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Gablivildo62
10 abonnés
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3,0
Publiée le 17 août 2026
« Itinéraire d'un enfant gâté » est un film dramatique réalisé par Claude Lelouch en 1988 avec Jean-Paul Belmondo (Sam Lion) et Richard Anconina (Al) dans les rôles principaux ainsi que Marie-Sophie L (Mme Lelouch à l'époque), Daniel Gélin et Michel Beaune dans les seconds rôles. La musique est signée Francis Lai. Le scénario signé Lelouch aborde le besoin de disparaître pour mieux se retrouver, le poids des responsabilités et la transmission intergénérationnelle. On retiendra la belle complicité entre Belmondo et Anconina dans ce film, notamment la fameuse scène du « Bonjour ». Belmondo a reçu l'Oscar du meilleur acteur en 1989 pour son interprétation de Sam Lion. Beau succès commercial avec près de 3,5 millions d'entrées à sa sortie en salle. Pas mal sans plus.
Un grand film ! Certainement le film qui m a le plus bouleversé. Du grand cinéma. De grands acteurs. Un grand réalisateur. Un film sur la vie et sur qui on est. Sur la famille. Sur l amour. Sur ce qui importe dans une vie. Quelle photo ! Quelle musique !
Bref c est un film à voir et à revoir tout au long de sa vie. Moi la première fois j avais 11 ans et je n ai rien compris. Juste que ce film allait changer ma vie. J en ai 50, je l ai vu au moins 30 fois et c est a haiqe fois un immense moment. Vivement la 31eme...
On a tous rêvé, un soir de trop, de tout plaquer sans laisser d'adresse et de renaître ailleurs. L'enfant gâté n'est pas celui qui a tout reçu, c'est celui qui s'est tout construit seul et s'offre le luxe suprême, s'évaporer. Sa fuite n'a pourtant rien d'un caprice de riche : c'est une blessure jamais refermée, un premier amour perdu, un rêve de cirque brisé trop jeune. Jean-Paul Belmondo y signe le plus grand rôle de sa seconde carrière, et il est immense, barbu, solaire, mais traversé d'une grande fragilité. Bébel s'efface et le seul César de sa vie est amplement mérité. En face, Richard Anconina est la vraie surprise : ce petit pompiste qu'il prend sous son aile et à qui il apprend à exister, à se tenir, à ne jamais avoir l'air étonné. Leur duo sonne si juste qu'on jurerait que Claude Lelouch a planqué sa caméra dans la vraie vie. La leçon du « bonjour » reste un bijou, et ce sont les dialogues qui portent tout, même quand l'histoire frôle l'invraisemblable. Ça met du temps à démarrer, ça part en puzzle, en flash-backs qui vous font recoller les morceaux, mais une fois lancé, porté par la musique de Francis Lai, c'est un tourbillon. Et puis il y a l'Afrique : la savane, les éléphants, les fauves filmés comme un carnet de voyage où cet homme nommé Lion, gosse abandonné près d'une cage, semble enfin respirer. Car derrière le sourire de Sam veillent la culpabilité et la solitude, ce deuil qu'il impose à sa fille en croyant la protéger. J'ai toujours porté l'envie d'une vie ailleurs, comme beaucoup je crois, loin de tout, une vie que je n'aurai sans doute jamais. Mais comment faire le vide, comment rire encore, quand on traîne derrière soi toute cette mémoire ?
Alors j'ai pas vu tous les Lelouch mais alors quel pied, quel montage, quelle musique, quel scénario, bourrées de dialogues sublimes, une interprétation formidable..... je suis resté scotché pendant et après le film, c'est un chef d'oeuvre absolu, la mise en scène nous attrape et nous immerge comme jamais. un des plus grands classiques tous confondus du cinéma français. Lelouch est un maître , RESPECT Claude
Scènes cultes … 2 grands acteurs… surtout Anconina formidable timide qui se rebelle … À revoir malgré des longueurs ; reste l’outrance jubilatoire de Lelouch qui ose l’invraisemblance.
