À bout de course
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caro18
caro18

214 abonnés 2 213 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2012
Déçue car je m'attendais à un film haletant comme son titre pouvait le suggerer, la fin m'a juste un peu émue.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juin 2012
Formidable. River Phoenix est un acteur qui ferra partit de ceux que je regrette le plus !
BabsyDriver
BabsyDriver

100 abonnés 1 003 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2012
Tout l'enjeu du film, dans lequel s'illumine River Phoenix, est moins la fuite d'une menace extérieure que la fuite de soi-même et l’émancipation de son lourd passé. Encore un grand film de Lumet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2012
Arthur et Annie Pope sont des activistes anti-guerre, en 1971 ils ont fait sauter une usine de Napalm destinés au Viet Nam. Cet attentat a fait des fugitifs, les obligeants a vivre toujours sur le qui-vive et les entrainant eux et leurs enfants dans une cavale interminable. Leur fils ainés Danny supporte de moins en moins cette situation qui l'obligent a subir les conséquences d'actes qu'il n'a pas commis et dont il n'est en rien responsable. Seulement abandonner sa famille pourrait signifier ne plus jamais les voir, ou alors les voir dans des conditions extrêmement difficile.

Bon je vous préviens tout de suite j'ai vu la grâce! Ce film est une véritable merveille d'équilibre, j'entends par là que le scénario, la mise en scéne et l'interprétation sont en parfaite harmonie, il se complète sans que jamais un des aspects ne prennent le pas sur l'autre. Dés le départ le film bénéficie d'une histoire et d'un sujet fort, un adolescent obligés de fuir et de sacrifier ses aspirations artistiques, amoureuse pour une faute qu'il n'a pas commis. Il fallait donc d'excellents acteurs et un metteur en scéne capable de tirer le meilleurs parti de cette histoire. C'est le grand Sydney Lumet (cinéaste a mon avis beaucoup trop sous estimés, malgré sa célébrité) qui a hérité du projet, et force est de reconnaitre au vue du résultat qu'il était l'homme idéal.

La réalisation de Sydney Lumet est en effet une merveille de simplicité en même temps que de maitrise, tout en finesse et pleine de sensibilité, le film brille par une absence d'effet salutaire, Lumet n'appuie rien et ne tombe donc jamais dans le piége de la démonstration et pourtant elle d'un lyrisme discret mais bien présent. Dans un premier temps il semble privilégier les longs plans solidement cadré et composé qui joue sur la profondeur de champs et le placement des acteurs, le cadre étant la parfaite expression de l'enfermement du héros, même dans les plans large, River Phoenix semble toujours isolés enfermer dans les mensonges et les masques que lui impose sa famille, il bouge et s'agite dans le cadre comme si il essayait en permanence de s'échapper sans vraiment y parvenir. Au fur et a mesure que le film progresse, les plans sont de plus en plus court et morceler, témoins cette scéne magnifique ou Annie Pope revoit son père pour la premiére fois depuis des années, rarement on auras vu un champs contre-champs d'une tel intensité.

