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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 décembre 2010
Un film poignant sur l'histoire de l'Irlande qui prouve que les Irlandais sont chez eux et que les anglais sont des pourris et on rien faire la-bas. Après chacun sont libre arbitre bon film
Film poignant où on retrouve bien la mise en scène qui fait la notoriété de Paul Greengrass. La caméra à l'épaule nous plonge, une fois de plus, au coeur de l'action.
Bloody sunday est un film qui ne vous laisse pas indifférent, on se sent vite révolté de voir les conditions de vie d'époque. Ajouter à ca des acteurs qui crèvent littéralement l'écran, des plans filmaient d'une main de maitre et un rendu d'ambiance incroyable et vous obtenez sans doute l'un des meilleurs film de l'année.
Si les quarante premières minutes sont longues, le reste n'en est pas moins passionnant. A mi-chemin entre le documentaire et le film, Bloody Sunday fait preuve d'une intelligence rare. Un film incontournable si l'on cherche à en savoir plus sur ce dimanche irlandais à l'issue sanglante... et tragique.
En soi, le film est parfait, bonne mise en scène (mais Greengrass devrait faire attention, à systématiquement filmer à la sauce réaliste et documentaire, que ce soit les émeutes irlandaises du Bloody Sunday, un film daction hollywoodien ou un détournement davion(s), il va finir par dénaturer ses oeuvres en leur imposant un automatisme formel), montage percutant, aucun héroïsme chauvin, pas racoleur, simplement des gens qui veulent sauver leur peau, progression irrémédiable de la tension jusquà une scène finale terrifiante. Le noir après, et ladrénaline qui redescend, le silence et lhorreur. Quelques cartons mettent gentillement le gouvernement Américain et larmée en cause pour leur manque de réactivité. Générique. Maintenant, avec tout ce que lon sait sur les événements, et surtout sur limplication totale du gouvernement U.S. dans les faits, le film se pose un peu comme de la dentelle sur un chauffage, un énième hommage aux victimes. Le propos de Greengrass est, certes, de ne pas fustiger les reponsabilités des dirigeants et de livrer un film-dossier sur le 11 septembre, sen tenant à un huis clos forcément à moitié subjectif, mais devant une sorte de telle « candeur », on se dit que le film aurait très bien pu se dérouler nimporte quand et se contenter de relater un détournement « ordinaire ». Encore une fois, le sujet de Greengrass est de montrer les faits et rien dautre, mais 5 ans ont passés, des choses ont été dites et révélées, scandaleuses et atroces. Bien sûr, en date du 11 septembre, les vraies causes et motivations des attentats nétaient pas connues, et le film peut tirer parti de cette « ignorance » et légitimiser sa neutralité, mais personnellement, jai eu du mal avec cette forme de « détachement ». Cest un peu comme filmer le Titanic sans liceberg, le Watergate sans Nixon, le G8 à Gênes sans la présence policière sur-proportionnée et répressive. En conséquence, le film ne semble rien apporter, aucune réflexion, aucun recul, et se voit com
A la manière d'un reportage, caméra à l'épaule, Paul Greengrass, relate l'une des journées les plus tragiques et sanglantes de l'histoire Irlandaise. Au coeur de la manifestation, l'action percutante, assomme le spectateur et sort du film, avec un tout autre visage. A la fois bouleversant et dur, Bloody Sunday est un film brillant de A à Z!
Réaliser à l’origine pour la télévision Irlandaise, « Bloody Sunday » est un film nécessaire qui revient sur une sombre page de l’histoire. Paul Greengrass dans un soucie de reconstitution adopte le style documentaire. Caméra à l’épaule, il alterne judicieusement les points de vue des camps opposés (manifestants et force de l’ordre Anglaises). Autre réussite, l’ambiance de cette journée de contestation qu’il parvient aisément à nous faire ressentir, l’agitation étant bien palpable. De cette volonté d’objectivité nait un film dure, poignant dans son dénouement. Evidemment, cela fait réfléchir, surtout l’image de l’armée Anglaise en sort écornée. Cette habile reconstitutions du « dimanche sanglant » n’a pas échappé au jury du festival de Berlin 2002 qui lui attribua l’Ours D’or ex-æquo avec « Le Voyage De Chihiro ».
Paul Greengrass s'est servi de son savoir-faire de journaliste pour filmer à la manière d'un reportage, il en résulte une véritable photographie saisissante de réalisme. Même encore aujourd'hui il me semble incroyable que les assassins, car il ne s'agit pas d'autre chose, n'ai jamais été ne serait-ce qu'inquiété. Bloody Sunday est un film touchant au plus haut point qui aurait totalement mérité une palme d'or.
Grand film, nécessaire et bourré d'émotion. Paul Greengrass fait preuve d'une excellente maîtrise, tant dans ses plans séquences (première moitié du film) que dans la précision du déroulé de la manifestation. Une vraie plaidoirie contre l'inpunité de certains actes inexcusables conduisant par vengeance à des actes encore plus horribles. A voir absolument, et pas seulement pour le devoir de mémoire.
Par le choix d'un positionnement de caméra tramblotant tout le long du film, on le regarde comme un documentaire, on est beaucoup plus à même de croire en ces évènements, ils nous sont presque famillier, c'est pour cela que la chute, pourtant connue, nous touche énormément, on se sent nous même trahit.. et l'émotion est forte. C'est par ce cadrage si inhabituel, que le film est d'une profonde intensité, il prend une toute autre dimension. Malgré un début assez long, on suit le évenements avec beaucoup d'implications, au plus près de cette population qui impose beaucoup de respect tant elle défend ses convictions.. quelle issue tragique !
Un film qui retrace magistralement les heures sombres de ce bloody sunday. Une belle critique et dénonciation de l'absurdité du pouvoir à tout prix et de l'armée.