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real-disciple
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3,5
Publiée le 4 août 2012
Moins flamboyant que ses futures productions on retrouve néanmoins dans ce premier film de Mann tous les ingrédients qui feront son style : homme solitaire, vengeance, mélancolie, scènes de villes nocturnes, musique planante etc. James Caan interprète vraiment bien ce truand qui veut se retirer et fonder une famille mais dont les plans échouent, s'avançant vers une issue tragique lorsqu'il se sait tromper. On peut penser au "Point de non retour" de Boorman par moment, le film se rejoint sur de nombreux points. Injustement méconnu, le Solitaire marque déjà l'empreinte d'un des meilleurs réalisateurs américains actuels.
C'est bien maîtrisé pour le maître cinéaste du style polar, pas d'enquêteurs policiers dans le genre que raffolèrent beaucoup les réalisations des années 80, au lieu de ça, ce sont des cambrioleurs payant des ripoux aux yeux fermés et le silence complet, très en vogue à cette période. Un ex-taulard bad guy special expert, agressif avec intrigue de voleurs de diamants précieux, des chiffres qui font monter les températures, ce qui donne un film nerveux et son entourage romantique, c'est plutôt plaisant à regarder, l'histoire agréable.
Le Solitaire est le premier film de Michael Mann, on y voit déjà les bases de son cinéma qui fera son succès par la suite : une histoire simple, un scénario captivant et une mise en scène atypique avec des plans formidables, c'est un peu l'ancêtre du film de Nicolas Winding Refn, Drive. Le dénouement du film est superbement amené, qui constitue pour ma part la meilleure partie du film. Concernant les acteurs, James Caan est celui qui sort du lot, il est bon dans son rôle de petite frappe, les autres prestations sont correctes. Bref, Le Solitaire est un bon petit film de gangster, stylisé dont seul Mann a le secret, à voir.
Pour son premier film de cinéma, Michael Mann s'empare d'un de ses genres de prédilection : le polar. Le résultat est plein d'énergie et impose déjà le style du cinéaste même s'il changera un peu avec la venue du numérique. La trame du scénario a beau ne pas être originale (un cambrioleur qui a fait de la prison et qui veut faire un dernier coup avant de se ranger), l'histoire reste tout de même très prenante notamment grâce au personnage de Frank qui est un héros un peu différent et qui est brillamment interprété par James Caan dans ce qui est sûrement un de ses meilleurs rôles. Il impose sa carrure et sa voix tout le long du film, bénéficiant de superbes répliques comme sa scène de colère au bureau d'adoption ou quand il raconte son séjour en prison. La mise en scène est maîtrisée et malgré quelques effets et une musique maintenant datés mais kitsch, "Le Solitaire" est un très bon film surprenant et très plaisant.
Pour son premier film, Michael Mann décidait de conter l’histoire d’un braqueur sans pitié, qui recherche à créer une famille et à se construire une vie en dehors du crime. Pas vraiment original, mais toujours efficace.
Le Solitaire suit donc les pérégrinations de James Caan, magnétique et vraiment étonnant, dans sa quête de la rédemption et à la construction d’une famille. Si la mise en scène de Michael Mann ne marche pas vraiment pendant la première heure, très floue, très datée et malheureusement bien trop 80’s (merci à Tangerine Dream pour avoir bien trop daté le film), elle fonctionne d’un coup sur la deuxième heure, bien plus pêchue et rythmée. Heureusement, car on commençait doucement mais surement à quelque peu s’ennuyer, le scénario s’accélère et on peut assister à quelques scènes d’action très spectaculaires, une fausse fin heureuse, un dénouement tragique et un plan badass à la fin. Que demande le peuple ? Tout ceci ne marcherait pas s’il n’y avait un acteur en état de grâce en tête d’affiche certes, mais un supporting cast efficace, entre les débutants James Belushi & Robert Prosky et l’excellente Tuesday Weld.
Le Solitaire n’est pas un film original, certes, mais c’est un film bien réalisé et au climax excellent. A voir.
Michael Mann montre déjà sa passion pour les gangster et l'ingénierie avec ce film. Côté scénario c'est assez classique et la mise en scène abuse parfois des plans longs et lents qui n'apportent pas grand chose. Mais sinon, la BO est géniale, les acteurs captivants notamment sur les séquences de dialogues toujours très réussies chez Mann. Et puis la fin conclue d'un excellente façon un film qui ne surprend pas mais qui fait le job.
