Aussi brillant qu il est désespéré. Spike Lee cinéaste énervé livre un portrait de sa ville New York meurtrie par les attentats du 11 septembre à travers les yeux d un dealer qui s apprête à passer sa dernière journée de liberté avant d être incarcéré pour sept ans. Le personnage d Edward Norton comme la ville vient de vivre une fracture qui fera que plus rien ne sera jamais pareil et que l avenir s est d un coup assombri. Comme je l écrivais si la caméra de Spike Lee est toujours aussi nerveuse et que son style se reconnaît, le ton réellement pessimiste, presque résigné sans jamais tomber dans le pathos est là grande réussite de ce film passionnant et touchant. L interprétation est impeccable Edward Norton fabuleux je le disais mais entouré, excusez du peu de Rosario Dawson, Philipp Seymour Hoffman ,Barry Pepper et Brian Cox qui sont tous au diapason. Tout donne l impression d être parfaitement maîtrisé, il n'y a rien en trop et cela fait de la 25 e heure une des plus grandes réussites de la filmo de Spike Lee.
Sûrement la plus belle pépite de Spike Lee pour ma part. Un scénario renversant, une mise en scène troublante de réalisme, un trio d'acteurs hors-norme (Norton/Seymour Hoffman/Pepper). "La 25ème heure" ou "24 heures avant la nuit" est captivant dès la première seconde, et nous entraîne dans un état de tristesse particulièrement original. La parfaite maîtrise du réalisateur sur ce long-métrage est belle et bien présente, et c'est tout ce dont on raffole dans son cinéma.
Une très bonne surprise dans la filmographie de Spike Lee, qui s'éloigne de ses récits ordinaires sur les Noirs américains et distille ici un remarquable drame humain, offrant à Edward Norton l'une de ses compositions les plus subtiles et impressionnantes. Mélancolique mais aussi empreint d'une certaine majesté, le film dresse le panorama d'un New York vu du côté obscur et qui n'en est que plus fascinant. Avec des interprètes magistraux et en dépit de quelques longueurs, c'est du très bel ouvrage.
Un excellent polar palpitant de bout en bout dans lequel on retrouve un Edward Norton brillant qui impose un peu plus son talent de caméléon à chaque nouvelle production.
Une idée de départ vraiment intéressante et très bien travaillée, quelques scènes excellentes, une grosse interprétation (notamment Edward Norton et Barry Pepper énormes, Rosario Dawon est sublime). Profond.
Si la mise en scène permet quelques moments intenses et brillants, l'histoire de ce dealer passant sa dernière soirée avant d'aller en prison est terriblement ennuyeuse. Les dialogues, peu palpitants et interminables, se succèdent sans que le moindre rebondissement ne vienne éveiller l'intérêt.
"La 25ème heure" qui est sans aucun doute un des sommets de la filmographie de Spike Lee est l'œuvre d'un réalisateur accompli qui à 46 ans n'est plus un débutant prometteur comme à l'époque de la sortie de "Nola Darling n'en fait qu'à sa tête" (1986) mais un réalisateur confirmé complétement en maîtrise de son art qui peut désormais sortir du créneau utile mais aussi un peu étroit de porte-parole de la communauté afro-américaine. Ce compte à rebours de 24 heures avant qu'un dealer d'héroïne ne rejoigne la prison où il doit effectuer une peine de sept ans est né de l'imagination de David Benioff futur scénariste de "Game of Thrones" dont c'est le premier roman. Les droits avaient été achetés par l'acteur Tobey Maguire qui s'est associé à Spike Lee fasciné par le sujet, pour produire le film. De manière très fluide Spike Lee utilise des inserts de flashback pour retracer le parcours de Monty Brogan (Edward Norton), ancien brillant élève ayant rapidement dévié du chemin tracé par son cursus universitaire autant par anticonformisme et insoumission que par appât du gain. C'est justement avec deux anciens camarades de classe devenus professeur de littérature pour l'un (Philip Seymour Hoffman) et trader (Barry Pepper) pour l'autre qu'il décide de passer ses derniers moments de liberté. Ce sera l'occasion pour Monty d'une prise de conscience douloureuse de la vacuité de sa vie passée et du prix à payer pour son inconséquence. S'ajoute à ses regrets la question lancinante de savoir si sa fiancée, la très charnelle et séduisante Rosario Dawson, n'est pas celle qui l'a dénoncé à la police. La remise en question n'épargnera pas ses deux camarades. Spike Lee filme avec une grande intensité cette nuit volcanique où se mélangent tous les sentiments et les interrogations sur l'avenir de chacun des protagonistes. Pour ajouter au désarroi de ces trentenaires en plein doute, Spike Lee a choisi de situer l'action après le traumatisme du 11 septembre 2001 ce qui n'était pas le cas du roman de David Benioff. Secondé par Rodrigo Prieto le chef opérateur attitré d'Alejandro Gonzalès Inarritu, le réalisateur en état de grâce se montre particulièrement virtuose dans les scènes nocturnes se déroulant dans la boîte de nuit où les trois hommes ont décidé de faire une ultime fiesta. Les acteurs sont bien sûr parfaits notamment Edward Norton dans l’une de ses meilleurs prestations car particulièrement sobre. Un film à voir absolument de la part d'un réalisateur qui depuis s'est un peu perdu dans des projets moins convaincants.
