Dans la chaleur de la nuit
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127 critiques spectateurs

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mouh M.
mouh M.

6 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 janvier 2020
Super polar à l'ancienne dans le sud raciste des USA. Un scenario bien ficelé et une super réalisation, ainsi que la musique de film.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 décembre 2018
"Dans la chaleur de la nuit" illustre bien le racisme ordinaire, parfois du suprémaciste et souvent celui de l'ignorant, de l'isolé qui a peur de l'autre et refuse de croire qu'un autre puisse être aussi digne que lui. Ce dernier cas est illustré par Rod Steiger puisque son personnage évolue au contact du policier noir, celui qu'il déconsidérait depuis le début et qu'il accusait même, si sûr de lui qu'il ne se donnait pas la peine de chercher à vérifier quoi que ce soit. Ce même shériff spoiler: deviendra son allié et son protecteur face aux autres racistes, ceux à tendance suprémaciste
. Gardons-nous de faire du déterminisme, en critiquant l'interdiction -13 ans de l'époque et en trouvant cette histoire banale. Il y a 50 ans, ce film était un acte courageux d'un cinéaste et d'un acteur noir, à bien replacer dans son époque pour en prendre toute la mesure. Et aujourd'hui, 50 ans plus tard, ce film nous rappelle que la tolérance n'est jamais acquise et qu'elle se travaille partout et tout le temps.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Un bien bon film policier a l'ancienne, ou se mele le racisme d'une Amerique puritaine. Une enquete prenante, ou un policier noir intègre, devra faire des pieds et des mains pour mener sa tache a bien, face a une police, prete a expédier les affaires courantes, au plus vite.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2018
L'élégance de Sidney Poitier donne de l'éclat à ce film dont l'enquête policière, bien menée quoique classique, souligne le racisme d'une certaine Amérique pour en dénoncer toute l'absurdité.
Stephenballade

