Quand, lors de la première séquence du film, deux gants apparaissent, l'un aux couleurs américaines et l'autre aux couleurs russes, et que, quelques instants plus tard, le gant russe est littéralement détruit par le gant américain, alors on rit de cette gigantesque blague, puis on doute.
Quand Rocky veut venger son ami Apollo, la vengence triomphe, car on le sait tous, l'amitié, "c'est plus fort que tout".
Quand la répétition des arrets sur images et des fondus de transition énervent le spectateur et prouvent la médiocrité de Stallone en tant que réalisateur.
Quand les clichés sur la Russie (voitures noires, neige évidemment omniprésente, russes blonds) font partie intégrante des mentalités.
Quand la scène sur la propagande Russe apparait comme la seule scène réussie du film.
Quand les russes sont des tueurs, des êtres méchants, des dopés et quand le communisme est une folie.
Quand la violence gratuite et le climat sanglant du combat final permet d'attirer puis de satisfaire le tout public.
Quand une pseudo guerre froide est installée en trame de fond.
Quand Rocky incarne le porte-voix américain, le Héros de l'Amérique toute puissante.
Quand Rocky réfléchit cela donne : "Ptete que j'peux pas l'battre, mais ptete que j'réussirai à lui prendre tout ce qu'il a. Lui va falloir qu'il me tue, va falloir qu'il est le courage de se dresser devant moi, et s'il le fait, alors ça voudra dire que lui aussi il veut mourir, mais chais pas si il voudra ça, j'en sais rien, j'en sais rien."
Quand l'image de fin montre Rocky triomphant et enveloppé (encore) du drapeau américain.
Quand le discours final installe chez moi un mélange de sentiments opposés, l'hilarité et la répulsion.[...] Voir la critique complète sur www.mediacritik.com