Où est le Spike Lee satiriste, espiègle et provocateur, dénonçant entre autres la vénalité des blacks et de l'administration scolaire américaine (He Got Game), les préjugés raciaux des patrons blancs (Jungle Fever), et des noirs (Mo Better Blues), les préjugés machistes et rétrogrades de la communauté d'origine italienne (Do The Right Thing) et la bêtise des foules déchaînées (Summer Of Sam) ? Ce Spike Lee nouveau m'a paru terne, morne, bref, très décevant. Enfin, tout le monde a droit à son erreur de parcours. Scorsese n'a t-il pas commis la sienne tout récemment ? Il est fort inquiétant par contre de constater que parmi tous les excellents films précédents du réalisateur, c’est sur cette « 25ème heure » que se porte la préférence des critiques professionnels. Un film hyper aseptisé, archi calibré, bien conventionnel, dépourvu de critique sociale, avec des situations complètement "déjà vu" (Le prof et son élève...), et des personnages (le héros, pour commencer...), des épisodes (la mafia russe...) à la limite du crédible.
Si les films du Spike Lee des années 90 sont destinés à un public moins large voire tout simplement plus resserré, avec ses propos anti-racistes souvent poussifs et quelques fois maladroits, force est d'admettre que le réalisateur a drôlement impressionné son monde depuis l'excellent Summer of Sam en 1999. Et cette 25ème Heure le confirme à nouveau tant ce long-métrage transcende dès les premières minutes. Il faut dire que le film est surtout porté par un Edward Norton toujours aussi touchant, sincère et naturel, dévorant l'écran de sa présence incommensurable. Épaulé par les excellents Brian Cox, Barry Pepper ou encore Philip Seymour Hoffman, tous aussi bien dirigés les uns que les autres, Norton nous livre une prestation aussi mémorable que dans American History X. Spike Lee réserve son lot de mystères et se désintéresse du thriller classique pour se concentrer sur les dernières heures d'un homme qui se remet en question, ses derniers rapports entre lui et ses proches, ses réconciliations et ses règlements de compte. Magnifique, touchant, émouvant, poignant et sincère, La 25ème Heure est un petit chef-d'œuvre à voir absolument.
Ce long-métrage de Spike Lee, sorti en 2002, évoque les dernières heures de liberté d’un délinquant condamné à sept ans de réclusion. Contrairement à la majorité de ses films, le héros est un homme blanc interprété de manière magistrale par Edward Norton (« American history X », « Fight club », etc.). Le récit prend le temps de montrer les rapports de cet individu avec ses proches tout en décrivant son repentir ainsi que ses angoisses quant à sa future vie en prison. C’est émotionnellement fort, parfois vibrant (notamment la scène finale), mais il manque quelques ingrédients pour atteindre les sommets. Peut-être le fait de s’en tenir qu’à une tranche de vie ? Bref, une œuvre solide qui a également le mérite de retranscrire avec pudeur le traumatisme new-yorkais post 11 septembre.
La scène du "FUCK YOU" mérite à elle seule de mettre plus de la moyenne à ce film! Au-delà de ce passage culte, l’intérêt principal du long-métrage vient du fait que Spike Lee nous offre là la première balade urbaine mais pleine de poésie faite à travers le New-York post-11 septembre. Avec des effets de caméra qu’il maitrise si bien, le réalisateur y oppose en effet différents aspects de la Grande Pomme en nous y présentant d’une part la mafia russe avec beaucoup de clichés, mais surtout un dealer sur le point d’être incarcéré, un professeur intraverti et un trader égocentrique. Les dernières heures de liberté du premier, interprété par un Edward Norton qui n’avait plus été aussi imprégné par son personnage depuis AMERICAN HISTORY X ou FIGHT CLUB, sont une métaphore facile mais faite avec une intelligence certaine de cette société new-yorkaise en perdition. Une conclusion pessimiste donc, comme les aime tant Spike Lee.
