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stans007
36 abonnés
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4,5
Publiée le 28 mars 2021
Hartford (Connecticut) 1950. Tout baigne dans cette famille modèle en cet automne filmé en luxuriant Technicolor, mais tout va se dérégler pour cause de racisme et d’homosexualité, sujets que le film va traiter avec talent.
Un des film, les plus mauvais que j'ai vu. Mauvais acteurs, qui ont l'air de s'en foutre royalement de ce film. C'est comme si vous regardez un mur blanc!
Le sujet est intéressant mais ce film ne parvient pas à donner vie à cette histoire. Cela manque de souffle, d'émotion. C'est vraiment dommage car les acteurs sont bons mais la réalisation ne permet pas de rendre justice à cette œuvre. C'est comme un soufflé qui ne gonfle pas. Dommage.
EXCELLENT !! Film que j'avais loupé à sa sortie et que j'ai vu un an plus tard au ciné par chance. Film qui remue les tripes un peu comme un David Lynch mais la peur en moins, un film oppressant mais prenant et émouvant à souhait.
Ce Paradis là vous transporte, au beau milieu des années 50 (excellente reconstitution) aussi bien dans les décors que les costumes, au milieu de couleurs subtilement définies qui évoluent avec l'avancée du drame, dans une intrigue rendue très émouvante par la qualité des comédiens Julianne Moore et Dennis Quaid, en expressions toutes en finesse des sentiments. Du grand art pour une ambiance lourde et pesante qui nous tient au bord des larmes.
Ce film est une veritable merveille, rare et profondement touchant. Il traite avec délicatesse et soin des problemes concernant l'homosexualité et le rascisme malheureusement trop présents dans la société. Les decors sont très fidèles aux années 50 en Amérique, les couleurs ( rouge et vert ) ainsi que la musique ajoutent une touche dramatique au film. Les acteurs sont eux aussi remarquables avec entre autre Julianne Moore, Dennys Quaid et Dennys Haysbert qui habitent totalement leur personnage. On se sent ému grace à la puissance de ce long métrage superbement réalisé par Todd Haynes. Un film à ne manquer sous aucun pretexte !
Dénoncer le racisme et l’homophobie dans l’Amérique des années 50 L’interprétation de Julianne Moore en desperate housewife La beauté des couleurs, des images
Superbe hommage aux mélodrames et à Douglas Sirk signé par Todd Haynes, tout en finesse et pudeur. Un regard tendre sur la souffrance des personnages et leurs drames internes qu'ils ne peuvent partager parce que cela ne se fait pas. Le poids de la société est des convenances imposent l'effacement de soi, quitte à ce que les personnes en ressortent détruites. On aurait pu avec une telle toile de fond tomber dans un film insipide et cédant à une démarche intellectuelle vaseuse. Mais ici, c'est la sobriété et l'amour porté pour ces personnages en détresse qui guident le metteur en scène. Quant á Julianne Moore, comme à son habitude, elle est juste et humble dans son jeu. Une beauté.
Un magnifique cross-over de sujets sociétales. Le tout emmener par de grandes prestations d'acting de Moore, Quaid et le très charismatique Dennis Haysbert
Todd Haynes rend hommage aux mélodrames flamboyants des années 50. C'est visuellement superbe, très bien joué, mais l'intrigue perd progressivement de son intérêt au fil de la projection car les enjeux du film sont énoncés trop vite (homosexualité du mari, racisme). Reste le beau portrait d'une desperate housewive.
Quelques belles images de l'automne en Nouvelle Angleterre ne peuvent sauver un film qui s'apparente à un spectacle de marionnettes. Etait-ce donc cela, l'amérique des années 50 ou bien n'est-ce pas simplement l'imaginaire de Todd Haynes qui la recrée de façon aussi caricaturale ? En outre, le doublage en français n'arrange rien, Julianne Moore étant totalement ridicule, ce qui est n'est pas son habitude.
Au premier abord on pense avoir à faire à un film guimauve, bonbon... mais très vite il s'avère que le bonbon est acidulé. Le parti pris de la mise en scène - décor technicolor (vive l'automne), musiques grandiloquentes, sentiments débordants, générique - de calquer le "design" du film sur celui des années cinquante peut sembler kitsch... Mais dans les coulisses le décor est moins rose. On pense à "Qui vient diner ce soir ?". La petite bourgeoise américaine au sourire inoxydable voit petit à petit son monde tanguer... Et là le miracle se produit surtout porté par le jeu des acteurs en premier lieu celui de Julianne Moore... totalement sublime de sobriété et de retenue. Il en aurait fallu peu pour que le personnage paraisse pâle, naÏf, innocent mais grâce à Moore, la profondeur apparaît. Si vous êtes dubitatifs ne vous arrêtez pas aux premières images... Certaines scènes sont glaçantes et mettent en perspective les problèmes d'intégration aux Etats-Unis dans les années 50. Cela paraît si décalé mais si proche dans le temps... A voir ne serait-ce que pour observer qu'il existe encore aux Etats-Unis de beaux rôles féminins portés par de grandes actrices. Cela est rassurant...
Ce film est une pépite. Le scénario est remarquable, l'Amérique des années 50 est superbement reconstituée et le duo d'acteurs est époustouflant. Une merveille d'intelligence signée par un cinéaste souvent brillant et qui aurait pu être un désastre avec un réalisateur friand de dégoulinant comme il en existe beaucoup.
Plusieurs facteurs contribuent à instaurer une ambiance mélancolique, cynique et oppressante qui a son intérêt : la coloration spécifique (qui m'évoque du Hopper, va savoir pourquoi), des successions de scènes habilement orchestrées et un casting talentueux. On aurait pu s'attendre à une BO d'époque afin de parfaire le tableau (un petit blues lancinant?). Il est cependant dommage que ces éléments soient mis au service d'un film qui parcourt des sentiers battus et rebattus, s'attaquant de manière banale à des sujets "tabous" qui ne le sont plus depuis quelques décennies. L'homophobie et le racisme sont traités de manière conventionnelle et pire, le réalisateur va jusqu'à user de stéréotypes éculés propres aux films du genre. Le film en devient même prévisible (dans une certaine mesure). Un conseil ? Regarder les 30 premières minutes pour découvrir l'ambiance, arrêter le film, lancer un bon vieux Guess who's Coming to Dinner ou American History X...
Même s'il n'a pas la force et le souffle des mélos de Douglas Sirk, auquel à l'évidence il s'inspire, Loin du Paradis est un très joli film qui nous parles de la souffrance à vivre dans une société qu'au delà des apparences se révèle hypocrite et violente. Seule à gérer une situation bien difficile, le personnage interprété par Julianne Moore est juste, vrai, courageux, qui force l'admiration. Un excellent cast, y compris pour les rôles secondaires, une mise en scène soignée et la musique du grand Bernstein participent à la réussite de ce joli petit bijoux de film.