Un film qui traite tout simplement de la conséquence de ses actes. C'est d'une maîtrise vraiment agréable : tout est dans la mesure, le jeu des acteurs. Evitant toute moralisation inutile, il fait également réfléchir le spectateur qui pourrait se retrouver un jour à la place du héros, comme une sorte de flash forward sur sa propre vie et les erreurs qu'il n'a pas encore commises. Le personnage principal reste "la ville" (ici de New York post 9/11) photographiée très soigneusement : les film ou le côté urbain est très marqué me passionnent car l'on peut très facilement s'identifier aux héros. Passé un peu inaperçu, très humble et vraiment bien réalisé, ce film est à (re)découvrir. Les acteurs sont tous parfaits. Note maximale donc.
Je suis désolé de baisser la moyenne, mais ce film traite plus des petits potins et autres histoires des personnages secondaires dont on se fout, que des sentiments que peut éprouver un futur prisonnier. Edward Norton est impeccable, mais son talent est recouvert d'un amas de déchets venant des autres acteurs qui occupent plus l'objectif que lui. Vous l'aurez compris le scénario est hypnotique, mais il y a le rythme mou, les donzelles moches et les jeux d'acteurs ennuyants pour nous achever. Par contre, le dernier quart d'heure est d'une qualité époustouflante aussi sentimentalement que philosophiquement parlant. On aurait tellement souhaité que le reste du film soit de cette intensité.
J'ai hésité à mettre trois étoiles du fait de la prestation en demi teinte de Philip Seymour Hoffman que j'adore réellement, mais qui là n'est pas à l'aise, c'est le cas de le dire LoL...sinon film excellent, j'adore la fin, le dualisme que met Spike Lee en place est très original, très prenant et tout simplement très efficace...Rosario Dawson est comme à son habitude superbe et Norton et Pepper excellents...Alors oui certains diront que l'action est minimale dans ce film mais là n'est pas le but du film de Spike Lee, ici Lee nous fait des personnages une nouvelle fois très fouillés même s'ils s'éloignent un peu de ces origines avec ce film un tant soit peu consensuel (comme The Insider Man d'ailleurs), par rapport à ce qu'il a pu faire auparavant...
Voici un film sincère et humble, que j'aime autant pour son histoire vibrante (celle d'un dealer de haut vol qui fait ses adieux à sa vie pour aller en prison) que pour son témoignage d'un drame (le 11 septembre, mais tout en discrétion), pour son amour crié d'une ville et d'un pays, et finalement pour l'investissement total des artistes. C'est peu dire qu'Edward Norton est époustouflant ! Et les seconds rôles (Barry Pepper, génial, et Philip Seymour Hoffman) ne souffrent pas de la comparaison ! Quelques petits défauts viennent ternir le tableau : une musique un peu trop dramatisante et une fin légèrement kitsch (quoique), mais The 25th Hour reste un film brillant et renversant.
Ce film m'a bouleversé. Je m'attendais à un bon film, j'ai eu droit à un très bon film. Les fans de films d'action et d'effets spéciaux seront déçus, tout comme ça me gonfle de voir des grands effets spéciaux irréalistes (ou un gars qui passe à travers la vitre d'un immeuble pour se retrouver sur celui d'en face comme dans Wanted). Rien que de se mettre à la place de Monty qui vit ses dernières heures en liberté avant 7 ans en prison, c'est bouleversant ! C'est là qu'on se rend compte du bonheur qu'on a d'être en liberté, chose qu'aucune personne libre ne se rend compte véritablement et estime à sa juste valeur. Au passage, Rosario Dawson est sublime et est à créditer d'une bonne performance. Barry Pepper est également très bon. Seul bémol : l'histoire entre le professeur et son étudiante, inutile et lourdingue. Mais c'est rien comparé à tout le reste. La scène du miroir est absolument énorme, tout comme le film en entier. À conseiller absolument !! Ce ne seront pas 2h14 de perdus !!
