Un peu long à démarrer et un peu long à finir. D. Thomson a fait largement mieux avec "fauteuils d'orchestre" qui est vraiment pour moi un film splendide. Ici il n'y a pas grand chose. On s'ennuie pas mal. Ça n'a pas beaucoup de rythme et le titre semble se diriger vers le comique alors que l'on reste sur du romantique assez fade. Dommage
Quel dommage que Juliette Binoche et Jean Reno ne tournent pas plus souvent des comédies tant ils sont excellents dans Décalage horaire de Danièle Thompson ! Une comédie romantique à l'américaine que n'auraient pas renié les maîtres du genre que sont Richard Curtis et Nora Ephron. D'excellents rôles à contre-emploi entre deux personnages que tout oppose. Juliette Binoche, fraîche et naturelle, face à Jean Reno taciturne comme à son habitude. Je trouve que ce rôle plus émouvant et ses cheveux longs lui vont plutôt bien que de jouer les éternels gros durs. Quant à Juliette Binoche, c'est sans son maquillage qu'elle est la plus belle. C'est un cinéma humain comme pouvait le faire le père de Danièle Thompson. Un certain Gérard Oury. Par contre wow ! Plus de douze millions d'euros à l'époque en 2001 pour un film qui se passe essentiellement dans un aéroport (en plein pendant les attentats du 11 septembre) ou la chambre d'un hôtel, c'est cher. Je suis mauvaise langue mais Reno et Binoche auraient pu faire ce film un peu plus par amour...de l'art. Ils m'ont amusé, ému, le film est bien écrit, bien dialogué et a eu son joli succès. Tout le monde est content.
"Décalage horaire", comédie romantique française co-écrite et réalisée par Danièle Thompson, sorti en 2002. Par la fille de Gérard Oury, la fameuse scénariste et dialoguiste Danièle Thompson, qui débuta au coté de son père avec le scénario et les dialogues de l'immense succès que fût "La grande vadrouille". Une belle réalisation et une bonne mise en scène pour cette comédie sentimentale aux dialogues très (bien) écrits. Un duo en quasi huis-clos Jean Reno / Juliette Binoche qui fonctionne bien à la façon d'une petite pièce de théâtre intimiste. Une rencontre touchante. Un film tendre avec une belle transformation des personnages. Ce film m'est passé sous le nez à sa sortie, je n'en ai aucun souvenir. Un film discret, avec des acteurs en dehors de leurs rôles habituels. Découvert 20 ans plus tard en DVD. Une belle surprise revenue de 2002, où, les téléphones portables commencent à faire partie des films.
Dans l'aéroport de Roissy, paralysé par la grève puis les intempéries, le hasard et divers incidents font cohabiter Juliette Binoche, esthéticienne un peu simple, et Jean Reno, cuisinier expatrié et type angoissé. Ces heures passées ensemble à attendre leur avion sont-elles l'amorce d'une histoire d'amour? Possible, puisque le couple mal assorti en vient à se chamailler... Cette comédie de caractères de Danièle Thompson flirte constamment avec les conventions du huis-clos et de la brève rencontre. Elle n'ennuie pas parce qu'elle est concise mais n'emballe jamais parce qu'elle apparait souvent artificielle. Les petits rebondissements qui nourissent la relation entre Rose et Félix dans les salles d'embarquement ou dans leur chambre d'hôtel en bord de pistes dévoilent le tempérament des deux protagonistes. Reno, dans un emploi qui l'éloigne de ses rôles de brute, et Binoche jouent parfaitement le jeu bien que composant des personnages sans surprise, assez convenus, à l'image du scénario. Il manque à la comédie de l'habileté et de l'imagination, voire de l'extravagance, pour que cette rencontre prenne un peu d'étoffe. La relation entre Félix et Rose, leur découverte mutuelle et leur promiscuité forcée par les évènements autant que par la volonté manifeste des scénaristes sont toujours sur le fil de la banalité.
