À bout de course
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Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2014
Trente-cinquième film de Sidney Lumet, « A Bout de Course » nous fait suivre la fuite perpétuelle d’un couple, anciennement militants contre la guerre des Vietnam, recherché par le FBI après un attentat qui provoqua un mort, et plus particulièrement de leur fils Danny, qui vit assez mal cette situation.

Sidney Lumet prend le temps de nous présenter les protagonistes et notamment Danny, il montre de belles manières ses envies de se construire un futur à lui, de pouvoir vivre sa vie, son éloignement de ses parents (contrairement à son petit frère) puis sa rencontre avec Lorna, la fille de son professeur de musique. Il met aussi en avant la façon dont Danny doit subir les actes de ses parents. Il reste parfois plus longtemps sur de simples moments de vies qui en deviennent touchant. Mais si il braque sa caméra sur Danny, il n’oublie pas non plus les autres personnages tels que ses parents (et étudiant bien leurs réactions et évolutions) et Lorna.

L’écriture est de qualités, que ce soit au niveau de l’histoire et de son déroulement, ou au niveau des personnages, qu’il va étudier en profondeur et les rendre passionnant. Il aborde divers thèmes, tels que la famille (ici unie malgré tout et essayant de vivre au mieux leur vie de clandestins), la jeunesse, le choc des générations ou encore l’amour et la vie tout en y glissant une critique de la société américaine (comme souvent dans ses films).

Mais surtout, Lumet arrive à rendre son récit émouvant et intense ainsi que l’histoire et les personnages attachants, avec plusieurs scènes marquantes tels que ce final ou cette discutions entre Danny et Lorne au bord de la plage et il utilise très bien la musique.

Côté interprétation, c’est excellent, les acteurs sont superbement dirigés, que ce soit ceux qui sont inconnu (la plupart) ou le regretté River Phoenix qui livre une sensible composition.

Finalement ce fut un succès (mérité) public et critique pour Sidney Lumet avec ce « A Bout de Course », récit libre, captivant, mélancolique et émouvant…
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 novembre 2009
Ce film a tout pour faire un chef d'oeuvre, c'est même peut-être un chef d'oeuvre, malgré tout je trouve qu'il y a un gros dysfonctionnement que je ne saurais expliquer. Un Sydney Lumet en-dessous de son niveau habituel selon moi.
AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2011
Lumet s'est détaché de la traque que connaît cette famille d'activistes pour avant tout nous raconter l'histoire d'une famille unie malgré tout et nous réaliser un très beau film. Je ne pensais pas qu'A bout de course me plairait autant, c'est un film simple et très touchant comme son final qui est poignant (j'ai failli chialer d'ailleurs), les acteurs sont remarquables en particuliers le regretté River Phoenix.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2013
Histoire mélancolique ou déchirement familial, secrets inavoués et histoire d'amour prépubairiennes. On pourra toujours essayer de me convaincre que ce film est un chef d'oeuvre, je ne vois pas ce qu'il le différencie des autres. Lumet a était plus inventif au cours de sa carrière, mais celui-ci en est tout sauf un. La fin se devine assez aisément. Non, vraiment, il faut savoir tourner la page parfois...
Vincent D
Vincent D

