À bout de course
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Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2017
Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter.Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité.Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter. Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité. Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2011
Danny et sa famille sont en perpétuelle fuite : ses parents, ardents militants écolo et anti-capitalistes ont participé à un attentat et entraîné, sans le vouloir, de graves blessures sur le gardien d'une usine.
Lumet filme avec un naturel brillant leur quotidien fait de changements (identités, changements d'apparence...) et d'acceptation. Danny est un pianiste doué et son nouveau prof de musique de l'école va tout faire pour qu'il entre dans une grande université. Le jeune homme va rencontrer sa fille avec qui il va vivre sa première grande histoire. Entre obligations familiales et vie propre, la question du devenir de Danny est le coeur de ce film. Le duo amoureux River Phoenix/ Martha Plimpton est absolument magique. Entre un père défenseur de valeurs humanistes et un père absolutiste dans ses principes et hostile à tout changement (la musique de chambre qu'il taxe de bourgeoise), la frontière est mince et Lumet rend très bien ce totalitarisme militantiste qui attaque même l'Art.. Cet univers familial clos se dévêt progressivement avec une grande sobriété, une force dramatique réaliste et surtout une panoplie d'acteurs entièrement habités.
Dom p.
Dom p.

2 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mars 2021
Ce film sur l’émancipation d’un jeune homme attaché à sa famille mais qui souhaite construire sa vie est juste magnifique. Le film est porté par le jeune River Phœnix dune beauté a couper le souffle, magnétique. Une grande perte.
Clota
Clota

4 abonnés 56 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2009
Chef d'oeuvre de MONSIEUR Sidney Lumet, merci au "Grand Action" de le programmer...
PRECIPITEZ-VOUS pour le voir !
Zeropourcent9
Zeropourcent9

8 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2023
A voir, revoir et re-revoir. Chef d'oeuvre que ce film de Sidney Lumet. Scénario magnifique, mise en scène qui laisse la part au acteurs. Courez-y!
Raph
Raph

8 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2023
"Chroniques des adieux annoncés !"

Danny Pope (River Phoenix) est à bout de course ! Combien de fois déjà a-t-il dû déménager en catastrophe ?
Militants pacifistes dans les années 60, impliqués dans un attentat, ses parents, Arthur (Judd Hirsch) et Annie (Christine Lahti) sont traqués depuis 20 ans par les fédéraux. Alors, pas facile d’être un adolescent normal quand on vit comme un fugitif. En outre, cette fois, Danny a une petite amie. Sortant du lycée, il a envie de faire des études, de vivre normalement. Entre sa famille et lui, c’est le clash annoncé… Le toujours très cinégénique River Phoenix (“Stand By Me”) prête une fois encore son visage mélancolique à Danny, un jeune homme qui rêverait d’être comme les autres.
Constamment sur le qui-vive, la famille Pope - aidée par des groupuscules d’anciens camarades de lutte - doit souvent disparaître pour mieux réapparaître. Jamais le même nom, jamais le même prénom, jamais la même ville, la même école et les mêmes amis. Voici le lourd tribut qui incombe aux activistes, dans un pays où le terrorisme intérieur est passible de la peine de mort. Mais qu'en est t-il de Danny dans tout ceci ? Sidney Lumet, avec un mélange de virtuosité et de simplicité, filme un brûlot politique à travers une chronique adolescente poignante dans laquelle il est très difficile de se construire quand les choix et les idéaux des uns ont des répercussions parfois dramatiques sur les autres. Surtout quand les autres sont vos propres enfants !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2009
Magnifique
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mai 2011
Le temps qui passe. L'immense éventail des émotions. Une famille traquée par le FBI suite à un attentat anti-guerre et le fils aîné qui veut voler de ses propres ailes. A partir de cela, Sidney Lumet aurait pu s'intéresser (on le connaît) au côté politique de la chose mais non, il a juste choisi de raconter l'histoire de cette petite famille balancée d'un bout à l'autre des Etats-Unis. Dans le rôle-titre le - très - jeune River Phoenix fait des étincelles sous l'oeil aguerri de la caméra de Sidney Lumet qui, ici, choisit de filmer avec distance (ce qui peut paraître dérangeant à première vue) comme par pudeur pour ses personnages, comme s'il voulait capturer les sentiments eux-mêmes sur pellicule et au final il livre un très grand film empreint d'intenses émotions - et montre par là qu'il peut montrer autre chose que des policiers ou des tribunaux... - dont on retiendra, une fois encore, l'immense prestation de River Phoenix et le gigantesque talent de Sidney Lumet qui nous manque déjà.
Dominique201475
Dominique201475

