Note moyenne
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La tournure que va prendre le film, m'a beaucoup déplu. Je reprocherais aussi la lenteur de certaines scènes. Cela dit, je dois reconnaître que la première et la dernière partie du film sont d'une intensité affolante. Le jeu des acteurs, en particulier de Peter Lorre, est à saluer, tout comme la réalisation. Moi, je dis un grand Bravo !
L’utilisation de l’ellipse, le coté feutré donné par le rythme et le jeu des lumières (moins violent, moins contrasté, plus tamisé que dans les films expressionnistes des années 20) rend le film particulièrement angoissant, glaçant. « M le maudit » n’est sans doute pas, comme on l’énonce souvent, une métaphore de la montée du nazisme, mais à coup sur, comme la série des Mabuse, celle du dérèglement social, de l’anomie qui emportent l’Allemagne de l’époque. Dans « Le testament du docteur Mabuse » la folie et la normalité étaient réversibles, indéterminées, dans « M le maudit » c’est la légalité et la délinquance qui le sont. Lang va jusqu’au bout de la logique de la criminalité organisée en la montrant sur le point de se substituer à la police et à la justice. Son tableau des bas-fonds berlinois est étonnant, mais le plus impressionnant est de voir comme son organisation concurrence celle de l’enquête policière, comment elle est capable de quadriller une ville. Peter Lorre est une incarnation inoubliable de la hantise et de la peur. Le final a quelque chose de kafkaïen. Un film essentiel.
Si la mise en scène précise et l'attention minutieuse portée aux détails par Lang fait de "M le maudit" un film à voir pour ses nombreux procédés de style, l'histoire en elle-même devient profondément ennuyeuse une fois que le spectateur comprend que la petite fille ne reviendra jamais chez sa mère. Les stratégies de la pègre et des forces de l'Etat pour attraper le criminel sont beaucoup moins intéressantes, malgré l'intéressant montage parallèle lors de la séquence où ils en discutent chacun de leur côté. La scène du procès est ambiguë : la vindicte populaire s'oppose en apparence à la justice de l'Etat, même si le résultat final (la peine de mort) est le même ; le peuple assoiffé de vengeance rejoint donc un Etat que l'on devine nazi, seraient-ce alors les "assassins parmi nous" (terme qui a failli être le titre du film) ? Intéressant, ce film peut cependant dérouter à la première vision et Lang nous perd un peu en route avec ses exercices de style.
M le maudit de Fritz Lang, un film que j'attendais de voir depuis un bon moment. Même si je ne me suis pas pris la baffe intersidérale que je désirais ramasser, force est de constater que cette oeuvre est brillante, bien ancrée dans son époque mais toujours d'actualité.
[Risque de spoilers]
Je pense qu'il est inutile de rappeler le génie de mise en scène de Fritz Lang sur ce film mais je le fais quand même. Une mise en scène intelligente, étudiée, détaillée. L'apparition de l'ombre du meurtrier sur l'affiche est splendide, le danger commence à prendre forme quelques minutes après avoir été évoqué par la mère de la petite fille qui se retrouvera assassinée. Cette séquence du meurtre hors-champ d'ailleurs est splendide, la balle roule, le ballon de baudruche s'en va mourir sur les fils électriques et là on comprend, on devine l'horreur de la scène sans que rien ne nous soit montré. Le film commencait fort. Le cinéaste mise aussi énormément sur la notion du temps comme dans ces longues minutes d'attente desespérée, on saisit l'angoisse de cette attente, la peur qui accroît au fur et à mesure. La mise en scène est un gros point fort c'est indéniable. Ceci dit j'ai été moins fan de l'interprétation des acteurs. Forcément on sort du cinéma muet alors les acteurs surjouent beaucoup. Si le surjeu ( dans le sens positif du terme) de Peter Lorre sert parfaitement le film, une performance de génie, les autres acteurs m'ont passablement irrité. Ils sombraient dans la caricature et ça enlevait du sérieux au film qui, je pense, ne cherchait pas à offrir des scènes comiques même si certaines scènes cocasses prêtent à sourire volontairement ( je pense à la rafle dans le bar mal famé). Mais l'héritage du muet a aussi ses avantages, le film alterne séquences parlantes et muettes, et je trouve ces séquences muettes bien plus éloquentes que n'importe quel dialogue. J'en reviens à Lorre qui est vraiment étonnant, terrifiant et investi à fond dans son rôle. Outre la séquence entière du tribunal où il transmet sa folie avec acharnement, la scène où on le voit assis à la terrasse d'un café en sifflant ( Bon c'est Lang le vrai siffleur, mais passons ) pour tenter de se débarasser de ses pulsions meurtrières ( et sûrement pédophiles) m'a profondément marqué.
