L'Homme qui rétrécit
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2026
Avec L'Homme qui rétrécit, Jack Arnold transforme un postulat de science-fiction en méditation existentielle inattendue. La lente diminution du protagoniste installe une angoisse croissante, traduite par des effets visuels ingénieux pour l’époque. Pourtant, le film oscille entre série B inventive et réflexion philosophique, sans toujours parvenir à équilibrer ces deux registres. Certaines séquences, brillantes dans leur concept, cohabitent avec un traitement parfois simplifié des enjeux. Reste une œuvre singulière et marquante, fascinante dans son idée, mais dont l’exécution apparaît inégale.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2025
L'Homme qui rétrécit a beau dater de 1957, il n'a pas pris une ride ! On l'avait vu au collège, dont vous pouvez bien imaginer le tumulte d'une classe d'option cinéma aux hormones en furie, et lorsque le film démarre, il suffit d'un téléphone juste un peu trop grand pour que les gamins commencent à prêter attention à ce qu'il se passe dans la TV cubique à roulettes, et puis le chat géant qui hurle à la porte : tout le monde se tait, chopé par les trucages simples, visibles, mais tellement inventifs qu'on a plus qu'envie d'y croire. Le film avance gentiment, sans accuser le poids des années (le héros est mieux détouré et superposé que dans les productions fantastiques des années 80...) grâce aux truquistes (un immense merci à eux) qui mettent à disposition des objets et décors de plus en plus disproportionnés, pour faire croire que le héros rétrécit. Les images fortes s'enchaînent, et sont faciles à interpréter (merci le prof) : le héros qui devient dingue car il regarde un passereau, alors que c'est lui "l'oiseau en cage", l'idée écolo de fin qui est ultra-progressiste qui fait un lien avec le début anti-guerre "la bombe nucléaire NON / respecter sa place insignifiante dans le monde OUI", l'homme qui a tellement d'ego qu'il en devient ridicule et n'est plus bon qu'à être un jouet dans une maison de poupées, ou un déchet qui tombe à la poubelle... Mais ce l'on retient de mieux, c'est encore les effets techniques bluffants (sans même parler des années 50, il y a une flopée de films modernes qui sont moins crédibles avec leur numérique baveux et abusif), et ces envies de grand spectacle (avec du miniature) : la bataille contre le chat, la planchette de bois qui bascule, le duel contre la mygale (mais QUI a une araignée comme ça à la cave ? Il faut déménager, vite !)... L'Homme qui rétrécit est un film spectaculaire, pas vieillot pour deux sous, qui a une fin un peu radicale (il n'y a pas vraiment de fin), et un immense message à faire passer : on n'est que des poussières miniatures dans cet Univers, autant ne pas le défoncer façon XXL...
DaeHanMinGuk
DaeHanMinGuk

231 abonnés 2 456 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Avant le remake de Jan Kounen en 2025, il y avait ce film de Jack Arnold en 1957 et il n’a pas pris une ride. Bien sûr, il est en noir et blanc mais ce format a toujours son charme de nos jours, les effets spéciaux de l’époque tiennent encore la route et surtout il y a une histoire bien plus développée spoiler: (sur les causes du rapetissement en particulier mais aussi sur les recherches des docteurs, la nuisance des médias ou la condition de bête de foire)
que celle de son remake. Enfin, le film est bien plus court (1h21 contre 1h40) et ce rythme lui donne un surplus de tension. L’original s’offre même davantage de rebondissements spoiler: (ah, l’inondation !)
. spoiler: Je suis, en revanche, moins fan de la conclusion métaphysique.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 306 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 octobre 2025
Oui, peut-être bien que le début du film est un peu poussif. Mais vous savez quoi ? J'en ai rien à fiche. Parce que cet "Homme qui rétrécit" est tout simplement intouchable. Il n'est pas seulement l'un des plus grands films de science-fiction de tous les temps. Il est aussi l'un des plus grands films de tous les temps. Rien que ça. Comme fort indiqué justement, ce qui est très fort, c'est cette mise en scène progressive du rapetissement de cet homme. Et le tout avec une cohérence qui laisse rêveur. Et c'est justement grâce à cette cohérence à l'épreuve des balles que des scènes cultes comme spoiler: l'attaque du chat
, spoiler: l'inondation
et bien entendu le spoiler: fameux combat contre l'araignée
le sont devenues. Et ce sera tout pour moi. Et j'ai même déjà l'impression de n'avoir pas su rendre justice comme il se doit à ce véritable monument du cinéma.
Damien S
Damien S

37 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Un classique du genre qui a fort bien vieilli. Evidemment les trucages font très datés mais ça apporte un bon charme à l’ensemble.
timan85
timan85

