À bout de course
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Gerard M
Gerard M

16 abonnés 78 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2018
30 ans d'avance ! quelle merveille que ce film oublié , méconnu , de Lumet . Combien de prix ne décrocherait il pas s'il sortait aujourd'hui ? Tout y est sublime , avec un charme qui fait même penser au cinéma indépendant . Une immense leçon de cinéma sensible avec un sujet , un scénario et une mise en scène d'une modernité et d'une intelligence rare . L'émotion à l'état pur .
Davynch Lid
Davynch Lid

1 abonné 84 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2017
Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter.Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité.Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter. Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité. Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.
Olivier Husson
Olivier Husson

5 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2017
Film très bien joué, script travaillé et justesse, du beau cinéma classique; pas assez trash et le sujet de l'attentat est peu traité, pas le sujet en fait, plus sur les liens familiaux
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2017
"A bout de course" n'est pas le film le plus marquant du cinéaste Sidney Lumet, et ce malgré les grandes qualités dont il dispose.
Ce long-métrage est un drame relativement soft sur une famille en cavale. Le film est très proprement écrit et réalisé, de façon à nous faire ressentir tous les sentiments qui découleront de cette situation particulière, et notamment concernant le jeune homme (interprété par le regretté River Phoenix) dont le passé de ses parents et tous ces déménagements incessants ne lui permettront ni de se construire ni de s'épanouir.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 février 2016
Encore une réussite pour Lumet. A bout de course (et pas A bout de souffle du "faquin" Godard) est un film sobre, simple mais extrêmement touchant, qui offre son lot d'émotions et de personnages très attachants et bien écrits. L'interprétation est plutôt bonne, même si on retient en particulier la performance magnifique, toute en retenue, du regretté River Phœnix. La réalisation quand à elle est asses simple (en même temps c'est Lumet : sa réalisation est très bateau, mais il sait raconter des histoires et dans plusieurs cas, cette réalisation est en parfaite adéquation avec le propos (12 hommes en colère, Un après-midi de chien en particulier)) mais laisse bien place à l'intrigue.
Très beau film, lent mais jamais ennuyeux, et très émouvant.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 juin 2015
un bon film sous thème du rapport de l'homme avec l'institution, le film vaut principalement par les relations familiales et enfin la liberté de fonder son propre parti- théme Nietzschéen- a noter le jeu naturel de River phoenix
christophe117
christophe117

9 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2015
Paradoxe absolu : des parents pacifistes et anti-impérialistes font sauter une fabrique de napalm et blessent par accident le gardien. Fuyant leur responsabilité ils obligent leurs enfants à subir des déménagements tous les 6 mois pour échapper aux implacables agents du FBI. Pourtant le film ne se concentre pas sur ces parents qui refusent de porter l'héritage de leurs parents (méchants capitalistes) mais imposent sans pitié le leur à leurs enfants. Une scène magnifique dans le film développe bien ce paradoxe, mais pour le reste le film se centre sur un beau pianiste qui vit une histoire d'amour entre ados insignifiante.
A l'image de cette histoire d'amour anodine, le film reste beaucoup trop sage dans le drame, si bien que je ne l'ai pas trop vu, jusqu'à l'abrupte fin.
Je reste enfin dubitatif sur cette traque de plus de 10 ans pour un blessé dans une explosion... Je doute que le FBI poursuivent si longtemps compte tenu du coût et du dommage et s'ils le font, je doute qu'une famille qui inscrit ses enfants dans les écoles publiques puisse lui échapper si longtemps...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2015
Bon, on va commencer par les acteurs que j'apprécie beaucoup et particulièrement le regretté River Phoenix. Son jeu d'acteur est toujours juste avec plein de nuances et on ne peut que saluer le fait qu'il interprète le personnage compliqué d'un adolescent qui doit cacher sa véritable identité. Le reste du casting est plutôt bien réussi, entre Judd Hirsch en figure paternelle ou Christine Lahti en mère protectrice. Mais surtout, l'interprétation de River Phoenix donne au film un discours juste sur l'adolescence, notamment en ce qui concerne la quête d'identité et l'écart avec la cellule familiale. D'ailleurs, à la lecture du synopsis et à la vue de la filmographie de Sydney Lumet, on pourrait croire qu'il s'agirait d'un film de fugitifs ou d'un road movie avec un discours contestataire contre le gouvernement américain. Mais le réalisateur a eu l'intelligence de rétrograder ce discours en toile de fond pour mieux se focaliser sur les rapports entre les personnages, donnant au film un côté rafraîchissant et surprenant. Un dernier point à noter semble être les quelques choix de scénario. Pour cela, je dois vous révéler la fin du film. spoiler: En fait, au départ, les parents de la famille en question et plus particulièrement le père sont des rebelles anti-impérialistes. Plus tard, lorsque le fils aîné souhaite annoncer à son père qu'il veut quitter la famille, ce dernier s'y oppose. Et c'est là que ça change tout. Le père qui s'est rebellé contre une figure autoritaire se rend compte qu'il devient lui-même une figure autoritaire, ce qui est fort cocasse, comprend finalement qu'il ne peut pas imposer une limite à la liberté de son fils.
On pourra certes reprocher au film une mise en scène très académique. Mais en tout cas, c'est un très bon film qui traite de l'adolescence.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2014
Une œuvre sublime, profonde, intelligente. Une mise en scène minimaliste de la part de Sidney Lumet, un rythme lent et mesuré au service d'une réflexion très cérébrale sur tout un tas de sujets très intéressants. Des personnages complexes, touchants. Une nouvelle prestation pleine de sensibilité de la part de River Phoenix face à un Judd Hirsch excellent.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 novembre 2014
Si le style de départ ne se démarque pas vraiment d' autres films des années 80 le contenu est plutôt offensif et provocateur dans une amérique reaganienne. En plus les acteurs jouent très bien
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2014
A mon sens, ce film est sympathique mais pas inoubliable. Sympathique car il le cinéma ne s'est probablement pas très souvent intéressé aux conséquences familiales d'une vie de fugitifs. Pas inoubliable parce qu'une fois la problématique posée, on s'imagine très vite quelle pourrait être la fin, et celle-ci se déroule effectivement sans aucune surprise (avec au passage l'utilisation de certains ingrédients un peu "faciles" pour pimenter la sauce).
Le comptoir du cinéphage
Le comptoir du cinéphage

