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Nico2
98 abonnés
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5,0
Publiée le 13 juillet 2009
Tourner un film entièrement muet à la fin des années 70, il fallait oser. Mel Brooks l'a fait, et le résultat est une réussite totale. Vibrant hommage à la slapstick comedy, Silent Movie est une comédie hilarante avec un trio Mel Brooks/Marty Feldman/Dom DeLuise à mourir de rire, des gags formidables à épuiser définitivement les zygomatiques. Comme tout passe par l'image, Mel Brooks est obligé de redoubler d'imagination et d'inventivité, et il exploite toutes les ficelles du genre avec maestria (comique de situation, de répétition et j'en passe...). Ajoutons à cela de nombreuses stars n'ayant pas peur de l'autoparodie comme Burt Reynolds, Anne Bancroft, James Caan, Paul Newman ou encore Liza Minnelli, ainsi que le mime Marcel Marceau qui prononcera un mot, le temps d'une courte scène où l'on peut apprécier son immense talent. A la fois pari risqué, hommage au burlesque des années 20 à 40 et chef d'oeuvre de drôlerie, Silent Movie est un excellent film devant lequel il est impossible de rester de marbre et qui garantit des fous rires à coup sûr.
Il faut se préparer mentalement à entrer dans le "monde Mel Brooks" avant de visionner le métrage. On a donc affaire ici à un film muet, particulièrement burlesque mais à l'univers quelque peu particulier... L'ensemble est drôlissime, d'une gaieté jubilatoire mais a malgré tout énormément vieilli; la faute aux styles de mise en scène et d'interprétation désuets. Une déception selon moi ; Frankenstein Junior est et restera à jamais le meilleur Mel Brooks.
Loufoque ? Burlesque ? Alors,oui, sans aucun doute, la dernière folie mérite ce qualificatif, et le revendique haut et fort. À une époque où les films à gros budget (à l'époque on ne parlais pas encore de blockbuster) étaient dans la surenchère sonore à outrance (stéréo, quadriphonie, sunround, ambiophonie ... j'en passe et des meilleures) Mel Brooks tout en s’entourant de ses complices habituels (Marty Feldman, Dom DeLuise) ainsi que d’une pléiade d’artistes connus et reconnus (Liza Minnelli, Burt Reynolds, Anne Bancroft, James Caan, etc, etc…), fait le pari inverse, et, s'inspirant du cinéma burlesque du début du XXème siècle remets au goût du jour le film muet, tout comme il l'avait fait précédemment avec son Frankenstein Junior tourné en N&B à une époque où l'on ne pouvait imaginer un long métrage autrement qu'en couleurs. Alors, Mel Brooks atteint de folie ? Peut-être...de génie,très certainement...
Légèrement rebutant au début, Silent Movie possède pourtant un charme immense grâce à un scénario qui enchaîne les gags (mais aussi les références) à une vitesse grand V et surtout grâce à l’audace de Mel Brooks de s’être jeté dans la réalisation d’un film muet dans les années 70. Alors comme d’habitude, certains passages sont très lourds mais les caméos de Burt Reynolds, James Caan, Anne Bancroft, Paul Newman puis du Mime Marceau sont tordants et la verve satirique de Mel Brooks atteint toujours des sommets (des producteurs dont la religion est l’argent,…). Après, il est tout aussi intéressant de constater que Silent Movie a un côté visionnaire incontestable car Mel Brooks, en 1976, avait deviné que le cinéma en reviendrait toujours aux vieux classiques comme on peut le vérifier à notre époque où des centaines de remakes ou de films « old school » refont surface, que ce soit sous forme d’hommage ou non. Une très bonne surprise !
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0,5
Publiée le 8 octobre 2021
Lorsque j'ai commencé à regarder le film et que j'ai réalisé qu'il était en couleur je n'ai vraiment pas pensé que cela fonctionnait de cette façon car je pense que le noir et blanc est meilleur pour les films muets. Quoi que Mel Brooks ait eu en tête pour faire ce film c'était une très mauvaise idée. C'est juste une histoire ennuyeuse ou l'on ne peut pas entendre ce que les personnages disent et ils sont plutôt désynchronisés de toute façon. Oui les effets sonores et la musique instrumentale étaient censés sauver La Dernière folie de Mel Brooks mais ce n'est vraiment pas assez bon pour être un film intéressant. Je ne considèrerais pas ce film comme étant regardable il vous perce juste la tête et le cerveau...
Très bon film qui parodie le cinéma muet, "la dernière folie de Mel Brooks" nous propose une mise en scène rythmée et qui possède quelques gags très réussi, ainsi qu'une interprétation très drôle des trois principaux comédiens. A découvrir pour ceux qui ne l'ont jamais vu !