Les acteurs enfin tous sont excellent, et criant de vérité tant règne entre eux une alchimie parfaite, mais celui qui crève l'écran, celui qu'on retient, celui qui porte le film sur ses épaules c'est River Phoenix qui irradie de charisme dans ce rôle d'un adolescent qui cherche a exister en dehors des mensonges que ses parents lui ont imposé, ce n'est même pas une question de crédibilité ou de talent, c'est qu'il est évident qu'il est ce jeune pianiste virtuose tiraillé entre son profond attachement a ses parents, son amour pour sa petite amie, son amour de la musique et son désir d'avoir une vie normale, il n'y a rien de violent ou de désespérés dans sa révolte juste un désir d'évasion, d'indépendance et de poésie, allez savoir pourquoi je n'ai pas pu m'empêcher de penser a Rimbaud, et je vois a l'instant d'après wikipédia, qu'il aurait du jouer le rôle a la place de Di Caprio je ne doute pas un instant que ça aurait sans aucun doute tirait vers le haut ce film plus que médiocre qu'est Total éclipse (bon cela dit l'interprétation de Di Caprio est la seule chose a sauver de ce truc). En tout cas il est impossible de rester insensible devant A bout de course, tellement ce film est intense, puissant et bouleversant, j'ai verser une larme a plusieurs reprise.
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2012
Je ne sais pas si c'est l'effet Sidney Lumet mais comme pour "12 Hommes en colère" et "Serpico", je n'ai pas eu le coup de cœur. Tous ses films partent d'une bonne base voire très bonne (scénario, casting, ambiance) mais il manque toujours un petit quelque chose pour qu'au final on soit impressionné (je parle pour moi). Une nouvelle fois, je n'ai pas été complètement convaincu notamment par la performance plus que moyenne de River Phoenix. On le sent tendu et pas naturel pendant près de deux heures, se qui m'a particulièrement étonné. A contrario, la jeune Martha Plimpton (qui joue aujourd'hui dans la série "Raising Hope) m'a vraiment fait quelque chose. Pour le reste, c'est un sujet intéressant mais qui aurait pu l'être encore plus. Je dois avouer que je me suis un peu ennuyer malgré quelques bons passages. La bande originale est quasiment inexistante et c'est bien dommage. Cependant la fin est prenante et touchante, chose pas banale à mes yeux. 12/20.
Cathedrale
Cathedrale

102 abonnés 171 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2012
De la même façon qu'il se coule avec facilité dans ses baskets, River Phoenix revêt son rôle d'un coup de hanche alerte, insaisissable aisance d'un gosse confronté aux âpretés des vies. Des vies, oui, elles sont multiples et cruelles, changeantes, instables et fugaces. C'est en Danny qu'il trouvera chaussure à son pied, une jolie blonde et un piano, l'immensité de l'océan comme dernier refuge. Mais comment vivre pleinement alors qu'à chaque plan, un rayon de lumière ricoche sur le cadran de sa montre, soudée à son poignet, tic tac, le temps t'est compté, profite de ces quelques gouttes de bonheur qui menacent de s'évaporer à chaque coin de rue. Lumet filme une forêt, un plan d'eau, des rues agitées, avec toujours une profondeur ahurissante, en harmonie parfaite avec les personnages. Une famille qui n'existe que dans son amour, dans sa joie d'être réunie, peut elle se briser? Doit on payer le prix -élevé- de l'acharnement idéaliste de ses proches? A bout de Course est une oeuvre admirable, très humble. Pour s'en convaincre, il suffit de s'attarder aux séquences musicales, de piano, où le jeune homme dévoile son talent tout en pudeur, avec retenue, sans esbroufe. Comment ne pas tomber amoureux?
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 août 2024
Ce film méconnu éclaire une facette peu connue du talent de Sidney Lumet. Réputé pour son cinéma coup de poing, prompt à dénoncer les injustices, Lumet choisit avec « A bout de course » de teinter son propos d’un romantisme jusqu’alors relativement absent de sa filmographie. Si la trame de fond du scénario demeure politique avec la fuite permanente de deux activistes pacifistes à la suite du plastiquage dans les années 1970 d’un laboratoire de fabrication du napalm déversé sur les populations du Vietnam, Lumet s’attache cette fois-ci davantage aux conséquences des choix de vie sur les êtres. Depuis « Daniel » réalisé cinq ans plus tôt, la question de la famille et de la filiation est une thématique qui reviendra souvent dans la filmographie de Lumet, abordée à travers différents genres (« À la recherche de Garbo », « Family Business », « Gloria » ou encore « 7h58, ce matin-là »)
Ces deux jeunes étudiants idéalistes n’avaient sans doute pas imaginé spoiler: qu’ils blesseraient gravement un des gardiens du laboratoire et qu’ils allaient devoir passer le restant de leur existence à fuir le FBI qui les traque sur tout le territoire américain. Au long de leur périple sans fin, les Pope ont choisi malgré tout de fonder une famille, sans penser réellement à la vie qu’ils allaient offrir à leurs progénitures, sacrifiées à une cause qu'ils n'ont pas choisie.
La cellule familiale forcément très soudée à force de repliement sur soi-même se trouve à un tournant de son histoire quand e jeune Danny devenu adolescent est à l'heure des choix cruciaux qui vont décider de son avenir d'adulte.
Pour pimenter encore le dilemme, il connaît son premier amour. Que feront ses parents ? Vont-ils continuer à sacrifier un être à part entière au nom d'une unité familiale imposée par leur choix au même âge que leur fils aujourd'hui, ou revenant à leurs idéaux de départ issus de la culture hippie, le pousser vers l'accomplissement de sa destinée ? Telle est la question essentielle que pose Lumet qui a certainement mis beaucoup de lui-même dans ce film qui sans être un succès au box-office lui a apporté ainsi qu'à ses acteurs une reconnaissance unanime de la critique.
C'est avec beaucoup de nostalgie que l'on revoie le jeune River Phoenix, talentueux acteur mort trop tôt d'une overdose à l'âge de 23 ans. Pour l'anecdote il faut se rappeler que River Phoenix et Martha Plimpton sa petite amie du film avaient déjà été associés deux ans plus tôt par Peter Weir pour "Mosquito Coast". A noter pour l’anecdote que le film est scénarisé par Naomi Foner Gyllenhaal, la mère de Maggie et Jake Gyllenhaal.
annastarnomberon
annastarnomberon