455 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2018
Pas moins de 5 Oscars sont venus récompenser ce film : meilleur film, meilleur acteur pour Rod Steiger, meilleur montage, meilleur scénario adapté et meilleur mixage de son, tout cela à l’occasion d’un anniversaire, celui des 40 ans de la plus prestigieuse des cérémonies. Pour continuer sur le chapitre des anecdotes, c’est la première fois qu’un film américain interdit aux moins de 13 ans obtient l’Oscar du meilleur film. Ah ben zut, je viens de m’apercevoir que c’était précisé dans les anecdotes de tournage. Moi qui avais pris l’info ailleurs et qui pensait amener un scoop… enfin quand je dis « scoop », c’est une façon de parler, bien entendu. Alors comme ça, "Dans la chaleur de la nuit" a été interdit aux moins de 13 ans ? Cinquante ans plus tard, il y a de quoi s’interroger sur cette restriction qui n’a plus lieu d’être. D’ailleurs, il semble qu’elle n’est plus. Bien des choses ont changé en un demi-siècle... A commencer par la discrimination des noirs, dont la lutte comptait Sidney Poitier parmi ses fers de lance. Alors il parait logique que ce dernier ait pris le rôle principal, dans lequel il engage toute sa détermination à faire instaurer le respect par un claquant « Appelez-moi Monsieur Tibbs ! », réplique par ailleurs classée dans le top 100 des meilleures répliques du cinéma américain. Cependant la discrimination raciale n’a pas été prise de front, puisque nous avons d’abord affaire à une intrigue policière, en intégrant le concept du « se trouver au mauvais endroit au mauvais moment » afin de se donner l’occasion d’exploiter la question de la discrimination. C’est là que réside tout le génie du scénario et de la mise en scène. S’appuyant sur le roman éponyme de John Ball et sur sa bonne transposition scénaristique (merci Stirling Silliphant), le réalisateur Norman Jewison a su planter le décor : une petite bourgade, un cadavre, un shérif buté et le passage d’un homme noir. Direction est prise sur le Mississippi, un choix (soit du romancier, du scénariste, voire du réalisateur) sans doute pas anodin puisque cet état est un de ceux où la discrimination était la plus forte. La nuit a enveloppé la ville de Sparta de sa pénombre et de sa lourde chaleur d’été, mais le travail de la police locale continue. Alors qu’il fait sa ronde en voiture, l’adjoint au shérif découvre le cadavre d’un industriel qui était sur le point de monter une usine. Un peu plus loin, à la gare, il tombe sur un voyageur tranquillement assis à attendre patiemment sa correspondance. Sa couleur de peau et l’argent qu’il a sur lui suffisent à le désigner coupable. Dès lors tous les éléments sont réunis pour faire de ce film un polar noir dans la plus pure tradition du genre, encore en vogue en cette année 1967. L’ambiance y est lourde et malsaine. Impossible pour le spectateur de ne pas être choqué par les propos des flics blancs envers ce personnage, et en même temps, impossible de ressentir une empathie quelconque envers cet homme noir à la stature fière et peu amène. Bon en même temps, en un temps où la discrimination est encore un phénomène courant, et en considérant le lourd tribut qu’a dû subir le peuple noir, il y a de quoi être endurci. Endurci, le visage impassible, l’homme noir ne la ramène pas comme si le lourd héritage des exactions commises sur plusieurs générations de son peuple. En attendant, il préfère que les choses se révèlent d’elles-mêmes. Mis face à face contre leur gré, le shérif et Monsieur Tibbs (ah ben il tient à ce qu’on l’appelle ainsi, alors moi j’ai choisi de ne pas aller à l’encontre de ce qu’il veut) vont être pris dans un affrontement qui doucement va glisser vers une certaine complicité que ni l’un ni l’autre ne reconnaîtra. C’est donc d’un jeu tout en finesse que les deux acteurs principaux vont nous gratifier. Et dans ce jeu de l’évolution de la psychologie, ils sont remarquables, notamment Rod Steiger, lequel n’a pas volé son Oscar. En effet, il a beau se cacher derrière son physique de grosse brute qui se targue d’avoir l’autorité (matérialisée aussi par le viril masticage permanent de chewing-gums), il n’en demeure pas moins quelqu’un d’influençable et d’impressionnable. Face à lui, un homme sûr de sa science et qui entend l’imposer dans l’enquête à laquelle il se retrouve mêlé. En somme, bien que restant tous les deux dans le masque, Rod Steiger et Sidney Poitier sont superbes d’intensité. La finesse et l’intensité dans leur jeu ont aussi un autre avantage : celui de masquer la lenteur du récit. Cela dit, cette lenteur risque d’en rebuter plus d’un, mais comment rester insensible à cette ambiance malsaine balancée par les notes de Quincy Jones dont les premières sont chantées par la voix reconnaissable entre mille de Ray Charles sur la chanson du même nom que le film ? Non, vraiment, "Dans la chaleur de la nuit" ("In the heat of the night" en V.O.) est un film remarquable en tous points : le rythme, bien que lent, est parfaitement maîtrisé, la lumière également et la photographie avec. En plus du formidable jeu d’acteur, le spectateur appréciera tout cela à condition qu’il sache regarder ce film avec un œil d’époque. Cela dit, si vous êtes fans des polars noirs, foncez, vous ne serez pas déçus. Sachez en attendant que le succès fut tel que deux suites ont été tournées (1970 et 1971), ainsi qu’une série mais bien plus tard. Ce n'est pas un hasard...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 décembre 2017
On peut dire qu'il y a des affrontements qui vous marque au cinéma ! Celui de Sydney Poitier et Rod Steiger ne laisse pas indifférent. Le grand Norman Jewison, qui compte à son actif une tripoté de chef d'oeuvre (le kid de cincinnati, l'affaire thomas crown, a soldier's story, un héro comme tant d'autres ) nous livre un film engagé dans une Amérique raciste ou la lutte pour les droits civiques est d'actualité (encore aujourd'hui d'ailleurs).

si vous rajoutez également des seconds rôles fabuleux (Warren Oates et Scott Wilson) et la musique de Quincy Jones, vous obtenez un film culte.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2017
Un chef d'oeuvre. Sidney Poitier incarne un légendaire agent de police. Un bon polar à l'ancienne. Un petit bijou.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2017
Plus que l'enquête policière, c'est le contexte dans lequel elle se déroule qui captive. La grande force de cette œuvre vient en effet de la manière originale de parler du racisme.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 août 2017
Vu ce week-end lors d'une projection de plein-air à la cinémathèque de Toulouse, ce film de 1967 est, je crois, le chef d'œuvre de Norman Jewison, réalisateur de l'affaire Thomas Crown l'année suivante. Ce qui frappe est non seulement sa capacité à décrire cette ambiance des 60's, cette sociologie propre à un état du sud qui vit encore selon les standards racistes du XIXe mais aussi à mettre en scène une histoire policière complexe. Le film est porté par Sydney Poitier bien sûr mais c'est Rod Steiger qui est là tout simplement génial, dans son rôle de Shérif solitaire, moins beauf et suprématiste qu'il n'y paraît.
Oscar 1968 du meilleur acteur pour lui et du meilleur film. Anecdotique aujourd'hui mais mérité.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2017
Un film noir qui brille davantage pour sa description glauque et réaliste d'une bourgade du Sud des Etats-Unis en pleine ségrégation raciale dans les années 60 que pour son enquête policière qui, malgré une écriture de qualité et des rebondissements toujours bien amenés, repose en majeure partie sur rythme assez plat. Si Rod Steiger est plutôt bon, Sidney Poitier livre une prestation bien neutre, presque minimaliste. Pas mal mais un peu morne.
cimoifil
cimoifil

14 abonnés 381 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2017
Suis pas vieille et pourtant j'ai bien aimé ce film ancien !! il est indémodable et parfait

C'est un film brut de pomme sans fioritures comme beaucoup de film actuel !! c'est vrai, c'est saisissant c'est bouleversant !!