On pourrait croire que c'est très simple de faire une comédie romantique réussie, que ce genre est un genre mineur et qu'il suffit de rassembler deux grands acteurs et d'ajouter quelques quiproquos pour que l'on obtienne un bon film. Et bien, détrompez-vous, comme dans les histoires d'Amour réelles, l'alchimie qui donne une comédie romantique réussie ne s'explique pas. Cette année 2002, j'ai été particulièrement gâté avec "Un Amour à New York" (Serendipity) et vraiment déçu avec "Kate & Leopold", "Autour de Lucy" (I'm With Lucy) et ... "Décalage Horaire". Dans "Décalage horaire", on s'ennuie ferme jusqu'à un très beau - comme toujours - dénouement mais qui met un temps certain à arriver. Le scénario est un peu poussif et heureusement que le téléphone portable a été inventé pour assurer quelques bons gags. En plus, pour ne rien arranger, parfois, on a l'impression que Jean Reno joue faux. Il y a tout de même quelques dialogues très sympathiques spoiler: (par exemple, "dire qu'un porc est mort pour faire ce jambon !") , mais cela ne suffit pas à sauver ce film.
Comédie inégale, avec une première partie assez longue et plate, qui nous permet de connaître les personnages, et malheureusement, on n'a pas envie de les connaître, car ils sont tous les deux agaçants. Mais la suite est beaucoup plus intéressante, on commence à s'attacher aux personnages, et on se prend à espérer à une happy end. La musique (empruntée je pense) était très belle à la fin. Juliette Binoche et Jean Reno sont excellents, sur la Juliette dans la femme un peu naïve qui pleure en entendant l'hymne nationale....
Pas désagréable, les deux personnages sont particulièrement antipathiques et bien joués comme tels. Des longueurs, peu d'humour, des sentiments ou des besoins, assez crédible finalement. Par contre, j'aimerais savoir comment la réalisatrice a réussi à persuader ses producteurs de tourner 10 mn du film au Mexique pour une scène évitable ! Suis je bête, elle ne travaille qu'avec des Zamis producteurs du réZeau. Quelques prises de vues qui ont du mal à ne pas passer pour un clip de pub Air France et ADP.
Plutôt sympathique au début avec la rencontre fortuite de deux personnages stéréotypés que tout oppose. Binoche est rigolote et Reno campe encore une porte blindée qui cache un cœur plus tendre. C’est dans l’évolution de leur relation et des dialogues que le scénario m’a perdu, ça en devient presque bête. Et c’est sans compter les nus inutiles de Binoche et la scène intime où la femme dit non sans que ça fasse tilter son partenaire masculin… Bon, c’était en 2002 donc ça passait comme une lettre à poste à l’époque.
Une petite romance qui malheureusement ne m'a pas vraiment conquis. Porté pourtant par deux grands acteurs, le film n'est pas assez "profond". Avec un début deja un peu longuet à se mettre en place et un scénario peut être un peu trop linéaire... On suit donc timidement l'histoire de ses deux personnes. Le final est sans surprise, même si la dernière demi heure est un peu plus interessante, prenante... Cela manque de "pétillant", d'une certaine forme de magie qui est pourtant là à la base mais ne reste guère dans les esprits. Sa ce laisse regarder, mais l'on sent qu'il manque un petit quelques choses pour que la magie opère ou que l'on soit passionné pour cette histoire... Une fois pour ma part.
Dans la catégorie des coups de foudre improbables, Décalage horaire se pose là. Le genre de relation qui démarre au cœur de rien, avec très peu d'éléments contextuels, juste par un concours de circonstances. Tenez, un aéroport par exemple. Les gens y sont en général speed et repliés dans une bulle. Pourtant nos deux tourtereaux campés par Jean Reno et Juliette Binoche ont bel et bien réussit à s'y faire de l’œil avec autant de divergences que de points communs. Deux entités pour le moins ténébreuses et infiniment seules. Plutôt tristes même dans le fond. C'est ce qui rapproche finalement, la solitude. Néanmoins, ce coup de foudre inopiné manque cruellement de consistance et d'engagement pour que l'on y croit totalement. Les deux acteurs n'y croient pas eux-même, et ça se voit, dans leurs regards, leur gestuelle, leur dynamisme. On ressent davantage le surjeu que l’intensité amoureuse. Marque d'une direction sans doute trop laxiste et ininspirée, en dépit des bonnes intensions dévoilées. En grande partie en huis clos, le scenario manque lui aussi de consistance, trainant parfois en longueur là où il n'y avait pas lieu de s’attarder. Le manque évident de rebondissements, de peps à cette histoire, n'est pas un atout. Tout cela pour une fin si désuète, pour ne pas dire sans queue ni tête!! C'est plutôt dommage de ne pas avoir misé plus grand, étant donné le potentiel des deux têtes d'affiche. Un charme bien présent mais enrobé d'une certaine fadeur. 3/5