17930 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
239 critiques spectateurs
5
78 critiques
4
100 critiques
3
35 critiques
2
16 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 octobre 2012
Plutôt un documentaire ou presque, ce film est une merveilleuse aventure d'un ourson et d'un ours géant de l'espèce kodiak, le plus grand des ours, qui vit dans le nord américain. Jean-Jacques Annaud réalise une performance exceptionnelle. Ce film est un profond hommage à la nature et une dénonciation de la turpitude humaine vis-à-vis du monde animal. Un véritable chef-d'œuvre à la gloire du règne animal.
Le réalisateur Jean-Jacques Annaud finit avec "L’ours" de s’asseoir une solide réputation aux Etats-Unis Avec ses presque 8 millions d’entrées contre 9 millions en France, le premier film animalier de Jean-Jacques Annaud est un immense succès. En le réalisant, il réalise son rêve de faire un film à la fois populaire et familial, tout en s’appuyant sur le roman "Le grizzly" de James Oliver Curwood, publié en 1916, et réédité à maintes reprises depuis. Il nous envoie donc tout droit en Colombie britannique, province du Canada, alors qu’en réalité "L’ours" a été tourné à travers toute l’Europe : Italie et ses fameuses Dolomites, Allemagne, et Autriche. Peu importe l’endroit de l’action, car les ours étaient les maîtres des montagnes. D’ailleurs, nous verrons le premier humain qu’au bout du premier quart d’heure. Le scénario est on ne peut plus simple, mais original, en donnant la plus belle part aux animaux, de quoi en faire pâlir d’envie (ou presque) les reporters animaliers. Le casting humain a été vite complet (Tchéky Karyo et Jack Wallace, rejoints plus tard par André Lacombe). Le casting animalier a été plus compliqué, car il a fallu quatre années de travail acharné de la part des dresseurs pour nous amener Bart, le gros ours mâle solitaire, qui doit partager la vedette avec l’ourson Youk pour qui il aura fallu une douzaine de doublures. Inutile de dire que question dialogues, nous n’avons pas grand-chose à nous mettre sous la dent, mis à part les quelques mots venus matérialiser le mal personnifié par les deux chasseurs, Tom (Tchéky Karyo) en particulier. "L’ours", en plus d’être une adaptation, présente une chronique de la vie naturelle dans toute sa splendeur. Même si le film commence par un drame en voyant une ourse mourir par péché de gourmandise alors qu’elle nourrit son petit, nous ne pouvons qu’être charmés et remplis de compassion pour cet ourson désormais livré à lui-même, et qui va tâcher de se faire adopter par le premier congénère rencontré, sans savoir qu’il allait de nouveau se mettre en danger puisque l’animal choisi est traqué par des chasseurs avides de peaux. Sauf que si l’ours traqué est si énorme… ce n’est peut-être pas pour rien. Mais ce n'est pas le point de vue humain qui compte ici, le seul qui compte étant celui des animaux, car c’est de cela qu’il s’agit : le point de vue des animaux. Eux aussi sont pourvus d’intelligence. Mais là où est la prouesse, c’est que les émotions traversent l’écran, tout le long du film. Même si il peut être surprenant de voir un miracle dans la nature comme présenté ici, il faut savoir que ça existe, aussi invraisemblable soit-il. Alors le comportement des ours est-elle plus ou moins humanisée comme le prétendent certains ? peut-être que oui, peut-être que non. Qui sait vraiment ? Cette histoire a certes peu de chance de se passer vraiment. Mais comme je le disais à peine un peu plus haut, dame nature est capable de bien des miracles. En tout cas "L’ours" est aussi une belle leçon d’humilité et de pardon. "L’ours" est un hymne aux êtres vivants, quels qu’ils soient, bipèdes, quadrupèdes, volatiles ou autres, un hymne qui nous laisse pantois et admiratif devant le travail des dresseurs, que ce soit ceux des ours, du puma, et bien d'autres. Un seul regret, j’ai toujours trouvé les rêves et hallucinations de l’ourson très mal faits. J’estime qu’ils gâchent toute la beauté d’un film que la bande originale n’accompagne qu’à dose homéopathique, seulement pour renforcer les moments d’émotion les plus importants. Une œuvre intemporelle qui aura bien du mal à vieillir, et qui reste plus que jamais d'actualité avec la courageuse réintroduction des ours dans les Pyrénées.
Beau ! Un beau film silencieux 100% naturel. Ça se rapproche plus du conceptuel mais ça reste très très plaisant à regarder. L'intérêt réside vraiment dans les images de nature, à part ça il n'y a pas grand chose, attention à ceux qui veulent de l'action ou un scénario béton.
A la fois beau et touchant, L'Ours parvient à nous faire aimer ce jeune ourson pas épargné par les mésaventures ; et cela, non pas en cherchant de force à faire larmoyer le spectateur à coup de musiques tristounettes, mais en développant une approche documentaire. Les images sont en outre très belles, et apportent une véritable poésie. Néanmoins, force est de constater que le scénario contient quelques absurdités, et que lesdits ours ont des réactions pas toujours naturelles. Et en dépit de son charme incontestable, L'Ours pâtit de longueurs regrettables qui le rendent ennuyant par moments.
Jean-Jacques Annaud se place du point de vue des animaux pour raconter cette belle et sauvage histoire, donnant lieu à une oeuvre originale et émouvante.
La nature dans toute sa beauté et sa cruauté... Des paysages superbes, des bêtes mignonnes comme tout, une belle histoire et la très belle musique de Philipe Sarde... Très joli moment à partager !
Un très joli film avec des images superbes. Tchéky Karyo est en grande forme. Un film très émouvant qui touche forcément la sensibilité du grand public.
Un film à succès à l'époque où le seul vrai exploit réside à faire cohabiter des acteurs avec des ours. L'histoire est basique et sans intérêt.C'est digne d'un téléfilm. Banal et surestimé.
Un des films de mon enfance. A certaines scènes, il me faisait même peur.. Aujourd'hui, j'ai un tout autre regard. Plutôt négatif, car le film est vraiment fait pour plaire aux plus jeunes. C'est long et assez ennuyant la plupart du temps, mais l'originalité du film reste présente.
Récompensé par quatre Césars et un Oscar, un film inoubliable qui a marqué mon enfance avec des ours dressés et dirigés comme des personnages. Un magnifique hymne à la nature et à la vie sauvage.
Un parti-pris très particulier qui pour présenter les ours comme des êtres emplis d'humanité ajoute effets visuels et sonores particulièrement dérangeants! N'assumant pas le documentaire malgré une caméra au plus près des animaux, la narration fictionnelle manque de contextualisation et de profondeur pour que cette chasse devenue quête écologique tienne la route bien que Tchéky Karyo y ajoute son élégante pudeur. Ainsi l'ennui devient le héros du film puisque le quotidien des ours est gangréné par ces tire-émotions artificiels tandis que les chasseurs nous restent étrangers. Une ode à la nature très maladroite dans sa construction et sa mise en œuvre.
Des images superbes et beaucoup d'émotions se dégagent du film/ documentaire de Jean-Jacques Annaud et en font une expérience aussi particulière qu'agréable.