John Ford derrière la caméra et John Wayne devant cela peut laisser espérer du bon cinéma à la papa. Mais ces deux monstres du cinéma Hollywoodien sont ici plus en fin de carrière. Il en résulte un film plan plan où il ne se passe pas grand chose et où tout le monde semble avoir perdu l envie à part Lee Marvin qui paraît un peu plus impliqué. Même le côté dépaysement qu on devrait avoir au vu du décorum n est pas la.
En s'éloignant du western qui a fait leur légende commune, les deux John (Ford et Wayne) nous proposent une comédie romantique mâtinée d'humour et de bourre-pifs, qui fait le travail sans forcément se compliquer la vie. Décor paradisiaque, récit rythmé et quelques phrases bien envoyées font passer l'affaire (il est quand même permis de regretter le sous-emploi de Lee Marvin, réduit à des utilités).
La seule chose de notable de ce film très mineur du réalisateur John Ford est qu’il marque son ultime collaboration avec John Wayne. En effet, il s’agit ici d’une comédie romantique très passable et routinière dont le décor paradisiaque d’une île polynésienne servant de cadre à l’histoire semble être la seule justification du long-métrage.
ça se passe dans une Polynésie française d'opérette, où l'administrateur semble sortir d'un épisode de Zorro. Le scénario est un pale ersatz de "l'homme tranquille". Néanmoins le film a du charme, sans doute grâce à John Ford et à ses interprètes, dont John Wayne. A noter la présence du grand Marcel Dalio en curé improbable.
Sur une île de la Polynésie française, une jeune femme venue de Boston débarque pour une affaire d'héritage et se querelle avec un ancien marine américain, patron de la taverne locale. Je qualifierai au mieux cette comédie exotique de John Ford d'aimable divertissement. Mais "La taverne de l'Irlandais" est un film mineur, voire passable, de son auteur. On y retrouve, de façon artificielle, un certain goût du cinéaste pour la bagarre, les brouilles musclées entre amoureux (telles que dans "L'homme tranquille") et son humour puéril décliné par des comédiens surjouant. C'est surtout la faiblesse du scénario, attaché, au milieu de digressions sans intérêt, à façonner la bluette entre la pudibonde héritière et le bistrotier qui pose problème. La comédie ne s'emballe jamais, faute d'intrigue et de situations élaborées. On s'aperçoit vite que Lee Marvin -dans un rôle d'ancien marine également, épisodique et insignifiant- n'est là que pour jouer les bagarreurs avec ou face à John Wayne. On s'agace de la futilité et de l'imagerie folklorique où Ford réduit l'autochtone polynésien. Dans ce registre, on touche le fond avec ce solennel Noël polynésien duquel ressort, en vérité, une bondieuserie compassée tout américaine. Un film creux, en résumé.
Voici un film que j'avais vu à la télévision il y a plusieurs décennies et dont les bagarres m'étaient restées en mémoire. Aujourd'hui en le revoyant, le film est une déception, même s'il n'est pas dépourvu de qualités. En résumé, une femme de la bourgeoisie Bostonienne se rend en Polynésie où vit son père médecin depuis la seconde guerre mondiale. Ce dernier ne donne plus signe de vie depuis des années. Son voyage se propose de recueillir des informations sur lui afin de le spolier de parts qu'il possède dans une compagnie maritime. Arrivée sur place, elle rencontre un compagnon de son père. Une relation se noue entre eux. Dernier film de la collaboration Wayne/Ford, le film malgré son affiche prestigieuse déçoit ( surtout dans sa seconde partie) par son manque de rythme. C'est sans conteste un film secondaire de Ford qu'il réalisa à la fin de sa carrière. Lee Marvin et Dorothy Lamour n'ont que des rôles de deuxième ordre. Elisabeth Allen qui tient le rôle principal féminin n'aura qu'une petite carrière. On se demande bien pourquoi car finalement son interprétation et sa présence sont remarquables. Elle ressemble d'ailleurs un peu à Katleen Turner qui sortira sur les écrans près de vingt ans après cette taverne. Le film permet un voyage en Polynésie ( il a vraisemblablement été tourné à Hawai) et offre quelques vues de cartes postales. C'est une comédie qui offre quelques scènes assez drôle. Les aficionados de Ford et John Wayne ne le manqueront pas. Les autres spectateurs se tourneront vers d'autres réalisations de Ford et notamment ses westerns ou il excelle.
Film sympathique mais dépassé, on a du mal à comprendre à l'heure du multiculturalisme et de mai 68 en quoi des enfants métisses hors mariages posent un tel problème
Avec La Taverne de l'Irlandais, John Ford délaisse la gravité de ses fresques pour une comédie tropicale plus légère et désinvolte. John Wayne y retrouve un rôle à contre-emploi, évoluant dans une atmosphère de camaraderie bon enfant. Le film séduit par son ton détendu et ses décors ensoleillés, mais peine à instaurer de véritables enjeux. Ford privilégie les situations et les personnages au détriment d’une structure dramatique solide. Reste une œuvre agréable et mineure, dont le charme ne compense pas totalement la légèreté.