Surpris par un orage, dix étrangers - une ancienne star de la télé et son chauffeur, un policier qui escorte un tueur, une call-girl, deux jeunes mariés, un couple avec un enfant - se retrouvent par hasard au Golden Palm Hotel, un motel situé en plein désert. Au cours de la nuit, ils se font assassiner les uns après les autres. Pour les survivants, c'est le début d'un terrible cauchemar, chacun soupçonnant l'autre. Peu à peu, ils s'aperçoivent qu'ils ont tous quelque chose en commun. Ils vont devoir chercher, dans la personnalité et la vie de chacun, le mobile du tueur et par déduction trouver l'assassin. " Identity " est l'occasion pour le réalisateur James Mangold et le comédien Ray Liotta de se retrouver sept ans après leur travail sur " Copland ". Pour James Mangold, Identity représentait l'opportunité de travailler sur un genre cinématographique particulier: le thriller filmé en huis clos. C'est le cas de films comme " Fenêtre sur cour " d'Alfred Hitchcock, " Alien, le huitième passager " de Ridley Scott ou " The Thing " de John Carpenter. Ce long-métrage, entre ses divers fash-back et autres audacieuses manouvres, parvient à captiver les spectateurs, implacablement. " Identity " ne ménage pas ses effets de styles et les interprètes sont excellents, c'est indéniable. Hélas, le twist ending, aussi inattendu soit-il, ne peut que décevoir et piétiner tant de belles promesses après tant d'énigmatiques meurtres. Passionnant, éprouvant, de part une ambiance singulière et inquiétante, mais inexorablement désappointant.