148 abonnés 239 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 octobre 2011
J'ai beaucoup aimé A bout de course mais bizarrement je ne sais pas trop quoi en dire. C'est une belle histoire d'amour, d'émancipation, de loyauté, de passage à l'âge adulte, d'esprit de famille, d'idéalisme... Le film est plein de pureté, certaines scènes comme celle de la trouvaille du coquillage ou de la danse en famille l'illustrent bien. Rien d'hyper transcendant dans le scénario et pourtant on ne s'ennuie pas un instant. Et la fin, sur Fire and Rain de James Taylor, est très jolie. Une sorte de Bonnie and Clyde familial, la violence en moins et les idéaux en plus.
AMCHI

6 961 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2011
Lumet s'est détaché de la traque que connaît cette famille d'activistes pour avant tout nous raconter l'histoire d'une famille unie malgré tout et nous réaliser un très beau film. Je ne pensais pas qu'A bout de course me plairait autant, c'est un film simple et très touchant comme son final qui est poignant (j'ai failli chialer d'ailleurs), les acteurs sont remarquables en particuliers le regretté River Phoenix.
totoro35
totoro35

123 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2011
D'un sujet finalement peu traité (les répercussions d'une cavale sur une vie de famille), Sidney Lumet signe un très joli film, humble et accrocheur, entre gravité et tendresse, sur l'importance des liens familiaux mais aussi sur la nécessité de s'en défaire. Les comédiens sont tous criants de naturel, River Phoenix en premier lieu.
Plume231

