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Arthur Lafont
3 abonnés
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3,0
Publiée le 12 juin 2025
Cette note plus par passion pour chevallier et Laspalès que pour l'histoire (sommes toutes cocasse) mais malheureusement les gags tombent à plat malgré la bonne volonté et le jeu qu'on connait du duo Laspalès chevallier mais qui se prêtent plus au théâtre. Pas assez écrit et la distribution annexe n'aide pas non plus (le mari jaloux et la femme adultère en tête avec un jeu qui est agaçant au possible). Bref, pour les adeptes de notre duo mais pas plus.
Ma femme s’appelle Maurice est une comédie de boulevard adaptée au cinéma, où les quiproquos et situations absurdes s’enchaînent à un rythme effréné. Le duo Chevallier et Laspalès, fidèle à son humour décalé, assure un spectacle léger et efficace qui fait rire malgré quelques excès.
Sans doute, initialement, ce sujet de vaudeville est commun et peu élaboré. Il apparait au cinéma, après le traitement que lui inflige Jean-Marie Poiré, carrément stupide. Un bourgeois empêtré dans les soucis d'argent et dans l'adultère, convainc sans trop de mal un importun et zélé bénévole du Secours Fraternel de jouer le rôle de son épouse...Philippe Chevallier, dans le rôle du bourgeois excité, et son compère de la scène Régis Laspalès, dans celui du travesti (un rôle mal défini pour ne pas dire incohérent), accumulent les crétineries dans une succession de situations vaudevillesques grossières où les occasions de quiproquos font long feu. Les dialogues sont bêtes et les seconds rôles sont partagés entre outrances et insignifiance (on verra quelques figures connues faire une participation terne). L'interprétation en général est médiocre. Comment s'amuser, d'autre part, des pitoyables exhibitions de Laspalès spoiler: en robe à fleurs?
Et puis, indépendamment du sujet, il y a la réalisation insupportable de Poiré, déjà péniblement éprouvée dans les très mauvais "Anges gardiens". Le cinéaste prétend échapper à l'insuffisance du scénario et à l'indigence des effets comiques par un montage frénétique qui a surtout pour effet de casser les scènes et le jeu des interprètes. Poiré ne fait qu'appliquer une dynamique artificielle à une mise en scène poussive et sans idées. Le prologue vénitien sur fond de rythmes sud-américains "tendance" est tape-à-l'oeil autant que vain. Juste de la frime pour donner de l'envergure à un sujet théatral qui n'en a pas.
Encore un film mal notés pour des raisons qui m'échappent...personnellement j'adore cette comédie c'est pas grossier genre prout prout c'est rigolo non c'est un vaudeville avec de bons rebondissement et des bons comédiens
Laspales est incontestablement la star du film avec son Maurice Lappin une sorte de François Pignon plus mentalement handicapé que véritable gaffeur histoire de pas faire ce qui a déjà été fait même si oui le film a des aspects de Diner de Cons mais bon c'est un vaudeville aussi donc pas étonnant , la ou Jacques Villeret était a la fois drôle et touchant Laspales ce contenteras d'être drôle mais il le fait tellement bien que sa me suffit
A par Laspales et Martin Lamotte aucuns acteurs ne sort du lot mais ils sont tous bon je trouve et le film est drôle de bout en bout pour une comédie basé sur un drame conjugal qui se déroule sur une après midi c'est bien mis en scène
Après que la façon de filmé de Jean Marie Poiret agace je peux comprendre moi même parfois sa me saoule mais bon j'aime majoritairement toutes ces comédies alors que je suis pas le mieux placé pour le critiqué la dessus
Ma femme s'appelle Maurice n'est pas un chef d'œuvre certes mais c'est une très bonne comédie très drôle
Il faut voir ce film pour ce qu'il est, c'est à dire une comédie absurde. Dans ce registre c'est une masterpiece, on rigole mais on ne sait pas vraiment pourquoi. Je regarde ce film dès que j'ai le cafard, il est sympa et complètement loufoque. Le duo Chevalier/Laspalès est excellent car on y voit tout le grotesque des situations et de leur jeu de théâtre. J'A-DORE.
À l’inertie de la mise en scène, qui pulvérise ses séquences en morceaux de plans mal cadrés et mal agencés par un montage charcutier, répond pourtant un sens du rythme dans les dialogues et dans la confrontation des personnages qui fait la patte Jean-Marie Poiré ; soit une esthétique boursouflée, à la limite parfois de l’expressionnisme, qui conduit ses acteurs à camper des caricatures systématiquement déguisées et fardées : les visiteurs venus du Moyen Âge portent haut armures et guenilles, Jean-Jacques est travesti et un paumé est habillé en père Noël (Le Père Noël est une ordure, 1982), Super-résistant se fait passer pour un coiffeur maniéré (Papy fait de la résistance, 1983), le père Tarin ne saurait quitter son vêtement religieux (Les Anges gardiens, 1995) tout comme le capitaine Boulier son habit de médecin (L’Opération Corned Beef, 1991) etc. Il y a, dans le cinéma de Poiré, un attachement porté au travestissement comme raccordement à des formes comiques plus anciennes, sinon ancestrales ; attachement que nous retrouvons ici avec la transformation en femmes des deux protagonistes principaux qui tendent à se lier d’amitié après un conflit initial ébranlé par des péripéties.
