Un polar typiquement années 80, avec Delon en héros musclé. Un petit film nerveux et parfois traversé d’une vraie force, mais globalement pas très attrayant, faute à une histoire embrouillé et à quelques moments mal fichus, tant par le jeu de certains acteurs, que par une mise en scène pas toujours très inspirée. En effet, Delon ne se débrouille globalement pas mal derrière la caméra, mais il faut avouer que certaines scènes ne sont pas très bien faites (les fusillades, beaucoup d’ellipses, des hors-champs parfois pénibles). Et il faut reconnaitre que malgré une qualité pas si mal de l’ensemble, ces moments moins bons retiennent malheureusement l’attention. Côté casting Delon est efficace, et porte bien son rôle avec une pointe d’autodérision (la pique adressée à Belmondo). Il est accompagné d’une Anne Parillaud resplendissante, certes, mais au jeu un peu faiblard (mais enfin, avec un visage pareil on lui pardonne tout !). Niveau seconds rôles les amateurs seront ravis de voir des têtes d’habitués, et des physiques singuliers, comme Xavier Depraz, très bon. A noter aussi la présence, anecdotique certes, mais toujours des plus sympathiques de Brigitte Lahaie, en infirmière ! Un tournage olé olé aurait-il eu lieu en même temps que le film de Delon ? Le scénario est malheureusement brouillon. On sent des idées, mais c’est embrouillé, la narration manque de fluidité, et finalement on se rattrape surtout par une certaine nervosité et du second degré, qui viennent donner du fun à un spectacle qui donne envie de s’accrocher, mais qui perd facilement son spectateur au gré d’une enquête qui manque simplement d’efficacité brute pour happer l’attention. L’écriture aurait mérité d’être meilleure cela aurait vraiment pu faire de ce métrage un polar de bonne qualité. Pour le reste, c’est du polar années 80 sans grande surprise, si ce n’est par la musique, des plus surprenantes ! Un peu redondante quand même, je l’ai trouvé originale et finalement bien vue. Elle donne de la singularité à un film qui, avec sa photographie grise, et son ambiance rétro un peu vétuste, ravira les amateurs de l’époque, mais ne se démarque pas du commun. Finalement Pour la peau d’un flic n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas non plus un film notable. On est dans la moyenne, pour une réalisation Delon qui reste réservé quand même aux amateurs du genre, et aux fans de l’acteur. Encore que la charmante Anne Parillaud rameutera peut-être quelques égarés !
Depuis le mitan des années 1970, Alain Delon a entamé un bras de fer au sommet du box-office français avec son frère d'armes Jean-Paul Belmondo. Les deux hommes souvent producteurs mettent alors en scène leur notoriété dans des films policiers assez répétitifs où à la longue leur personnage devient caricatural, la palme revenant sans coup férir à Belmondo devenu Bébel dans le langage populaire qui a renoncé définitivement à toute ambition se contentant de proposer à son public cascades et gaudriole. Dans cette opposition de style où Delon lui oppose son charisme mutique hérité de chez Melville c'est Belmondo qui tient la corde, ses films faisant un carton, ceux de Delon beaucoup moins. "Pour la peau d'un flic" inspiré de "Que d'os" roman publié en 1973 est la deuxième adaptation pour Delon du romancier Patrick Manchette après l'excellent "Trois hommes à abattre" de Jacques Deray (1980) tiré du "Petit bleu de la côte ouest". Delon passé derrière la caméra. pour encore plus de latitude, entend aller jouer sur le terrain de son rival en lorgnant sans trop se renier vers le style décontracté et blagueur de Belmondo qui au même moment met en chantier "Le professionnel" avec Georges Lautner. Mais comme on dit les chats ne font pas des chiens et malgré des efforts louables Delon n'est pas dans son élément. L'intrigue assez filandreuse nous menant d'un mystérieux enlèvement d'une jeune fille aveugle à un trafic de drogue mêlant flics et voyous drogue sur fond de complicité malsaine venue du temps de la collaboration ne facilite pas l'enchaînement des petites saynètes où le réalisateur/acteur tente de tirer parti de sa collaboration machiste et iconoclaste avec celle qui joue sa secrétaire, Anne Parillaud dont la présence à l'écran n'est due qu'à sa très grande proximité avec son protecteur. Belmondo dans ses polars rigolos nous offrait Raquel Welch , Jacqueline Bisset, Mia Farrow, Marie Laforêt ou Geneviève Bujold et c'était quand même autre chose. Enfin la chanson entêtante d’Oscar Benton, Bensonhurst Blues censée marquer le changement de ton voulu par Delon finir par agacer et à rebours par en souligner l'incongruité. Heureusement Daniel Ceccaldi, Jean-Pierre Darras, Xavier Depraz et un incontournable Michel Auclair parfois éberlué par la platitude du jeu de la jolie Anne Parillaud viennent conjointement à des cascades réussies éviter à l'entreprise de sombrer dans le naufrage complet. Il était fatal que Delon prenant les commandes totales d'un film, il se laisse emporter par son ego qui avait besoin d 'être un peu tenu pour laisser éclater un immense talent malgré tout assez pointu qui ne lui laisser pas la faculté comme un Michel Simon, un Jules Berry , un Bernard Blier ou encore un Belmondo de se sortir de toutes les situations. Revoir "Trois hommes à abattre" film très injustement méconnu qui est sans doute à classer parmi les très grandes réussites du polar français des années 1980 donnera un meilleur aperçu du talent de Patrick Manchette et bien sûr de Delon.
