Dans un monde post-apocalyptique, jusqu'?où peut aller la solidarité ? Comment réagirions-nous face aux autres ? Ces questions, très intéressantes, sont au centre de ce film, mais elles sont traitées avec paresse et le film qui se veut suggestif et dérangeant en devient incompréhensible et insupportable.
Une femme et ses deux enfants tentent de survivre alors que la société semble partir en déliquescence. Le pitch est pas mal, mais le film est ennuyeux ! J'ai piqué du nez 4 ou 5 fois durant la projection. Et la fin ne nous révèle rien du tout en plus. Bref, si vous avez 1h50 à perdre...
Un anti-film, absolument glauque, faible en tout point. Il ne se passe rien, des plans interminables, fixes. Un scénario minimaliste, style fin du monde apocalyptique (pourtant un sujet en or) mais tout est bâclé, on ne sait rien, ni le pourquoi, ni le comment, ni où on va. Haneke se fiche du scénario, et de nous avec. Alors que l’on a vu de vraies réussites sur ce sujet, même en film européen à budget modéré, comme la superbe pépite des frères Larrieu « Les derniers jours du monde », un must, sublime, avec M. Amalric et K. Viard , ou même l’ancien film culte « Demain les mômes » de Pourtalé avec Emmanuelle Béart et Niels Arestrup. Mais ici le scénario basique, simpliste est basé sur un groupe de fuyards , abandonnés dans un hangar, en quête d’organisation , et qui attendent un train fantôme. Les acteurs paumés, par un scénario fin comme du papier à cigarette jouent mal , Huppert, Dalle , Duval, Chéreau, insipides , alors que ce sont de grands acteurs . Une litanie de prêchi- prêcha où l’on retrouve même un groupe de quelques migrants maltraités qui doivent nous « culpabiliser », les pôvres, ils nous font de la peine, ridicule de bien pensance. On se demande vraiment ce que l’intelligentsia trouve au cinéma de Haneke, tellement lent, téléphoné , commun, obséquieux. Le seul point intéressant du film est la découverte et révélation de la toute jeune Anaïs Demoustier, adolescente , formidable , lumineuse , incandescente mais naturelle, qui annonce bien la future star qu’elle est maintenant devenue. Un grand bravo à elle ,pour sa prestation qui sauve le film d'un ennui mortel.
En 2003, Michael Haneke signe un long-métrage totalement soporifique et prétentieux. Dans un monde post-apocalyptique absolument pas contextualisé, le réalisateur livre comme à son habitude un film sans artifice pour dépeindre la noirceur des comportements humains. Malheureusement, c’est tellement pompeux qu’aucune émotion ne s’en dégage. Même Isabelle Huppert semble naviguer à vue sans savoir quelle dimension donner à son rôle. Finalement, on ne retiendra que la véritable première apparition sur grand écran d’Anaïs Demoustier, alors âgée de 15 ans et déjà talentueuse. Bref, un potage insipide.
Le grand n’importe quoi ce film, c’est incompréhensible et insensé, manque de cohérence et de sérieuse. Tout cela, c’est sans compter le manque d’intérêt et de beauté visuelle. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 1/5
quand l'homme est devenu un loup pour l'homme... Avec talent, Michael haneke réussit dans ce film à instaurer dès le début un climat lourd et inquiètant (voire effrayant) On se prend au jeu de cette atmosphère quasiment apocalyptique où les hommes en sont réduit à devoir se battre pour survivre. Malheureusement, je en peux pas trop dire pourquoi, il y a un moment où dans ce film, tout bascule, l'atmosphère trop pesante finit par fatiguer le spectateur, on commence à s'ennuyer et on a plus qu'une envie: que cela se termine...
La première scène est du pur Haneke, un drame sanglant, froid, soudain et tragique avec des personnages qui semblent comme hors sol, hors de leur réalité. Les acteurs surjouent une sorte de détachement qui est un choix évident et assumé du réalisateur et qui est sans doute son pire défaut car retire toute ouverture à l'émotion sensitive, Haneke nous réserve que des émotions visuelles via des images ou plans plus ou moins malaisants. Ainsi on notera par exemple le vomi, le viol ou l'exécution du cheval. Haneke choque gratuitement, on ne peut que constater que le réalisateur montre à l'écran une complaisance vis à vis de la violence alors même qu'il dit dénoncer celle de Hollywood. On aime ses plans-séquences, sa minutie formelle mais on aime moins ses séquences inutilement longues (oui on comprend qu'il mange !), mais cette fois on est surpris de la plus mauvaise manière du rendu visuel. En effet la photographie est laborieuse, le travail sur la lumière est une catastrophe, trop sombre et sans nuance on a bien du mal parfois à percevoir quoi que ce soit. D'ailleurs Haneke l'avouera et assumera cette responsabilité confirmant par là même que ce film est bel et bien le plus mauvais film de sa filmographie. Site : Selenie.fr
Michael Haneke dépeint un monde dominé par la loi du plus fort. Dans "Le Temps du loup", le personnage d'Isabelle Huppert et sa famille fuient la ville pour se réfugier dans leur chalet à la campagne, mais découvrent que celui-ci est déjà occupé. Cette première partie établit le ton d'une intrigue qui nous confronte à la brutalité de la nature humaine. Haneke utilise sa caméra pour observer l'autodestruction de l'individualisme. Cependant, cette réflexion manque de dimension cinématographique, ce qui empêche tout sentiment d'identification.
Avec les multiples thèmes d'un retour à la vie sauvage, de rencontres étranges dans une espèce de camp de survie, de l'attente interminable d'un train, on a l'impression d'être dans un monde parallèle, surtout avec cette fin presque surnaturelle de l'enfant qui va dans le feu, comme le sacrifice d'une communauté. Film assez glauque avec des tensions dues au groupe et aux évènements qui nous échappent.
Haneke sonde la noirceur de la nature humaine, ses réflexes survivalistes et la cohabitation impossible, un air de film post apocalyptique en semi huis clos d'une réalité violente à la croisée des chemins d'individus en perdition. Chaos absolu.
La composante survie de ce film est ce qui m'a attirée. Et c'est exactement ce que traite Haneke, à savoir la difficulté de revenir aux besoins essentiels comme trouver un abri, se procurer de quoi boire et manger et rejoindre d'autres personnes pour la sécurité. L'atmosphère est lourde, angoissante car le loup ici, c'est l'animal dans l'homme et le règne de chacun pour soi. Il y a des scènes violentes, inutilement, comme celle du cheval. Je ne vois pas en quoi c'est dénoncer la violence de notre société que de filmer ce genre de scène. Dans ce film, les personnages ne sont pas attachants, ils commettent des erreurs stupides et ne brillent pas par leur sens pratique, leur capacité d'adaptation ou d'anticipation. Pour la photographie, c'est souvent le soir, la nuit ou l'aube avec peu de lumière pour accentuer le côté lugubre. Cependant, l'intérêt du film, c'est justement de ne pas enjoliver une réalité qui pourrait atteindre notre société moderne et faire retourner très vite l'homme à ses instincts primitifs.
Un épais mystère plane sur les 30 premières minutes. Petit à petit le voile se lève et on commence à comprendre spoiler: (en fait l'action se déroule dans un monde apocalyptique) . De longs plans fixe se succèdent, très peu éclairer et les dialogues pas toujours audibles. Une oeuvre étrange et distante.