L'Armée des Ombres
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325 critiques spectateurs

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Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2024
Lent, sombre, économe de mots, L'Armée Des Ombres installe une ambiance oppressante qui aide à relativiser le confinement lié au Covid-19. On y retrouve, interprété par des acteurs qui l'ont connu de leur vivant, la méfiance de tous et la solitude de chacun, qui sévissaient dans les années 1942 à 1944, tandis que la Résistance se battait contre deux ennemis : les Allemands et les Français collaborationnistes. Sorti en 1969, on imagine le malaise que les spectateurs contemporains ont dû ressentir. Plus de cinquante ans plus tard, ce film est à voir presque comme un témoignage d'époque des réalités de la Résistance.
Antoine H
Antoine H

47 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2021
Film très fidèle à l'oeuvre de Kessel.
Puissant, haletant, poignant.
Pas une série n'arrive à la cheville de ce film.
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2018
Un très grand film sur la résistance. Servi par un casting de choix, Ventura parfait comme toujours, Simone Signoret magnifique en résistante courageuse et téméraire, Cassel et Crauchet très bons en fidèles complices. Melville nous offre une mise en scène assez épurée et nous fait bien ressentir toutes les difficultés rencontrés par ces hommes et ces femmes de l'ombre qui sont prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause. A voir et revoir.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2025
L'Armée des Ombres - du Melville plutôt bon dans le sujet. Images sombres et quelques décrochages car il faut aimer le style...mais ça n'empêche un sujet fort sur la résistance et le courage de quelques hommes pour leurs convictions
Énorme casting pour l’epoque (Cassel, Gabin, Segnoret)
3,4/5
Pascal l
Pascal l

28 abonnés 45 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2019
Un de mes films préférés, chef d'œuvre du cinéma du siècle dernier. Le scénario, le moindre acteur, même de second rang, est parfait.
ChauvelCinema
ChauvelCinema

22 abonnés 594 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Comme d'autres, j'attendais moi aussi beaucoup de ce film, référence absolue des films consacrés à la Résistance, et j'ai été un poil déçu. Je ne m'attendais pas non plus à un film d'action, mais Jean-Pierre Melville prend vraiment trop son temps (surtout au début). Beaucoup de longueurs et l'ambiance sombre et mélancolique ajoutent leur poids. Néanmoins, l'oeuvre en elle-même est excellente par sa mise en scène ultra sobre (déjà vue dans "Le Samouraï") des faits et gestes d'un groupe de personnes agissant avec ses petits moyens contre un ennemi gigantesque. Servi par un casting excellent (Lino Ventura est impressionnant de sobriété), le film montre parfaitement cette "armée des ombres" en action, vivant dans une tension permanente, avec la mort, violente, qui rôde autour d'eux.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 011 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2023
L'occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale est une période propre à l'héroïsme tout comme à la lâcheté. Un petit groupe de résistants autour de l'ingénieur Gerbier (Lino Ventura) va vivre en se méfiant de tous et prendre mille précautions pour ne pas être découvert par la Gestapo. C'est un film quasi documentaire sur la résistance française. Un film majeur dans l'oeuvre de Melville qui connaît le sujet puisqu'il a été aussi un résistant. Il s'appuie sur le roman de Kessel et un casting de très grands acteurs.
Photo-cineaste
Photo-cineaste

83 abonnés 572 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2009
Franchement Jean-pierre Melville m'a déçut. Ce film est d'une longueur...
Kubrock68
Kubrock68

57 abonnés 1 348 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 avril 2020
L'histoire d'un des chefs de la résistance durant l'année 1942. Le film est très réaliste et n'hésite pas à faire à avoir des plans longs, ce qui lui donne un rythme particulier que seuls les grands réalisateurs obtiennent. Plusieurs moments d'anthologie nous frappent pour toujours, encore une fois cela n'est pas fréquent. Les acteurs, tous prodigieux, nous font partager leurs doutes, forces et faiblesses. Etre résistant à ce niveau là n'est pas donné à tout le monde, le film devrait passer dans tous les lycées de France. Bizzaremment je n'avais jamais vu ce film avant aujourd'hui, lorsque je voyais le nom je me disais je je devais l'avoir vu. cela vous est déjà arrivé ? Film indispensable.
pasmaldutout
pasmaldutout