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2025
Très bon film, surtout pour l'époque. Arachnophobe passer votre chemin, ce film n'est pas pour vous !
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 873 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2025
"L'Homme qui rétrécit" est probablement l'une des expériences les plus intéressantes que j'ai eues à voir récemment. La raison est d'ailleurs très simple, le film datant de 1957 et étant toujours aussi impressionnant en matière d'effets visuels tout comme en astuces techniques. Forcément, au vu du titre, vous avez rapidement compris que le long-métrage allait nous présenter un homme devenir très petit, allant même jusqu'à devenir minuscule. Pour cela, l'équipe du film a clairement multiplié les idées, afin de rendre cet aspect possible pour l'époque. Tout d'abord, cela passe évidemment par des effets visuels, avec pas mal d'incrustations du personnage. Effectivement, c'est peut-être le point qui a le moins bien résisté au temps, mais même à ce niveau, ce n'est pas choquant. On sent que cela a été effectué avec soin, en suivant les techniques de l'époque. Mais à côté, l'autre idée du film est de jouer avec les décors. Alors, pour nous donner l'impression que l'acteur est minuscule, de nombreuses reproductions de taille différente ont été créées, et autant dire que cela se doit d'être félicité. Cette initiative a dû demander un travail de titan, mais le résultat est là, car on y croit ! Mais enfin, la mise en scène aide également à faire illusion, en séparant notre héros dans un coin du cadre, pour faire apparaître un personnage de taille normale dans l'autre. Et honnêtement, même avec une vision actuelle, ce n'est pas facile de remarquer la supercherie ! Par conséquent, je comprends pourquoi ce film a cette réputation. Il est clairement une merveille visuelle pour son époque, et j'imagine bien à quel point il a dû marquer les spectateurs de 1957. Pourtant, il ne faut pas oublier que le long-métrage reste avant tout un film, et pas une démonstration technique. Mais même en regardant via d'autres aspects, je réussis à avoir beaucoup de sympathies pour ce dernier. Par exemple, j'aime beaucoup l'alchimie qui se ressent entre nos deux acteurs principaux. Le scénario a beau passer assez vite sur la relation entre ces deux-là, le jeu de leurs interprètes rattrape le coup et cela nous permet clairement de nous attacher à eux. Malgré tout, on comprend pourquoi le film cherche à accélérer certaines parties, car on sent que c'est l'aspect technique qui voulait être le plus mis en avant, alors l'histoire arrive vite au moment où notre héros devient petit. Cela dit, ce n'est pas pour me déplaire, car cette approche offre un rythme assez soutenu à l'ensemble. En vérité, le seul gros reproche que je dois faire vient des dialogues, le film optant pour l'utilisation d'une voix-off. Si je comprends son utilisation à certains instants, je n'ai pas la sensation qu'elle était absolument nécessaire pour toutes les scènes. Je pense notamment à la conclusion, qui tente de partir dans une réflexion philosophique très basique, et qui aurait donc pu être retirée. Cependant, cela n'enlève rien à la qualité du long-métrage, qui reste encore extrêmement plaisant à voir de nos jours. Pour conclure, un film important.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 octobre 2025
Je l’ai plus pris comme un divertissement bête et méchant malheureusement. C’était en effet très drôle de voir comment ce film a vieilli, avec ces anciennes techniques d’illusion. A ce niveau niveau là, il a clairement son charme. spoiler: Les séquences avec le chat et avec l’araignée sont ainsi les meilleures.
Mon plus gros problème, c’est que je trouve que le choix du narrateur qui parle au passé et commente très souvent ce qu’il se passe a complètement ruiné tout enjeu dramatique et toute tension. spoiler: Si le protagoniste nous indique qu’il s’en est sorti indemne durant telle ou telle situation périlleuse, comment puis-je être investi et craindre pour son sort?


Le concept est déjà assez risible en théorie, surtout lorsqu’il est directement exposé dans l’œuvre sans qu’on ait eu le temps d’introduire les personnages. Et, pour moi, le film ne devient vraiment bien qu’à partir du moment où Scott est livré à lui-même, spoiler: contraint à se battre pour survivre dans son propre sous-sol.
C’est assez ironique et fun à regarder. Et puis, le narrateur ruine beaucoup de choses encore une fois. La meilleure idée aurait été de ne justement pas le faire parler à ce moment précis spoiler: afin que l’on puisse être dans le doute lorsque l’on remarquerait l’absence soudaine de ce conteur.
J’aime bien le climax malgré que l’on grossisse pas mal le trait sur les thématiques abordées, mais c’est un film qui aurait pu être largement meilleur en laissant plus les images parler. 12/20
康平 贾
康平 贾