L'histoire est très bien scénarisé, on ressent l'atmosphère des années 60 et le racisme ségrégationniste.
Un très bon thriller policier !!!
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2016
Un homme d'affaire est retrouvé assassiné dans une petite ville, et un inspecteur expert en homicide, de passage, se retrouve contraint à aider la police locale peu ouverte. Rien de bien original en apparence, sauf que le protagoniste est noir, que la petite ville est dans le Sud raciste, et que l'on est dans les 60's ! "In the Heat of the Night" est un film qui a beaucoup marqué en 1967, pour avoir eu l'audace non seulement de présenter un policier noir, mais d'en faire un héros tout sauf soumis. Sidney Poitier est charismatique à souhait en étranger humilié en permanence, mais qui garde toujours son sang-froid, et dont le côté têtu lui attire des ennuis, malgré son intelligence et sa méthode. Face à lui, un excellent Rod Steiger (oscarisé pour le rôle), en petit chef raciste et impulsif qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, mais qui n'a pas un si mauvais fond. L'intrigue criminelle se retrouve au second plan, le scénario préférant se concentrer sur le racisme ambiant, et la manière dont ses deux personnages qui se haïssent vont peu à peu se respecter. L'écriture est fine, et la mise en scène s'avère incisive, tout en jouant sur la chaleur qui règne en permanence. Un classique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 octobre 2016
Ce film à la narration classique est un modèle du genre. Le rythme interne est excellent. Le genre de film qui se déguste du début à la fin, à chaque seconde, pour la justesse de ses acteurs, la beauté de la photographie, la sobrieté élégante de son scénario.
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2016
"Dans la chaleur de la nuit" est un classique qui parle avant tout du racisme dans les Etats-Unis de la fin des années soixante sur fond d'enquête policière. C'est cette dernière qui n'est pas très réussie. Plutôt mal scénarisée, sa chute laisse même perplexe tant elle tombe comme un cheveu sur la soupe.
Gouchou
Gouchou

30 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2016
Un classique du cinéma américain qui a ouvert la voie à de nombreux films militants. Bien avant La Couleur des sentiments, le Majordome, 12 years a slave, American History X, les Chemins de la dignité ou encore le magnifique Mississippi Burning, il y a eu In the Heat of the Night. Ce drame paru sur grand écran en 1967 est d'une qualité incontestable, la réalisation, les dialogues, l'intrigue, les acteurs tout est parfait mais au delà de tous les aspects techniques, c'est aussi tout ce qu'il y a autour du film qui l'a rendu célèbre. Distribué en 1967, à un moment où les Etats-Unis sont encore empêtrés dans le mouvement pour les droits civiques, In the Heat of the Night dévoile sur pellicule le malaise que beaucoup ressentent à l'époque. Rarement un film a aussi bien relaté la question du racisme.

Réalisé par Norman Jewison, ce film se déroule dans la petite ville de Sparta au Sud des Etats-Unis dans l'Etat du Mississippi. Dans cette ville calme un notable qui devait ouvrir une usine se retrouve assassiné et le shérif et son équipe doivent rapidement trouver le coupable. Quand un des officiers tombe sur un afro américain qui attend le train dans la gare il ne lui faut pas plus de deux minutes pour le désigner comme étant le coupable. Or celui-ci est un policier de Philadelphie qui voyage dans le Sud pour voir sa famille. Une fois la méprise dissipée, Virgil Tibbs va se retrouver dans l'obligation d'aider ses collègues sudistes dans leur enquête. Un moment très difficile pour lui car dans une ville qui respire le racisme il doit réussir à se faire entendre.

L'intrigue du film est véritablement bien ficelée, on se laisse facilement prendre dans l'histoire et l'on commence à chercher le coupable dans son coin. Les performances de Sidney Poitier et de Rod Steiger (le chef de la police de Sparta) ne sont pas étrangères à cette belle réussite. D'ailleurs Rod Steiger a reçu un oscar pour son interprétation. On pourra bien sûr regretter la non reconnaissance de Sidney Poitier qui est pourtant impeccable dans ce film. Si la musique a été confiée à Quincy Jones, on reconnaît facilement le timbre si particulier de Ray Charles qui interprète la musique du générique. Là encore, il s'agit d'une très belle réussite.

In the Heat of the Night n'a pas pris une ride, non seulement le film a très bien vieilli mais ce qui est plus dérangeant est qu'il est toujours d'actualité. S'il arrive qu'il soit compliqué de se plonger dans les vieux films, avec celui-ci tout se fait naturellement.
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