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Luuuuuuuuc
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0,5
Publiée le 14 août 2023
« Pas de chance, Monsieur Strong, vous avez affaire à des professionnels. »
Pour son dernier film en tant que réalisateur, Michel Audiard réunit une fois encore des acteurs et actrices présent·es dans d’autres de ses œuvres ou des films qu’il a scénarisés et/ou dialogués : Bernard Blier, Jean Carmet, Evelyne Buyle, Maria Pacôme, Mario David, André Pousse, auxquel·les s’ajoutent Michel Bouquet, Jacques Canselier, Jacques Ramade, Maria Montes (dont c’est visiblement la seule participation au cinéma), Julien Guiomar, Roland Giraud et Jean-Jacques Moreau. Audiard s’entoure également de deux nouveaux venus pour adapter le roman d’Alain-Yves Beaujour, « Le principe d’Archimède » : Pierre Cosson (qui vient de travailler sur « La raison du plus fou », de François Reichenbach et Raymond Devos) et… Jacques Audiard, son fils, dont c’est ici la première participation officielle à un tournage et qui deviendra le réalisateur applaudi par le public et la critique (plusieurs prix à Cannes, Venise et aux Césars, entre autre, pour plusieurs de ses films).
Si le pitch a de quoi plaire, il tourne vite en rond en huis clos dans sa première partie avant de complètement sombrer dans le grotesque pitoyable après trois quarts d’heure que c’en est même gênant pour les interprètes qui en perdent leur capacité à jouer juste. Le plus malaisant, c’est de voir Michel Audiard en être réduit à faire sortir des insultes de cour de collège à ses personnages. Un créateur peut, certes, connaître des moments de faiblesse, de vide, ici on touche à l’intersidéral, à l’impuissance langagière, au film de série Z façon théâtre filmé. Au rayon des points positifs de ce film, notons qu’il s’agissait du dernier réalisé par Michel Audiard.
A vomir. Comment peut-on rater un film à ce point ? On s'ennuie du début à la fin. J'ai presque eu honte pour les acteurs. Quelques répliques sont efficaces, bien sûr, mais Audiard nous a habitué à tellement mieux. Beurk, à oublier et vite !
Un chouette petit divertissement qui nous permet de passer un bon temps avec une belle pléiade d'acteurs. Le scénario est simple mais plutôt réaliste, enfin pas trop tout de même! A voir par les amateurs d'Audiard, qui nous sert quelques bonnes répliques bien senties, et du vocabulaire argotique, pas piqué des hannetons.
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2,0
Publiée le 7 septembre 2010
C'est le dernier film de Michel Audiard qui signera en tout et pour tout neuf longs-mètrages pour le cinèma au sens du titre qui surprend et accrochant un public populaire. "Bons baisers... à lundi" est agrèable mais bâclè où trois abrutis (dont Jean Carmet) prennent en otage un soi-disant roi du show-business campè par le toujours excellent Bernard Blier! Une comèdie moyenne jouant avec malice sur les faux-semblants entres braqueurs et braquès avec la jolie prèsence d'Evelyne Buyle et une participation croustillante d'Andrè Pousse ("Vous ne seriez pas des romanos par hasard ? vous avez tous des têtes de voleurs de poules.")! Une chose est sûre, Michel Audiard n'est pas un grand metteur en scène mais restera quoi que fasse un immense dialoguiste...
Film assez méconnu dans l’œuvre d'Audiard, Bons baisers en recèle pourtant toute la quintessence. Une histoire de gangsters maladroits, de nombreux seconds, troisième, quatrième rôle tous aussi croquignolesques les uns que les autres. Blier confirme si cela était besoin sa puissance d'interprétation. Il fut avec Belmondo le seul à servir aussi bien la prose d'Audiard. Son visage lunaire et son port altier engendrent une synthèse physique qui déjà fait rire d'emblée. Maria Pacôme est géniale en femme déjantée et vulgaire. Jaques Ramade en homosexuel soumis, Julien Guiomar en producteur colérique sont aussi géniaux. CItons aussi le musculeux Mario David, l’irascible André Pousse, l'apparition de Roland Giraud. Carmet et ses deux acolytes forme un trio assez improbable, mais l'alchimie fonctionne, car chacun entretient son personnage sans empiéter sur l'autre. L'intrusion de Michel Bouquet est surprenante, et correspond à une sorte d'intermède ou d'entracte cassant le rythme du film. Pourquoi ce choix? Mystère. Ce passage est ratée, mais Bouquet reste pourtant magistral. Ce film est à voir et revoir pour savourer des dialogues au moins aussi puissants que les Tontons Flingueurs ou les Barbouzes. Plus anarchiques, le scenario consiste à laisser de consistant acteurs à laisser libre cours à leur folie. Audiard ne dirigeait pas grand chose, se reposant sur un casting déjà éprouvé. Destructuré d'emblée, Bons Baisers est un Bijou qu'il faut savourer surtout à partir du deuxième visionnage, une fois que l'effet de surprise est éventé. C'est là que l'on profitera le plus de la puissance des dialogues et de l'incongruité assumé et génial de l'interprétation.
Une petite comédie pas mal,on y trouve de bons acteurs mais le résultat du coup final est un peu décevant,on passe tout de même un petit moment divertissant.On est plus emporté à partir de la seconde partie,il y a plus d'action. Je mettrais à ce film un 12,5/20.
Encore une comédie remplit d'acteur de qualité mais dont le scénario tient sur 3 lignes. Malgré quelques bons mots éparpillés l'ensemble tourne à vide. Intéressant une petite scène avec michel bouquet dans un rôle un peu inhabituel.