Avec d'aussi prestigieux noms accolés au film, on ne pouvait attendre qu'une réussite, et en effet, ce manga rétro avec sa bande-son jazzy séduit par sa simplicité malgré le nombre d'enjeux exposés. Dans un festival de rebondissements, un grand spectacle mêlant politique, drame, émotion et humour, pour deux heures de plaisir.
L'heure de la révolution a sonné dans la ville qui fait cohabiter humains et robots ! "Metropolis" nous fait davantage part de sa beauté artistique que narratrice. On apprécie le thème et l'ambiance, on reste légèrement réfractaire à la structure de son scénario. Le film ne marque pas comme il le devrait, son énorme potentiel ne sera pas suffisamment exploité.
C'est à Metropolis, une mégalopole futuriste où humains et robots cohabitent, qu'un inspecteur japonais, accompagnée par son jeune neveu, vient enquêter sur les activités louches d'un savant...
Finalement on est assez loin d'un remake animé du Metropolis de Fritz Lang, ce à quoi je m'attendais, et, l'auteur ne s'étant inspiré que d'une photo du chef d'oeuvre du cinéaste allemand lorsqu'il a créé le manga en 1949, on y retrouve uniquement le même univers et l'idée de base de la femme-robot. Rintarō prend d'abord le temps de bien mettre en place cet univers avec de hauts gratte-ciel à perte de vue, un rôle primodiale de la technologie et une répartition des classes bien définies, avec des robots servant d'esclaves pour les hommes et faisant le dur labeur. Un univers sublimé par la qualité des dessins, que ce soit sur les personnages, notamment les inoubliables yeux verts du robot, ou la ville de Metropolis, et la fluidité de l'animation, réservant quelques séquences de toutes beautés et inoubliables.
Mais la force de Metropolis, c'est de dresser le portrait de personnages consistants et intéressants, à commencer par le mystérieux et mégalo méchant, cachant ses projets pour mieux diriger la ville dans l'ombre et souhaitant créer un robot prenant les traits de sa fille disparue et capable de dominer les humains. Personnage dont les apparitions sont d'abord limitées et Rintarō laisse régulièrement planer le mystère sur ses intentions et l'explication de ses actes. Mais c'est sa création, ce robot fascinant qui, contrairement aux intentions qui lui étaient d'abord destinées, va découvrir la vie via le neveu d'un détective et ressentir des émotions, tout comme nous. Les autres personnages, tels que Rock, le fils adoptif et jaloux du Duc ou l'enquêteur, apportent eux aussi de la richesse au récit et aux liens que vont tisser les protagonistes entre eux. Tant dans les personnages, que les dialogues ou l'avancement de l'histoire, Metropolis dévoile une belle qualité d'écriture, évitant tout manichéisme et sachant aborder divers thèmes sans nuire à l'intrigue et aux protagonistes.
Là où Rintarō se montre aussi brillant, c'est dans sa mise en scène et l'atmosphère qu'il met en place. D'abord ambigu et intriguant, le mystère est de plus en plus fort et vient se mêler à la fascination, que ce soit pour certains personnages mais aussi ce monde, très bien exploité, et qui fait froid dans le dos. Toujours en donnant de l'importance au côté thriller, il bascule aussi dans des réflexions sur le rapport entre l'humain et la robotique mais aussi dans quelques moments lyriques et poétiques magnifiques ainsi que dans le drame où la puissance émotionnelle et tragique est présente, que ce soit à travers un androïde capable de ressentir des sentiments ou même d'un père marqué par la disparition de sa fille, négligeant par la même occasion son fils adoptif. L'ambiance bascule parfois dans la folie, à l'image de toute la dernière partie, et c'est totalement prenant, le tout est en plus rythmé par une partition jazz ou parfois une bande-originale inquiétante à souhait. Rintarō n'en oublie pas non plus la tension et le côté palpitant de cette aventure, sachant prendre son temps lorsqu'il le faut et retranscrire toute la nervosité ou le côté désespéré des enjeux.
Quelle claque ! Et ce à tous les niveaux, que ce soit dans l'écriture, l'animation ou la mise en scène. Rintarō met en place l'univers du Metropolis de Lang pour livrer une histoire aussi fascinante que touchante, poétique et intelligente. Brillant.
