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Un visiteur
4,0
Publiée le 4 juillet 2008
Moi aussi j'avais vu ce film avec les programmes amenant les élèves au cinéma, il y avait plusieurs organismes qui proposaient les mêmes programmes, nous nous étions trompés de cinéma, et du coup nous l'avions vu deux fois...ce film a été un grand choc pour moi,après les projections, je n'arrêtais pas de raconter l'histoire à tout le monde, je ne comprenais pas comment il avait pu devenir aussi petit, j'avais peur de rétrécir, je cherchais le personnage dans tous les recoins... Je l'ai revu à la télévision il y a deux ou trois jours et j'ai trouvé l'histoire vraiment touchante et bien abordée, j'aimerais beaucoup lire le livre. Et quelques petites choses qui ne m'avaient pas autant frappées à l'époque: les plans (dans la cave) et les effets spéciaux (l'araignée (scène qui m'avait tétanisée))sont grandioses, ou du moins pour l'époque en tout cas. Je recommande vraiment ce film à tout le monde.
Le sujet est intéressant mais vraiment mal traité. La question de la place de l'homme n'est pas assez développée, on s'en tient à des idées générales, tout comme pour le sujet des problèmes médicaux. Un gros point faible est qu'on connait le sort réservé au héros dès le début du film par le biais de voix-off. Ce film est une réelle déception par rapport au sujet et à mes espérances.
A la suite d’une contamination radioactive, un homme voit son corps inexorablement diminuer de taille au point de devenir la proie d’un chat, puis d’une araignée…
Remettons-nous dans le contexte de l’époque, en pleine Guerre Froide, la psychose de la peur atomique envahit tout le monde (ainsi que les écrivains de Sci-Fi) et Hollywood n’y reste pas insensible. C’est comme ça que voit le jour l’adaptation éponyme du roman de Richard Matheson.
Jack Arnold, réalisateur du cultissime L'Étrange Créature du lac noir (1954) nous plonge dans le quotidien de ce pauvre homme qui mène une existence paisible et qui se retrouve du jour au lendemain, confronté à un phénomène inexpliqué. Dès lors, il ne cesse de rapetisser au point de devenir la proie de son animal domestique et pire, d’une tarentule.
Pour l’époque, il faut reconnaître que le film est une incroyable prouesse, aussi bien technique que visuelle. Au milieu des années 50, les VFX sont balbutiants, alors le réalisateur va avoir recours à d’innombrable SFX en direct sur le plateau et faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour rendre crédible (et plausible) son histoire (en créant des décors surdimensionnés pour faire apparaître son héros tout petit et inversement lors de certains plans). On découvre ainsi comment un simple pavillon d’une banlieue américaine peut devenir le lieu de tous les dangers lorsque l’on ne mesure que quelques centimètres.
L'Homme qui rétrécit (1957) n’a absolument rien perdu de sa maestria en termes de mise en scène spoiler: (la maison de poupée, les gouttes d’eau dans la cave, le chat, le piège à souris, l’attaque de la tarentule et j’en passe) et nous offre des séquences d’anthologie qui restent encore percutante près de 70 ans plus tard. Une oeuvre matricielle qui donnera lieu à des remakes et surtout, d’autres films fortement inspirés, tels que Le Voyage fantastique (1966), L'Aventure intérieure (1987) ou encore Chérie, j'ai rétréci les gosses (1989).
Bluffant! Ce film SF des années 50 n'a pas pris une ride. On se surprend à se passionner par l'histoire d'un homme qui rétrécit et à suivre sans s'ennuyer les péripéties de celui-ci au milieu de décors et effets spéciaux ultra-réalistes. Un très bon moment en perspective...
Ce film mythique atteint les plus hautes sphères du cinéma fantastique. Le scénario de Richard Matheson est excellent et les trucages sont remarquables. Le courage dont fait preuve Scott est admirable et fait qu'on suit ses aventures sans pouvoir décrocher. La fin est monumentale. Vraiment un des tous meilleurs films fantastiques.
Loin des "Chérie j'ai rétrécit les gosses" ou autres comédies pour enfants , "L'homme qui rétrécit" impressionne par la déchéance dramatique de son personnage , sa variation des échelles et ses effets spéciaux.
je pense que ce film peut faire partie des fleurons l'art du cinéma fantastique. Cet homme qui rétrécit de jour en jour est pathétique et on ne peut que se poser des questions sur l'avenir de l'homme avec les pollutations actuelles et à venir. Bien sur cela ne reste qu'un film mais surtout une très belle adaptation du livre de Matheson ou chaque chose du quotidien devient monstrueusement grand et ou nos animaux familiers ou les insectes deviennent des monstres contre lequel l'homme doit combattre. Il se termine sur une note d'espoir et c'est tant mieux. l'avenir de l'homme passera peut-être en effet par ses facultés d'adaptions à des mondes nouveaux.