54 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2025
Lorsqu’on évoque L’Armée des ombres, il est difficile d’ignorer la charge émotionnelle et esthétique que porte ce film. Depuis sa sortie, et plus encore depuis sa redécouverte à l’étranger, l’œuvre de Jean-Pierre Melville a fait l’objet de multiples lectures, souvent passionnées, parfois nuancées. Il s’agit d’un film qui ne cherche pas à plaire immédiatement, qui avance à contre-courant des récits héroïques traditionnels, et qui s’installe dans la mémoire du spectateur comme une présence silencieuse mais persistante.

Dès les premières images, le ton est donné : l’atmosphère est sombre, presque étouffante, baignée dans une lumière grise qui donne au récit une dimension presque irréelle. La guerre est là, mais elle ne se vit pas dans les combats ou les grandes actions spectaculaires. Elle s’insinue dans les silences, les regards, les décisions morales prises dans l’ombre. Cette esthétique dépouillée, quasi monastique, est au cœur de la proposition de Melville. On entre dans un monde où la parole est rare, le geste mesuré, la tension omniprésente. Cela crée un rythme lent, parfois hypnotique, qui peut séduire par sa rigueur comme il peut désarçonner par son austérité.

Les personnages évoluent dans cet univers clos avec une rigueur qui confine à l’ascèse. Ils ne cherchent ni la reconnaissance ni la grandeur. Ils obéissent à un code intérieur, mu par la nécessité, la loyauté, la peur aussi. C’est sans doute ce qui donne au film sa puissance tragique : on sent que la lutte est moins contre un ennemi clairement identifié que contre le doute, l’attente, la solitude. La Résistance y est montrée sans fard, sans exaltation, presque sans espoir. C’est une guerre sale, secrète, où l’héroïsme consiste souvent à se taire, à sacrifier, à disparaître.

Ce regard sans illusion a pu déranger. Certains spectateurs, y compris des contemporains de la sortie initiale, ont été rebutés par ce ton désabusé, cette absence d’émotion explicite, ce refus de l’effet facile. On lui a reproché sa lenteur, son manque d’action, une froideur qui empêche parfois de s’attacher aux personnages. Pour d’autres, c’est précisément cette retenue qui fait la force du film. Plutôt que de manipuler les émotions, il les contient, les comprime jusqu’à créer une tension sourde, presque physique.

La mise en scène participe pleinement de cette démarche. Chaque plan semble pesé, calibré, pensé pour éviter toute démonstration. Les mouvements de caméra sont rares mais précis, les cadres serrés, les décors épurés. Tout semble figé dans une forme d’attente, d’urgence muette. Ce minimalisme confère au film une forme de pureté qui peut fasciner autant qu’elle peut frustrer. On est loin des grandes fresques historiques, et c’est justement dans cette économie de moyens que naît une émotion plus souterraine, plus durable.

Ce n’est sans doute pas un hasard si le film a été aussi bien accueilli dans le monde anglo-saxon plusieurs décennies après sa sortie. Cette reconnaissance tardive s’explique peut-être par une culture plus sensible aux tragédies morales et aux récits de guerre intérieure. Là où certains voyaient une œuvre grise et fermée, d’autres ont découvert un chef-d’œuvre d’ambiguïté, une méditation sur l'engagement, la trahison, et la dignité en silence. Le contraste entre l’accueil mitigé initial en France et l’enthousiasme quasi unanime des critiques étrangers souligne à quel point cette œuvre échappe aux catégories faciles.

Il faut aussi parler du jeu des acteurs, qui épouse parfaitement cette esthétique. Pas d’excès, pas de pathos : chacun campe son personnage avec une retenue qui renforce la tension dramatique. L’interprétation repose sur les silences, les regards, les présences plus que sur les dialogues. Cela peut donner l’impression d’un film figé, mais c’est précisément ce calme apparent qui fait que chaque geste, chaque décision, prend un poids considérable. Le moindre mouvement devient une prise de risque, la moindre faille peut être fatale.