6 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juillet 2019
mouais...
je n'ai pas trop compris l'intérêt de ce film pourtant encensé.
A priori le sujet était prometteur et riche en potentialité puisqu'il traite d'une famille d'activistes de gauche avec des enfants qui poursuivis par le FBI doivent vivre cachés et déménager continuellement sans pouvoir se fixer.
Mais j'ai trouvé le sujet totalement édulcoré .
l' adolescent est décrit comme tellement parfait et idéal qu'aucune problématique ne se dégage du film.
-Dés qu'il rentre au collège il est remarqué en tant que virtuose du piano par un gentil professeur qui le prend sous sa coupe ( n'ayant pas de domicile fixe car en fuite et donc à fortiori pas de piano chez lui on se demande comme il a pu devenir un virtuose mais il est vrai que sans cette caractéristique majeure il serait resté seul comme un con et il n y aurait pas eu d'histoire et donc pas de film au sens hollywoodien du terme)
-La fille du professeur le voyant jouer au piano tombe amoureux de lui ( le piano ça aide )
-Passant une audition, il est remarqué pour son exceptionnel talent ( passage obligé pour ce genre de film) et on lui propose d'intégrer une université réputée
- les parents étant progressistes de gauche (et donc évolués et gentils ) acceptent qu'il intègre l'université malgré la perspective de ne plus pouvoir le voir en raison de la surveillance du FBI dont il fera l'objet.
En gros dans ce film tout le monde il est gentil et on a le droit à une histoire attendrissante composée d'une idylle amoureuse entre deux jolies têtes blondes et d'une success story en devenir reposant sur la découverte d'un talent exceptionnel.
Un film agréable à regarder mais très conventionnel et qui n'a d'autre enjeu que celui d'émouvoir avec les recettes habituelles.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juin 2021
Danny est un lycéen brillant qu’un de ses professeur encourage à s’inscrire en fac, il a une petite amie qu’il aime énormément et qui est la fille de ce dernier. Problème Danny est le fils de deux activistes en fuite depuis des années et qui doivent constamment déménager et changer d’identité. A bout de course est un film minimaliste qui est plus une étude de la cellule familiale qu’un film politique. J’ai trouvé très intéressant le rôle du père activiste libertaire mais qui se comporte comme un tyran avec sa famille. Et puis ce film c’est surtout la prestation majuscule du regretté River Phœnix qui dévore littéralement l’écran dans toutes ses scènes et qui fait preuve d’une palette de jeu impressionnante. Un film qui touche à l’intime assez universel malgré la particularité de sa trame.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2014
Un joli film de Sidney Lumet sur les liens fraternels d'une famille en cavale depuis un acte de militantisme contre la guerre au Vietnam, traquée par le FBI ils sont obligés d'aller de ville en ville en changeant d'identité, jusqu'à ce que Danny, le fils cadet, veuille poursuivre ses études à l'université, son père s'y oppose. Les grandes qualités de ce film sont clairement la mise en scène et le scénario, Lumet arrive parfaitement a doser l'intrigue en dirigeant ses acteurs avec un réel brio, on comprend les enjeux élaborés de manière subtile et il parvient à rendre ce film captivant malgré un rythme parfois un peu lourd. Le jeune et regretté River Phoenix crève l'écran en adolescent introverti et talentueux, son rôle est extrêmement bien écrit et son interprétation impeccable, sa découverte de l'amour est des plus touchantes. On assiste à quelques scènes superbes (notamment celle du dîner d'anniversaire ou de l'audition de piano), l'émotion est fortement palpable et le développement de l'histoire très cohérente. Par contre j'ai trouvé la fin moins bien maîtrisée, un peu trop mélo à mon goût, même si elle ne nuit pas forcément à la globalité de l'histoire. "À bout de course" est un beau film avec une réelle sincérité et une profondeur sentimentale magnifiée par ses acteurs, Sidney Lumet aura encore réussi à me surprendre.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2017
"A bout de course" n'est pas le film le plus marquant du cinéaste Sidney Lumet, et ce malgré les grandes qualités dont il dispose.
Ce long-métrage est un drame relativement soft sur une famille en cavale. Le film est très proprement écrit et réalisé, de façon à nous faire ressentir tous les sentiments qui découleront de cette situation particulière, et notamment concernant le jeune homme (interprété par le regretté River Phoenix) dont le passé de ses parents et tous ces déménagements incessants ne lui permettront ni de se construire ni de s'épanouir.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2012
Tout l'enjeu du film, dans lequel s'illumine River Phoenix, est moins la fuite d'une menace extérieure que la fuite de soi-même et l’émancipation de son lourd passé. Encore un grand film de Lumet.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 novembre 2012
Film avec une bonne idée de départ mais exploité du point de vu d'un adolescent... Vraiment dommage
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2021
Adolescent intelligent et musicien hors pair, Danny atteint l’âge où il doit postuler dans une université. Mais gros problème : Danny est l’enfant d’un couple d’activistes, qui depuis 15 ans vivent clandestinement de ville en ville, pour échapper aux autorités qui les recherchent après une bavure lors d’un attentat. Sidney Lumet passe complètement sous silence la traque policière, et s’intéresse peu aux conditions de fuite de ces gens. Ce qui l’intéresse, c’est le fonctionnement de cet étrange noyau familial. Un couple qui n’est en phase ni avec le système actuel, ni avec les révolutionnaires de pacotilles qui subsistent çà et là. Un père qui dénonce l’autorité et l’injustice, mais se conduit en tyran avec ses enfants qui paient des erreurs que leurs parents ont commises. Et surtout un fils au futur a priori bridé, dont le talent et les émotions ne demandent pourtant qu’à exploser, mais qui se voit contraint à mentir en permanence, se cachant derrière un masque de politesse et de discrétion. Un scénario adroit et un protagoniste touchant, interprété par un River Phoenix sensible, sont les principaux attraits de « Running Empty ». A côté, la mise en scène de Sidney Lumet est professionnelle mais sans éclat, ce qui est un peu dommage vu le potentiel du réalisateur et la qualité du sujet. Un beau drame néanmoins, qui prouve accessoirement que River Phoenix est décidément parti trop tôt.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2024
Ce tableau de famille dont les mouvements ne sont que lignes de fuite est très original dans sa matière thématique. Il est question, en plan large, d'action politique et de vie de famille, et en plan rapproché de ce que les choix des parents font peser sur l'existence des enfants. Sidney Lumet embrasse dans un même regard une magnifique illustration de solidarité familiale ainsi que ses limites quant à l'épanouissement de chaque individu. Cette matière complexe, à tonalité finalement plus psychologique et émotionnelle que politique, est abordée avec une belle sobriété. Avec beaucoup de chaleur humaine, beaucoup de naturel. Les situations, les dialogues et la progression narrative sont formidables d'intelligence, de sensibilité, de justesse. À la clé, plusieurs scènes mettent la larme à l'œil. Et les acteurs sont parfaits, River Phoenix en tête. La réalisation, quant à elle, est classique, efficace ; on l'aurait aimée plus inventive, mais elle sait rendre l'ensemble très attachant.
boscopax
boscopax