Les années 80 ont été dures pour Alain Delon. C'est la période charnière où la légendaire arrogance de cet acteur a prit le pas sur son talent (tout aussi légendaire). Résultat, après avoir enchainé les chefs-d’œuvre dans les années 60 (beaucoup) et 70 (un peu), le casnova hexagonal se retrouve contraint de tourner dans des films médiocres, indignes de son talent. Pour La Peau D'Un Flic est le premier d'une longue série de polars où Delon interprète des policiers ultra-virils qui sauvent la France de multiples périls. Si on pardonne aisément la réalisation assez fade et la direction artistique pas toujours exemplaire (après tout c'est l'une des premières expériences de Delon comme metteur en scène), il est plus difficile de fermer les yeux sur l'aspect très vulgaire et machiste de ce long-métrage. Pour La Peau D'Un Flic a beau être dédié à Jean-Pierre Melville, pas sûr que celui-ci l'aurait apprécié...
Thriller nerveux et efficace , cette première réalisation d' Alain Delon n' est certes pas très originale , mais a l' alibi d' un scénario bien ficelé et d' un très bon casting . Film a la gloire d' Alain Delon , co- scénarisé , produit , interprété et réalisé par Alain Delon . Le film marche mais parait un peu daté . Un bon polar , sans plus .
«Pour la peau d’un flic», c’est un objet à décorer du label cent pour cent Delon. En effet, l’acteur est au four et au moulin. Il participe à l’écriture du scénario, il produit le film, il est l’acteur principal du film (of course) et en est même le réalisateur. Pour son premier long métrage des deux côtés de la caméra, l’ami Delon s’offre un rôle qui va lui permettre de flatter son égo démesuré. Pris au premier degré, ce polar vous paraîtra bien fade, sans intérêt. En revanche, pris au second degré, le constat change un petit peu. Le film reste toujours aussi banal certes, mais on se surprend à rigoler tant Alain Delon se caricature et fait preuve d’autodérision. Ajoutons quelques petits clins d’œil sympas, comme celui à Belmondo pour ne citer que celui-là. Pas grand-chose à retenir si ce n’est qu’il s’agit d’un petit policier suffisamment distrayant.
C'est un nanar assez drôle au second degré, Delon s'auto-parodiant lui-même de façon assez amusante. Mais le scénario est parfois assez compliqué en cours de film, les noms de certains protagonistes se ressemblant trop. Ceci dit, il y a beaucoup d'action et de rebondissements, nous empêchant de nous ennuyer. Quelques clins d'œil, comme l'apparition de Mireille Darc, ou la référence au grand rival de Delon, Belmondo, ajoutent à l'humour de ce film. Mais comme Delon le fait dire à Anne Parillaud, ( dans un rôle de nunuche assez piqué des hannetons), alors qu'elle s'apprête à visionner un" très bon film de Georges Cukor". Or, il s'agit d'un navet, la diablesse en collant roses, qui fût dans un premier temps refusé par Marilyn pour l'indigence de son scénario. Il en est un peu de même dans ce film. S'il n'était drôle, (vraiment volontairement?), je dirais que c'est un quasi-navet, car tout ceci sonne malgré tout un peu faux. Reste la nostalgie de revoir quelques acteurs disparus, Daniel Ceccaldi, Jean-Pierre Darras et Michel Auclair, ou encore l'inénarrable Dominique Zardi, présent dans quasi toutes les productions françaises des années 60 à 90.
Alain Delon dans les années 70 nous a habitué à des rôles qui se ressmblaient tous plus ou mois donc quand il passe derrière la caméra c'est pour assurer un rôle qu'il maitrise aussi. PLV : un film policier correct.