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2014
Des films oubliés, des œuvres méconnues, il en existe une pelletée. Pour la plupart, on comprend pourquoi ces longs métrages pourrissent dans les oubliettes du 7ème art, et pour d'autre, on est simplement abasourdis par leur manque de reconnaissance. A bout de course (Running on empty en VO), réalisé en 1988 par le grand Sidney Lumet, est un bijou qu'il faut absolument réhabiliter.

Je savais déjà que Sidney Lumet était sans nul doute un des plus grands réalisateurs de tous les temps (sans exagérer, c'est la pure vérité), mais je n'avais encore jamais vu chez lui une telle tendresse, une telle facilité à faire naître de profondes émotions. A bout de course, c'est également la présence magnétique de l'acteur River Phoenix, véritable icône du ciné indé, mort d'un arrêt cardiaque en 1993. Dans ce film, Phoenix (frère de Joaquin) apporte par son jeu tout en retenue la complexité psychologique de son personnage. Pas besoin d'en faire trop, River est adepte du less is more. Comment vivre sa vie de jeune adulte lorsque l'on doit fuir constamment? Comment se construire sa véritable personnalité lorsque l'on doit changer d'identité tous les 6 mois? Doit on payer toute sa vie les actes passés de sa famille? Autant de questions passionnantes auxquelles A bout de course répond avec une déconcertante lucidité.

Lumet, aidé par le superbe scénario de Naomi Foner Gyllenhaal (mère de Jake Gyllenhaal!), évite tous les pièges du film d'ado à tendances mélodramatiques. A aucun moment A bout de course ne tombe dans la mièvrerie, bien au contraire...Les parents du héros, d'anciens poseurs de bombes, élèvent leurs deux fils dans un amour total et exclusif. Ils n'ont que leurs enfants dans le monde qu'ils se sont offerts malgré eux. La cellule familiale sans cesse pourchassée par les fédéraux ne trouve son équilibre que dans l'amour. Les scènes du quotidien sont superbement filmées et il n'en faut pas beaucoup pour comprendre à quel point chacun a besoin de l'autre pour continuer d'avancer. Le fait de devoir vivre dans le mensonge est une malédiction qui ronge tous les protagonistes. Les parents font faces à des dilemmes moraux d'une rare intensité psychologique, dilemmes qui offrent par conséquent de grands moments de cinéma. Voir ses enfants grandir, sentir qu'ils nous échappent, avoir la force de les laisser vivre leur vie, loin de nous... Lumet nous immerge dans le quotidien des Pope, nous fait ressentir leur peurs, leurs angoisses et nous touche en plein cœur.

