124 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
19 critiques spectateurs
5
4 critiques
4
9 critiques
3
3 critiques
2
3 critiques
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pascal
256 abonnés
2 477 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 5 mars 2026
Ressortie en salle à l'occasion d'une rétrospective consacrée aux grandes actrices hollywoodiennes, " Boule de feu " (1941 ) oeuvre dotée d'une affiche éblouissante.
Howard Hawks à la mise en scène, scénario de Billy Wilder et de Charles Brackett, Gary Cooper et Barbara Stanwyck dans les deux rôles principaux.
Comédie policière ou Cooper en intello naïf fait face à Stanwyck en chanteuse de cabaret, maîtresse d'un gangster.
Le cinéma Hollywoodien à donner naissance à de nombreuses actrices remarquables. Je me souviens d'avoir lu, il y a quelques années, un article sur Stanwyck la présentant comme une actrice oubliée de l'époque.
Oubliée ? En tout cas pour ma part elle ne le sera jamais, puisqu'elle est une de mes actrices préférée du cinéma américain de l'époque.
Épouse de Robert Taylor à la ville, elle est remarquable dans " Boule de feu " et dérobe ( selon moi ) la vedette à Cooper qui l'a recommandera pour le rôle après leur collaboration dans l'excellent " l'homme de la rue " de Frank Capra.
Je souligne la scène où elle chante accompagnée du groupe de Gene Krupa. Elle est absolument formidable.
Même si ce n'est pas ( à mon goût du moins ) un des titres majeurs de Hawks, l'amateur du cinéma de patrimoine se gardera de le laisser passer.
Le titre fait allusion à Sugarpuss O’Shea (Barbara Stanwyck, 34 ans), chanteuse, danseuse et future épouse d’un gangster, Joe Lilac (Dana Andrews, 32 ans) qui vient se planquer dans une belle demeure près de Central Park à New York, où vivent 8 professeurs qui rédigent une encyclopédie, financée par la fondation Totten (achèvement prévu dans 3 ans, étant arrivés à la lettre S, comme slang). L’un d’eux, le Pr Bertram Potts [Gary Cooper, 40 ans et qui vient de tourner avec Barbara Stanwyck dans « L’homme de la rue » (1941) de Frank Capra] vient de découvrir, grâce à un éboueur, que son article sur l’argot (slang) est totalement obsolète ; il décide de profiter de la présence de Sugarpuss pour l’améliorer, en plus de la rencontre de gens du peuple. Voilà une comédie [photographiée par Gregg Toland, 37 ans, qui vient de terminer « Citizen Kane « (1941) d’Orson Welles] légère, pétillante, et touchante, illustrant l’aphorisme de Blaise Pascal (1623-1662), « Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point » [« Les pensées » (1669), n°277)] ainsi que de la supériorité de l’intelligence sur la force. Cela préfigure « Certains l’aiment chaud » (« Some like it hot ») (1959) de Billy Wilder, avec des chanteuses et des gangsters. Sans oublier la revisite du conte « Blanche Neige et les sept nains », même s’il y a 8 professeurs mais le plus jeune faisant office de prince charmant ! Etonnement, Howard Hawks en fera plus tard un remake, « Si bémol et Fa dièse » (« A song is born » (1948), sous forme d’une comédie musicale (des chercheurs en musicologie rédigent une encyclopédie et découvrent le jazz).
Un Howard Hawks peu connu. Des encyclopedistes coupés du monde depuis des années arrivent a la lettre S et doivent mettre à jour Slang (argot) et Sex. Drolissime on ne peut tomber que sous le charme de Barbara Stanwyck et puis il y a Gary Cooper. A voir.