Inspiré de l'univers du "Metropolis" de Fritz Lang, ce film d'animation japonais m'a mis une grosse claque visuelle et auditive. Franchement, pendant la première demie-heure du film, j'ai eu du mal à me concentrer sur l'intrigue tellement j'étais fasciné par l'animation, et surtout les graphismes mélangeant plusieurs styles à la fois (même les incrustations numériques sont réussies !). Les décors de la cité sont fabuleux. Ce fut aussi un réel plaisir de revoir des traits à la "Astro le petit robot", dessin-animé qui a bercé ma plus tendre enfance. Le scénario de "Metropolis" est finalement plutôt bon, même si on a parfois l'impression qu'il tourne un peu à vide, et même si l'humour est assez rare (heureusement que l'inspecteur est là). Les dialogues ne sont pas toujours captivants non plus. L'émotion met un peu de temps à prendre, mais petit à petit on s'attache aux personnages, et le final est réussi dans ce sens, comme dans beaucoup d'autres. Et le meilleur pour la fin : la BO à contre-courant est à tomber ! Superbe.
Je pensais juste avoir affaire à un remake en film d'animation du MONUMENT de Fritz Lang, ce n'est pas le cas et c'est la (seule !!!) bonne surprise de ce film... Il y a quelques gros points communs entre les deux œuvres (la fille robot, les ouvriers-esclaves dans les zones inférieures,... !!!) mais elles sont grandement différentes pour qu'on ait affaire à deux "Metropolis" à part entière. Reste que je ne placerais pas ce "Metropolis" à part entière dans les grandes réussites du cinéma d'animation japonais : rythme inégal, animation parfois un peu pauvre, ressort scénaristiques pas très bien mis en valeur, raccourcis scénaristiques qui font tâche, un univers qui manque d'approfondissement, un peu conséquence de ce dernier aspect des personnages peu approfondis et donc peu attachants. Il y a bien quelques bons trucs à l'instar de la séquence où la destruction et l'amour s'affrontent dans la "Tour de Babel" mais cette oeuvre s'avère décevant et bien vite oubliable.
Sur le plan technique, même avec l'ajout d'environnements 3D cet OAV est un peu à la ramasse du fait d'animations faciales rigides et d'un dessin éculé pour un projet de cet envergure (même si c'était par volonté de rendre hommage au manga de Tezuka). Sur le plan scénaristique, diverses éllipses et incohérences sont à noter. Ce qui donne dans l'ensemble un animé franchement oubliable.
Que dire à propos de ce film si ce n'est qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre, non seulement de la japanimation, mais aussi de la science-fiction tout court. Ce métrage est à l'image de son final, à la fois grandiose et poétique.
Le chara design peut laisser à penser que ce dessin animé est destiné à public jeune, mais il n'en est rien. Otomo, au scénario, et, Okiura, à la réalisation, transcendent le genre en lui insufflant une dimension à la fois philosophique et onirique. Une pure merveille, aux nombreuses références et non des moindres, "Le Cycle des Robots" d'Isaac Asimov.
Mention spéciale aussi à la musique très jazzy : un régal. Un conseil, ne passer pas à côté de se bijoux !
La façon dont Katsuhiro Ôtomo (le réalisateur d’Akira, ici au scénario) et Rintaro (le créateur d’Albator) adoptent le manga d’Osamu Tezuka, lui-même directement inspiré du chef d’œuvre de Fritz Lang, offre au cinéma d’animation japonaise une de ses plus belles perles. L’incrustation de personnages aux traits assez enfantins dans des décors aux designs soignés peut, dans un premier temps, déconcerter mais l’ampleur du scénario, véritable renouveau du style cyberpunk, prend vite le dessus sur cette esthétique hybride. L’intrigue se montre bien moins manichéenne qu’il n’y parait dès l’instant où chacun des camps des humains dévoile ses secrets, puisque le vil personnage de Rogue n’est poussé que par un amour qu’il porte à son père adoptif et que, alors que l’on adhère aux motivations des révolutionnaires, ils abattent froidement le gentil robot-policier. Ce sont donc, et c’est en cela que Metropolis utilise bien les interrogations fondamentales du genre, les robots qui, du fait de leur absence d’émotions, s’avèrent les plus attachants. La mise en scène nous réserve des passages d’une incroyable beauté, notamment dans l’explosion finale.