"La Dernière Folie de Mel Brooks" (Silent movie), comédie américaine réalisée par Mel Brooks, sorti en 1976. Un film muet qui rend hommage au cinéma muet avec Mel Brooks, Marty Feldman et une pléiade d'acteurs dans leur propre rôle : Paul Newman, Burt Reynolds, Liza Minnelli ou encore Marcel Marceau. Nous retrouvons avec plaisir l'univers burlesque et loufoque de Mel Brooks et aussi la suite de gags, parfois lassante et souvent décousue qui caractérise les production du cinéaste.
Pour cette dernière folie (titre français complètement stupide), Mel Brooks se lance dans le film muet et pratique au passage la mise en abyme avec une certaine délectation. En effet, le réalisateur incarne ici Mel Funn, un cinéaste sur la touche qui tente de monter avec ses acolytes un film muet avec de grandes stars pour sauver un studio de la faillite. Comme toujours chez le cinéaste, l'ensemble est bourré d'idées, pas toujours géniales souvent amusantes quand elles ne sont pas totalement hilarantes. Délaissant les dialogues et s'octroyant la présence de certaines stars de l'époque jouant leur propre rôle (Paul Newman, Burt Reynolds, James Caan et même le mime Marceau, prononçant la seule réplique sonore du film !), Brooks livre un très bel hommage au cinéma muet et à ses stars avec ce pastiche sympathique ne manquant pas de charme même s'il reste assez faible en terme de construction scénaristique.
Une Comédie, coécrite et mise en scène par Mel Brooks, dont l'humour décalé nous propose de bons gags visuels. Il nous offre un film muet aux blagues hilarantes : le chien d'aveugle, les fusiliers en Inde ... On peut toutefois regretter les silences de la bande sonore, ainsi que quelques séquences certes amusantes mais plus potaches. Mel Brooks, excellent acteur, est bien secondé par Marty Feldman, le comédien au physique si accrocheur. Le pitch : De retour aux affaires, Mel Funn (Mel Marrant in french) le cinéaste Hollywoodien recherche des Stars pour son prochain film. Avec les participations de Burt Reynolds, James Caan, Liza Minnelli, ou Melle Anne Bancroft qui montre une belle dose de dérision.
Mel Brooks n'a jamais fait comme les autres et on ne saura lui reprocher. C'est un double drôle de pari qu'il se lance là. Et d'un, parce que dans les années 70, le film parodique avait bien peu d'adeptes. Et de deux, le film est muet. En gros, tout pour se viander. La spectateurs de l'époque ayant pris le pli du cinéma parlant depuis bien longtemps. Comme on est chez Mel Brooks, cela impute deux choses: beaucoup de trouvailles, le cinéaste ayant toujours eu la caboche en ébullition, pour le bon, comme pour le mauvais. Et bien sûr, peu de finesse. Brooks n'ayant jamais été un esthète de l'humour. Ici, ça fonctionne bien. Pas mal de gags font mouche et le tout avance à un rythme élevé. De plus, le trio Brooks/Feldman/DeLuise est complémentaire.
Profondément déçu. J'ai trouvé les gags d'une lourdeur exagérée même si l'idée de départ n'est pas mauvaise. Très lourd, ennuyeux et indigeste. De la musique et des dialogues en version "films muets". Heureusement, depuis le temps, "The Artist" est passé par là. Mel Brooks a fait de bien meilleurs films à mon goût. Ne le jugeons pas sur ce seul exemplaire :)
Mel Brooks aujourd’hui âgé de presque cent ans aura été un cinéaste/acteur/producteur reconnu malgré sa filmographie exclusivement consacrée au genre comique qui on le sait n’est pas le plus prisé de la critique. Onze films réalisés de 1968 à 1995 qui se sont soldés par deux seuls échecs au box-office (« Chienne de vie » et « Dracula mort et heureux de l’être »). L’humour plutôt radical (certains diront bas du front) pas toujours empreint de la plus grande finesse de Mel Brooks ne lui a jamais vraiment ouvert l’accès au statut d’auteur alors que « Frankenstein junior » et dans une moindre mesure « Le shérif est en prison » laissaient présager le contraire. Un certain manque de rigueur scénaristique qui apparaît après ces deux films de ses débuts peut aussi expliquer ce relatif et progressif désamour. Venant de triompher avec les deux films précités, Brooks n’a aucun mal à financer son nouveau projet qui entend surfer sur la vague nostalgique qui semble déferler sur l’Amérique depuis l’énorme succès reçu un an plus tôt par « Il était une fois à Hollywood ! » documentaire de Jack Haley Jr. consacré aux comédies musicales de la MGM. Mel Brooks alias Mel Funn est un réalisateur un peu sur la pente descendante qui entend