Pour ce qui est du scenario et de sa profondeur, là aussi c'est tout bonnement du génie. Le film a une grande portée sociale et juridique. Le film se base en plusieurs temps. Il y a d'abord cette paranoïa de la population qui pousse à porter des accusations infondées ( exemple du vieux monsieur qui ne fait que donner l'heure à une fillette et qui se retrouve harcelé par une dizaine d'habitants), ensuite il y a cette partie où la police et la pègre, chacun de leur côté, tentent de mettre fin aux activités de l'assassin, les deux pour avoir la paix mais avec des intérêts bien différents ( se la couler douce pour la police et pouvoir magouiller paisiblement pour la pègre) et pour finir cette séquence du "tribunal" qui illustre bien le propos du film s'interrogeant sur les jugements hâtifs, condamnant la justice expéditive qui ne laisse pas place aux explications. Avant le "tribunal" il y a cette séquence géniale dans cette banque ( il me semble) où les mafieux envahissent les lieux non pas pour dérober de l'argent mais pour arrêter M qui a dû trouver refuge. Cette brillante chasse à l'homme est insupportable de tension, même si l'on sait que l'homme recherché est un meurtrier on ne sait pas de quel côté se mettre, on ne peut s'empêcher de penser à ce qui est bien ou non, Lang met tout le monde sur le même pied d'égalité et c'est juste réussi.
Pour finir le film se conclut par l'arrestation in-extremis de M qui se retrouvera jugé devant un vrai tribunal et par cette phrase "Il faudra veiller sur nos enfants" phrase à double sens qui laisse deviner le parralèle entre le film et une certaine société allemande du début des années 30 où un certain bonhomme moustachu et ses sbires montaient en puissance, parallèle qui a lieu pendant tout le film, on ne peut s'empêcher de voir dans les réactions du peuple, une critique de cette société allemande gagnée par la folie.
En résumé donc M le maudit est un très bon film. Je n'ai pas été fortement bouleversé mais le film a eu un grand impact sur moi tout de même, notamment grâce à sa profondeur et à l'intelligence de la mise en scène. C'est un film important dans l'Histoire du cinéma, un film d'une grande force
[Risque de spoilers]
Je pense qu'il est inutile de rappeler le génie de mise en scène de Fritz Lang sur ce film mais je le fais quand même. Une mise en scène intelligente, étudiée, détaillée. L'apparition de l'ombre du meurtrier sur l'affiche est splendide, le danger commence à prendre forme quelques minutes après avoir été évoqué par la mère de la petite fille qui se retrouvera assassinée. Cette séquence du meurtre hors-champ d'ailleurs est splendide, la balle roule, le ballon de baudruche s'en va mourir sur les fils électriques et là on comprend, on devine l'horreur de la scène sans que rien ne nous soit montré. Le film commencait fort. Le cinéaste mise aussi énormément sur la notion du temps comme dans ces longues minutes d'attente desespérée, on saisit l'angoisse de cette attente, la peur qui accroît au fur et à mesure. La mise en scène est un gros point fort c'est indéniable. Ceci dit j'ai été moins fan de l'interprétation des acteurs. Forcément on sort du cinéma muet alors les acteurs surjouent beaucoup. Si le surjeu ( dans le sens positif du terme) de Peter Lorre sert parfaitement le film, une performance de génie, les autres acteurs m'ont passablement irrité. Ils sombraient dans la caricature et ça enlevait du sérieux au film qui, je pense, ne cherchait pas à offrir des scènes comiques même si certaines scènes cocasses prêtent à sourire volontairement ( je pense à la rafle dans le bar mal famé). Mais l'héritage du muet a aussi ses avantages, le film alterne séquences parlantes et muettes, et je trouve ces séquences muettes bien plus éloquentes que n'importe quel dialogue. J'en reviens à Lorre qui est vraiment étonnant, terrifiant et investi à fond dans son rôle. Outre la séquence entière du tribunal où il transmet sa folie avec acharnement, la scène où on le voit assis à la terrasse d'un café en sifflant ( Bon c'est Lang le vrai siffleur, mais passons ) pour tenter de se débarasser de ses pulsions meurtrières ( et sûrement pédophiles) m'a profondément marqué.
