M le Maudit
Note moyenne
4,3
9668 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

296 critiques spectateurs

5
136 critiques
4
90 critiques
3
46 critiques
2
19 critiques
1
2 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mai 2026
Il faut reconnaître que ce film des années 1930 surpasse, à bien des égards, certains films actuels. D’ailleurs, il fait partie de ces œuvres intemporelles qui ont marqué plusieurs générations. Beaucoup y voient des échos avec la montée du nazisme en Allemagne à l’époque, mais, pour ma part, je n’ai pas trouvé ce lien aussi évident.
Il est vrai que le contexte économique difficile est bien rendu, tout comme la vindicte populaire, prête à s’abattre dans chaque rue dès qu’un comportement semble suspect. Après tout, le film met en scène un violeur et meurtrier d’enfants en cavale. Je suis convaincue que, quelle que soit l’époque, une telle situation déclencherait une vague de haine contre ce personnage. D’autant que la folie avérée de cet individu aurait pu, déjà à l’époque, atténuer la condamnation.
Pour l’époque, le film est particulièrement abouti. On sort à peine du cinéma muet, et quelques scènes sans dialogue, savamment placées, renforcent l’ambiance. Le sens de la suggestion par l’image est remarquable, avec des idées qui inspireront plus tard d’autres réalisateurs. Le scénario est solide, et la fin, notamment, est magistrale : réalisation, dialogues et interprétation s’y conjuguent pour donner au film une intensité rare, qui interroge le spectateur.
En définitive, c’est une vraie réussite.
Nath_mgn
Nath_mgn

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2026
Bon sinon l'histoire du film est vraiment très bien malgré qu'elle soit un peu classique. Pour son époque le film était très en avance avec des plan recherchés et une très bonne histoire.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

91 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Un tueur d'enfants (Peter Lorre dans son rôle mythique) devient l'objet d'une traque acharnée de la police et aussi de la pègre, gênée dans ses activités.
L'étau se resserre bientôt sur Frantz Becker grâce aux techniques policières modernes et, plus efficacement encore, grâce au réseau de clochards attentifs dont dispose le milieu. Deux méthodes mises en parallèle et qui donnent sa forme essentielle au récit.
La mise en scène de Fitz Lang est d'une remarquable efficacité et d'une telle précision que l'intrigue prend souvent le ton et l'aspect de de la chronique policière ; et lorsque le cinéaste visite les bas-fonds de la ville, ils sont ceux d'un témoignage social dur l'Allemagne des années 30. Le rythme exemplaire du récit, l'intelligence des cadrages, toujours inspirés et significatifs, montrent à chaque instant la maitrise artistique de Fritz Lang. Cette pertinence et cette acuité se retrouvent aussi dans le traitement du cas du psychopathe que, spoiler: débusqué par les truands
, Lang montre désarmé et pathétique devant le tribunal de la pègre.
Film sombre et inquiétant, "M le Maudit" produit une atmosphère singulière, analogue à celle de la série des Mabuse, une sensation de peur et d'insécurité de laquelle sont nées des séquences et des plans restés mémorables.
Aliceramily
Aliceramily

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
À travers la traque d’un criminel, Lang explore les angoisses d’une société en crise, livrant une réflexion d’une étonnante modernité, parfois perçue comme une préfiguration des dérives à venir en Allemagne. Toujours aussi puissant aujourd’hui, le film s’impose comme un chef-d’œuvre intemporel.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mars 2026
Œuvre fondatrice d’une noirceur vertigineuse, M le Maudit transforme une traque criminelle en radiographie glaçante d’une société en perte de repères. Avec une maîtrise sidérante du son naissant, Fritz Lang fait du silence, des rumeurs et du motif sifflé une véritable matière dramatique. La performance troublante de Peter Lorre humanise l’horreur sans jamais l’excuser, installant un malaise moral d’une rare intensité. Entre justice populaire et institutions défaillantes, le film brouille les frontières du bien et du mal jusqu’à l’inconfort absolu. De cette tension permanente naît un chef-d’œuvre inquiétant, dont la modernité et la lucidité continuent de déranger profondément.
Antony D
Antony D

