Un anti-film, absolument glauque, faible en tout point. Il ne se passe rien, des plans interminables, fixes. Un scénario minimaliste, style fin du monde apocalyptique (pourtant un sujet en or) mais tout est bâclé, on ne sait rien, ni le pourquoi, ni le comment, ni où on va. Haneke se fiche du scénario, et de nous avec. Alors que l’on a vu de vraies réussites sur ce sujet, même en film européen à budget modéré, comme la superbe pépite des frères Larrieu « Les derniers jours du monde », un must, sublime, avec M. Amalric et K. Viard , ou même l’ancien film culte « Demain les mômes » de Pourtalé avec Emmanuelle Béart et Niels Arestrup. Mais ici le scénario basique, simpliste est basé sur un groupe de fuyards , abandonnés dans un hangar, en quête d’organisation , et qui attendent un train fantôme. Les acteurs paumés, par un scénario fin comme du papier à cigarette jouent mal , Huppert, Dalle , Duval, Chéreau, insipides , alors que ce sont de grands acteurs . Une litanie de prêchi- prêcha où l’on retrouve même un groupe de quelques migrants maltraités qui doivent nous « culpabiliser », les pôvres, ils nous font de la peine, ridicule de bien pensance. On se demande vraiment ce que l’intelligentsia trouve au cinéma de Haneke, tellement lent, téléphoné , commun, obséquieux. Le seul point intéressant du film est la découverte et révélation de la toute jeune Anaïs Demoustier, adolescente , formidable , lumineuse , incandescente mais naturelle, qui annonce bien la future star qu’elle est maintenant devenue. Un grand bravo à elle ,pour sa prestation qui sauve le film d'un ennui mortel.