Maintenant, replongez vous dans votre adolescence. Repensez à ces moments où le temps semblait flotter, où le temps vous appartenait. Rappelez vous...Vous rentrez de l'école et vous vous précipitez dans votre chambre. Vous prenez votre baladeur cassette et vous appuyez sur play. Vous vous allongez et vous écoutez la chanson qui a marquée cette période de votre vie. Vous vous laissez aller à des rêveries, vous pensez à votre avenir avec difficulté, le visage de la personne dont vous étiez amoureux en ce temps là passe et repasse dans votre esprit. Regarder A bout de course fait resurgir ces sentiments que l'on a pour la plupart enfoui au plus profond de notre mémoire. A bout de course fait parti de ces longs métrages mélancoliques qui réveillent en nous de superbes émotions. Précipitez vous sans attendre sur ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 juin 2014
Je ne suis pas de ceux qui habituellement notent les films, et encore moins mettent une critique, mais là je dis tout simplement : chef d'oeuvre d'intelligence et d'émotion !
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2014
Un joli film de Sidney Lumet sur les liens fraternels d'une famille en cavale depuis un acte de militantisme contre la guerre au Vietnam, traquée par le FBI ils sont obligés d'aller de ville en ville en changeant d'identité, jusqu'à ce que Danny, le fils cadet, veuille poursuivre ses études à l'université, son père s'y oppose. Les grandes qualités de ce film sont clairement la mise en scène et le scénario, Lumet arrive parfaitement a doser l'intrigue en dirigeant ses acteurs avec un réel brio, on comprend les enjeux élaborés de manière subtile et il parvient à rendre ce film captivant malgré un rythme parfois un peu lourd. Le jeune et regretté River Phoenix crève l'écran en adolescent introverti et talentueux, son rôle est extrêmement bien écrit et son interprétation impeccable, sa découverte de l'amour est des plus touchantes. On assiste à quelques scènes superbes (notamment celle du dîner d'anniversaire ou de l'audition de piano), l'émotion est fortement palpable et le développement de l'histoire très cohérente. Par contre j'ai trouvé la fin moins bien maîtrisée, un peu trop mélo à mon goût, même si elle ne nuit pas forcément à la globalité de l'histoire. "À bout de course" est un beau film avec une réelle sincérité et une profondeur sentimentale magnifiée par ses acteurs, Sidney Lumet aura encore réussi à me surprendre.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2014
Trente-cinquième film de Sidney Lumet, « A Bout de Course » nous fait suivre la fuite perpétuelle d’un couple, anciennement militants contre la guerre des Vietnam, recherché par le FBI après un attentat qui provoqua un mort, et plus particulièrement de leur fils Danny, qui vit assez mal cette situation.

Sidney Lumet prend le temps de nous présenter les protagonistes et notamment Danny, il montre de belles manières ses envies de se construire un futur à lui, de pouvoir vivre sa vie, son éloignement de ses parents (contrairement à son petit frère) puis sa rencontre avec Lorna, la fille de son professeur de musique. Il met aussi en avant la façon dont Danny doit subir les actes de ses parents. Il reste parfois plus longtemps sur de simples moments de vies qui en deviennent touchant. Mais si il braque sa caméra sur Danny, il n’oublie pas non plus les autres personnages tels que ses parents (et étudiant bien leurs réactions et évolutions) et Lorna.

L’écriture est de qualités, que ce soit au niveau de l’histoire et de son déroulement, ou au niveau des personnages, qu’il va étudier en profondeur et les rendre passionnant. Il aborde divers thèmes, tels que la famille (ici unie malgré tout et essayant de vivre au mieux leur vie de clandestins), la jeunesse, le choc des générations ou encore l’amour et la vie tout en y glissant une critique de la société américaine (comme souvent dans ses films).

Mais surtout, Lumet arrive à rendre son récit émouvant et intense ainsi que l’histoire et les personnages attachants, avec plusieurs scènes marquantes tels que ce final ou cette discutions entre Danny et Lorne au bord de la plage et il utilise très bien la musique.

Côté interprétation, c’est excellent, les acteurs sont superbement dirigés, que ce soit ceux qui sont inconnu (la plupart) ou le regretté River Phoenix qui livre une sensible composition.

Finalement ce fut un succès (mérité) public et critique pour Sidney Lumet avec ce « A Bout de Course », récit libre, captivant, mélancolique et émouvant…
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