Il est difficile d'attribuer une note a ce film tant l'ensemble est inegal, notamment en ce qui concerne l'aspect visuel. Les decors sont magnifiques (la Ziggourat est impressionnante), les effets de lumiere, les couleurs et les textures tres reussies. Malheureusement le mix d'animation traditionnelle et de CGI est rate. En effet les personnages ont un design simpliste aux yeux exagerement grands herite d'Osamu Tezuka (Astroboy) qu'on pourrait aisement qualifier de ''laid'', ce qui tranche avec la virtuosite et le sens du detail dont a fait preuve l'equipe responsable des decors. Le scenario ainsi que les themes abordes sont peu originaux et qui plus est abordes de facon superficielle : mechant dirigeant et elite voulant gouverner le monde, place du robot androide dans la societe... Les personnages sont peu attachants et manquent cruellement d'interet ; Tima l'heroine androide parait simplette, Kenichi trop naif, le detective pas interessant, le mechant principal (Duke Red) non plus. Seul Rock est charismatique et le seul digne d'interet. Il souhaite etre bien vu de Duke Red son pere adoptif et de gagner son affection, seulement ce dernier prefere l'androide (dont l'apparence est celle de sa fille decedee), rendant Rock fou de jalousie. La musique jazzy, en plus des decors, sauve le film. Elle donne une ambiance particuliere agreable. Neanmoins la chanson ''I can't stop loving you'' de Ray Charles pour le final fait tache car inapropriee au contexte... Certains dialogues sont bien penses (je pense notamment a ceux d'Atlas) mais comme pour les graphismes, sont inegaux (Tima est agacante, la phrase ''Qui je suis ?'' revenant trop souvent),
Conclusion : Un film divertissant par ses decors somptueux et sa musique jazzy mais qui helas comporte un certain nombre de defauts du a un manque flagrant d'homogenite tant dans l'aspect visuel que dans les dialogues. Son scenario est par ailleurs trop lineaire et banal et ses personnages renvoient aux pires stereotypes manga.
Pas mal, une histoire attachante. Des graphismes rappelant Astro Boy. Un doublage VF de bonne facture. On entre rapidement de l'univers steampunk. Un bon film. 3,5/5 (je n'ai pas vu celui de 1927)
Un bel hommage assez réussit dans le fond au film de Fritz Lang datant de 1927 , malheureusement le film souffre de beaucoup de longueurs , d'idées qui ne semble pas vraiment bien exploité et de dessins qui ont sacrément mal vieillit et semble laid ( surtout au niveau des personnages ça fait penser au personnage d'Astro Boy ) . Heureusement les couleurs vive et les décors remontent un peu le tout , au final ce film d'animation Japonais reste un bon hommage mais ne décolle pas plus haut a cause d'un scénario pas super intéressant et encore moins captivant a cause de ses nombreuses longueurs qui laisse vite place a l'ennui .
Un film d'animation japonaise qui date aujourd'hui, mais pour ceux qui ne l'ont jamais vu, où qui l'ont fait il y a très longtemps, il est indispensable de le voir, ou de le revoir. Une histoire absolument bouleversante, un chef-d'oeuvre sans aucun doute ! Impossible de ne pas en pleurer, surtout avec un dénouement aussi émouvant accompagné d'une magnifique chanson de Rey Charles.
Amateur de sensations fortes, vous les vivrez toutes sans exception dans cette oeuvre cinématographique magistrale !
Metropolis, même titre que le chef-d'oeuvre de Fritz Lang. Mais ce film est loin d'égaler le génie du film de 1927. On trouve une histoire de robots, d'êtres humains voulant les détruire, rébellion, ville futuriste. Bref, un nouveau Akira ou Ghost in the Shell. Moins intéressant pour les connaisseurs mais les nouveaux y trouveront leur compte. Grâce notamment à la musique jazzy appréciable et les décors assez beau. Mais le design des personnages qui fait penser à Astro Boy, est assez mal choisi, enlevant le charme et la poésie d'un coup. Pourtant la fin est assez triste. J'ai trouvé ça plus original, et franchement c'est magnifique! Si seulement le reste du métrage pouvait suivre...