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2025
L’idée d’un homme qui rétrécit est à la fois folle et fascinante. Quant à la logique, peu importe — car ce film m’a profondément touché. Voir Paul lutter contre l’araignée, tenter de s’amuser malgré tout et chercher sans relâche un moyen de s’en sortir, m’a ému. Il se relève encore et encore, même lorsque tout semble perdu. Dans ce combat dérisoire et tragique, il incarne la persévérance humaine face à l’inévitable désespoir.
Adrien Martinez
Adrien Martinez

4 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 octobre 2025
Pour une production francophone, je trouve que c'est magistralement bien foutu. Que ça soit les effets pratiques, numériques, la réalisation : j'ai kiffer. Jan Kounen nous fait passer de Ant-man à Seul au monde, sans oublier Chérie j'ai rétréci les gosses avec beaucoup de finesse et de tendresse. Pour moi, c'est sa lettre d'amour au cinéma.
Heinrich David
Heinrich David

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2025
Pour l'époque c'est très bon. Tout reste réaliste, le beau mec pieds nus pas préparé aux événements.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2025
En dépit de son statut de film culte, justifié par ses seules prouesses techniques, The Incredible Shrinking Man demeure une production de série B, ayant les qualités et les défauts de cette nature que nous ne saurions occulter : soit une inconsistance narrative que compense l’imagerie en mutation transformant le mari et chef de famille – conservatisme révélé dès l’ouverture sur le bateau – en chevalier miniaturisé puis premier homme d’une race nouvelle. Le roman de Richard Matheson, décliné en scénario par l’auteur lui-même, sert de support à une suite de rencontres de la hauteur (l’épouse) à la petitesse (chat, araignée) en passant par la taille moyenne (les freaks d’un cirque), donne lieu à des trouvailles de mise en scène aujourd’hui encore remarquables. Pour autant, la scission de l’œuvre entre le spectaculaire et le philosophique, réservant ce dernier à la voix off que l’on entend en guise de clausule (poncif du genre), contribue à sa superficialité.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 227 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2025
Un nuage indéterminé qui l'enveloppe et, quelques temps après, le dénommé Scott Carey présente les curieux symptômes d'un homme qui rétrécit, comme l'annonce très opportunément le titre du film...Dans le genre spoiler !
Ce ne sont pas tant la personnalité hors norme du héros de Jack Arnold -d'autant que le comédien Grant Williams me semble un peu fade- et les considérations que sous-tend le sujet, comme la dégénérescence de la nature causée par les hommes ou bien la place non-définitive qu'occupent ceux-ci dans l'univers, ce n'est pas tant ces aspects du film qui retiennent l'attention que, plus prosaïquement, les trucages et les décors adaptés qui créent habilement l'illusion d'un homme réduit à la taille d'un insecte puis à rien de connu! Ces dispositions introduisent bien évidemment des situations insolites et des perspectives ludiques.
Ainsi Scott, prisonnier de sa propre spoiler: cave
, habituellement inoffensive, est confronté à des dangers insoupçonnés. Il doit affronter spoiler: une araignée pour sa survie, s'armer d'une aiguille en guise d'épée ou bien trouver refuge dans une boîte d'allumettes
. Autant de scènes homériques qui, à défaut d'inspirer une véritable densité dramatique, ont fait, par la qualité de la réalisation, la notoriété de ce classique de la série B américaine.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2024
Finalement un film de survie plus qu'un film d'épouvante si ce n'est le côté fataliste de l'acceptation de la maladie dû (encore et toujours) à une irradiation. On ne s'ennuie pas une seconde et ça nous tient jusqu'à la fin. Le sens premier de se film est de montrer l'isolement d'un homme rejeté par tout ce qui l'entoure suite à un diagnostic médical traumatisant.
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 776 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2024
L’intrigue de ce récit improbable, scindé en deux actes distincts, oscille entre la science et le fantastique. La première partie explore, avec une approche quasi-clinique, la transformation de Carey, dont la réduction est inexorable. La seconde, plus viscérale, plonge dans un survival haletant où l’homme doit réapprendre à exister dans un monde devenu gigantesque.

Si les effets visuels trahissent le poids des années, les trucages, presque naïfs, traduisent une volonté d’émerveillement qui, malgré ses limites, conserve un charme indéniable. Mais derrière cette ingéniosité se cache une trame parfois trop ancrée dans des clichés ou des réflexions convenues.

La narration, bien que dépourvue de temps mort, s’effiloche dans une seconde moitié qui semble suspendue, inachevée. La fin abrupte, accompagnée d’un laïus final hors sujet, déçoit là où l’ambition semblait prometteuse.
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