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Xavier D
82 abonnés
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3,0
Publiée le 7 novembre 2022
Bertulocci nous fait du Godard, dans ce remake "du dernier tango a paris", se plagiant lui même. Sur fond de mai 68, une sœur et un frère, incestueux, fait la connaissance d'un américain, et passe leur temps dans l'appartement des parents parisien. Avec ces interprètes, jouant plus que la carte de l'érotisme, jouent leur sincérité, derrière la passion du 7ème art. Troublant, choquant, ce film repose sur leurs épaules. Avec des dialogues d'accents graves aux programmes. Une bonne reconstitution de l'époque.
Coupables - The Nightmare... déception que j'ai eu de ce film, j'ai du mal avec l'acteur Michael Pitt que m'indiffère en tout point, je retiens de positif que les passages ultra érotique avec Eva Green et la prestation de l'acteur Louis Garrel qui manque pas de talent. L'histoire quand à elle est manque de profondeur bien que le message de fin est assez évocateur.
Je ne suis pas du tout fan de la Nouvelle vague dont se veut inspiré Bertolucci qui a mon sens n'a rien à voir avec un Godard ou un Truffaut mais je comprend qu'il évoque ce vaste mouvement cinématographique dans ce film d'époque de 1968. Une année pleine de rebondissements qu'il a très bien retranscrite par les préoccupations de ces 3 jeunes cinéphiles et une excellente BO. Sa mise en scène est toujours une merveille, en témoigne la prestation de nos futures stars qui n'ont pas hésité à se risquer dans des scènes assez osées pour explorer ces thèmes d'une autre génération..
Une histoire de cinema, les films dans le film, la multi-référence. Bernardo Bertolucci joue au cinéaste cinéphile. Trois jeunes avant-gardistes, dont des jumeaux (sciamoi) Garrel et Green flirt avec l'inceste. Ça pourrait être brillant, mais pas vraiment. On comprend pas ce que ce mélange donne à l'écran. Les protagonistes errent dans Paris, sans même savoir ce qu'ils font. Pourri par papa/maman, leur destin sont liés inévitablement vers la décadence. Même les scènes de sexe manque de charme. En tout point de vue, pas très intéressant.
Ce film de Bernardo Bertolucci aborde correctement la question de l’inceste même si je pense que le film n’avait pas besoin de toutes ces scènes de nu pour fonctionner. Les acteurs comme Michael Pitt, Eva Green ou encore Louis Garrel sont convaincants dans leurs rôles, le scénario est travaillé et le film est correct. Mais comme je l’ai dit précédemment, certaines scènes n’avaient pas lieu d’être…
Je suis tombé sur ce film complètement au hasard et je ne suis pas déçu! Bien que la relation entre les 3 personnages soit assez spécial, on se laisse porter par ces fans de cinéma. Michael pitt est excellent et eva green magnifique.
Un film clairement destiné aux cinéphiles. Pour Bertolucci, le cinéphile est un innocent rêveur, pourquoi pas... Il y a des dialogues sympa, des scènes sympa, ma scène préférée est très certainement celle du louvre, en référence au film "une bande à part". Autre point positif, la mise en scène s'inspire de la nouvelle vague française; c'est beau de voir aussi clairement du vieux dans du neuf. Cependant, dans la deuxième partie du film, les personnages restent dans leur monde (coupés du monde extérieur) dans une sorte de réflexion philosophique... je n'ai malheureusement pas compris ce qu'il fallait comprendre. Disons que c'est un bon film mais qui est trop intello pour moi.
Film bancal et audacieux dans ses partis pris inattendus. Malgré ses défauts de style et certaines maladresses dans le récit, Dreamers surprend pourtant, se remet en question, égare le spectateur ; avec du recul, ce film paraît quasiment expérimental dans ses choix. Et en plus, il est finalement très beau. A voir sans hésiter.
Ce film est un véritable huis clos qui tourne autour de ces trois jeunes légèrement pommés. Mai 68? Juste une toile de fond. Une manière d'expliquer la distance que prennent les parents, et la désorientation de ces jeunes qui ne savent plus très bien où ils sont, ainsi que les paradoxes auxquels ils n'osent se confronter. Les acteurs sont parfaits. Petit regret : Le personnage interprété par Louis Garrel n'est pas assez approfondi.