Du grand Michael Mann et surtout un grand James Caan, dans un polar sombre qui saura nous rappeler les heures de gloire de cinéma des années 80. Même si y'a des longueurs, même si les casses ne sont pas grandioses et même s'il y a quelques facilité, cela n'empêchera jamais ce type de production d'avoir une vraie âme. Thief est à voir pour la culture cinématographique !
Deuxième film de Michael Mann sortit en 1981 peu avant qu'il se lance dans l'aventure "Deux flics à Miami". Produit par Bruckeimer qui est lui aussi à l'orée d'une fructueuse carrière et il est bon de le noter aussi, produit par un certain Danny Caan, frère de James l'acteur principal du film. Bien que extrêment conventionnel dans ce qu'il raconte, "Le solitaire" est un bel et bien un projet personnel de Michael Mann, cela se ressent dans l'univers qu'il cherche à retranscrire par son utilisation de l'image et du son. Le réalisateur de Heat à trés vite développé un sens aigu du découpage auquel je ne suis pas insensible tout comme son utilisation frèquente du gros plan. Le son du synthé typiquement eighties rappelle le travail de Giorgio Moroder sur Scarface (1983). Cela confère à l'ensemble un aspect de tragique. Une tragédie moderne, mais qui je le répète est platement construit au niveau du scénario. Cependant, M.Mann compense par une mise en scène réfléchie qui à du style et compte sur le charisme de Jimmy Caan et une trés bonne interprétation de l'ennemie de celui çi. On verra qu'avec le temps, le cinéaste américain s'est acharné à redéfinir son univers de polar noir ultra stylisé, Heat (95) Miami Vice (06) mais avec toujours d'énorme platidudes à ses scénario excepté Collatéral. On pourrait dans ce que là le rapprocher d'un autre cinéaste dénommé John Woo mais à l'opposé de ce dernier qui fait beaucoup usage de l'ironie, Mann instaure une atmosphère sèrieuse, voire tragique à ses films. Donc, voilà un cinéaste qui part du déjà vu pour nous en montrer l'aspect terriblement serieux, il prend à contre-pied la mode de l'ironisme façe aux clichés des polars (Tarantino, Woo, Coen et autres cinéastes de la génération 80, 90), ce qui à l'heure actuelle s'avère finalement tout à fait original. Le solitaire, bon travail qui pose les prémices d'un univers particulier qui malheuresement n'a pas énormément évolué, nous verrons son prochain film.
Doté d'un bon scénario plutôt bien écrit et réaliste, "Le Solitaire" entraîne le spectateur dans une histoire de braquage pas comme les autres. La réalisation est intéressante et réussie mais il manque quelque chose pour vraiment que le long-métrage soit prenant. Par ailleurs, les acteurs jouent bien surtout James Caan qui est excellent. Ainsi, le film est divertissant et captivant mais sans gros plus.
Premier film de Michael Mann et on sent que celui-ci connaît son sujet (technique de cambriolage, banditisme…) Le film est assez bon dans l’ensemble. Il raconte la vie de Frank (James Caan) un voleur de bijoux solitaire dont le seul rêve est de fonder une famille et de pouvoir enfin prendre sa retraite. A Chicago le patron de la mafia Leo (Robert Prosky) lui propose de faire un hold-up qui réalisera son rêve. Le loup solitaire n'a pas l'habitude de travailler avec les autres et les choses ne vont pas se passer comme prévu. Pratiquement la totalité du film se déroule dans la nuit où chaque scène est éclairée avec des néons lumineux dont seul Mann à la signature. Par après, on verra que c’est une caractéristique très présente dans son cinéma et qu’il aime particulièrement jouer avec les effets lumineux (la scène de l’aéroport dans « Heat », « Collatéral »…). James Caan est comme souvent impeccable, il interprète son personnage avec justesse et charisme. Certaines personnes trouvent la musique de fond énervante. Au contraire, je l'ai trouvé passionnante, elle renforce parfaitement le côté sombre de l’intrigue. A voir.