Dans cette logique, les scènes d’action ou de tension sont rares mais redoutablement efficaces. Le suspense y naît du détail, de l’attente, du risque diffus, jamais de la surenchère. L’évasion, l’interrogatoire, l’exécution, ne sont pas montrés pour choquer mais pour montrer l’inévitable, la part inhumaine que la guerre impose à ceux qui y participent. Ce n’est pas un film qui glorifie ses héros ; il les montre tels qu’ils sont : fatigués, hantés, et parfois contraints à l’impardonnable.

Ce regard très personnel sur la Résistance a parfois été perçu comme trop pessimiste. On est loin des représentations collectives et consensuelles. Ici, le groupe est fragile, fragmenté, menacé de l’intérieur autant que de l’extérieur. La fraternité existe, mais elle se manifeste dans le sacrifice, rarement dans la parole. Il n’y a pas de grands discours, pas de slogans : seulement des choix impossibles et une forme de fidélité têtue, presque absurde, à une cause dont l’issue semble toujours incertaine.

Finalement, L’Armée des ombres est un film qui demande une forme de disponibilité. Il ne se livre pas tout de suite, il ne cherche pas à séduire. Il impose un silence, une lenteur, un regard. C’est un cinéma du retrait, de la nuance, du poids du non-dit. Cela peut déconcerter, mais ceux qui acceptent cette proposition en ressortent souvent bouleversés. Pas tant par ce qu’ils ont vu que par ce qu’ils ont ressenti sans qu’on le leur impose.

Ce n’est donc pas un film de guerre au sens traditionnel, ni un manifeste politique, ni une reconstitution historique. C’est une œuvre à part, qui traite de la mémoire, de la loyauté, du doute, et de cette zone grise où l’humain est contraint de choisir dans l’obscurité. Ce qui en fait un film peut-être plus actuel encore qu’à sa sortie, à l’heure où l’héroïsme s’affiche souvent plus qu’il ne se vit. Dans L’Armée des ombres, rien ne s’affiche. Tout se tait. Et c’est ce silence qui résonne longtemps après.
DirtEagle
DirtEagle