81 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 janvier 2026
Que puis-je rajouter de pertinent sur ce monument du cinéma qui n’ait pas été dit ou commenté?
Peut-être insister sur l’absolue modernité d’un film qui va tout doucement sur ses 100 (!) ans! Les thèmes abordés, encore et toujours d’actualité, la mise en scène incandescente, les acteur habités (les yeux de Peter Lorre!)…
Un bijou du 7ème art.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2026
La dernière image ? La découverte du tribunal populaire par l'accusé. Incontestablement. Moment d'une force peu commune. Evidemment, l'on se souviendra toujours du sifflotement ou de la découverte dans un miroir par le meurtrier de la marque M sur son épaule (image qui convoque par avance d'autres funestes souvenirs de l'Histoire). Furtivement, j'ai été également marqué par cette image fugitive d'un ballon empêtré dans les câbles électriques...

Peter Lorre est fantastique parce qu'il arrive à apporter un supplément d'âme à son personnage de meurtrier d'enfant. Dire que c'est le premier film parlant de Fritz Lang et cela n'en rend la diatribe finale que plus impressionnante, vibrante. D'humanité pour tout dire.

C'est en cela que le film dérange et fait bouger des choses en soi : La pire des raclures se trouve enfermée dans les bureaux d'une grande société, elle a peur pour sa vie pendant que la pègre s'organise comme pour le casse d'une banque et s'active pour mettre le tueur hors d'état de nuire. Le prétexte étant tout sauf noble : mettre fin aux descentes de police pour pouvoir reprendre tranquillement le cours de leurs activités illicites. Adieu les idées reçues, tout manichéisme, on est ici entre gris clair et gris foncé interrogeant ce qu'est le mal jusqu'à la responsabilité de parents inconscients (la réflexion sur laquelle s'achève le film).

Voilà le sel de cette sombre histoire qui finit par mettre face à face les crimes qu'on se choisit et ceux qui vivent en soi... Le choix d'un côté, la malédiction, le signe indien de l'autre. Et naturellement revient l'idée que la justice doit toujours faire son travail, quel que soit le crime, quel qu'en soit l'auteur.

M le Maudit est souvent brillant. Sa démonstration implacable, son discours fort et subversif pour l'époque. J'ai notamment apprécié le travail minutieux et chirurgical de la mise en scène, le soin apporté aux développements des enquêtes. J'ai d'ailleurs pensé dans le coeur du film et au moment où la psychose s'empare du pays à des films comme Zodiac où Fincher excelle à restituer l'ambiance d'aveuglement général, de "babelisation" de l'information et de morcellement de la lucidité, comme si la vérité s'était pulvérisée en des milliers de morceaux récupérés ici et là par les uns et les autres.

Je suis beaucoup plus réservé sur les longues séquences "bavardes" côté police et côté pègre. D'ailleurs le meilleur moment c'est cette alternance de silences lors des deux réunions dans des salles extrêmement enfumées. Je trouve également assez faiblarde (en le revoyant des années après) la séquence durant laquelle le tueur se fait repérer... Evidemment l'on comprend l'aspect irrépressible, impossible à dominer de ses pulsions atroces mais même en intégrant le fait qu'il ne puisse s'empêcher de commettre de nouveaux crimes, comment dans un contexte de psychose collective peut-on laisser une nouvelle jeune fille se promener ainsi seule et accepter des bonbons puis suivre un inconnu sans que personne n'intervienne ? Difficile à avaler même si là encore, je comprends que la responsabilité des parents et du voisinage est pointée du doigt dès lors que la lucidité ne revient in fine qu'à un aveugle qui vend des ballons... Métaphore filée à laquelle on n'échappe pas. Mais il faut tout de même qu'une séquence par elle-même vous fasse ressentir sa vérité et en revoyant cette séquence, j'ai davantage vu l'exposition implacable d'un argumentaire, moins son côté réaliste, crédible.

Enfin, je trouve la séquence finale toujours aussi puissante mais je m'interroge. Tellement d'oeuvres avant et après (Dostoievski, Camus) sont venus creuser ces questions sur la notion de "responsabilité pénale" (Peut-on changer ? Avait-il toute sa tête ? Est-il agi ou agit-il par choix ?) que son tranchant me paraît un peu émoussé aujourd'hui. On le rattache souvent désormais à son côté visionnaire sur la montée du Nazisme... Ce qui paradoxalement le date d'autant plus et lui enlève sûrement un peu d'universel et d'intemporel...

