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Chaîne 42
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3,0
Publiée le 12 août 2022
Ce film reçoit beaucoup d'éloge mais ce n'est pas ma tasse de thé. Noir et sinistre, ce que je préfère c'est le caractère plutôt jovial de Ventura ce film ne m'a pas intéressé trop froid et comme beaucoup du cinéma français, prétentieux et sûr de lui.
Le meilleur film sur la résistance ? Lino Ventura au top (évidemment), musque parfaite... La trame est maîtrisée (certainement un gros travail en amont du réalisateur) Un poil trop lent dans le milieu du film pour donner 5 étoiles à ce film et lui donner le statut de chef-d'oeuvre.
Un très bon film, émouvant et réaliste! Ce film nous montre parfaitement le courage et l'organisation de la Résistance, à travers un scénario haletant et original. De très bons acteurs, et beaucoup de suspens! A voir!!!
Très certainement le chef d’œuvre de Jean Pierre Melville, et le plus grand film jamais réalisé sur la Résistance ! Dans un ton grave et un style épuré, le cinéaste suit les membres d’un réseau clandestin de résistance, leur quotidien risqué, leurs actes de bravoures, les épreuves terribles qu’ils doivent affronter. Loin de toute grandiloquence, c’est le regard juste, lucide, à hauteur d’homme, posé sur les personnages qui donne à l’œuvre une puissance intérieure rare, et aux actes d’héroïsme une dimension exceptionnelle (comme le sacrifice de l’auto dénonciation qui est l’un des plus terribles vus au cinéma). Le film est constamment passionnant (hormis la courte séquence « Londonienne), tant la tension vécue par les résistants est partagée par le spectateur. Ancien résistant lui-même, Melville a composé avec cette « Armée des ombres », en hommage à des héros, la plus grave et sincère des marches funèbres.
D'après le roman homonyme de Joseph Kessel (écrivain du "Lion", des "Cavaliers et des "Amants du Tage" notamment), "L'armée des ombres", et des souvenirs personnels du réalisateur sous l'Occupation, Jean-Pierre Melville livrait en 1969 son meilleur film paraît-il. Basée sur la vie d'un réseau de résistance, l'histoire est bien réelle et est transposée à merveille dans le monde du cinéma. Un quatuor de choc côté casting (et pas de mauvais choix !) s'impose : Ventura ("Ne nous fâchons pas")/Signoret ("Les diaboliques")-Meurisse ("L'oeil du monocle")-Cassel ("Paris brûle-t-il"). Les seconds couteaux ont eux aussi les dents longues : Christian Barbier ("Week end à Zuydcotte", "La horse"), Claude Mann (vu dans "Compartiments tueurs" de Costa-Gavras) et Serge Reggiani ("Les portes de la nuit" de Carné, "Casque d'or", "Le doulos" du même Melville) en tête. Pour la reconstitution historique, je félicite Melville, tous les décorateurs et les costumiers qui ont fait du bon boulot. La violence, suggérée mais mise à nu, peut paraître aujourd'hui ridicule mais étonnament réelle à l'époque. La réalisation de Melville entraîne tou cela dans des plans larges d'au moins 30 secondes pour terminer sur des plans moyens 2 minutes après : tout le talent, et donc forcément la marque de fabrique de Jean-Pierre. Légèrement vieillot (le film fêtera ses 42 ans cette année), la niac de Melville et des acteurs persiste encore dans une ambiance peut être lourde et lente mais qui en a inspiré plus d'un : Michael Mann, Alain Corneau, Brian De Palma et Luc Besson parmi d'autres. Occupation un jour, occupation toujours !!