Pour ce qui est du scenario et de sa profondeur, là aussi c'est tout bonnement du génie. Le film a une grande portée sociale et juridique. Le film se base en plusieurs temps. Il y a d'abord cette paranoïa de la population qui pousse à porter des accusations infondées ( exemple du vieux monsieur qui ne fait que donner l'heure à une fillette et qui se retrouve harcelé par une dizaine d'habitants), ensuite il y a cette partie où la police et la pègre, chacun de leur côté, tentent de mettre fin aux activités de l'assassin, les deux pour avoir la paix mais avec des intérêts bien différents ( se la couler douce pour la police et pouvoir magouiller paisiblement pour la pègre) et pour finir cette séquence du "tribunal" qui illustre bien le propos du film s'interrogeant sur les jugements hâtifs, condamnant la justice expéditive qui ne laisse pas place aux explications. Avant le "tribunal" il y a cette séquence géniale dans cette banque ( il me semble) où les mafieux envahissent les lieux non pas pour dérober de l'argent mais pour arrêter M qui a dû trouver refuge. Cette brillante chasse à l'homme est insupportable de tension, même si l'on sait que l'homme recherché est un meurtrier on ne sait pas de quel côté se mettre, on ne peut s'empêcher de penser à ce qui est bien ou non, Lang met tout le monde sur le même pied d'égalité et c'est juste réussi.
Pour finir le film se conclut par l'arrestation in-extremis de M qui se retrouvera jugé devant un vrai tribunal et par cette phrase "Il faudra veiller sur nos enfants" phrase à double sens qui laisse deviner le parralèle entre le film et une certaine société allemande du début des années 30 où un certain bonhomme moustachu et ses sbires montaient en puissance, parallèle qui a lieu pendant tout le film, on ne peut s'empêcher de voir dans les réactions du peuple, une critique de cette société allemande gagnée par la folie.
En résumé donc M le maudit est un très bon film. Je n'ai pas été fortement bouleversé mais le film a eu un grand impact sur moi tout de même, notamment grâce à sa profondeur et à l'intelligence de la mise en scène. C'est un film important dans l'Histoire du cinéma, un film d'une grande force
Difficile d'évaluer une telle pièce maitresse du 7ème art, mais bon, je me lance. Je serai bref.
"M le Maudit" est un chef d'œuvre, que dis-je, un des plus grands films de toute l'histoire du cinéma. 1931... Le film est réalisé par un des maitres en la matière, Fritz Lang, en 1931, et il est troublant de constater la perfection de ce film, quoi qu'on en dise, intemporel. Le génie de Lang se fait ressentir dans la simplicité (pourtant complexe !) de l'intrigue, dans la justesse de la mise en scène et l'ambiance pesante donnée, jamais inégalée... Aucun film noir, aucun thriller, depuis cette année 1931, n'a la classe de "M"... L'ouverture inquiétante montrant des enfants qui jouent, une petite fille qui se promène le long d'une rue, le sifflement d'une petite musique, les jeux des ombres tout au long du film, l'expressionnisme des différents visages, l'obsession des cercles... Lang manie habilement ses personnages, il nous montre le paradoxe de la psychologie des civils, tous façonnés comme des monstres, par rapport à la malédiction du meurtrier, qui devient à la fin victime... Victime de sa folie, victime d'une société que critique délibérément l'artiste derrière sa caméra... De plus, Lang, visionnaire, prévoyait déjà, à 2 ans de l'ascension d'Hitler, les répressions actives, le climat et la politique de terreur qui s'installèrent dans les rues allemandes, aux mains des Nazis...
"M le Maudit" est une des plus grandes œuvres du terrible XXème siècle.
