Lumet, plutôt en forme, nous livre un récit qui commence comme un thriller et qui prend vite des chemins de traverse pour s'aventurer sur la chronique familiale et la réflexion politique. Comment gérer l'utopie quand elle devient une mécanique de vie ? Comment articuler l'intime et la marche du monde ? Comment gérer le poids familial quand il sert de ciment à l'identité ?... Tout cela est traité avec subtilité, par la bande, comme souvent chez le réalisateur qui refuse tout dogmatisme. Le film se permet aussi un certain lyrisme à travers les émois amoureux du fils, dont l'interprétation incandescente de River Phoenix est inoubliable. Seul petit bémol : on a connu Lumet plus inspiré à la mise en scène car si certaines séquences familiales décollent vraiment (l'anniversaire de la mère, les séquences chez l'adolescente) d'autres restent un peu poussives dans leur mise en place (la traque du début, etc.).
Le superbe, sexy et regretté River Phoenix est ici éclatant de beauté, de timidité, de sensualité, d'hésitation et parfois de fermeté. On regrette presque l'inégalité avec le jeu des autres acteurs, pourtant tous excellents. C'est beau, c'est touchant, c'est triste, c'est politique, c'est social: c'est une époque et un contexte, et donc un témoignage précieux.
Tout simplement sublime ! Les acteurs, dont Christine Lahri et River Phoenix sont superbes. La réalisation est sans faille et l'histoire forte. A voir et à revoir. Du pur plaisir cinématographique.
DEPUIS COMBIEN DE TEMPS N'AVAIS-JE PAS VU UN FILM AUSSI SUBLIME ?? RIVER PHOENIX, CARRIERE MALHEUREUSEMENT ECOURTEE, MAIS DEMEURE L'UN DES PLUS GRANDS ACTEURS AU MONDE !!!!
A bout de course est un film sur l'engagement politique aux Etats-Unis pendant les années 70 et ses répercussions des décennies plus tard.Sujet rarement traité aux Etats-unis le film de Lumet est une vraie découverte.Ce film méconnu est souvent émouvant et pose beaucoup de questions sur l'engagement politique,les liens familiaux.River Phoenix crève l'écran en adolescent déboussolé tiraillé entre sa famille et son propre avenir.
Lumet met en scène de façon sobre mais tellement profond cette tranche de vie dans une période où l'utopie existait. Les acteurs sont vraiment performants dans leur sincérité, le film très dense grâce à ses multiples facettes. A voir.
On connaît bien sur, "Serpico", "Un après midi de chien" ou encore "7h58 ce samedi là" de Sydney Lumet, mais certaines personnes oublierons ou passerons "A bout de course" qui demeure un petit chet d'oeuvre un peu oublié, et quand on le découvre on reste surpris par le talent de River Phoenix, un film que je vous rassure n'est pas en premier lieux politique, mais familiale qui aborde la parcourt d'une famille avec beaucoup de sensibilité et d’humilité.
Décidemment, la redécouverte de la filmographie de Lumet offre plus d'une surprise. Comment la presse et le public des années 80 avaient-ils pu passer à côté de cette chronique émouvante et désenchantée ? C'est aussi l'occasion de redécouvrir le regretté River Phoenix, étoile filante de Hollywood.
Jouons un peu : quel est le point commun entre Montpellier, Caen, Rennes et Paris ? Le camembert ? Le nougat ? Pas du tout : ce sont les seules villes de France à reprendre "Running on Empty" (A bout de course)de Lumet. Les autres restent donc condamnés à se farcir les "Coco El maleh" et "Coco Tautou" avant d'autres Cocos concons. Pauvres gens... Illuminé par un River Phoenix incandescent, A bout de course est un film magnifique. Sur un thème profond et universel (l'emprise familiale face à l'âge adulte) Naomi Foner a tricoté un scénario superbe d'intelligence et d'humanité, drôle et tragique, portant l'émotion à son point ultime. Et comme toujours quand ce bon vieux Lumet dispose d'un script à sa hauteur, il s'en donne à coeur joie. Mise en scène, direction d'acteurs, idées de plans, tout est parfait, habité, généreux... Une suggestion pour la masse de mes concitoyens qui n'aura pas la possibilité de redécouvrir ce chef d'oeuvre, pourquoi ne pas déménager ? Rien que pour "A bout de course", ça vaut le coup.
Tous les amoureux de la première heure de ce beau film sensible (malheureusement trop peu nombreux) seront ravis de le voir ressortir aujourd'hui dans une copie neuve, en espérant qu'il gagnera de nouveaux admirateurs. Bien sûr ce film est profondément ancré dans les années 80: seule véritable tentative (partielle, évidemment) de regarder à l'époque comment la génération de la contestation des années 60 et de la contre-culture arrivait à gérer le tournant conservateur des années 80; confirmation du talent de River Phoenix, qui émergeait comme le meilleur acteur adolescent d'une époque qui commençait à les regarder beaucoup, etc. Mais s'il a sans doute des côtés datés, ceux-ci sont marqués d'un encore plus grand charme qu'à l'époque de la sortie du film, il y a plus de vingt ans. Tout d'abord, il faut préciser que le scénario est simple et pourtant fin, qu'il a l'intelligence de regarder cette famille se débattre avec son drôle de sort et arriver à la croisée des chemins - doit-on vivre sa vie ou vivre celle de ses parents, quand l'unité familiale est si particulière et si indissolublement soudée par la situation? -, mais sans surdramatiser. Les dialogues aussi sont souvent assez bien sentis (ce que ne retranscrivent absolument pas les sous-titres français, la traduction étant assez médiocre). Et la réalisation de Lumet, comme dans tous ses meilleurs films, s'efface, n'est là que pour mettre en valeur les situations et le jeu de ses acteurs. Et ils sont formidables: Phoenix, donc, en adolescent aussi raisonnable qu'écorché; Judd Hirsch et surtout Christine Lathi, d'une grande justesse. Comme souvent chez Lumet, la transparence de la forme n'est pas un handicap. Elle permet à l'histoire et à l'attachement aux personnages de se développer, et l'émotion que l'on ressent à la fin du film est de grande qualité. On a passé un moment avec des personnages formidablement humains, dont les conflits et les émotions ne nous sont plus étrangers. Passionnant et beau, donc à voir.
Quel film! Cela fait très longtemps que je n'avais pas autant été emporté par une oeuvre cinématographique. Le scénario est d'une rare intelligence, la mise en scène de Lumet porte les acteurs, qui sont tous prodigieux. A voir absolument.