Longtemps à la première place du box-office français avec 17 millions d'entrées et dépassé seulement par "Titanic", "Bienvenue chez les ch'tis" et "Intouchables", "La grande vadrouille" demeure cinquante ans après sa sortie l'archétype de ce que le cinéma français peut produire de mieux en terme de comédie à grand spectacle. Tout était dès le départ réuni pour recueillir l'adhésion du public. Un metteur en scène arrivé à pleine maturité, ayant trouvé sa voie un an auparavant avec "Le corniaud". Les deux plus grands acteurs comiques de leur temps eux aussi à leur zénith après des années de vaches maigres à façonner leur art dans des seconds rôles obscurs et qui venaient de tester l'efficacité de leur association dans le précédent film d'Oury cité plus haut. Un casting anglo-franco-allemand qui symbolisait la volonté d'apaisement des trois pays après les affres du dernier conflit mondial vieux de seulement vingt ans que le film allait permettre de regarder enfin avec un peu de recul et de dérision. Un scénario qui manie avec dextérité grand spectacle et gags comiques basés sur l'antagonisme du duo constitué du chef d'orchestre acariâtre et du peintre en bâtiment doux rêveur. Une photographie remarquable de Claude Renoir et des dialogues sur mesure des frères Georges et Jean Tabet. Avec le recul, certains pourront peut-être penser que cette vision attendrie et fantaisiste de l'occupation allemande n'incitait pas la société française à un examen de conscience que déjà la classe politique de l'époque n'encourageait pas outre mesure. C'est sans doute vrai. Malgré tout le film n'omet pas de souligner sans trop s'y attarder tous les petites bassesses qui ont émaillé cette période peu glorieuse de notre histoire. Pour exemple, en préambule, Gérard Oury montre que le peintre en bâtiment et le chef d'orchestre chacun à un bout de l'échelle sociale et intellectuelle ne semblent pas perturbés par la situation de leur pays, acceptant sans trop rechigner de travailler pour l'occupant. Ce sont donc bien les circonstances qui transforment ces deux hommes ordinaires en héros involontaires à travers un périple où ils cherchent avant tout à sauver leur peau, même si l'amour de la belle Julliette (Marie Dubois) constitue un dopant puissant pour Augustin Bouvet (Bourvil). Oury, éternel optimiste, ne désespère pas de la nature humaine et la comédie est sans aucun doute le meilleur véhicule qu'il pouvait utiliser pour modestement œuvrer à réconcilier ces peuples meurtris entre eux et avec eux-mêmes. Il y est parvenu avec un talent comique empreint d'une candeur qui le distingue assez nettement du ton beaucoup plus acide des réalisateurs de la comédie italienne qui comme Monicelli ("La grande guerre" en 1959), Luigi Comencini ("La grande pagaille" en 1960) ou Dino Risi ("La marche sur Rome" en 1962) avaient avant lui traité du comportement de leurs compatriotes face aux guerres et aux bouleversements politiques.
Une comédie déjantée, aux gags trépidents ! Superbement joué, et dialogué, avec des rebondissments travaillés. À la fois drôle et moral ! Parfois prévisible, et certains détails manquent de crédibilité. Une fin réussie, qui met en joie. Super bon film !
Simplement l'un des films les plus drôles de tous les temps! LE film du dimanche soir. 1500 gags qui nous font exploser de rire depuis 40 ans. Bourvil est à son meilleur, de funes est impérial, les allemands sont stupides... L un des seuls films ou deux têtes d'affiche ont un jeu parfait qui ne met pas l'autre en retrait, grâce a leur extraordinaire complémentarité. Rien à redire, tout est parfait, chaque plan à son détail hilarant. La meilleure scène reste celle de l'interrogatoire selon moi. A voir une fois, deux fois, mille fois! On ne remerciera jamais assez ces acteurs, cinéastes qui égayent nos vis depuis des années, ce que nos contemporains n'arrivent plus à faire. Il faut continuer à faire vivre ces funes, bourvil, oury, audiard, gabin, belmondo, ventura, blier... Peut être que ce cinéma renaîtra alors.
Franchement décevant pour un chef d'œuvre. Quelques gags assez marrants mais pas de quoi en faire des tonnes. Trop d'incohérences dans le scénario mais je ne dois pas être amateur de burlesque ....
Un film que je découvre alors qui l'est mythique au patrimoine Français. Effectivement on y retrouve toute la nostalgie française de cette époque, accompagné par deux acteurs cultes français Le tandem Bourvil/De funes fonctionne à merveille . De nombreux gags s'enchaînent dans cette comédie d'aventure . Et je comprend l'engouement de l'époque . À Voir
Un grand classique, porté par 2 monstres sacrés du Cinéma. L'association Bourvil/De funés fonctionne à merveille. On tiquera quand même sur le portrait un peu trop flatteur de la population française de l'époque.