4 416 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2011
Avec ce film, Sidney Lumet abordait trois de ses sujets de prédilections : la dénonciation de la Société américaine bien sûr, comme à peu près 90% de sa filmo, la famille et inévitablement en conséquence le fossé entre les générations. Alors ces sujets sont évoqués avec toute la finesse dont savait faire preuve le cinéaste. La seule faiblesse du film réside dans une mise en scène, même si le thème ne l'exigeait pas absolument, qui manque parfois de nervosité et qui aurait gagné à en avoir plus pour être bien captivant. Mais là où franchement on ne peut pas prendre un seul instant Lumet en défaut c'est dans sa direction d'acteurs. Mise à part le regretté River Phoenix, aucun visage vraiment connu mais des interprétations toutes aussi formidables les unes que les autres, et qui donne beaucoup d'intensité à l'ensemble. Un très bon Lumet.
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 233 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juin 2011
Le génie de Sidney Lumet avec un sujet fort fait à petit budget !!! Comme "12 hommes en colère", son premier film, le cinéaste sait filmer une histoire intense, douloureuse et émouvante, celle d'une famille recherché par le FBI pour terrorisme dans les années 70 qui déménage souvent sous de fausses identités. Nouveau travail, nouvelle école pour les petits, nouvelle maison, le fils ainé a un talent fou pour la musique et s'amourache le coeur de la fille de son professeur mais beaucoup de choses difficiles sont à mettre en place. Sidney Lumet, décédé depuis pas longtemps, était quand meme un grand metteur en scène qui avait fait quelques petites perles en 50 ans de carrière comme celui-ci et on a aussi une grande pensée pour River Phoenix décédé à 23 ans d'une overdose à la sortie d'une discothèque qui dans le film et son jeune age, avait beaucoup de talents au niveau émotionnel et un avenir prometteur. Les autres acteurs sont excellents aussi. Un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 mai 2011
Le temps qui passe. L'immense éventail des émotions. Une famille traquée par le FBI suite à un attentat anti-guerre et le fils aîné qui veut voler de ses propres ailes. A partir de cela, Sidney Lumet aurait pu s'intéresser (on le connaît) au côté politique de la chose mais non, il a juste choisi de raconter l'histoire de cette petite famille balancée d'un bout à l'autre des Etats-Unis. Dans le rôle-titre le - très - jeune River Phoenix fait des étincelles sous l'oeil aguerri de la caméra de Sidney Lumet qui, ici, choisit de filmer avec distance (ce qui peut paraître dérangeant à première vue) comme par pudeur pour ses personnages, comme s'il voulait capturer les sentiments eux-mêmes sur pellicule et au final il livre un très grand film empreint d'intenses émotions - et montre par là qu'il peut montrer autre chose que des policiers ou des tribunaux... - dont on retiendra, une fois encore, l'immense prestation de River Phoenix et le gigantesque talent de Sidney Lumet qui nous manque déjà.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mai 2011
Danny et sa famille sont en perpétuelle fuite : ses parents, ardents militants écolo et anti-capitalistes ont participé à un attentat et entraîné, sans le vouloir, de graves blessures sur le gardien d'une usine.
Lumet filme avec un naturel brillant leur quotidien fait de changements (identités, changements d'apparence...) et d'acceptation. Danny est un pianiste doué et son nouveau prof de musique de l'école va tout faire pour qu'il entre dans une grande université. Le jeune homme va rencontrer sa fille avec qui il va vivre sa première grande histoire. Entre obligations familiales et vie propre, la question du devenir de Danny est le coeur de ce film. Le duo amoureux River Phoenix/ Martha Plimpton est absolument magique. Entre un père défenseur de valeurs humanistes et un père absolutiste dans ses principes et hostile à tout changement (la musique de chambre qu'il taxe de bourgeoise), la frontière est mince et Lumet rend très bien ce totalitarisme militantiste qui attaque même l'Art.. Cet univers familial clos se dévêt progressivement avec une grande sobriété, une force dramatique réaliste et surtout une panoplie d'acteurs entièrement habités.
La_Mort_Dans_L_Oeil
La_Mort_Dans_L_Oeil

38 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 avril 2011
A Bout de Course fait partie de ces "petits" trésors oubliés qui réapparaissent de temps en temps sur les écrans, comme la semaine qui vient de passer, au Reflet Médicis pour 2 séances essentielles en hommage à Sidnet LUMET qui vient de nous quitter. Un casting épatant, et notamment un gamin de 17 ans stupéfiant, qui surclasse peut-être même James DEAN auquel on le compare si souvent...
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