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Charlotte28
207 abonnés
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4,0
Publiée le 2 février 2024
Sous couvert de comiques théâtraux et d'humour noir est contée l'histoire stupéfiante d'un rêve américain dévoyé par trois anti-héros d'abord sympathiques mais rapidement terrifiants par leur bêtise, leur absence d'empathie et leurs rêves de richesses si superflues. S'amusant dans les scènes d'action qu'il maîtrise assurément, Michael Bay choisit habilement de varier les paradigmes afin de nous plonger au plus près de la violence quotidienne, celle de l'aigreur, du déni, de l'envie. Or cette remise en question de l'Eden outre-Atlantique est renforcée par la culpabilité a priori de l'étranger devenu millionnaire qui subit mépris et opprobre dès lors que son profil ne convient pas à celui de la victime fantasmée. Evitant ainsi didactisme et manichéisme, cette intrigue en devient plus efficace encore, à l'instar du rythme constamment nourri des absurdes péripéties de ce trio de pieds nickelés. Intelligemment mené!
La mise en scène et le jeu des acteurs nous font passer les 3 voyous tortionnaires et meurtriers pour des gens assez sympathiques et pire encore plus sympathiques que les victimes. Un comble ! Dwayne Johnson est hilarant dans son rôle d’anti-héros reconverti en bon chrétien qui prie Dieu, à sa manière tout de même. Le film est tellement délirant qu’à plusieurs reprises, il y a un encart nous rappelant que c’est une histoire vraie.
Michael Bay, plus connu pour ses films explosifs et ses pratiques douteuses comme le recyclage de scènes en mode "les gens n'y verront que du feu dans mon gloubiboulga visuel" spoiler: The Island/Transformers la scène de la poursuite sur l'autoroute pour la plus connue et nous ayant préalablement habitués pendant 4 ans à la saga décérébrée Transformers (qu'il continuera) nous sort ce film librement inspiré d'une histoire vraie au casting solide, aux dialogues tantôt légers tantôt savoureux et une BO qui régale. Sous sa forme loufoque se cache un fond extrêmement dramatique sur la quête de l'American Dream des années 90, porté par un excellent Mark Wahlberg ou encore the Rock. À noter la présence assez discrète d'Ed Harris, tout en classe. On s'attacherait presque à ces voyous ce qui peut en rebuter plus d'un sur la morale. Reste à mes yeux un des meilleurs films de Michael Bay (avec 13 hours, Bad Boys et Rock).
Quand le roi du film d'action parodie lui-même son film "Bad Boys" ça donne une sorte de "American Pie" version gangsta, des grands acteurs pour un film qui a remplacé l'action par l'humour d'un ado pré-pubère... Sans doute le pire film de Michael Bay et les critiques sont bonnes... vive la cul-ture !
C'est vraiment triste de ne rien attendre d'un film et de quand même en être indifférent. Ça été mon cas pour ce film que j'ai trouvé concrètement moyen mais plutôt regardable. Objectivement, l'histoire est quand même prenante mais la réalisation de Michael Bay est vraiment fatigante.
En fait, Michael Bay a pour habitude d'avoir une image trop saturée, ça fait presque mal aux yeux. Toujours dans l'image, ses cadrages sont tout le temps synonyme de beauferie, en filmant toujours en dessous la ceinture. Son ralenti me sort par les trois de nez, il est trop présent pour des bêtises. Sinon, il faut avouer que la musique est vraiment chouette et s'émancipe, se détache très bien de l'image. Après, un film comme celui-ci a toujours des effets spéciaux convenables et plutôt impressionnants.
Je trouve que le scénario est étonnamment original et complet. C'est-à-dire que c'est plutôt prenant, même si les valeurs du film sont loin d'être bonnes et que les protagonistes sont extrêmement caricaturaux. Le récit est assez intéressant mais je trouve la première moitié trop peu développée ; alors que la seconde moitié dure trop longtemps. Sur le plan narratif, le film est très efficace et arrive à divertir. Sinon, comme précisé plus haut, les personnages sont trop caricaturaux et ils en deviennent stupide et très peu attachants.
Malgré tout, c’est quand même un film à voir entre amis dans le but de rigoler. Mais il ne faut pas avoir de grosses attentes.
Michael Bay signe ici, une adaptation d'une histoire vraie, avec un excellent casting, Mark Walberg, Dwayne Johnson, Anthony Macky, Ed Harris et Tony Shaloub. Un film qui adapte l'escroquerie du gang du Sun gym . Un film efficace qui mélange action et humour. Un divertissement efficace dans le monde du culturisme
Dans la catégorie des films déjantés, « No pain no gain » de Michael Bay, livré en 2013, frappe très fort. Le cinéaste américain, plus connu pour ses blockbusters à gros budget, se lance ici dans une réalisation plus modeste s’inspirant d’une histoire réelle totalement invraisemblable. Ce fait divers retrace le parcours de trois malfrats de seconde zone prêts à tout pour assouvir leur désir de réussite. Avec une mise en scène à 300 km/h, le récit mélange comédie noire et policier fulgurant. Mark Wahlberg et Dwayne Johnson (ancien champion de catch) assurent une prestation sur-vitaminée à l’image de leurs corps bodybuildés. Bref, une vision fragmentée mais délirante des dérives du rêve américain.