La Grande Vadrouille est une comédie française très sympathique, menée par les acteurs Bourvil et Louis de Funès. Et c'est là la principale force du film, le duo fonctionne à merveille, il y a une vraie complicité entre les deux acteurs. Les seconds rôles sont bien interprétés. Les gags marchent très bien. Et même si certains sont assez prévisibles (je pense notamment à la scène des chambres à coucher dont on voit venir le déroulement dès les premiers instants), on rit de bon cœur. Bref, ça marche très bien.
Pour les cinquante ans de la sortie de ce chef-d'oeuvre,quel meilleur hommage que de le revoir. Le plus grand succès du cinéma français en longévité. Un merveilleux film d'aventure, merveilleusement construit, alignant les malentendus, péripéties, quiproquos. Un film qui repose sur un duo de choc, Bourvil / De Funés réunis autour de la belle Marie Dubois et d'une distribution riche. La grande vadrouille est le soulagement d'un pays qui s'autorise 20 ans après la guerre à rire de l'occupation, se moquer de l'occupant, et tourner définitivement la page. La grande vadrouille inspirera ensuite tous les films du genre et notamment la septième compagnie.
Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, et j'avoue que je ne me souvenais pas que le scénario était à ce point invraisemblable. C'est d'ailleurs la seule mauvaise surprise que j'ai pu avoir, mais qui a néanmoins un peu gêné mes possibilités d'immersion durant 120 minutes. Maintenant, ce n'était évidemment pas non plus le but d'un spectacle par ailleurs mené tambour battant par un Gérard Oury en grande forme et un montage maîtrisé jusqu'au bout des doigts. Qu'il est bon de revoir aujourd'hui une œuvre capable d'offrir une épopée digne de ce nom, à la fois délirante et très rigoureuse dans son humour, le fait qu'elle soit placée dans un contexte aussi sérieux que la Seconde Guerre mondiale n'étant évidemment pas anodin tant offrir aux spectateurs la possibilité de rire autant sur une telle période relevait de la gageure, surtout à l'époque. Alors c'est évident : c'est l'exemple type du film où la France entière est résistante face à l'odieux (et ridicule) envahisseur allemand, mais assumé de telle façon que cela passe finalement assez bien, à l'image de quelques scènes d'anthologie ou de dialogues parfois irrésistibles, Bourvil et Louis de Funès s'en donnant à cœur joie, tous deux au sommet de leur potentiel comique dans un duo devenu immédiatement anthologique. Sans oublier la musique de Georges Auric, participant pleinement à la dimension joyeusement épique de l'aventure... Donc oui, la dimension totalement WTF du film m'a parfois bloqué (dont la scène finale est d'ailleurs le parfait exemple), mais c'est drôle, trépidant et n'a en définitive que très peu vieilli (surtout lorsque l'on voit le niveau de la comédie française aujourd'hui) : voilà une ressortie cinéma tombant vraiment à pic, qui plus est dans une si belle copie.
Louis de Funès et Bourvil au sommet de leurs arts des scènes ultra cultes comme la scènes de l'orchestre ou de Funès sur les épaules de Bourvil cette grande vadrouille restera a jamais dans tout les mémoires de tous les français et ce duo magique et légendaire et ce LOUIS DE FUNES toujours aussi populaires aujourd'hui.
la grande vadrouille est tout simplement le plus grand film français de tous de temps avec un duo d'acteur légendaires un film ultra culte qui na sera jamais vieux et ce grand LOUIS DE FUNES toujours fascinant fabulant un grand homme français.
film indémodable, que l'on ne se lasse de regarder. Nous n'avions jamais vu ce film sur grand écran -c'est génial et qui plus est en version numérique-. bravo
Film classique de comédie française, la grande vadrouille est le second film écrit par Gérard Oury et mettant en scène Bourvil et de Funès. Ce film contient donc tous les ingrédients d’une comédie : Quiproquos, personnages principaux diamétralement opposés, comique de répétition, comique de situation, etc. Tout cela fonctionne très bien, malgré des gags un peu lourds et dont la plupart sont peu crédibles, mais qu’importe : C’est souvent très drôle ! Il faut dire que les personnages ont beaucoup de chance, car les nazis rencontrés sont souvent empotés et incapables. A noter que l’accessoiriste a dû avoir quelques problèmes pour obtenir les appareils dont il avait besoin : Au début du film, l’avion dans lequel sont sensés se trouver les anglais change plusieurs fois (c’est parfois un Lancaster, parfois un Halifax et pour finir c’est un B-17, avion originellement américain !), mais aussi les batteries antiaériennes qui l’abattent (on voit au début un M-16, camion américain (!), puis ensuite un Flak bien allemand). Cette excellente comédie fonctionne grâce au duo de Funès – Bourvil et fait toujours rire des années plus tard.