"M le Maudit" est un chef d'œuvre, que dis-je, un des plus grands films de toute l'histoire du cinéma. 1931... Le film est réalisé par un des maitres en la matière, Fritz Lang, en 1931, et il est troublant de constater la perfection de ce film, quoi qu'on en dise, intemporel. Le génie de Lang se fait ressentir dans la simplicité (pourtant complexe !) de l'intrigue, dans la justesse de la mise en scène et l'ambiance pesante donnée, jamais inégalée... Aucun film noir, aucun thriller, depuis cette année 1931, n'a la classe de "M"... L'ouverture inquiétante montrant des enfants qui jouent, une petite fille qui se promène le long d'une rue, le sifflement d'une petite musique, les jeux des ombres tout au long du film, l'expressionnisme des différents visages, l'obsession des cercles... Lang manie habilement ses personnages, il nous montre le paradoxe de la psychologie des civils, tous façonnés comme des monstres, par rapport à la malédiction du meurtrier, qui devient à la fin victime... Victime de sa folie, victime d'une société que critique délibérément l'artiste derrière sa caméra... De plus, Lang, visionnaire, prévoyait déjà, à 2 ans de l'ascension d'Hitler, les répressions actives, le climat et la politique de terreur qui s'installèrent dans les rues allemandes, aux mains des Nazis...
"M le Maudit" est une des plus grandes œuvres du terrible XXème siècle.
l'esprit cynique de fritz lang est une delectation, pleine d'humour (voir les rires durant le "procès"). un film fort pour l'epoque.
Tout est mythe dans ce film ! Le sifflement, le "ce sont des voix dans ma tête qui me pousse à tuer ces pauvres enfants" et maintenant les enfants sont prévenus de ne pas parler à des inconnu.
Il est difficile de juger un film réalisé en 1931 tant le cinéma a évolué techniquement aussi je m'attarderai pas trop sur la mise en scène pour m'attarder surtout au film, à son essence, à savoir un vrai film cynique, subversif et ultra-contestataire!
Fritz Lang avait la subversion dans le sang et le montre dans son chef d'oeuvre quand par exemple la voix off nous dit que les policiers sont tous en train d'enquêter alors qu'on les voit glander où quand il caricaturise à outrance ses personnages (le voleur à 6 ou 7 montres à gousset). Et ouais, ici, flic et voyou sont mis sur un pied d'égalité. Ca calme!
Mais ceci, c'est la gnognotte à côté de ce qui suit car dans ce film le personnage principal c'est le tueur pédophile multi-récidiviste qui est dépeint non comme un monstre mais comme un homme malade. Pour mémoire ce film est inspiré de faits réel aussi imaginez vous de nos jours un réalisateur faire de même avec Marc Dutrou... transgressif le Fritz Lang!
Et que dire du procès où la voix du peuple est exprimée par des criminels quand celle de la justice est dite par un pauvre bougre qui, se faisant porte parole de Lang, condamne cette société incapable de comprendre et de soigner cette meurtrier; cette société qui préfère le talion à la compassion.
Rappelons que deux ans plus tard, les nazis seront au pouvoir en Allemagne. En sachant celà, on comprend aisément que l'appel à la sévérité et à la peine de mort renvoie aux doctrines fascites et le fait qu'il soit exprimé par des délinquants... corrosif le Fritz Lang!
Enfin, et pour finir, j'avoue qu'il est agréable de voir un film qui nous fait comprendre avec subtilité l'histoire sans recourir au surmatraquage. Là, tout est dit par petit touche, avec finesse et brio. Et que dire de la scène d'ouverture où une mère se fait une joie de préparer le goûter pour sa fille qui jamais ne rentrera. Effroyable.
Pour conclure, ce film mérite amplement sa réputation et mérite d'être vu!
Fritz Lang avait la subversion dans le sang et le montre dans son chef d'oeuvre quand par exemple la voix off nous dit que les policiers sont tous en train d'enquêter alors qu'on les voit glander où quand il caricaturise à outrance ses personnages (le voleur à 6 ou 7 montres à gousset). Et ouais, ici, flic et voyou sont mis sur un pied d'égalité. Ca calme!
Mais ceci, c'est la gnognotte à côté de ce qui suit car dans ce film le personnage principal c'est le tueur pédophile multi-récidiviste qui est dépeint non comme un monstre mais comme un homme malade. Pour mémoire ce film est inspiré de faits réel aussi imaginez vous de nos jours un réalisateur faire de même avec Marc Dutrou... transgressif le Fritz Lang!