Je met 4 étoile car, à une époque où tous les films se ressemblent, celui là est clairement différent. Un genre de 'c'est arrivé près de chez vous' avec des muscles. Il faut un aplomb assez sidérant pour tenter de faire rire avec des faits aussi tragiques que la torture, la pauvreté, le meurtre... Surtout pour un film hollywoodien! Bizarrement, c'est un film qui change toute la perception des précédents films testostéronés de Bay ou Johnson. Ils ne sont clairement pas dupes des clichés qu'ils proposent.
Franchement c'est un vrai plaisir de voir cette histoire vraie hors du commun. Le réalisateur a en plus le truc pour accentuer le ridicule de certaines situation. Que ce soit avec le montage (ajout de texte) ou avec sa manière de filmer, il appui avec humour sur certaines situations. Avec ce réalisateur on a l'habitude qu'il fasse que du boum, il nous a là prouvé qu'il pouvait faire autre chose. Soulignons aussi, la performance des acteurs (antagonistes et protagonistes), qui eux aussi font un superbe travail pour caricaturer avec finesse leurs personnages. Ce cocktail surprenant mais très bon, nous amène à ne pas pouvoir décrocher du film une seule seconde, malgré les quelques longueurs (gags répétitifs et parfois peu efficaces). Bref, une vraie belle surprise.
Vu à l'époque de sa sortie, décrite comme une comédie, j'avais détesté, je l'avais noté comme le pire film de Michael Bay Revu à l'instant sur Amazon Prime, après avoir vu un documentaire sur "l'histoire VRAIE" derrière le film, et pour le plaisir de voir le casting 4 étoiles en plus de MONK en personnage exécrable, je revois la note de 1/5 à 3,5/5 avec une bande son très agréable
Il est de bon ton de mépriser Michael Bay, pourtant son premier Transformer n'est pas si mal et Island est excellent. J'abordais donc ce film avec confiance d'autant que le pré générique est superbe ! J'ai vite déchanté, il n'y a aucun rythme, aucune tension, la narration est un véritable foutoir et il faut attendre un bon bout de temps pour trouver (enfin ) un personnage positif (Ed Harris) D'autant qu'il est difficile d'avoir de l'empathie pour ces trois agités dotés qu'un QI de bulot. Sinon ce n'est pas trop mal filmé, Mark Wahlberg nous campe un joli personnage d'abruti congénital, Tony Shalhoub et Rebel Wilson sont étonnants chacun dans leur genre. Et puis le sourire de Bar Paly, c'est quand même quelque chose. Mais globalement c'est pas terrible
Entre deux « Transformers » à budget pharaonique, Michael Bay nous pond un « petit » film (enfin 26 millions de dollars tout de même !). Cette comédie criminelle adapte un fait divers sordide : à Miami, dans les années 90, un gang de bodybuilders peu finauds séquestra et tortura un homme d’affaires afin de lui dérober ses biens, puis enchaîna avec des actes encore plus graves. Michael Bay cherche à faire une sorte de « Fargo », présentant cette histoire surréaliste, et se centrant sur ces trois bras cassés aux gros muscles et aux petits cerveaux, qui alignent les décisions improbables. Mais plusieurs problèmes émaillent ses intentions. D’abord, il veut clairement présenter les trois lascars sous un jour plus ou moins sympathiques, les affichant comme des idiots attachants, et leurs victimes comme des richards absolument infectes. Cela pourrait fonctionner avec une histoire fictive, mais il s’agit ici de faits réels : les familles des victimes apprécieront… Ensuite, le réalisateur veut faire de son film une comédie. Pourquoi pas. Mais ce type de sujet demande de manier finement de l’humour noir et de l’ironie. Et ce n’est clairement pas le fort de Michael Bay, qui tourne son film au premier degré. Pour dénoncer la beauferie des protagonistes, son film est lui-même ultra beauf (stripteaseuses filmées sous toutes les coutures, langage gratuitement vulgaire et machiste, bolides colorés, gros bras huileux…). Pour se moquer de la stupidité de ceux-ci, il ne fait qu’insister lourdement dessus, et sur plus de 2h, c’est écrasant. Enfin, « Pain & Gain » (dont le titre VF est une jolie contre-adaptation !) est bourré d’effets de caméra superficiels et incohérents. Images saturées de soleil, utilisation de caméra go-pro, ralentis, shaky-cam, travelings port-nawak, transitions et effets m’as-tu-vu… On ne va pas se mentir, il y a bien quelques scènes amusantes, et quelques passages ou cela fonctionne. Mais dans l’ensemble, c’est plutôt pénible. Ceci dit, il y a tout de même des choses intéressantes. La critique du rêve américain, certes pachydermique, est pertinente et parfois drôle. Les acteurs semblent s’amuser. Mark Wahlberg en bodybuilder aussi ambitieux qu’ahuri. Dwayne Johnson en ancien camé simplet qui a trouvé un salut religieux. Tony Shalhoub en homme d’affaire prétentieux et injurieux. En résulte une œuvre qui demeure un OVNI dans la filmographie pétaradesque de Michael Bay, mais qui est très inégale.