se relancer avec un film muet en couleur qu’il a déjà proposé sans succès à tous les studios . C’est un producteur (Sid Caesar) avec le couteau sous la gorge qui acceptera ce pari insensé quand Mel Funn lui assurera que dès qu’il aura décroché la participation d’une ou deux grandes stars toutes les autres se battront pour être dans son film. Dès lors l’épopée drolatique de Mel Funn entouré de sa toute petite équipe dévouée (Marty Feldman, Dom DeLuise) peut se voir, du casting à la sortie triomphale du film comme une suite sketches où Mel Brooks redonne vie parfois assez maladroitement mais toujours avec sincérité aux grandes heures du « splastick » des Mack Sennett, Charlie Chaplin, Roscoe Arbuckle, Harold Lloyd, Harry Langdon et autres Ben Turpin ou Buster Keaton. Pour ce faire, il fait lui aussi appel aux grandes stars du moment qui ont effectivement répondu présent. Ainsi Burt Reynolds, Paul Newman, Liza Minelli, Samy Davis Jr., James Caan ou encore Marcel Marceau s’en donnent à cœur joie pour soutenir dans sa démarche audacieuse l’incorrigible Mel Brooks qui en profite pour donner au passage quelques coups de trique à une industrie un peu trop avide de profit parfois au détriment de la qualité. On notera que Paul Newman fondu de course automobile se verra réservé un sketch dédié à sa grande passion. Le film est sympathique même s’il n’atteint pas et d’assez loin la perfection narrative et esthétique de « Frankenstein Junior » qui demeure le chef d’œuvre insurpassable du désormais vénérable Mel Brooks.
Avec La Dernière Folie De Mel Brooks, ce dernier écrit et réalise une comédie rendant un superbe hommage au cinéma muet. L'histoire nous fait suivre Mel Funn, un cinéaste hollywoodien sorti d'une cure de désintoxication, qui tente de convaincre les responsables d'un studio de cinéma sur le déclin de produire le premier film muet réalisé depuis quarante ans. Pour ce faire, Funn, accompagné de deux acolytes, va essayer de rencontrer plusieurs acteurs et actrices connus afin que ceux-ci jouant dans le film. Ce scénario s'avère hautement réjouissant à visionner tout du long de sa durée d'environ une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple mais rudement efficace, remplie de situations absurdes donnant lieu à des scènes très drôles. La boucle est toujours la même et consiste à aller à la rencontre d'une célébrité dans le dessein de la convaincre de tourner dans le projet. Mais pour cela, les trois joyeux lurons vont devoir ruser et s'accrocher. La dernière partie quant à elle s'extrait de cette boucle en proposant quelque chose d'un peu différent. Les codes du genre du film muet sont parfaitement intégrés et détournés afin d'amuser via des gags très visuels. D'ailleurs, l'humour absurde fonctionne très bien en décrochant de nombreux rires et sourires de bout en bout. L'ensemble est porté par des personnages particulièrement appréciables, à commencer par le trio principal sympathiquement interprété par Mel Brooks, Marty Feldman et Dom DeLuise, qui sont entourés par Sid Caesar, Harold Gould, Ron Carey, Bernadette Peters ou encore Valérie Curtin. À ces beaux noms vient se greffer une distribution des plus prestigieuse puisque Burt Reynolds, James Caan, Liza Minelli, Anne Bancroft, le mime Marcel Marceau et Paul Newman, qui jouent tous leurs propres rôles, sont les vedettes convoitées. Tous ces individus, qui jouent de façon très théâtrale, entretiennent des rapports franchement marrants. Des échanges soutenus non pas par des dialogues, film muet oblige, mais par des intertitres aux textes toujours rigolos. Sur la forme, la réalisation de l'artiste aux innombrables casquettes s'avère de bonne facture. Sa mise en scène nous gratifie de séquences inspirées et évolue dans des lieux variés appréciables. Ce visuel d'une belle richesse est accompagné par une excellente bande originale signée John Morris, dont les compositions collent à merveille à l'action et aux images. Elles sont très présentes afin de conférer une ambiance à ce métrage dépourvu de paroles et jouent parfaitement leur rôle à chaque fois qu'elles se font entendre. De plus, elles sont accompagnées tout du long par des bruitages burlesques accentuant encore davantage le côté loufoque. Reste une fin aussi satisfaisante que le reste de la narration, venant ainsi mettre un terme à La Dernière Folie De Mel Brooks qui, en conclusion, est un long-métrage grandement divertissant méritant amplement d'être découvert.