Magnifique oeuvre signée Jean-Jacques Annaud. Ce qui frappe c'est la qualité des images, qui sont époustouflantes. Le travail de mise en scène et de dressage est remarquable et nous transporte totalement de bout en bout. L'histoire est captivante et très touchante. Ce film est une belle épopée dans les Rocheuses Américaines spoiler: (même si le film n'y fut pas tourné en réalité !) .
Ce film m'a bouleversé,un belle hymne à la nature. Un des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma français. Il a reçu le CESAR de la meilleure réalisation.On s'identifie aux animaux, on partage leurs émotions et leurs joie. Un hommage grandiose à la vie sauvage menacé par les hommes.
Filmé l’impossible ne freine aucunement la passion de Jean-Jacques Arnaud pour le cinéma, bien au contraire, ça le booste. Soutenu dans cette folle entreprise de mettre en scène un ours solitaire et un ourson orphelin par Claude Berri, le réalisateur a brillamment mené son projet à bien. Un tour de force incroyable pour un résultat unique et sans appel. Un beau et grand film plein d’émotion.
C’est un véritable tour de force qui nous est offert par Jean-Jacques Annaud, conter le destin croisé d’un ourson orphelin, de l’ours solitaire qui l’adopte et du chasseur qui les traque, sans animations ou effets-visuels d’aucune sorte. A sa sortie en 1988 le film fut très largement plébiscité par le public français, il faut dire que le cinéaste fait preuve d’une incroyable maîtrise lorsqu’il s’agit de mettre en scène ces animaux majestueux. Car ce sont effectivement Youk et Bart (le véritable nom des deux ours) qui sont les véritables personnages principaux de cette histoire prenant place en Colombie-Britannique au Canada, leur dressage et celui des autres animaux est d’ailleurs très impressionnant et il permet d’insuffler une authenticité présente à chaque plan. Face à eux, Tchéky Karyo, interprétant tantôt le chasseur, tantôt la proie, est quasiment la seule présence humaine de film et il livre une bonne performance. Avec un rendu final plus proche du documentaire que de l’objet cinématographique, Annaud loupe le coche. En cause, le rythme beaucoup trop lent de cette œuvre qui souffre grandement de son mutisme et du manque de partitions symphoniques qui auraient plus combler ce vide et cet ennui. Le message final de cette histoire laisse tout de même perplexe, on vient néanmoins nous questionner sur un certain nombre de sujets relatifs à la place de l’homme dans l’écosystème que ce soit avec la chasse ou la réduction de plus en plus alarmante de l’habitat animal. Contre toute attente (ayant beaucoup d’admiration pour les long-métrage laissant la part belle aux aminaux), "L’ours" est une énorme déception, n’arrivant jamais à véritablement accrocher le spectateur le film de Jean-Jacques Annaud restera à mon goût comme un premier rendez-vous raté. Il se rattrapera par la suite avec "Deux Frères".
Le film de Jean-Jacques Annaud témoigne qu'on peut mettre en scène des animaux sans verser dans le sentimentalisme complaisant et mignon dont Walt Disney a pu, entres autres, nous abreuver. Bien sûr, Annaud fait en sorte qu'on puisse aimer et s'émouvoir de ces ours devenus personnages à part entière; mais son approche en appelle autant à la sensibilité qu'elle suggère une réflexion philosophique. A travers la traque des chasseurs d'ours, Annaud montre du doigt l'action de l'homme dans un univers naturel qu'il souille pour un profit médiocre et par ignorance. Au-delà, la mise en scène est tout à fait passionnante parce que la fiction s'accompagne de prises de vue dignes des meilleurs documentaires animaliers. La direction d'"acteurs", les animaux, est un régal et les mouvements de caméra permettent parfois d'associer à l'image fascinante et spectaculaire une idée implicite (tel ce plan où l'ours sommeille devant sa proie déchiquetée, symbolique de l'ambivalence de la bête sauvage).De surcroît, l'extrême sobriété des rôles humains sauvegarde la magie sauvage et majestueuse des décors naturels et la beauté puissante d'un animal profondément attachant.
J'ai une sympathie particulière pour cette fable écolo, sans doute un brin naïve, puisqu'il s'agit d'un de mes premiers souvenirs cinématographiques (avec le Grand Bleu et Amadeus). Au vue de nombreuses autres critiques, je ne suis pas le seul de ma génération dans ce cas là... Et je me dis que ça aurait pu être plus dégueu. Annaud a fait bien pire depuis, et je ne parle pas du tout venant du cinéma pour enfant.
Film qui a bercé mon enfance, L'ours est un film dur et parfois cruel sur la nature et des êtres qui vont s'affronter, se tester puis se respecter. Une fable poignante par moments, au scénario simple et peut-être un peu trop naïf mais il est porté par des images vraiment touchantes, véritables miracles (le film a été tourné en 35 mm, dans la nature) et ses personnages se dévoilent peu à peu. Dur et violent, le film sait aussi se faire tendre pour atteindre une certaine forme d'apothéose du genre, véritable joyau pas vraiment égalé. Un film qui fait du bien. D'autres critiques sur
Touchant, émouvant, ennivrant,... ce film est tout simplement magnifique. Jean-Jacques Annaud se lance ici dans un style de film avec des animaux qui lui vaudra sa réputation.
Impossible de décrire vraiment ce que l'on ressent en voyant "l'Ours". Des images sublimes, des décors à couper le souffle. Une musique magistrale. Un scénario original : "Un ourson orphelin, un ours solitaire, deux chasseurs, le point de vue des animaux". On reste pantois devant un film aussi beau et aussi poétique. Une exaltation des sentiments et de la contemplation. Magnifique, un véritable chef d'oeuvre.