Dieu du ciel, c'est un authentique chef d'oeuvre que Spike Lee nous sert avec ce film, d'une immense beauté. Dans un New York fraichement sorti des attentats du 11 septembre, Spike raconte l'histoire de l'infortuné Monty Brogan, qui vit ses dernières 24 heures de liberté avant de prendre 7 ans. Le casting est ébourriffant, on va d'un Ed Norton excellent à un Brian Cox (Qui joue son père)qu l'est tout autant en passant par un superbe trio (Philip Hoffman, Rosario Dawson, Barry Pepper). Le tout, agrémenté de quelques scènes d'anthologie (La scène du miroir en particulier) et d'une ambiance, digne d'un "Heat". Comme les mots ne suffisent pas a décrire cette oeuvre de génie, visionner le film est la seule solution...
Et voici un autre Spike Lee, l'apprenti-intello-nullo-réalisateur.
Si vous vous attendez à une confrontation entre des types, des règlements de comptes, c'est niet.
Si vous avez l'idée saugrenue de penser que le film sera l'occasion de voir un homme au bord du gouffre, de développer des personnages entiers, aux intentions cachées, un grand déballage où l'anti-héros fera surgir la vérité, vous avez fumé la moquette!
Rien de tout ça, seulement un type qui revoit ses potes avant d'aller faire de la taule.
Une sorte de "drama-fiction", œuvre tiraillée entre sa volonté de narrer un drame et un docu-fiction sur les hauts et les bas d'un New-yorkais lambda après le 11 Septembre.
Le film n'est qu'on long bavardage, respectant à la lettre la "règle des 3 i" (inutile, inappropriée et impensable), du remplissage de pellicule, genre t'a pris un gros somnifère avant de voir le film.
Une vraie torture à regarder, on peut un peu ronger son frein en contemplant le physique avantageux de Rosario Dawson, évitant de plonger dans les bras de Morphée (à défaut de tomber dans les siens).
Le dernier film que je regarde du pépère Lee, et, du si passif et si tête-à-claques Edward Norton.
Encore une grande performance d’acteur pour Edward Norton. Bonne interprétation pour Rosario Dawson. En fait, c’est performant pour l’ensemble de la distribution. L’histoire se suit avec un intérêt constant. Mais la fin tarde cruellement à arriver, la conclusion arrive assez tard dans le développement du récit. L’histoire est, en tout cas, bien ancrée dans l’Amérique post 11 septembre, sans vraiment l’assumer complètement. Certains passages sont vraiment excellents, à l’image du discours teinté d’ironie de Norton.
Si Spike Lee avait encore à prouver son génie, ce film serait son apogée. Mais ce n'est pas le cas, on le sait depuis des années, un Spike Lee, ça se déguste, ça s'apprécie. La 25e heure est un de ces films qui vous bouleverse mentalement et physiquement. Cherchez la faille, vous ne la trouverez pas. Le scénario est excellent, tout comme la réalisation, lente et douloureuse, renforcée par une bande son qui reste dans la tête pendant des semaines, des mois, des années. Quant au choix des acteurs... leurs personnages leur collent à la peau, en particulier Edward Norton, qui le temps d'une projection "devient" Montgomery Brogan. De plus, l'ambiance post 11 septembre est merveilleusement exploitée, on découvre une ville de New York et ses habitants profondément meurtris. En bref, ce film est un petit bijou, qui remet en question la politique et la société américaine, les personnages, les spectateurs aussi...
Un des films les plus humains et les plus subtils de Spike Lee. Edward Norton est très attachant et je découvrai Philip Seymour Hoffman, l'un des meilleurs acteurs américains actuels.
Un film à voir absolument pour les passionés de vrai cinéma. L'histoire est finalement assez simple, mais on est vite pris par l'ambiance jazzy et mélancolique. Les acteurs sont magnifiques. Ils sont classes, ne surjouent pas, un régal. J'avoue avoir versé une petite larme à la fin...
l'un des meilleur film avec edward norton, un film intimiste, et superbement bien joue, barry pepper meconaissable par rapport a d'autre role qu'il a peut avoir tres tres tres bon film