La Duchesse de Langeais
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chrischambers86

16 163 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mars 2024
Inspirèe par la nouvelle de Balzac, "La duchesse de Langeais" (1941) est un classique de la littèrature française! Un rècit romanesque qui a sans doute sèduit Jacques de Baroncelli (auquel collabora l'ècrivain Jean Giraudoux) dont on en confie l'adaptation en pleine Occupation! Edwige Feuillère est la Duchesse de Langeais, frivole et charmante, coquette mais sage, celle qui adore faire ses entrèes quand la cour est au complet! Elle devient le temps d'un film la reine du faubourg Saint-Germain, courtisane par son esprit, avec pour partenaire Pierre Richard-Willm, dur mais fidèle gènèral! C'est pourtant le cinèma français qui se rèvolte à cette èpoque là malgrè une critique peu passionnèe! Qu'importe l'èdulcoration du roman et concentrons nous sur ses amours, ses liaisons, ses intrigues dans le tout Paris du XIXe siècle...avant que l'èternitè ne ronge cette belle âme solitaire et mystèrieuse! La fin est bouleversante grâce à la grande Feuillère...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2020
L’adaptation trouve encore ses limites un peu par la déception mais aussi par l’impossibilité de rendre compte de l’incroyable force du dialogue pur. Le simple duo que l’on retrouve dans le livre.
Ici trop de protagonistes « forcés » de prendre la place du narrateur pour faire avancer l’action. On regrettera parfois quelques digressions qui s’éloignent de la densité nécessaire pour amener un drame... édulcoré ici... franchement incompréhensible et qui enlève une dramaturgie intense au récit.
Le couple pourtant est très bien choisi: PRW pour sa fougue et son élan furieux, sa possession maladive, et la duchesse pour sa futilité, son mépris amusé qui devient caprice et inconsciente passion.
« Vous me permettrez d'augmenter le nombre de mes poursuivants, d'en recevoir dans la matinée encore plus que par le passé : je veux redoubler de légèreté, je veux vous traiter fort mal en apparence, feindre une rupture ; vous viendrez un peu moins souvent ; et puis, après... »
Une reconstitution fidèle qui nous plonge totalement dans l’authenticité du style du roman malgré un événement essentiel non traité ici....
Celui qui lira le livre le saura!!!
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

89 abonnés 4 216 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2026
Je ne me souviens plus de ma lecture du roman de Balzac; alors c'est du film et de son histoire d'amour romantique jusqu'au pathétique le plus pénible dont je vais dire du mal.
Antoinette de Langeais, mal mariée et séparée de son époux, laisse le général de Montriveau la courtiser sans jamais lui céder. Au risque de s'en mordre les doigts à un moment ou à un autre.
La mise en scène de Jacques de Baroncelli est d'un académisme très plan-plan, comme beaucoup des films de la période tournés intégralement en studio par mesure d'économie, et qui s'en remettent au déploiement avantageux de toilettes et uniformes d'époque pour donner du clinquant à un récit complètement morne, de l'élégance à une réalisation qui n'en a pas. Les maladresses de la mise en scène s'additionnent : les cancans bourgeois, l'esclandre de Montriveau dans la rue parce que des passants chantonnent une mélodie honnie, la félonie révélée de son ami, cause de tous les malheurs, qui passe comme une lettre à la poste...tant de facilités qu'on retrouve dans les adaptations littéraires médiocres.
Que doit Balzac à Jean Giraudoux, au scénario et aux dialogues? Quelques traits d'esprit, peut-être, mais pas davantage. La passion amoureuse qu'évoque le film reste théorique, c'est-à-dire dépourvue de sensibilité, de sensualité ...et de passion. Il n'est qu'à voir les interprétations théâtrales, figées dans le dolorisme, de Pierre-Richard Wilm et Edwige Feuillère -qui peut néanmoins, toujours face caméra, se prévaloir d'être belle : tout en poses et bavardages. On reste constamment dans une abstraction de la souffrance amoureuse. Le dénouement est expédié; il est sombre, il est tragique, il est grossier.
On peut mourir d'amour chez Balzac mais heureusement on survit à l'ennui que procure ce cinéma plaqué
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