L'homme qui rétrécit est le meilleur film de Jack Arnold, supérieur à Tarantula et autres Créatures du lac noir. Adapté du meilleur roman à ce jour de Richard Matheson, sublime chef d'oeuvre de la littérature de science fiction, le film lui est assez fidèle, ôtant seulement la scène d'affrontement avec un oiseau et la présence d'une fille de Scott Carey. D'ailleurs celle-ci, dans le roman éponyme, suggérait l'ambivalence sexuelle du héros victime de métamorphose. Edulcoré, L'homme qui rétrécit l'est à peine, il pose la problématique des problèmes d'identité, d'affirmation de soi. Scott Carey change de monde au fur et à mesure et les relations avec son entourage changent, deviennent problématiques au point de se heurter avec sa femme en raison de sa propre position de faiblesse, de n'être plus à la hauteur, d'assumer son rôle de mari, peut être de futur père, de chef de maison (un domicile qu'il finit par hair). Le film est un peu long à démarrer mais, dans sa deuxième partie, Arnold montre bien les doutes et les complexes d'un homme qui n'en est plus un ("Un enfant qui ressemble à un adulte", voir la scène de la piqûre dans le bras de Scott, en fait dans celui d'un gamin pour le film). Carey cherche ailleurs ses pseudos semblables, en l'occurrence une belle femme naine. Une scène magnifique romanesque à souhait, rompue par un dénouement terrible. La troisième partie, celle où sa petitesse s'accentue est conclue par une scène d'anthologie d'affrontement très réaliste avec le chat de la maison (belle idée humoristique et dérisoire, la petite maison faite ... maison). Projeté dans la cave aux profondeurs insoupconnables, le film prend une autre dimension plus sombre, plus tragique, plus philosophique (allusions à Pascal sur l'infiniment petit). Les rapports à l'objet de Scott Carey évoluent, ces derniers deviennent tout à la fois menacants, protecteurs ou défensifs. Cela confère à cette partie un côté quasi expérimental et initiatique ; Carey doit réapprendre à vivre tout en cherchant à satisfaire ses besoins vitaux (manger, affronter la terrifiante araignée dans une scène stupéfiante). Scott Carey finit par disparaître ou se fondre dans le monde. Les effets spéciaux sont uniques et réalistes. Même le fade acteur qu'est Grant Williams se donne à fond. Digne d'un roman exceptionnel, le film est très réussi et ne s'oublie guère (voir de nombreuses références suscitées, séries, films postérieurs...)
Sans chercher à être original je dirai moi aussi que les effets spéciaux sont vraiment stupéfiants, lusage de la caméra et des plans superposé est très bien maîtrisé et rarement ridicule. Ce film que je croyais vieillit ma surpris en bien autant par le scénario qui est assez intéressant que par les thèmes abordés qui sont aussi dignes dintérêt (lisez la critique Ananana qui en relève plusieurs). Lacteur principal interprète bien son personnage, certes son jeu a un peu vieillit mais ça passe bien quand même. Jajouterai que le message final est bien trouvé, dailleurs là encore la fin de lhistoire ma aussi surprise et ce, toujours dans le bon sens. Jai par contre un peu dappréhension pour le remake avec Eddie Murphy qui est censé sortir en 2008, les producteurs feraient mieux de ressortir un version remasterisée plutôt que de créer un navet hollywoodien Enfin, qui vivra verra
Il est étonnant de voir à quel point des effets speciaux d'un film datant de 1957 peuvent encore nous bluffer. L'histoire de cet homme, ayant subi un nuage radioactif en pleine mer, qui va rétrécir en quelques mois à une taille minuscule prête à des aventures que l'on n'aurait aucunement soupçonné dans un milieu famillier qu'est le doux foyer familliale. Pourtant, un chat à l'affût, une ariagnée, une planche servant de pont, une fuite se transformant en innodation ne sont que des dangers pouvant atteindre à la vie de notre héros qui va devoir batailler afin de survivre dans ce milieu hostile... On pourrait se demander pourquoi un producteur n'est pas eu l'idée de faire une nouvelle version actualisée avec les effets-speciaux du nouveau millénaire du livre de Richard Matheson, après cette oeuvre innoubliable de Jack Arnold qui nous emmène vers une reflexion sur la relation de l'homme avec son environnement et la nature...
Très bon film de SF, grand classique des années 50. Ancêtre des films à grand spectacle actuels puisque entièrement basé sur d'excellents effets spéciaus et scénario tenant sur un timbre-poste. La fin est plutôt surprenante (là par contre, il se démarque des films récents).