Darling chérie
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soulman
soulman

141 abonnés 1 435 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2026
On peut finir par se lasser de ce portrait d'une cover-girl hésitant entre la vie de bohème et une vie rangée. Tout cela aurait gagné en effet à ne dépasser les 90 mn. Cependant, la mise en scène du cinéaste de "Midnight Cowboy" reste d'une belle fluidité et il peut compter sur un casting éblouissant, d'où émerge un trio de rêve.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 439 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 septembre 2026
La nouvelle vague britannique n'a jamais pu être vue par les spectateurs français car ils n’avaient droit qu'à 70% de films US souvent les plus mauvais et 30% de productions françaises. Tout cela était écrit dans l'accord Blum-Byrnes un accord franco-américain, signé le 28 mai 1946 par le secrétaire d'État des États-Unis James F. Byrnes et les représentants du gouvernement français, Léon Blum et Jean Monnet. Il liquide une partie de la dette française envers les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale, à hauteur de deux milliards de dollars, en échange de l'affaiblissement des mécanismes protectionnistes préservant le cinéma français. Le cinéma américain devient dès lors plus présent sur les écrans nationaux.
François Truffaut dont j'adore les films détestait la nouvelle vague britannique qui était pourtant au moins aussi riche que la Française et était fan du cinéma US y compris de la funeste nouvelle Hollywood une véritable arnaque. A contrario Claude Chabrol qui connaissait très bien la nocivité de l'accord Blum-Byrnes aimait beaucoup la nouvelle vague britannique à raison.
Si vous souhaitez en savoir plus sur cet accord Blum-Byrnes regardez cette excellente vidéo de la grande historienne Marxiste Annie LACROIX-RIZ: au titre :" Le Festival de Cannes est un rendez-vous américain"
Pourquoi le cinéma américain occupe-t-il une place aussi écrasante dans nos salles, dans nos imaginaires et nos références ? Pour répondre à cette question, il faut remonter à 1946. À ces quelques semaines de négociations à Washington où se joue, discrètement, quelque chose d'essentiel pour la France et pour l'Europe. Léon Blum, figure tutélaire de la gauche française, part aux États-Unis renégocier la dette de guerre. Il en revient avec les accords Blum-Byrnes, qui imposent des clauses léonines à la France sous prétexte de restructuration de la dette de guerre.
Parmi les clauses, une en particulier va transformer durablement le paysage culturel français : les salles de cinéma françaises ne seront désormais tenues de projeter des films nationaux que 4 semaines sur 13. Les neuf semaines restantes ? Ouvertes, grandes ouvertes, aux productions hollywoodiennes accumulées pendant les années de guerre et qui n'attendaient que ça.
La mobilisation du milieu du cinéma français est immédiate et massive. En janvier 1948, une grande manifestation réunit bien au-delà des seuls professionnels. Jean Marais, Simone Signoret et bien d'autres descendent dans la rue. La pression finit par porter ses fruits : en septembre 1948, les accords sont partiellement révisés, et surtout, une taxe spéciale additionnelle de 10,9 % est prélevée sur chaque billet vendu, alimentant un Fonds de soutien à l'industrie cinématographique. Ce système mit en place des aides automatiques calculées sur la base des recettes des films précédents des réalisateurs éligibles, jetant les bases du système organisé par le CNC.
Explications d'Annie LACROIX-RIZ, historienne, professeure émérite d’histoire contemporaine à Paris VII;

Julie Christie et ses illustres jules sont excellents dans une mise en scène qui me fait penser à Chabrol, Godard et même Truffaut qui n'aimait pourtant pas John Schlesinger et toute la nouvelle vague Britannique des années 50 et 60.
jarvi
jarvi