Mais reste ce monument et premier film parlant de Fritz Lang que Kafka n'aurait pas renié. Ni Nabokov qui signera quelques années à peine après L'invitation au Supplice.

Le titre rêvé du film aurait d'ailleurs été L'avant-procès.
Oeuf4419
Oeuf4419

80 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
Quelques lenteurs mais film intelligent et marquant sur un sujet très sensible.
Scène finale incroyable.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 877 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 août 2025
"M le Maudit" de Fritz Lang est un film extrêmement important pour son époque. Sortie en 1932, il est le premier projet de son réalisateur à être un long-métrage parlant. Pour beaucoup, il est clairement l'un des films les plus marquants de cette période de transition entre le muet et le parlant. Et globalement, ce point précis a fait partie de la renommée de ce projet, et celle-ci est entièrement justifiée. Malheureusement, à côté de cela, ce point amène aussi tous les détails qui me font avoir beaucoup de mal avec lui, à ma plus grande déception. Je dis cela, car, lorsque j'ai débuté mon visionnage, j'ai rapidement compris ce que l'on trouve à ce film. Que l'on soit clair, je trouve que la scène d'introduction de ce film est l'une des plus efficaces que j'ai pu voir. Même si Fritz Lang tourne désormais en dehors du muet, il limite pourtant l'utilisation des dialogues. L'objectif est de dépeindre une ambiance assez anxiogène, mise au service de sa mise en scène toujours très millimétrée. La musique y est également absente, cette dernière étant laissée de côté pour mieux faire ressortir le sifflement très marqué de notre tueur. Sa première apparition, amenée de manière très sobre au niveau de la réalisation, est pourtant brillamment effectuée. La projection de sa silhouette sur un avis de recherche pour nous signaler le danger, le fait de toujours le voir de dos, ainsi que cet enchaînement entre l'assiette vide de l'enfant et son ballon roulant seul, finissent de placer la menace de ce tueur. En quelques minutes, le décor est planté, Fritz Lang ayant montré sa totale adaptation au parlant. Il l'utilise juste comme il le faut, privilégiant toujours le visuel pour raconter quelque chose. Par la suite, cette introduction va nous garder en angoisse, surtout quand l'histoire développe la terreur et la méfiance des habitants suite à cela. À ce moment-là, je m'attendais donc à passer un très bon moment ! Puis, les choses se sont totalement emballées. Alors que les dialogues étaient encore très limités, ils finissent par devenir légion lors de la suite des événements. Nous allons passer beaucoup trop de temps à suivre de nombreux personnages en train de discuter de la marche à suivre. Dans sa partie centrale, le film est donc vraiment ennuyeux ! Certes, on commence à développer une thématique qui sera centrale à la fin, mais cela n'empêche pas à l'ensemble d'être très compliqué à regarder. À mon sens, l'idée géniale de ne pas avoir intégré de musique lors de l'introduction pénalise d'autres séquences. À certains instants, on aurait aimé avoir plus de vie, car pendant une bonne trentaine de minutes, on se met donc à enchaîner des séquences de dialogues interminables et des scènes possédant de longs silences gênants (qui ne contiennent même pas de bruitage). À ce compte-là, le souci vient également du fait que l'histoire ne se repose sur aucun personnage vraiment fort. Le seul personnage marquant du film est ce fameux tueur, très bien interprété par Peter Lorre d'ailleurs, mais c'est donc très compliqué de suivre des personnages auxquels on ne s'attache même pas. Et c'est même pire que cela, quand le film choisit volontairement de nous dévoiler le visage du tueur de manière extrêmement rapide ! Les recherches avaient à peine débuté, que l'on nous affiche déjà à quoi il ressemble ! Et honnêtement, cette idée m'a totalement sorti du film. Non pas que son visage ne nous soit pas dévoilé plus tard, ce sera d'ailleurs le point central de la séquence de la traque, mais je trouve ça dommage de casser ce mystère aussi vite, alors que toute l'introduction avait fait un effort monstrueux pour ne pas nous le montrer. Je pense qu'il aurait été plus judicieux de nous le révéler en même temps que les enquêteurs découvrent son identité ! Cela dit, ce point nous amène donc à la dernière partie du projet, qui m'a elle aussi déçue. Ici, on cherche à amener l'élément primordial du film, au travers de sa thématique. On y met en scène le jugement populaire face à la justice que l'on connaît. L'idée était bonne, mais elle paraît vraiment mal mise en scène à mon sens. Je pense surtout à la toute dernière scène du film, au sein de ce tribunal improvisé. Je comprends ce qui veut être raconté, mais cela me paraît bien trop ridicule et trop symbolique. Je vois mal le peuple, qui cherche à tuer le tueur, se mettre à lui fournir un semblant de jugements. Je sais bien que tout cela n'est qu'une métaphore, mais je trouve que l'exécution est bien mal gérée. En soi, voilà donc quel est mon problème avec ce film. En-dehors de cette question de thématiques, c'est surtout son statut qui fait sa force et sa faiblesse, toujours selon moi. Son refus de mettre de la musique et son envie de limiter les dialogues réussissent vraiment à développer une superbe ambiance lors de l'introduction. Malheureusement, plus le film avance, plus cette sobriété brise l'intérêt de l'ensemble. On finit par s'ennuyer, face à un exercice de style qui est bien trop poussé à l'extrême. Si je reconnais l'importance de ce film, je ne lui trouve pas suffisamment de qualité pour l'apprécier. Pour conclure, un projet important, mais qui a clairement vieilli.
clement
clement