Autre thématique ici chère au réalisateur : la camaraderie entre hommes, qui se définit par rapport aux femmes qui séparent les amis – pensons à Dame Ginette qui retient Jacquouille au « temps des bagnoles », l’agente dont s’est épris Granianski, les malheurs qui unissent pourtant Mes Meilleurs Copains (1988)... – pour mieux orchestrer leurs retrouvailles. Ma Femme...s’appelle Maurice va certainement le plus loin en refusant tout happy end, comprenons la reformation de la cellule conjugale traditionnelle, pour proposer un pas de côté, la perspective burlesque d’une relation homosexuelle entre deux hommes qui se sont découverts par le travestissement. Une telle initiation passe par la violence, physique et verbale, caractérisant les relations entre les divers personnages, qui révèle la complicité de deux êtres tentés par un même canon de beauté inaccessible et à terme repoussé : l’une apparaît comme une femme fatale et vénale, archétype de la séductrice ; l’autre est peint sous les traits d’un amant vigoureux et jaloux ; elle et lui parlent français avec un accent, incarnation de cet ailleurs hors de portée de la même façon que l’appartement de Georges semble reproduire le luxe suranné de la suite vénitienne quittée à la va-vite.
Dans un microcosme faux exclusivement fondé sur l’argent, Maurice et Georges choisissent malgré eu la marge et, par conséquent, l’outrage aux bonnes mœurs. Il suffit d’observer les réactions de scandale dans un magasin de prêt-à-porter pour dames, ou la clausule dans le jacuzzi. On ne peut que s’en réjouir.
6 189 abonnés
18 103 critiques
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2,0
Publiée le 21 octobre 2020
Tous les ingrédients sont réunis pour un film drôle et finalement le résultat est vraiment médiocre. Après Papy fait de la résistance, Les visiteurs et le Père Noël est une ordure on sait à quoi s'attendre mais ca ne vient pas. C'est inattendu et finalement déroutant et ennuyeux. Anémone dès son apparition vous donnera un espoir rapidement détruit par Götz Otto l'un des principaux acteurs jouant le rôle de Johnny Zucchini, inconnu et certainement pas prêt à être découvert. Ma femme s'appelle Maurice est décevant, déroutant quelques scènes amusantes mais pourquoi nous sentons-nous mal à l'aise du début à la fin. Vous savez comme lorsque vous conduisez une voiture sans essence en pensant qu'elle peut s'arrêter à tout moment. À ne regardez qu'au second degré comme un bon nanar alors l’on ri un peu...
Un vaudeville mal ficelé et lourdingue avec de vrais morceaux de blagues beauf sur l'homosexualité. Le summum de l'humour si vous avez pour référence "les 1000 blagues à lire aux WC".
aïe aïe aïe la catastrophe naturelle qui a touché le cinéma français. Fan des deux compères au théâtre, il était légitime qu'ils veuillent s'essayer au cinéma... mais non, ce n'est pas que la marche est trop haute, mais que le comique du théâtre n'est pas ressorti.
un film à oublier , qui ne touche en rien la grandeur de la carrière des deux acteurs
je n'ai pas l'habitude mettre de mauvaises notes ni de ne pas voir la fin du film mais ce long metrage est vraiment une grosse nouille ! mal joué ! mal tourné ! histoire sans aucuns sens, gag tres lourd vraiment cela ne m'a pas fait rire comment poire a t'il pu tourner un navet pareil ?
Forcément, il faut aimer l'humour poussif de Chevalier et Laspalès pour apprécier pleinement ce film qui semble être un long sketch, mais personnellement leur humour ne me dérange pas, donc le film est resté regardable, malgré quelques gags qui tombent à plat comme le nom "Trouaballe" (humour très enfantin) et lorsque la "sœur" débarque (un, ça va, mais deux, impossible de rester crédible dix secondes !!! On se croirait dans un cartoon où un simple nez en plastique vous fait oublier de tout le monde...). Heureusement que le début démarre fort, car la fin est nettement moins drôle, elle s'éparpille de façon très confuse, et l'on attend longuement que le carnaval de l'absurde se termine. Mais quelques gags sympathiques sauvent les meubles, comme les débuts de la "fausse Marion" qui est hilarante ("Beware la mouche !!!"). Et la bande-son est agréable car très dynamique. Jean-Pierre Castaldi fait un Monsieur Bernard dépassé par la furie de son employé très drôle, même si on le voit peu. Bref, beaucoup de défauts, surtout lors de la fin qui s'éternise et part dans tous les sens, mais un début sympathique et quelques gags amusants.