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Un visiteur
4,0
Publiée le 18 décembre 2008
Capra toujours aussi efficace en fervent adversaire du pessimisme. Un conte sur fond de comédie fantaisiste comme souvent charmant avec ce grand cinéaste, bien qu'un peu long à démarrer et un peu confus dans la mise en place de l'histoire. Mais une fois lancé, quel régal, un beau numéro comique de Glenn Ford et des rôles secondaires délicieux, comme Peter Falk en homme de main rabat-joie de service, Thomas Mitchell en petit arnaqueur à l'éloquence et au style flamboyant, ou encore Edward Everett Horton en domestique obséquieux mais ô combien rusé. Sans oublier la belle galerie de gangsters des années 30 à gueules patibulaires et aux manières de bras cassés, avec parmi eux une courte apparition de Jack Elam. Tout est réuni pour faire de cette ultime comédie de Capra une réussite, et un film à revoir avec un plaisir constant.
Une Bette Davis à contre-emploi, du moins très éloignée de sa ligne habituelle qui se démarque ici de ses prestations avec Wyler ou Vidor, par exemple, dans les 40ies, ou encore du grand guignol à venir avec Aldrich. Son personnage, par principe assez falot et larmoyant, va surtout servir d'axe autour duquel va graviter une distribution trois étoiles. D'une part, le couple Glenn Ford - Hope Lange spoiler: pour qui Annie (Bette Davis) va être une pomme de discorde, c'est le cas de le dire, et une source de tension . D'autre part un quatuor royal qui donne de la substance à la comédie. Thomas Mitchell, un fidèle de Capra, toujours excellent, Peter Falk, qui se régale dans un rôle de comique grimaçant, Mickey Shaughnessy ( Qui a oublié le désopilant Maxie Schtulz de 'la femme modèle'?), Et Edward Everett Horton, un ancien de chez Lubitsch, certes vieilli mais au jeu toujours aussi fin et aux mimiques toujours aussi savoureuses.