L'une des forces du film est d'être particulièrement minimaliste sur la musique pour accentuer un travail magnifique sur le son naturel de l'environnement comme le bruit des serrures, des portes ou des culasses des armes à feu. L'autre idée qui est excellente et reste un cas rare au cinéma est l'utilisation de la voix Off, qui est ici non pas l'apanage d'un seul narrateur mais de plusieurs protagonistes ce qui permet d'équilibrer la narration puisque les personnages sont peu loquaces. En effet, La musique peu présente, l'importances des sons et des bruits, des dialogues parcimonieux mais toujours nécessaires et utiles font que Melville insiste sur le silence ; le silence comme on pourrait le penser dans l'intégralité de son champs lexical, par exemple ne pas parler pour ne rien dire, les occupants allemands qui ne sont jamais identifiés nommément, ou évidemment l'omerta qui pousse à lutter contre la délation ou la dénonciation quitte à opter pour le suicide ou l'exécution de nos partenaires. Par là même, il y a le doute comme l'intime conviction, ainsi est-ce que Mathilde/Signoret a trahi ou pas ?! Jean-Pierre Melville signe avec ce film son plus grand chef d'oeuvre (et il en a fait plusieurs), indispensable autant pour le fond historique que sur la forme devenue une référence. Un très très grand film. Site : Selenie
Un des plus beaux films français. Mellville maîtrise son oeuvre de A à Z, avec une atmosphère incroyablement étouffante, malsaine, sombre, dû à une mise en scène travaillée à la perfection et une volonté de restituer au mieux cette période de notre Histoire qu'on ne peut oublier. Les acteurs sont tous excellents mais est-il besoin de le rappeler ?...Une musique sublime, une fin superbe, un film qui est un véritable chef d'oeuvre et que chacun se doit d'avoir vu.
Jean-Pierre Melville est selon moi LE grand réalisateur de la nouvelle vague. Son esthétique impressionne. L'armée des ombres est une réflexion sur la résistance française durant la seconde guerre mondiale. Un film dur, âpre, sublime.
Un grand, un très grand film sur la Résistance et l'héroïsme de ses combattants. Le parti pris quasi-documentaire peut parfois ennuyer, mais il confère à l'ensemble un incroyable réalisme qui nous donne l'impression d'être témoins des évènements plus que spectateurs de cinéma. La scène finale crève le coeur.
J'aurai bien mis 6/5 ! Un film culte, avec des acteurs de génie, des relations humaines à couper le souffle, une période de l'histoire superbement décrite.
C'est le seul film tragique que j'arrive à revoir régulièrement. Rien à redire, j'ai froid dans le dos à chaque fois que je le regarde.
L'armée des ombres est un film typiquement melvillien, dans la lignée du samouraï et du cercle rouge. L'ambiance globale est très sombre et les jeux de lumières y sont particulièrement réussis, comme Le transfert du patron en Angleterre. Bref, la mise en scène est comme à l'accoutumée exceptionnelle. Le choix de Lino Ventura est judicieux, je pense qu'il incarne bien mieux un chef que ne l'aurait joué Belmondo ou Delon. La scène de danse sous une pluie de bombes m'a bien fait rire. C'est l'histoire d'une armée d'ombres, d'hommes qui agissent en silence et c'est bien pour ça que j'aime ce film et plus globalement le cinéma de Jean-Pierre Melville.
Un film prenant car terriblement réaliste sur la résistance. En fait l armée des ombres donne une impression de tension permanente avec ses personnages qui vivent cachés dans l angoisse constante d être découvert et arrêté. Des personnages tous passionnants avec une épaisseur incroyable (l interprétation est vraiment remarquable).
L'Armée des Ombres, est un drame de grande qualité à la noirceur et au réalisme indéniable. Melville décrit ici l'envers du décors, à savoir la guerre du côté de la résistance, et là non plus, ca n'est pas beau à voir... En s'entourant d'acteurs au talent confirmé le réalisateur s'assurait déjà en grande partie de la réussite de son film, sa réalisation a fait le reste.
Jean-Pierre Melville plonge dans le monde de la Résistance et en tire un portrait sombre et désabusé, faisant de la France un champ de ruines que des héros ordinaires tentent de sauver. Lino Ventura, avec un jeu très sobre, est impressionnant en figure mythique désintéressée. Il semble incarner à lui seul l'idée de la Résistance, idée malmenée par les trahisons successives auxquelles il faut répondre. Ses compagnons alimentent une galerie de portraits poignants dont les seuls actes permettent de reconstruire la psyché : cela va du simple barbier sympathisant du mouvement au frère d'armes prêt à se sacrifier pour épargner des souffrances à un autre tout en se faisant passer pour un lâche. La mise en scène est quant à elle à l'image du jeu de Ventura, sobre mais imposante, avec une photographie et des couleurs magnifiques. On se souviendra ainsi longtemps de l'introduction dans un camp de prisonniers et surtout de la course dans le couloir de la mort, scène traumatisante par excellence. Il faut aussi noter le supplément d'empathie apporté par les voix off, soulignant l'engagement des Résistants en même temps que le poids de leurs décisions sur les autres et sur leurs propres âmes. spoiler: De même, les cartons décrivant le destin des personnages à la fin du film ajoutent à l'horreur générale et à la dimension tragique de l’œuvre. En somme, il s'agit du plus bel hommage qui soit à la Résistance.