26 abonnés 423 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mars 2023
Le scénario est vraiment fourni, on sent que cela vient d'un livre et il est presque surprenant que le réalisateur ait pu mettre autant d'infos dans un film, le début est un peu lent mais l'histoire prend ensuite son rythme et on reste intéressé jusqu'au bout, une belle réalisation.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2020
Magistral comme tout ce que fait Melville. Et puis, avec Lino Ventura, Simone Signoret et Paul Meurisse, on ne peut réaliser qu'un grand film.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 novembre 2017
C’est la troisième fois que Jean-Pierre Melville réalise un film traitant de l’occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale. L’Armée des ombres ne raconte pas de faits concrets mais montre comment durant la résistance, l’homme pouvait s’effacer totalement pour courir après un objectif collectif et prendre des décisions sans reconnaissance des autres. Nous sommes en 1942 et Gerbier, ingénieur des Ponts et Chaussées est l’un des Chefs de la Résistance. Il est très vite dénoncé et capturé dans un camp de prisonniers. Alors qu’il prépare son évasion, il est récupéré par la Gestapo, la police secrète du Troisième Reich. Il suffit de voir Lino Ventura courir dans les rues sombres et finir chez un barbier pour connaître toute la pression de ce film tourné comme un film policier. Melville emploie une mise en scène calme et angoissante pour son récit qui repose essentiellement sur le savoir-faire de ses comédiens. Chacun à un rôle à jouer et le fera avec une sincérité si forte qu’on s’imaginerait presque à leurs côtés à fuir et se cacher. Certains ont reproché au réalisateur de faire un film vainement Gaulliste. Pourtant aucun parti politique ou idéologie n’est citée. Melville préfère le silence et les regards pour exposer sa colère. L’Armée des Ombres est un film d’une extrême profondeur qui prouve une fois de plus, que le cinéma français est capable de réaliser des œuvres poignantes, sans en faire du spectaculaire.
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HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 octobre 2017
Le film de Melville adapte une partie du roman de Joseph Kessel, écrit en 1943 sous forme de chroniques hachées et séparées. Cela en faisait des histoires quotidiennes, les mettant toutes au même plan, donnant l'idée que tout le monde peut être résistant au même titre qu'un autre. Cet aspect transparaît dans le film de Melville qui présente les personnages comme des personnes lambda, qui ont un truc en plus : celui d'être résistant, de faire ce qu'il s peuvent chacun à son niveau, chacun avec ses peurs. Et on éprouve même un curieux mélange de sentiments vis-à-vis du traître : révolte face au traître qui provoque l'arrestation et l'assassinat de ses camarades, compassion face à la peur panique de cet homme simple qui a cédé et face à qui nous n'aurions peut être pas fait mieux ? Un grand film à voir une fois dans sa vie.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2016
Complètement apolitique, le chef-d'oeuvre de Jean-Pierre Melville se concentre, armé d'une crédibilité totale (Melville et Joseph Kessel, dont il adapte un roman, s'inspirent de leur propre passé) sur le quotidien des résistants pour inonder l'écran de son essence dramatique, sans se soucier de ses raisons ni en dresser un panégyrique. Parce qu'ils vivent dans la peur, qui a tout obscurci, les résistants semblent n'avoir ni passé ni avenir, parce que celui-ci peut à chaque instant être abrégé par une arrestation, et parce que de celui-là, ils ont oublié jusqu'à la ferveur et la force des idéaux qu'il leur a insufflé et qui les ont amenés là où ils en sont. Isolés même au sein de leur réseau (si la solidarité existe, elle est ternie par le spectre d'une possible trahison), ils sont devenus des ombres. Ce qui donne toute sa mélancolie au film, c'est bien que la France occupée y est évidemment ramenée à la nuit, et que les ombres du titre finissent inévitablement par s'y diluer, être aspirées par la noirceur même de ce qu'elles veulent combattre. Lutter contre une force trop grande pour que l'espoir de la vaincre soit ferme n'est jamais aussi dur que quand il faut le faire dans l'anonymat, allant de petite victoire en grande défaite, en voyant grandir en soi l'impression que le jour, bientôt, ne pourra plus se lever. Tout entière balayée par un abattement grandissant, L'Armée des Ombres jouit de la mise en scène ultra épurée de Melville, qui met plus que jamais en images la banalité des gestes, la tension immense qui découle de choses pourtant minuscules au regard de l'effort qu'il faudra consentir pour arracher la victoire. Rendus à leur petitesse dans un monde complètement inhumain, les résistants pourraient être les personnages du Voyage de Louis-Ferdinand Céline, à ceci près qu'ils n'ont pas même la possibilité de s'adonner à la haine ou à la lâcheté comme voie libératrice. Jamais vraiment reprochée avec insistance à l'occupant (les tortures sont laissées hors-champ, la scène sadique du film est jouée de façon très placide et sans en rajouter par les acteurs allemands, comme s'ils s'acquittaient d'un insensé devoir de faire souffrir), la peur ambiante fait l'effet languissant et brumeux d'être inscrit dans l'air. Comme si le Monde lui-même basculait dans la tristesse, et que c'était à ces hommes et ces femmes pourtant privés d'idéal de le rendre vivable, à défaut de pouvoir croire encore à sa beauté. Accablant, sans jamais trop en faire, L'Armée des Ombres signe la mort de tout idéalisme et salue un combat mené sans trop savoir pourquoi, sous l'impulsion d'un sentiment de devoir trop flou pour pouvoir insuffler une force qu'il faudra aller chercher en soi-même. Une bougie allumée, à travers la nuit noire et sans visage, et un des plus grands classiques hexagonaux du siècle passé.
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