Pour un polar dans la peau... Pour sa première réalisation on va dire qu'Alain Delon est à la base déjà sur un terrain qu'il affectionne puisque c'est un film policier et il à tendance de ne pas faire dans la dentelle. Son duo avec l'acteur Michel Auclair tient bien le barillet aussi. Anne Parillaud quand à elle sert pas à grand chose mais elle captive de par son visage lumineux et un petit bonus il y à une apparition très courte de Brigitte Lahaie.
Des putains de gueules cassés, des répliques qui défonce, des scènes d'action viriles, un montage au cordeau, bref, un pur produit de l'âge d'or du cinéma de genre français.
Si on n'aime pas Delon flic,ce qu'il a été dans beaucoup de films dans les années 80,il faut passer son chemin.Par contre,si on aime les enquêtes policières à la française comme il s'en faisait énormément à cette époque,on passe un agréable moment avec cet ancien flic devenu détective privé et enquêtant sur la disparition d'une jeune aveugle.C'est rythmé,plein de rebondissements,quelques clins d'oeil humoristique (Belmondo,Cukor) même si on peut trouver tout ça carrément dépassé.Le charme des films policiers des années 80,la beauté d'Anne Parillaud et un Alain Delon en grande forme en supplément.
On ne sera pas méchant sur cette production "Alain Delon", car le scénario estampillé "Alain Delon", la réalisation estampillée "Alain Delon", l'idée originale estampillée "alain Delon" ; font que l'on apprend la tolérance. et puis après tout laissons la nostalgie parler. Bref Alain delon règle ses comptes, dit ce qu'il pense sur tout et n'importe quoi tels que les speakerines, les films américains en VF à la télé et plus encore. Cela donne une petite idée sur son état d'esprit et sa maturité d'alors. En éliminant le four-tout, on découvre un scénario qui n'a rien d'exceptionnel mais malgré tout bien ficelé qui se laisse regarder jusqu'au bout. Niveau direction d'acteur ( elle aussi estampillée "Alain Delon" ), Alain Delon est très cabot ( il a visiblement pris des cours à la bébél-academy ), Anne Parrillaud est quant à elle inexistante à l'exception de sa scène nue ( dernier privilège du réalisateur "Alain Delon" ) permettant au cinéphile de découvrir les fantasmes et le machisme "Alain Delon"ien... Bref vous l'avez compris, si vous êtes nostalgique et que vous aimez Alain Delon, ce film est pour vous ; sinon, passez votre chemin.
Généralement quand je n'arrive pas à suivre le scénario d'un film, je ne l'aime pas non plus. Outre une narration par moment trop rapide, "Pour la peau d'un flic" souffre également d'une violence inutilement excessive. Sans doute pour mieux se vendre.
Un ex flic, Choucas (Alain Delon), est utilisé à son insu par d’autres policiers pour démanteler un gang. Tiré du romande Manchette « Que d’os », le film en suit les péripéties et en cite maintes répliques. Le scénario remplace le détective minable et désabusé Eugène Tarpon par un héros classique, pourquoi pas. Par contre Haymann (Michel Auclair), le faire valoir de Choucas, a un profil complètement différent de celui du livre, beaucoup plus raisonnable, plus clean, trop clean, ce qui affadit l’œuvre. Dans Polar, Jacques Bral trouvera en Rolland Dubillard l’homme qu’il faut. C’est dire que Delon tire le film vers un « socialement correct » gommant toute l’étude sociologique du roman, en faisant un polar traité avec humour et rien de plus. Dans ce contexte, l’essai est transformé, et Delon réalisateur n’a rien à envier à ses alter ego : du rythme, une musique revigorante, des personnages secondaires bien choisis, des scènes bien calibrées. La complexité de l’action, due au roman, est assez bien surmontée, on évite les explications interminables. Et puis Anne Parillaud à ses débuts est touchante de fraîcheur, à la fois roublarde et naïve, un excellent contrepoint à Delon alors au mieux de sa forme. Un spectacle que l’on revoit avec plaisir.
Un bon polar plutôt réussi et cela grâce à une certaine modernité.Tout d'abord un humour au 2e degré où Delon nous montre qu'il sait rire de lui même : Allusion à son "copain" Belmondo, clin d'oeil en passant à Mireille Darc , grande sauterelle qui traverse une rue, Brigitte Lahaie dans un petit rôle d'infirmière aux petits soins..Ensuite le scénario , solide, policier un peu politique , où l'on reconnait le style JP Manchette , des anciens collabos , recyclés dans le trafic de drogue. De bonnes cascades et Delon très à l'aise , épanoui face à la jeune fille ingénue Anne Parillaud , dans une 1ere apparition très réussie.. La bande son très bien choisie.Par contre la mise en scéne (du même Delon ) est un peu plate , un peu fade. Avec un grand metteur en scène , c'est un film qui aurait pu accrocher les 3 étoiles..