre du terme. Cette fable retranscrite sous la forme d'une série B est un film incontournable.
L’ancêtre de "chérie, j'ai rétréci les gosses" s’avère très impressionnant de par ses effets spéciaux qui aujourd'hui peuvent paraitre ridicule, mais qui pour l’époque était juste génial !! L’idée de base est fantastique, un homme qui se retrouve accidentellement exposé a un nuage radioactif se met a rétrécir de plus en plus au fur et a mesure que le temps passe, jusqu’à devenir minuscule, aussi gros qu'une mouche !! C'est super intéressant de voir comment cet homme va s'adapter a ce nouveau monde qui lui est a la fois familier et complétement inconnu; il devra traverser des obstacles physiques ( la montée des planches de bois semblent relever de l'ascension en alpinisme ) ainsi qu'affronter des créatures qui a l’échelle humaine paraissaient inoffensives mais qui dans ce monde miniature s'apparentent plus a des monstres immense et effrayant, tel le chat qui semble vouloir se régaler de son maitre et cette incroyable araignée énorme et immonde ( Beurk ... ) étant arachnophobe ,je me suis sentis très stresser par ces scènes la... lol Le personnage principal est attachant, on a de la peine pour lui face a son désespoir de ne plus pouvoir vivre une vie normal et de ne pouvoir partagé son amour avec sa femme comme il se doit... Sa survie dans ce monde cruel qui le pousse a usé de ruse et de courage, nous captive. Les effets spéciaux sont juste incroyables pour l’époque et l'ambiance très réussi, ainsi que les décors très réalistes.
Al final, un joli petit bijou de science-fiction des années 50, ce film réussi a nous inspiré de la frayeur et de la curiosité pour ce monde miniature que l'on quo-toi tous les jours sans en avoir conscience.
Je m'attendais à un film un peu bébête, genre "Chéri j'ai rétréci les gosses" avec des effets spéciaux beaucoup moins bons. J'ai vraiment été surpris, en bien. Evidemment les effets spéciaux ont beaucoup vieilli (encore que les décors furent élaborés avec beaucoup de soins), mais le film vaut surtout par ses dialogues et son développement très fin de ce qui ce passe d'un point de vue psychique puis même spirituel chez le protagoniste principal.
Contaminé par un nuage radioactif, Scott Carey voit son corps rétrécir de jour en jour. A première vue la médecine ne semble pas s’inquiéter et prend son cas à la légère jusqu'au jour où sa taille devient ridiculement petite. Sa maison va se transformer en terrain dangereux, des sembles meubles vont devenir des montagnes à gravir et des animaux de vrais prédateurs. Une oeuvre fantastique et dramatique qui fait preuve d'intelligence et d'ingéniosité offrant un très bon moment, suscitant quelques réflexions sur l'Homme. La mise en scène y est pour beaucoup, la réalisation est bluffante pour l'époque et même si certains plans ont pris un coup de vieux, le film reste très immersif dans sa globalité. Un classique géant.
Je l ai vu tout petit un soir de Noël ou jour de l an et jamais revu depuis. le film etait déjà sorti depuis 25a mais il m a marqué je ne peux que mettre une bonne note même si de nos jours les effets spéciaux sont incomparables
Robert Scott Carrey et sa femme Louise part en vacances sur un bateau fourni par le frère du héros. Mais un nuage de poussière interrompt le voyage . Six mois plus tard, le héros du film commence à rétrécir.32 ans auparavant Chérie , j'ai rétréci les gosses ; ce film est un chef d'oeuvre fantastique d'une intelligence rare. Il devra affronter son chat et une araignée alors qu'il sera minuscule. Le combat contre l'araignée s'avère difficile. Il la tue avec une aiguille à coudre. Mais malheureusement , il restera minuscule et ne retrouvera jamais sa taille normale. Il devra l'accepter malgré sa détermination et son courage.
Mis en scène par le solide artisan Jack Arnold ("L'étrange créature du lac noir", "Tarantula"...) et scénarisé par l'efficace Richard Matheson d'après son propre roman, "L'homme qui rétrécit" est un film qui préfigure la série "La quatrième dimension" dont Matheson écrira aussi quelques épisodes. Même type de réalisation sobre donnant à voir un homme qui se débat dans une situation anormale. Ainsi, la taille de son corps réduite à celle d'un insecte, l'univers confortable et inoffensif dans lequel vit Scott va se transformer en un espace hostile où la survie devient une lutte. Au résultat, des effets spéciaux très réussis et une action palpitante qui aujourd'hui encore peuvent enchanter les grands comme les petits.
À l'origine, il y a un roman de Richard Matheson, The Shrinking Man, dont l'écrivain a tiré lui-même un scénario pour l'adaptation ciné réalisée par Jack Arnold (L'Étrange Créature du lac noir, Tarantula...). Scénario qui comporte assez d'éléments extraordinaires pour faire de ce film un incontournable de la SF et de la série B. Réduit à quelques centimètres, le héros s'établit dans une maison de poupée ; il subit l'attaque d'un chat et fait une chute dans un sous-sol où l'attendent d'autres péripéties : inondation, combat contre une araignée... Tout devient aventure pour la survie, avec des armes et des outils insolites : un crayon, un clou, une aiguille... Les décors et les trucages, notamment les variations d'échelle, sont très réussis pour l'époque. Le spectacle est au rendez-vous. Mais L'Homme qui rétrécit va au-delà du simple film de genre spectaculaire. Le scénario développe une réflexion sur la monstruosité, sur "les limites de l'identité humaine" (selon les termes du réalisateur) et sur la fascination médiatique pour les "phénomènes de foire". Il fait écho également à l'angoisse d'une catastrophe nucléaire liée à la puissance atomique développée par certains États après la Seconde Guerre mondiale. Mais surtout, le film trouve son supplément d'âme et sa vraie singularité dans son dénouement. Il échappe au happy end attendu. Le réalisateur Jack Arnold raconte : "Le studio souhaitait une fin heureuse. Pour les responsables du studio, une fin heureuse signifiait que les médecins trouvaient un sérum capable d'inverser le phénomène de diminution. Carey serait réuni avec sa femme et ils vivraient heureux. Je pensais que cette fin ne convenait pas au film. Je la refusai. Quand nous avons tourné la fin, Grant Williams a commencé pour moi à ressembler au Christ. Toute l'atmosphère était devenue religieuse. J'ai décidé que je voulais une sorte de fin métaphysique, fondée sur mes propres sentiments religieux, mes idées de Dieu et de l'univers" (voir Le Cinéma fantastique, de Patrick Brion). Jack Arnold se livre en effet, via son personnage, à une méditation sur le sens de la vie, sur l'infiniment petit et l'infiniment grand. Chaque créature, aussi infime soit-elle, est une créature de Dieu et tient sa place dans l'univers. Le héros affirme ainsi son existence, sereinement, humblement, et part à la découverte d'un monde inconnu. Étonnant.