Et que dire du procès où la voix du peuple est exprimée par des criminels quand celle de la justice est dite par un pauvre bougre qui, se faisant porte parole de Lang, condamne cette société incapable de comprendre et de soigner cette meurtrier; cette société qui préfère le talion à la compassion.
Rappelons que deux ans plus tard, les nazis seront au pouvoir en Allemagne. En sachant celà, on comprend aisément que l'appel à la sévérité et à la peine de mort renvoie aux doctrines fascites et le fait qu'il soit exprimé par des délinquants... corrosif le Fritz Lang!
Enfin, et pour finir, j'avoue qu'il est agréable de voir un film qui nous fait comprendre avec subtilité l'histoire sans recourir au surmatraquage. Là, tout est dit par petit touche, avec finesse et brio. Et que dire de la scène d'ouverture où une mère se fait une joie de préparer le goûter pour sa fille qui jamais ne rentrera. Effroyable.
Pour conclure, ce film mérite amplement sa réputation et mérite d'être vu!
Une mise en scène extraordinaire de Fritz Lang, un scénario génial et des acteurs impressionnants et en particulier Peter Lorre, sidérant dans le rôle du tueur de petites filles (ses yeux sont étonnants, incroyablement expressifs...). Un chef d'oeuvre absolu à voir toutes affaires cessantes.
Un film fort et parfaitement maitrisé, qui aborde avec brio un sujet sensible. L'intrigue est prenante et brillamment mise en scène par Fritz Lang. Du grand art!
Un des grands films de Lang qui pose le débat fort interessant de la responsabilité de meurtriers invoquant la folie comme défense.En fait cette oeuvre regroupe differents genres : le thriller avec une population stressé se méfiant de tout le monde puis une enquête policière qui piétine ,le huis clos avec la traque du meurtrier dans l'immeuble et enfin le procès dans la cave.Lorre grâce a son visage particulier incarne avec talent (superbe scène lors du procès) cet homme mi ange ,mi démon que toute la ville recherche ,l'air très célèbre qu'il sifflote le perdra.Le monde des trafiquants ,gênés par ces crimes ,va se montrer rapide que la police pour débusquer le tueur et décide de lui faire un procès expéditif.Situé entre 2 guerres ,l'on peut y voir l'opposition entre le nazisme (les criminels et autres voleurs) et le peuple Allemand (la loi de l'état représenté par les policiers).Lang en utilisant intelligemment les gros plans nous rapproche des personnages et de l'action.
Un tres bon film pour l'epoque qui n'a pas pris de ride, qui ne perd pas de sa superbe. La pegre, la police, le peuple, tout le monde devient parano par rapport a ce pedophile joué parfaitement par un Peter Lorre epoustouflant. Fritz Lang posait deja la question de la peine de mort. Une fin en une phrase qui nous laisse un peu bete mais qui fait la force des grands films.
Un film qui en a inspiré beaucoup d’autres. Le scénario et le déroulement de l’intrigue sont parfaits. Le film aborde le sujet de la pédophilie, ce qui est assez hallucinant pour l’époque. Fritz Lang fait une critique de la société en présentant tout d’abord la peur du peuple et donc la soumission, la paranoia de la police puis la volonté de la mafia de faire justice soit même. En revanche, les acteurs ne sont pas excellent, M joue beaucoup sur ses yeux globuleux… Sinon, c’est assez marrant de voir comment ca fumait à l’époque !! on a l’impression qu’il y a un incendie durant tout le film.
M le maudit commence par un excellent début ou la tension monte avec la mère appelant sa fille qui ne vient pas, ou l'ombre du tueur parlant à la jeune fille. Ensuite l'enquête va prendre place (une partie décevante pour ma part), Lang qui signe son premier film parlant mêlera plusieurs passages muets. Pour finir un final ou un grand nombre de personnes voudront se faire justice eux-même (on les comprend), quatre vingt ans après sa sortie le sujet est toujours d'actualité. Impossible de ne pas parler de la mise en scène de Lang qui a forcément beaucoup contribué à la longévité de ce véritable classique du cinéma, ou encore de l'interprétation de Peter Lorre (qui grâce à ce rôle tournera notamment avec Hitchcock et Curtiz par la suite). Alors, d'accord ce film possède beaucoup de qualités, mais contrairement à d'autres je n'ai pas adoré, il m'a simplement plu.
Magnifique en tout points, l'un des plus grands films de tout les temps!
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