Un hymne à la nature grandiose. Ce film d'aventures presque muet est un pari remporté haut la main par JJ Annaud. En effet, le concept ( des personnages principaux qui sont des ours ) risquait de tomber dans le documentaire animalier. Or ce n'est pas du tout le cas. La dramaturgie est présente ( à petite dose, juste ce qu'il faut ) et le cinéaste nous raconte une histoire, une histoire simple certes, mais une histoire magnifique. Le film est éblouissant sur la forme. Certains plans sont d'une beauté sidérante. A ce niveau là, on peut même d'ailleurs parler de pureté, terme souvent galvaudé et auquel le film redonne son véritable sens. En effet, regarder se mouvoir ces animaux dans les majestueux paysages par la caméra de JJ Annaud est une expérience fascinante. La mise en scène est grandiose et on frôle l'état de grace dans certaines séquences. Dommage que quelques éléments du récit tirent un peu l'ensemble vers le bas l'empêchant pour moi d'atteindre le statut de chef d'oeuvre. A ce titre, le rapport homme/nature, s'il est bien présent, est un peu sous-traiter ce qui est dommage. Le dénouement bien que puissant n'est pas à la hauteur du reste. Parmi les trois acteurs humains du films, Tchéky Karyo apporte une véritable présence, avec un regard bleu d'une complexité qui reste imprimé sur notre rétine. Les humains ne sont pas caricaturés et JJ Annaud parvient à éviter le manichéisme. Les hommes restent toutefois des éléments perturbateurs de cet environment et je trouve qu'il aurait fallu pousser encore plus loin le concept en réduisant encore plus les scènes de dialogue entre humains. Mais ce n'est que du détail, JJ Annaud signe un très grand film, une tranche de vie sur Terre lumineuse ou se rencontrent divers espèces dans un environment d'une beauté à couper le souffle.
Le film qui a berçé mon enfance! Certains passage me faisait fondre en larme, tandis que d'autre m'irrissé le poil... Sous la trame d'un documentaire, l'on avance doucement dans un univers que beaucoup croit connaitre; mais qui en faite se revele bien plus complexe et touchant qu'il n'y parait. Certe, le tout peut paraitre assez long; mais chaque longueur nous intimise un peu plus dans le film.. Un beau film qui me touche à chaque fois et qui; mùeme si une fois l'age enfant passé; aura toujours ce petit truc qui fait que l'on ne peut qu'apprécier (la vision de l'enfant en moins). continuez de nous faire rever à chacun des réalisation! (Home, Loup...).
L'ours est plus qu'un simple film, c'est avant tout un challenge multiple : le dressage de ses imposants animaux afin de coller au exigences du scénario. Un réalisateur qui adapte sa technique aux contraintes d'un tournage sauvage, en pleine nature et qui réussit à nous en mettre plein la vue : expressif, majestueux et à la fois envoûtant. Un scénario bluffant, naturel plus que naturaliste, qui parait réaliste à sa manière ; car, justement, seuls les rêves de l'ourson semblent pris un coup de vieux (mais qui peut dire à quoi rêvent les ours ?) ; à la fois tendre mais également cruel. L'ours est une aventure grandeur nature, sans paroles la plupart du temps, aussi touchante qu'extrêmement impressionnante, belle et d'une grande intelligence ; c'est une ode à la vie animale, au respect de celle-ci et qui, si besoin en était encore, démontre la bassesse de l'espèce humaine, surtout celle qui chasse et oublie son humanité... Un classique immuable.
En toute objectivité, il me semble que ce long métrage n'est pas si brillant que cela... Toujours est-il que L'Ours de Jean-Jacques Annaud fait partie des films qui ont marqué mon enfance ( je ne pouvais donc pas faire l'impasse sur sa critique, aussi sommaire soit cette dernière ). Esthétiquement parlant, L'Ours est une splendeur : la faune et la flore ont rarement été aussi bien filmés que dans le cas présent. Mais le hic, c'est que l'on a la vague impression que Jean-Jacques Annaud s'appuie énormément sur la beauté des paysages et sur le charme irrésistible de nos amis les bêtes, et ce au détriment du scénario et d'un réel talent de mise en scène. On remarque de-ci de-là quelques trouvailles visuelles intéressantes - les séquences hallucinées qui représentent les rêves de l'ourson ; l'usage de la caméra subjective - mais la réalisation est de facture trop traditionnelle pour que l'on puisse parler de chef d'oeuvre authentique. Bref, un excellent diaporama mais un long métrage juste plaisant. Trois étoiles magnanimes ( pour des raisons personnelles ).
L'Ours dénote agréablement dans le paysage cinématographique. Ici, les animaux sont les acteurs principaux. Le réalisateur évite deux écueils : le documentaire et l'angélisme. Son film est une vraie fiction sensible et réaliste. Par exemple, le rêve de l'ourson qui vient de perdre sa mère. Difficile de rester de marbre devant son sort. Mais, l'ours reste un animal sauvage qui peut être dangereux. J'ai également beaucoup aimé la fin positive. Belle prestation de Tchéky Karyo.
Une quête initiatique d'une grande tendresse et pleine d'émotions. Jean-Jacques Annaud humanise les animaux comme aucun film d'animation n'a jamais réussi à le faire. Un conte moderne extraordinaire et splendide.
Le génie de Jean-Jacques Annaud est de mettre un film qui se déroule en pleine nature, avec un minimum de présence humaine et donc de dialogues, tout en maintenant le spectateur en éveil. Car Annaud captive et n'ennuie jamais. L'Ours a une grande part de naïveté et de facilité, mais aussi une beauté visuelle et un sens de la narration étonnant pour ce genre de films.