Un dealer dénoncé par un proche passe sa dernière journée en liberté avant de passer sept ans en prison. Bon, c'est soi-disant un polar, mais il ne se passe rien, que des flash-backs sur la vie du type avant cette dernière journée et sa dernière soirée, où il a invité deux anciens meilleurs amis qu'il ne voyait plus que rarement. Beaucoup de bavassages pseudo-intellectuels où l'on s'ennuie, car ce n'est guère profond, finalement. C'est dommage, car j'aime beaucoup Philipp Seymour Hoffman, et jusqu'à présent, je n'avais pas été déçue, son nom au générique étant souvent gage de qualité. Le seul moment drôle du film est la diatribe qu'adresse à Edward Norton son reflet dans le miroir, où tu le monde en prend pour son grade, de façon assez politiquement incorrecte, encore que s'en prendre à tout le monde, c'est aussi un peu politiquement correct. Sinon, les états d'âme des traders, des voyous, les relations père/fils , mec/ nana, ou vrais/faux amis, cela ne m'intéresse pas du tout ( en plus c'est prévisible ). Un film pour djeuns, qui se croiront plus intelligents après. Moi, quand je veux réfléchir, j'ouvre un bouquin.
Pourquoi faire un film quand on a rien a dire ni à montrer? C'est la question que je me pose à chaque fois que je vois un film de Spike Lee. Marre des trucs qui osent s'appeler film et qui n'ont pas commencé après 45 minutes. Mais quel peut être l'intérêt de cette petite frappe, jeune retraitée, chez qui on trouve de la came alors qu'il a arrêté de dealer? Dieu que c'est creux... Norton a une présence incontestable, mais c'est bien la seule chose qui rapproche ce machin d'un film, avec peut-être cette élégance aussi habituelle chez Lee que les scénars creux et les dialogues surfaits.
Pour moi le deuxième meilleur film de Spike Lee après "Malcolm X". Tiré du roman du même nom de David Benioff, "La 25e Heure" est un drame vraiment très prenant, avec une histoire aussi emballante que bouleversante, et surtout une mise en scène de génie. À noter que c'est l'un des rares films de Spike Lee sans avoir majoritairement un casting Afro-Américain. Plus sérieusement, "La 25e Heure" possède une ampleur profonde vraiment intense, avec des personnages vraiment bien écrits et attachants et dont les enjeux sont forts, mais surtout sur le personnage d'Edward Norton qui est vraiment très bien. Bien que le film possède quelques traits d'humour rares, c'est avant tout un film assez sombre par moment, et surtout bien dramatique. On suit avec beaucoup de passion le personnage d'Edward Norton dans son dernier jour de liberté, comme il va le vivre, et c'est plus particulièrement sa relation envers son entourage qui fait vraiment la force du film. Avec son père, sa petite-amie, ses potes et aussi son chien qu'il aime vraiment beaucoup. Spike Lee essaye un peu de changer de style dans son film, mais on arrive quand même à reconnaître sa marque, car les enjeux entre le personnage d'Edward Norton et les autres rappellent beaucoup ceux de ses précédents films, notamment "Do The Right Thing". En tout cas, l'histoire reste vraiment passionnante et concrète, je sais pas si elle suit le roman d'origine, mais vu que je l'ai pas lu, je m'en tape et je juge encore une fois sur l'adaptation. Y'a beaucoup de moments glauques dans le film, et à la limite assez de vulgarités dans les dialogues, mais comme on a l'habitude de voir dans les films de Spike Lee, ça colle toujours bien au propos. Plus le film avance, plus des révélations surprenantes nous sont faites (no spoil) et la fin en tout cas est vraiment bouleversante, mais elle est surtout poétique et conclut le film de manière intense. La musique par contre, est vraiment oubliable, bien qu'elle arrive à coller au film et à son concept. Niveau casting, on peut le dire, Edward Norton joue impeccablement bien. Le caractère violent mais touchant de son personnage peut éventuellement rappeler son rôle dans "American History X", mais Edward Norton est excellent et vole bien la caméra. Barry Pepper est également très bon et dégage une bonne performance. Sa relation avec Edward Norton est aussi un bel atout au film. Philip Seymour Hoffman (RIP) s'en sort très bien aussi, de même pour Rosario Dawson qui joue très bien, bien charmante et dont la romance avec Edward Norton est vraiment ultra touchante. Anna Paquin, par contre, en fait un peu trop, mais elle nous fait pas pour autant sortir du film. Mention spéciale aussi à Brian Cox, qui bien que secondaire, est au top également, et qui arrive même à être hyper touchant. Le reste du casting passe bien aussi. En conclusion, je vous invite à mater "La 25e Heure", surtout si vous aimez le cinéma de Spike Lee. C'est un film qui a énormément de qualités aussi bien par sa mise en scène que par le jeu de ses acteurs. Donc à voir et à graver dans sa mémoire.