Un téléfilm de luxe du début des années 80. La plupart des poncifs lourdauds du supermâle américain version bad boy y passent. Avec la manière, certes, il y a un formalisme dont toutes les Julie Lescaut de France et les Derrick allemands auraient du s'inspirer depuis longtems déjà, mais on est à des années lumières de Heat, Ali, et surtout Révélations. On retombe un peu dans la plastique froide, visuellement réussie, mais dépourvue de fond et de personnages intenses, du Dillinger du même M. Mann. Si vous voulez du muscle, allez faire un peu de sport, hélas vous aurez moins l'air d'un chaud que le bon James Caan, mais au moins ce sera votre sueur.
Deuxième film de super Mann, qui reste honnête dans ce début de carrière malgré une bande originale qui a bien vieillit. James Caan s'en sort bien dans son rôle de voyou solitaire cherchant le pouvoir et l'argent. Mais l'histoire d'un simple marginal ne suffit pas pour en faire un bon film. Le réalisateur nous montrera son véritable talent à partir de 1995 en nous pondant le cultissime "Heat" qui annoncera le début d'une nouvelle ère bien plus travaillée.
Pour son premier film, Michael Mann établissait déjà les prémices de son style qu'il développera et sublimera dans son chef d’œuvre "Heat". Dés le début de ce polar urbain qui traitait déjà de braqueurs, la marque du cinéaste se fait sentir avec ses scènes de casses ultra précises et sa mise en scène stylisée confèrent au film un climat tendu et une ambiance électrique que la musique très "80's" vient accentuer.
Co-produit par Bruckheimer, "Le Solitaire" porte définitivement l'empreinte de Michael Mann, déjà scénariste et producteur exécutif sur ce premier long. "Thief" (titre original) détient tous les gimmicks visuels et narratifs de son cinéma à venir, et fait office de "brouillon de luxe" - terme il est vrai un peu sévère eu égard à la qualité du film, mais il faut reconnaître que "l'habillage eighties" de ce dernier ne plaira pas à tout le monde - du futur Hittite, pardon... hit "Heat" : une love-story qui démarre à l'arrachée pour finir en queue de poisson, une amitié inflexible entre les deux voleurs, un "héros" rédempteur qui touche au but et puis finalement tout s'effondre au moment ultime, L.A. by day - L.A. by night, une mise en scène à l'hyper-réalisme accru (scènes de casse, de filature, de repérages : tout y est millimétré). L'autre grande marque de fabrique de Mann concerne le final de ses films, toujours grandioses, souvent lyriques et empreints d'une très grande violence graphique qui contraste avec le reste du métrage. Ici, l'influence de Peckinpah se fait clairement sentir (influence qui perdurera quand même par la suite) : ralentis lors des fusillades, mises à mort outrageusement sanglantes, musique lancinante (Tangerine Dream au top) ; le devenir de Franck (excellent James Caan), lui qui a tout abandonné, est laissé en suspend. Pas de happy-end débile, du cinéma nerveux et réaliste... un coup d'essai pour un coup de maître : chapeau bas, Michael !
Un classique que l'on revoit toujours avec le même plaisir, tant il s'impose non seulement comme un incroyable divertissement, mais également comme un étalage de folies cinématographiques poignantes. Si James Caan apparaît en premier lieu comme une révélation, il n'en est pas moins du réalisateur M. Mann, qui, nous le savons, n'en aura pas fini de nous surprendre. Oeuvre réalisé et maîtrisée de main de maître, oeuvre qui aura su maintenir un suspens permanent du début à la fin également. "Le solitaire" n'est pas qu'un polar quasi-documentaire sur la vie d'un fou furieux avide de violences et de meurtres, il est aussi le portrait de relations complexe entre groupes de différentes classes. Ainsi le rôle des gentils et des méchants stéréotypé que l'on connait s'efface peu à peu pour donner place à une analyse bien plus pertinente de la relation d'homme à homme. D'un scénario qui apparaît comme simple et peu original naît une histoire poignante qui est donc celle d'un flic (ici J.P Belmondo) qui ira au bout de lui-même pour venger son ami défunt et retrouver son assassin, qui sévit désormais depuis presque deux ans. Le jeu d'acteurs comme la mise en scène donnent aussi une certaine profondeur au film, et on ne s'y attendait pas forcément. Les personnages sont à nouveau très caractéristiques et très étudiés. "Le solitaire" est sans nul doute un petit bijou des années 80, aux allures des films policiers américains ou français des seventies, mêlant intrigue passionnante et parcours initiatique du personne principal.