Cinq lycéens aux personnalités totalement opposées se retrouvent en colle un samedi après-midi…
Breakfast Club (1985) est un pur produit de son époque, un instantané des 80’s et réalisé sous la forme d’un huis clos (plutôt rare pour un teen-movie). Mais que l’on se rassure, on y retrouve bien toute la ribambelle de personnages stéréotypés (le sportif, le rebelle, le nerd, la bimbo et la grunge).
Film culte pour toute une génération d’adolescents qui l’auront découvert à sa sortie, je dois avouer que pour ma part que j’y suis resté totalement hermétique. Le fait que le film ne soit qu’un huis clos n’aide pas (je m’attendais à tout sauf à ça) et surtout, il y a cette désagréable sensation que l’ensemble des acteurs jouent sous Tranxene.
Alors bien évidemment, vu les thèmes abordés, il pouvait difficilement en être autrement (on ne s’attend pas à voir une comédie, puisqu'il est question notamment de
la pression scolaire, le harcèlement, les violences sexuelles, le suicide, …),
en fin de compte, le film donne l’impression de n’être rien d’autre qu’une thérapie de groupe.
Il faut aussi reconnaître que le film a pris un sacré coup de vieux, que ce soit au niveau des dialogues ou lors de certaines situations. Passer 90min à écouter (et voir) ces ados se lamenter et philosopher sur leur triste sort et le monde qui les entoure, je dois avouer que cela ne m’a fait ni chaud, ni froid
(sans parler de ce happy end dégoulinant de bons sentiments où, après s’être crachés à la gueule pendant 90min, ils finissent par devenir les meilleurs potes au monde).
Le film détonne dans la filmographie du réalisateur, puisqu’il se situe à l’extrême opposé de son film suivant (La Folle Journée de Ferris Bueller - 1986), lui aussi un teen-movie, mais bien plus déluré et vibrant (il incarnait la joie de vivre, contrairement à celui-ci où l’on a envie de clamser avant la fin).
� http://bit.ly/CinephileNostalGeek � http://twitter.com/B_Renger �