Pas mal non ? C'est français ! Plus sérieusement, c'est je pense, l'un des plus grands films français de l'histoire. Lelouch régale avec ses plans léchés, non académiques, qui laissent le temps au décor et aux personnages d'exister. Et que dire des acteurs, qui ont une telle alchimie qu'on croirait que Lelouch film la vraie vie. Des séquences impressionnantes, une musique mémorable et magique, ce film est parfait, ne ressemble à aucun autre et on voit que Lelouch a vraiment fait un film qui lui ressemble.
Magnifique. J’ai rarement vu un film si poétique. Tout, du montage aux zoom incessant sur l’incroyable gueule de Belmondo jusqu’à la BO, tout est beau et doux. Ce film est une balade mélancolique qui m’a bercé pendant 2h. Malgré les choix discutables de Sam Lion, sa tendresse et son humanité, dépeinte par le regard perçant mais rempli d’émotion d’un Belmondo plus tout jeune, m’ont vraiment toucher. Les zoom évoqué plus tôt installe une proximité avec Sam Lion, on est reconnaissant de le connaître, plus que les autres, plus que ses enfants. Je doit reparler de la bande originale parce que c’est vraiment un délice. Personne m’avait prévenu qu’on pouvait être ému devant Francis Lai qui chante « j’aurai voulu être un artiste » illustrée par un guépard qui court. En bref j’ai adoré, je rêve d’un monde où la black face de Belmondo n’a jamais eu lieu ce qui rendrait ce film parfait.
Le réalisateur Claude Lelouch offrait un ultime succès populaire à Jean-Paul Belmondo en lui confiant le rôle d’un homme d’affaire à succès ayant grandi dans le milieu du cirque décidant de tout plaquer et de simuler sa mort. Après une magnifique première partie sur l’errance de ce personnage unique usant d’un montage audacieux à base de flash-back, le récit redevient plus classique sur sa fin mais demeure un long-métrage émouvant grâce à la prestation pleine de sensibilité de l’acteur au sein d’une histoire évoquant la transmission et la perte avec une profonde délicatesse.
Des surprises mais pas trop. Des banalités mais pas trop.
L'aventure du Nord au Sud. Partir se perdre pour se retrouver.
Les choses les plus évidentes, certains les trouvent vite et s'en lassent. D'autres bataillent désespérément une bonne partie de leur vie pour les toucher du doigt.
Je n'ai compris ni le film, ni les critiques positives. Après 45 min sans humour, sans suspence, sans romance, sans rien, j'ai commencé à me demander sérieusement si tout allait être comme ça. Je comprends bien qu'on veut montrer le cheminement intérieur de quelqu'un. Mais le résultat est mortellement ennuyeux.
Le Terence Malik français - tout comme son homologue américain - ne réussît pas tout. Mais parfois quand il est supporté par un Belmondo, au charisme extraordinaire dans ce rôle, il touche au sublime.
Pour moi ce film est un chef d'œuvre, sans doute le meilleur film de Claude Lelouch. Le jeu des acteurs, la musique, l'histoire m'ont emporté tout le long du film, de l'émotion à 100%.
Itinéraire d'un Enfant Gâté est un film de Claude Lelouch sorti en 1988.
Ce long métrage est un autoportrait de Lelouch tout ce qu'il y a de plus grandiloquant : celui d'un homme dévoré par sa passion, qui se confond avec sa vie, qui donnerait tout pour elle jusqu'à l'épuisement. Le réalisateur trouve en Jean-Paul Belmondo l'acteur parfait pour jouer ce personnage : un homme sûr de lui, qui reprend les choses en main quand elles partent en sucette grâce à sa marionnette Richard Anconina. Le duo d'acteurs est ultra complémentaire, ce qui donne des scènes mythiques (spoiler: apprendre à dire bonjour et à ne jamais avoir l'air étonné ).
Si l'on excepte quelques effets lelouchiens un peu kitsch en première partie de métrage, on sent que le réalisateur s'est fait plaisir dans cette fresque filmée aux quatre coins du monde. Les seconds rôles sont convaincants (Lio en fantôme de la première femme de Belmondo, ou Marie-Sophie L. dans le rôle de sa fille notamment), la musique accompagne magnifiquement les images, Lelouch est au top de sa forme.
Ce long métrage est culte pour de bonnes raisons : des décors magnifiques, un scénario bien pensé, des acteurs bouleversants de justesse. Un très bon film.