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2023
FIlm absolument sublime, envoûtant, émouvant, vraiment très fort.Une mise en scène magnifique, direction D acteurs impeccable. Vraiment et peut-être un des meilleurs LUMET. Je suis sorti ému et enthousiaste
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 2 décembre 2012
Un adolescent qui veut s'affirmer auprès de son père, dans une famille fugitive ; c'est l'histoire de Danny Pope (ou Michael Manfield, chacun son point de vue). Une situation déjà complexe, mais lorsqu'une histoire d'amour s'en mêle...
Film à voir pour sa culture générale, mais sans plus.
termal
termal

1 abonné 47 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 avril 2009
Tous les amoureux de la première heure de ce beau film sensible (malheureusement trop peu nombreux) seront ravis de le voir ressortir aujourd'hui dans une copie neuve, en espérant qu'il gagnera de nouveaux admirateurs. Bien sûr ce film est profondément ancré dans les années 80: seule véritable tentative (partielle, évidemment) de regarder à l'époque comment la génération de la contestation des années 60 et de la contre-culture arrivait à gérer le tournant conservateur des années 80; confirmation du talent de River Phoenix, qui émergeait comme le meilleur acteur adolescent d'une époque qui commençait à les regarder beaucoup, etc. Mais s'il a sans doute des côtés datés, ceux-ci sont marqués d'un encore plus grand charme qu'à l'époque de la sortie du film, il y a plus de vingt ans. Tout d'abord, il faut préciser que le scénario est simple et pourtant fin, qu'il a l'intelligence de regarder cette famille se débattre avec son drôle de sort et arriver à la croisée des chemins - doit-on vivre sa vie ou vivre celle de ses parents, quand l'unité familiale est si particulière et si indissolublement soudée par la situation? -, mais sans surdramatiser. Les dialogues aussi sont souvent assez bien sentis (ce que ne retranscrivent absolument pas les sous-titres français, la traduction étant assez médiocre). Et la réalisation de Lumet, comme dans tous ses meilleurs films, s'efface, n'est là que pour mettre en valeur les situations et le jeu de ses acteurs. Et ils sont formidables: Phoenix, donc, en adolescent aussi raisonnable qu'écorché; Judd Hirsch et surtout Christine Lathi, d'une grande justesse. Comme souvent chez Lumet, la transparence de la forme n'est pas un handicap. Elle permet à l'histoire et à l'attachement aux personnages de se développer, et l'émotion que l'on ressent à la fin du film est de grande qualité. On a passé un moment avec des personnages formidablement humains, dont les conflits et les émotions ne nous sont plus étrangers. Passionnant et beau, donc à voir.
Christophe R
Christophe R

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
Le film offre une immersion captivante dans les tourments émotionnels et les quêtes d'identité d'une famille en crise. Les performances des acteurs, en particulier celle de River Phoenix, sont époustouflantes et poignantes, apportant une profondeur et une authenticité émotionnelle à chaque scène. Lumet parvient à créer une atmosphère dense et nuancée qui reflète avec précision les conflits intérieurs des personnages. L'exploration des thèmes de la jeunesse, de la rébellion et de la recherche de sens dans un monde complexe est habilement réalisée, offrant une réflexion profonde sur la condition humaine. Le montage subtil et la mise en scène immersive ajoutent à l'impact émotionnel du film, en faisant un incontournable pour tout amateur de cinéma sensible et profond.
Paul_hze
Paul_hze

2 abonnés 120 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 décembre 2025
One battle after another si PTA n'avait aucune ambition.

Le film cherche à tout prix l'authenticité la proximité avec ses personnages au point de se débarrasser d'un bonne partie du fond et de la quasi totalité de la forme pour livrer un film "humain" tantôt proche de la vie tantôt proche des corps.
Ça rappelle par instants le cinéma de Guadagnino ou de Kechiche sans aller aussi loin qu'eux dans la mise en scène.

Le fond politique malgré un réalisateur qui le renie, est là. Mélangé au drame familial il pourrait être la chose la plus intéressante du récit à condition qu'il soit approfondi ce qui est loin d'être le cas.

Le film manque cruellement de tension dramatique, on s'emmerde un max.
Le fond politique est aseptisé. Dommage.
La mise en scène qui veux en faire le minimum n'en fait pas assez.

Au final, ne sachant pas vraiment se placer entre drame familial et thriller politique, À bout de Course devient surtout chiant et lent à regarder la faute à un manque cruel d'impact émotionnel ou visuel. Et en plus ils abandonnent un chien !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2014
Je ne suis pas de ceux qui habituellement notent les films, et encore moins mettent une critique, mais là je dis tout simplement : chef d'oeuvre d'intelligence et d'émotion !
Les cailles du cinema
Les cailles du cinema

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2023
Encore un chef-d'œuvre de Sidney Lumet. Le sujet du départ du nid familial en fin d'adolescence. Il est traité de manière bouleversante et ce film ne nous fait que regretter encore plus la disparition de River Phoenix, parti trop jeune
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