99 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2013
Pas non plus le chef d'oeuvre annoncé, mais A bout de course est la révélation de River Phoenix avant sa fin tragique et prématurée... Un film émouvant où Sidney Lumet nous emmène dans la fuite de cette famille de ville en ville. Avec un final magnifique même si prévisible, A bout de course est un film touchant, passionnant bien que souffrant de nombreuses longueurs.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mars 2012
A première vue, on s’attend à un film axé sur la politique, puisque les protagonistes sont en perpétuelle fuite face aux autorités qui cherchent à les coincer (car deux militants sont accusés d’avoir organisé un attentat à la bombe contre une fabrique de napalm, en pleine guerre du Vietnam).
Mais en réalité, Sidney Lumet traite son film différemment. Certes on suit la cavale d’une famille entière mais le thème central du film est tout autre, c’est la famille et ses liens qui les unissent, c’est cela qui prime avant tout.
On y découvre une famille aimante et vivant dans la joie de vivre, malgré les pressions qui pèsent sur eux, un père et une mère soudés et leurs adorables deux fils (de 10 & 17 ans).
Chacun devant faire face à la situation dans laquelle ils vivent (ou tentent de survivre), tout n’est que mensonges, ils s’inventent une identité aux dépends de leurs amis ou amoureuse (comme c’est le cas avec Danny, le fils aîné).
A bout de course (1988) est une très belle œuvre, loin des réalisations habituelles du cinéaste, où ici il nous offre une histoire passionnante et tendre, portée par un brillant (le mot est faible) acteur, hélas décédé à l’âge de 23 ans, le jeune et talentueux River Phoenix (que l’on a pu voir dans la peau du jeune Indiana Jones dans Indiana Jones et la Dernière Croisade - 1989).
Un très beau drame, porté par d’excellents acteurs, à ne pas rater !
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2012
A bout de course est vraiment une très jolie réussite. Sidney Lumet a vraiment réalisé des excellents films. L'histoire est vraiment très intéressante, il y a une sorte d'émotion qui traverse le film, une vraie réflexion sans jamais tomber dans la facilité, l'excès, l'outrance alors que ça aurait pu être facile. Certains pourront peut être regretter une mise en scène parfois un peu simple, un peu sobre, mais pour moi ça convient parfaitement au film. Sidney Lumet n'a vraiment pas besoin d'en faire trop, il lui suffit de vraiment accompagner son sujet tellement son scénario est réussi, et du coup ça porte vraiment le film. Bref, un très bon film.
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