Etudiant en France lors de l’âge d’or de la cinéphilie française dans les années 60, Bernardo Bertolucci revient à cette période euphorique, foyer des grands amoureux de cinéma dont les plus fervents participeront à la Nouvelle Vague. «The Dreamers» (France, 2003) prend pour cadre cette époque. Temps d’insurrections et de révoltes, aux abords de mai 68, la période du film couvre un amour à trois aux accents subversifs. Un étudiant américain (Michael Pitt) fait la rencontre d’une sœur (Eva Green) et son frère (Louis Garrel) à la manifestation pour le maintien d’Henri Langlois à la tête de la Cinémathèque. Ouvert sur des symboles de la cinéphilie française, le film ne les quittera pas jusqu’à les travailler au corps, en user le plus insignifiant fétichisme. Suite à cette rencontre, les trois protagonistes deviennent amis et entameront des rapports sexuels que suggère la nudité décomplexée avec laquelle Bertolucci les filme. Ces rêveurs cinéphiles qui fabulent et fantasment leur relation, leur vie et leur avenir sont les contrepoints des paysans pragmatiques de «Novecento». Plus idéalistes que les personnages de De Niro et Depardieu, Matthew, Isabelle et Theo se cloitrent au fur et à mesure dans des lieux clos, dans les boites noires immenses des grands appartements bourgeois parisiens, analogues aux salles luxueuses des temples cinéphiles. L’emploi d’extraits de films en noir et blanc qui vient ponctuer le récit d’une allégresse cinéphile replace les trois étudiants à l’origine de leur délire : l’emploi du cinéma comme gadget, comme voie pour le rêve. Si Bertolucci se charge toujours de peindre ses trois jeunes adultes comme des rêveurs innocents, il ne les décrit jamais comme des apolitiques. La scène finale où les rêveurs se jettent dans la foule d’une manifestation étudiante, eux qui étaient restés jusque là cloîtrés entre les murs de leur inconscience, révèle la soif d’idéologie qui agissait cette génération. Le cinéma tari, ils leur restent la lutte finale.
A force de vouloir choquer son public par des scènes qui pourraient être "sexuellement dérangeantes", le réalisateur s'égare dans son propos, privilégiant l'esthétique et la forme à un second degré plus ou moins absent. Pourtant, Bertolucci nous parle de mai 68. La question qui se pose alors est simple : comment illustrer un portrait de l'époque (l'adolescence ici) sans toutefois oublier son contexte historique et social ? Dans the dreamers, le cinéaste ne répond pas à toutes les attentes et pioche un coup par ici, un coup par là. Finalement, il en résulte un film audacieux mais profondément approximatif. Et même si l'ensemble n'a rien de bouleversant, visionner le film vaudra néanmoins le coup d'oeil ne serait-ce que pour son contexte historique peu abordé au cinéma ou encore pour la performance d'acteurs salutaire et difficile.
Après quelques films franchement décevants, Bertolucci revient avec une oeuvre qui s'inscrit parfaitement dans sa thématique : la cinéphilie, le sexe libérateur et aliénant, la révolution active ou passive. Les critiques trouvent que l'auteur regarde mai 68 avec ironie et cynisme. Personnellement, je pense qu'il pose plutôt un regard distancié sur cette période et qu'il montre bien que l'apport essentiel de mai 68 se trouve dans la révolution des moeurs et non pas dans la révolution politique. Il oppose des jeunes très passifs face aux événements, mais qui appliquent dans leur appartement les idéaux de mai 68 (faites l'amour, pas la guerre) aux étudiants présents dans la rue qui revendiquent plus de tolérance en brandissant le Livre rouge de Mao (qui ne fut pas un modèle de tolérance, lui-même). De toute façon, ce qui intéressait plus Bertolucci, c'était de réaliser un film érotique où le sexe est vu de manière totalement décompléxée (le film aborde tout de même le sujet tabou de l'inceste). Force est d'admettre que son film est très sensuel et même assez excitant, qu'il stimule donc aussi bien les sens que notre intellect. De plus, il est toujours agréable de voir des extraits de chef d'oeuvres de l'époque et des années 30. Les cinéastes invoqués par Bertolucci font partie des plus grands : de Truffaut à Godard en passant par le maître Bresson. On sent dans ce film un véritable amour pour le cinéma, pour le sexe, pour la liberté et la poésie, bref pour tout ce qui fait le sel de la vie.
Un film qui nous montre le mal des années 68 que se soit au niveau social mais aussi sexuel avec une évolution des mœurs. Image qui pourrait pourquoi pas se refléter sur nos jours actuels. On notera le très beau jeux des jumeaux intégrant dans celui-ci un innocent qui montera en doute tous ses fondements par sa très bonne valorisation de son rôle en tant qu'arbitre.
Je garde un bon souvenir de ce huis clos bien barré, trois jeunes enfermés dans un appart à Paris, une famille de barge, des délires sexuels atypiques, le tout réalisé avec classe et subtilité.