51 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 octobre 2025
(Entre)vu le 16 octobre 2025 à la Cinémathèque française. J'y allais pour Julie Christie et lire le nom du scénariste Frederic Raphael sur le générique de début me faisait espérer d'apprécier le film. Mais j'ai été rapidement accablé par le parti-pris de montrer des personnages sans qualités et d'insister sur la bêtise ou la laideur physique et morale de certains d'entre eux. La réalisation n'a rien de convaincant, les grotesques scènes parisiennes qui sentent à plein nez le pire studio britannique m'ont achevé. Dirk Bogarde reste digne dans ce naufrage, c'est une performance méritante.
Cinho512
Cinho512

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2025
Julie Christie d'un charme fou, John Schlesinger d'une lucidité implacable, un film plein de charme et de mélancolie
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 520 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2021
Je suis en train de revisiter les films de la nouvelle vague du cinéma Britannique dont les principaux artisants furent Karel Reisz, Lindsay Anderson, Tony Ridchardson et john Schlesinger. Bien que Francois Truffaut critiqua vertement le cinéma Britannique " une contraction dans les termes" selon lui, ( accordons lui qu'il revint sur ces mots acides), je pense que Bertrand Tavernier et Claude Chabrol eurent mille fois raison sur ce point contre le réalisateur de " les 400 coups". Le cinéma Britannique de cette époque recelait de nombreuses petites ( cf films de Michael Powell) et les cinéastes de la nouvelle vague Britannique ont réalisé des œuvres exceptionnelles. Peut-être sous l'influence de Truffaut, le cinéma Britannique des années 50 et 60 n'a pas très bonne presse dans l'hexagone et il est difficile de voir ces films en salles. C'est une erreur et une grosse lacune. J'en veux encore une fois pour preuve ce "Darling" de 1963, de John Schlesinger qui atteint, selon moi , les sommets de l'art cinématographique. Je ne connaissais pas ce film, dont je n'avais même jusqu'alors jamais entendu parler et dont je dois reconnaître le caractère exceptionnel. En résumé, il s'agit d'un portrait d'une sorte de Mme Bovary de la fin du XXeme siècle. Au travers du portrait d'une jeune mannequin qui revient sur sa vie, ses rencontres, son ascension et son mal-être chronique, Schlesinger nous propose un portrait au vitriol, subtil et réaliste d'une femme particulièrement "gâtée " par la vie, mais autocentrée et creuse comme une branche d'arbre mort. Magnifiquement interprété par julie Christie ( actrice anglaise superbe et phare des années 60) et par Dirk Bogarde ( excellent comme toujours) et Lawrence Harvey notamment, le film est un ravissement esthétique. La réalisation est tout premier ordre ainsi que la photo. Malheureusement, les réalisateurs de la nouvelle vague Britannique n'eurent pas une fimographie quantitativement importante. Mais les premiers films de ces quatre réalisateurs sont presque tous des chefs-d'œuvre ( dont ce "Darling") et ne sont inférieurs en rien à ceux de la nouvelle vague Française, voire peut-être meme supérieurs. Les aficionados du cinéma du patrimoine ne les rateront pas et visionneront avec beaucoup de profit "Darling" de Schlesinger qui obtint au passage, trois Oscars.
Hotinhere

806 abonnés 5 526 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2026
Portrait d’une jeune femme en quête d’émancipation dans le swinging London des années 60. Une chronique de mœurs douce-amère au ton libertaire, portée par l’interprétation pleine de naturelle de la sublime Julie Christie qui reçut un Oscar pour ce rôle. 3,25
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 novembre 2011
Je n'ai pas vraiment réussi à m'intéresser à ce film malgré des acteurs principaux excellents. Sans doute comme dit dans une autre critique à cause de son coté artificiel. Il y a aussi l'age et un développement brouillon.
Plume231

4 423 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 juin 2013
Ce beau protrait de femme est hélas victime de se qu'il entendait dénoncer c'est à dire le côté superficiel de la vie. C'est d'autant plus dommage car le réalisateur John Schlesinger a su tirer le meilleur du potentiel des comédiens du film, en particulier de Julie Christie et de Dick Bogarde qui livrent des interprétations remarquables. Ces deux interprétations font que le film vaut quand même d'être vu.
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