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 août 2025
Quelques années après l'apparition du cinema parlant, Fritz Lang s'approprie cette nouvelle technique dans un film visionnaire, où l'utilisation du son sait mettre en valeur les détails importants au récit.

À l'aube de l'ascension du régime nazi, le réalisateur allemand offre un film amenant une réflexion sur l'application de la justice dans un monde où la société, lorsqu'elle est plongée dans la peur, provoque des jugements expéditifs et infondés de la part des hommes.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2025
Un film marquant par la modernité de sa mise en scène et la force de ses thématiques. Malgré un rythme parfois lent qui m’a fait décrocher par moments, «Eine Stadt sucht einen Mörder» propose une réflexion puissante sur la justice, la folie et la responsabilité. La scène du "procès populaire" m’a particulièrement frappé : Cette foule qui clame en faveur de la peine de mort, c'est glaçant. Cela pousse à s'interroger sur notre rapport à la justice et à la vengeance.

J’ai aussi été surpris par la manière de filmer pour un film des années 30 : des plans très travaillés et une gestion du son étonnamment subtile. Le sifflement entêtant du tueur etes scene de silence ajoutent une tension sourde dès les premières scènes.

Même si tout ne m’a pas entièrement captivé, je reconnais à «Eine Stadt sucht einen Mörder» une grande richesse dans le fond comme dans la forme.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juillet 2025
M le Maudit est un chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand, où Fritz Lang explore avec tension et profondeur la psychologie d’un tueur en série. Film noir avant l’heure, il mêle ambiance oppressante, intrigue captivante et portée sociale. Un classique incontournable, sombre et magistralement maîtrisé.
Alex Lanson
Alex Lanson

6 abonnés 36 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juillet 2025
Chef-d’œuvre. Une réalisation virtuose et un casting impeccable. Ce film noir - prenant son temps, est un pionnier du cinéma de genre tant en matière artistique que technique.
Grafo8853
Grafo8853

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2025
Chef d'oeuvre absolu, une leçon de cinéma, tout ici est parfait, tant dans le fond que dans la forme. Du grand art.
Marc Taton (Belgique)
Marc Taton (Belgique)

42 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2024
Premier film parlant de Fritz Lang (même si certaines scènes sont muettes ), M Le Maudit est une réussite, la mise en scène est excellente et surtout hyper avant-gardiste, comme toujours le maître Lang filme d'une façon qui nous plonge au cœur de l'histoire, ajouté à cela l'interprétation de Peter Lorre et la magie opère. Un grand classique du 7ème art !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse